Participatif, la sélection naturelle N° 179 du 18 octobre 2021

 

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N° 179

 

Salutations ludico-participatives !

Cette semaine voit un nombre conséquent de campagnes stagner plus que de raison. La plupart se déroule sur des platesformes alternatives à Kickstarter, ce qui est déjà une explication en soi. Mais à celle-ci il faut ajouter la profusion de projets disponibles en ce moment, dont beaucoup sont bien plus onéreux qu’à l’accoutumée. Ajoutez à cela les fêtes qui se profilent à l’horizon et les dépenses qui leur sont liées (surtout avec l’obligation cette année de s’y prendre à l’avance si l’on veut pouvoir faire le cadeau désiré) et vous obtenez un cocktail d’éléments peu propices au pledge spontané. Et je ne parle même pas des problèmes économiques liés au Covid…

Le nombre de campagnes à venir ne semblant pas vouloir faiblir, il est à craindre que ce phénomène perdure. Mais à côté de cela, il y a une masse non négligeable de projets qui se portent mieux que bien, souvent liés à un éditeur qui a déjà fait ses preuves. En période de doute, on place sont argent dans du (à peu près) sûr et du sérieux.

 

Bonne lecture, à la semaine prochaine (ou celle d’après 😉 )

Et surtout continuez à faire attention à vous !

 

 

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Évolution des campagnes en cours sur la semaine passée

 

► Celles qui se terminent cette semaine…

 

fr  Sans surprise, Voidfall par Mindclash a profité de la semaine passée pour franchir largement la barre symbolique des 10 000 soutiens. On notera que près de 2 000 d’entre eux ont posé leur dollar pour suivre, ce qui tempère un peu le nombre total. Mais il faut également remarquer que sur les 8 000 « vrais » backers, plus de 7 500 ont pris le pledge Deluxe (actuellement 1 350 000/150 000 € et 11 000 soutiens. Fin le 18 octobre).

Beast par Studio Midhall a lui aussi passé une bonne semaine puisque les 5 000 contributeurs ont été dépassés. Pour rappel, une VF par Don’t Panic Games sera disponible lors du pledge manager (actuellement 3 197 000/130 000 SEK et 5 200 soutiens. Fin le 18 octobre).

fr  Jolie progression aussi pour Keep The Heroes Out! par Luis Brueh qui gagne près de 700 soutiens sur la semaine. Le rappel des 48 heures fait correctement son office et les 6 000 backers sont déjà dépassés (actuellement 428 000/10 000 $ et 6 100 soutiens. Fin le 19 octobre).

La campagne de The Stuff of Legend par Th3rd World Studios a connu une légère accélération la semaine passée, gagnant modestement un peu plus de 300 nouveaux soutiens. Le rappel des 48 heures n’ayant pas encore sonné, il est permis d’espérer voir augmenter la cagnotte avant le gong de fin (actuellement 233 000/50 000 $ et 2 355 soutiens. Fin le 21 octobre).

 

► Et les autres !

 

fr  Nette baisse de régime pour Fractal: Beyond The Void par Board Game Ink et Boar Games Studio qui a perdu la moitié de ses nouveaux soutiens quotidiens sur la semaine passée. C’est à peine plus de 300 contributeurs qui ont ainsi été gagnés. Cela reste positif, et c’est déjà bien. Le tout est que la semaine à venir ne voit pas elle non plus une nouvelle baisse (actuellement 298 500/80 000 € et 2 830 soutiens. Fin le 26 octobre).

C’est la bérézina pour Drop Drive par Phase Shift Games, qui aura vu arriver moins de 80 soutiens sur la semaine. Clairement, le gameplay innovant qui avait fait le succès de Dungeon Drop n’a sur cette campagne aucun effet et il semble bien impossible d’en renouveler le score (actuellement 124 000/39 000 $ et 1 356 soutiens. Fin le 28 octobre).

Verdant par Flatout Games poursuit son petit bonhomme de chemin à un rythme relativement constant qui lui aura permis de gagner environ 500 soutiens. La barre des 10 000 contributeurs est clairement à portée (actuellement 260 000/8 000 $ et 8 760 soutiens. Fin le 28 octobre).

fr  Malgré ses efforts et les visibles qualités du jeu, Gindie n’aura pas réussi le reboot de Final Fusion, renommé pour l’occasion Goldenstar: The galactic Tournament. 11 soutiens gagnés sur la semaine, autant dire que, sauf miracle, la messe est dite et qu’il faut d’ores et déjà envisager un re-reboot (actuellement 10 370/30 000 € et 140 soutiens. Fin le 29 octobre).

fr  Ce n’est pas vraiment la grosse fête non plus pour Federation par Explor8 qui n’aura gagné qu’une soixantaine de soutiens la semaine passée. Espérons que le déplacement de l’équipe d’Explor8 à Essen ait pour effet de donner un p’tit coup de fouet à la campagne (actuellement 30 600/20 000 € et 465 soutiens. Fin le 30 octobre).

fr  La campagne de Chronica Universalis par Chronica Universalis a stagné toute la semaine. Même sur Ulule, 10 soutiens en une semaine c’est pas beaucoup. Mais c’est Ulule et il reste deux semaines de campagne, largement le temps d’avoir une bonne surprise d’ici la fin ! (actuellement 10 215/3 000 € et 166 soutiens. Fin le 31 octobre).

fr  Un peu moins de 1 400 soutiens pour la campagne de précommande de la version française de Sleeping Gods de Ryan Laukat par Lucky Duck Games, c’est un fort joli score, surtout en ce moment. Et il reste deux semaines pour faire mieux. N’oubliez pas le Just Played de Shanouillette et le LC si vous voulez vous faire une idée plus précise du jeu (actuellement 175 600/10 000 € et 1 360 soutiens. Fin le 31 octobre).

fr  Mythwind par Brendan McCaskell aura su séduire les joueurs avec son gameplay atypique (et pas du tout axé sur la compétition) et même si le rythme de la semaine passée est largement en-dessous de celui de la précédente, les 8 000 contributeurs qui viennent d’être atteints parlent d’eux-mêmes. Encore une campagne qui peut passer les 10 000 sans problème. À noter qu’il a été annoncé qu’une version française sera disponible lors du pledge manager (actuellement 945 000/100 000 CA$ et 8 120 soutiens. Fin le 1er novembre).

fr  La campagne de Summoners Wars VF par Matagot est elle aussi un peu à la peine avec sa trentaine de soutiens gagnés sur la semaine. Mais il reste un petit mois pour convaincre les ludistes de venir soutenir cet excellent jeu d’affrontement (actuellement 9 400/1 000 € et 160 soutiens. Fin le 10 novembre).

 

 

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Les projets qui ont attiré mon attention

 

fr  Moult tentatives d’associer technologie et jeu de plateau ont déjà eu lieu et on ne peut pas dire qu’il y en ait une qui ait réellement percé jusqu’à maintenant. Il semble que tous les ludistes vraiment intéressés attendent que CMON abatte ses cartes en la matière avec sa Teburu, annoncée en juillet 2019 et que l’on attend depuis en financement participatif. Il va sans dire que si elle tient la route technologiquement et reste accessible financièrement, cette dernière va sans doute tout laminer sur son passage vu la ludothèque potentielle qui pourrait y tourner (j’en connais plus d’un qui rêve d’un Zombicide sur Teburu).

Bref, lancer une console ou quoi que ce soit d’équivalent relève de la prise de risque plus ou moins calculée et c’est une équipe française, LudoTech, qui relève cette fois le défi avec OLEM, le robot de jeu de plateau.

Physiquement, il s’agit d’un gros pavé électronique muni d’une intelligence artificielle qui peut se déplacer sur le plateau de jeu. Connecté en Bluetooth il peut également diffuser de la musique, des sons d’ambiance et permet d’utiliser éventuellement votre smartphone comme plateau individuel. Je ne m’avancerai pas sur les qualités techniques du bousin, je n’en ai pas la capacité. Mais à cet égard les retours semblent positifs, donc on va partir de ce postulat : techniquement, c’est au top ! Et le futur est prévu avec des emplacements pour des extensions qui ajouteront bien évidemment des possibilités supplémentaires.

Que la bête en ait dans le ventre, c’est bien, mais quid des jeux, puisque c’est quand même sa finalité ? Une vingtaine est prévue à la livraison, dans tous les styles. A priori les gros jeux de gestion à l’allemande ne seront pas trop à l’honneur mais espérons que le niveau d’intérêt soit suffisant pour ne pas se lasser rapidement et que l’engin ne finisse pas sur la pile des fausses bonnes idées onéreuses.

C’est toujours là qu’est le principal écueil, le nombre de jeux et leur intérêt ludique. Et de cela on en aura une idée claire qu’après la livraison. En attendant, si vous vous sentez une âme de pionnier technologique, il vous en coûtera 280 ou 330 € (250 ou 280 € en early bird) selon le niveau de pledge choisi, auxquels il faudra ajouter 15 € de frais de port. Il ne semble pas y avoir de risque de TVA en sus et c’est bien heureux (actuellement 42 770/50 000 € et 160 soutiens. Fin le 03 novembre).

 

fr  North Star Games est surtout connu pour être l’éditeur de Evolution et de ses extensions stand alone Climate et Ocean. Son dernier jeu est à des années-lumière de leur thème puisque cela se passe dans l’univers d’Alice au Pays des Merveilles. Paint the Roses, tel est son nom, est un jeu coopératif dans lequel 2 à 4 personnes jouent les nouveaux jardiniers de la Reine de Cœur. Ils vont devoir embellir les terrains du palais selon ses caprices.

Le gameplay est basé sur la déduction. Chaque joueur a en main des cartes d’instructions de la Reine pour l’agencement des jardins et qui correspondent aux tâches qu’il a à accomplir avec l’aide des autres. À chaque tour l’équipe doit deviner au moins une des cartes de caprices secrets, mais défense au joueur qui la possède de décrire la carte en question, sinon ce ne serait pas drôle.

Les indices proviennent du placement de tuiles arbuste prises dans une réserve qui dévoilent les correspondances entre l’aménagement du jardin et les désidératas de la Reine. Chaque caprice satisfait fait progresser l’équipe sur une piste de score sur laquelle la Reine progresse elle aussi à une vitesse dépendant des réussites et des échecs. Si le pion de la Reine rattrape celui de l’équipe, la partie est perdue.

Un « petit » jeu malin donc, qui bénéficie d’une direction artistique de toute beauté. Personnellement je trouve les cartes juste magnifiques. Les quatre figurines du jeu sont également fort sympathiques. Le matériel m’a l’air fort correct mais l’édition Deluxe lui fait franchir un palier nettement supérieur. Les tuiles arbustes passent ainsi de carton à acrylique, le plateau de jeu se trouve être double couche pour un confort de jeu indéniablement supérieur et l’ensemble bénéficie d’un rangement « by GameTrayZ ».

Bien entendu, tout ceci a un coût, plutôt modéré à la base (vous me voyez certainement venir). Le pledge de base est à 30 $, le deuxième incluant une extension de 6 modules est à 55 $ et sa version Deluxe est à 60 $. Autant dire que le pledge à 55 $ ne sert strictement à rien et que son existence même est une simple aberration. À ces tarifs il faut ajouter les frais de port de, respectivement, 21, 22 et 24 $ pour la France et bien entendu la TVA plein pot.

À noter deux éléments particuliers. D’abord la France se retrouve dans le groupe des pays un peu à part de l’UE pour différentes raisons, comme la Suède, l’Irlande, la Grèce… avec des frais de port de 3 à 5 $ supérieurs au groupe « normal » dont font partie l’Allemagne ou l’Italie, mais aussi la Roumanie, la Slovaquie, la Croatie, etc. Curieuse répartition que je ne me souviens pas avoir vu auparavant.

L’autre élément, tout aussi curieux, est que chaque pledge est limité en quantité. Là encore, j’ai beau chercher, je n’ai pas d’exemple similaire à présenter (actuellement 192 200/19 800 $ et 3 530 soutiens. Fin le 11 novembre).

 

fr  Les p’tits gars de Lord Racoon Games nous avaient agréablement surpris début 2020 avec leur premier jeu, The Last Bottle of Rum. Un très bon jeu familial plus profond qu’il n’y paraît, à la direction artistique magnifique, pas cher, et livré dans les temps.

Les voici qui nous reviennent, mais sur GameFound cette fois-ci, avec leur nouveau jeu : Taverns & Dragons, issu de la même équipe (les frères Vernet au développement, Baptiste Michard auquel s’est adjointe Nastya Lehn aux pinceaux).

Encore une fois, on ne se jettera peut-être pas dessus pour son thème. Le Roi vient faire une visite dans votre ville et ira se restaurer dans la taverne qui lui préparera le plus beau banquet. Outre le prestige qui en découlera, l’établissement choisi verra surtout lui échoir une jolie somme en pièces d’or. Les joueuses et joueurs sont des tenanciers de taverne qui vont parcourir les environs pour récolter les ingrédients les plus rares afin de concocter les mets les plus raffinés.

Nous sommes en présence d’un jeu de placement de dés et de déplacement d’ouvriers, avec une touche de gestion de ressources. Le tout dans l’esprit de The Last Bottle of Rum, à savoir accessible à tout un chacun mais assez profond pour plaire à un public aguerri. Du « familial +« , comme on dit dans le milieu.

Pour le gameplay, je vais faire simple et rapide et vous rapporter la description qu’en fait l’éditeur :

« Au début de chaque manche, les joueurs lancent tous leurs dés. Puis, tour à tour, chacun va en placer un, soit pour actionner l’un de ses employés à la recherche d’ingrédients, soit pour récupérer de l’or ou de l’énergie.

En plus de la collecte, vos employés pourront également se lancer dans une chasse au dragon, risquée mais gratifiante, ou visiter des lieux pour bénéficier d’actions bonus. Vous pourrez attirer des Héros dans votre taverne, qui vous aideront à compenser des mauvais jets de dés, à saboter le plan de vos adversaires ou bien à effectuer de puissants combos.

Les joueurs gagnent des points grâce aux recettes préparées, aux Héros attirés dans leur taverne et aux trophées ramenés lors des chasses de Dragons. À la fin des 7 tours, le joueur qui a le plus de points aura l’honneur de recevoir le roi et remporte la partie. »

Les règles semblent simples à assimiler, et donc à expliquer, élément important pour un jeu à vocation familiale (même avec un +). La direction artistique est toujours aussi magnifique, elle est même pour moi encore un cran au-dessus de celle de The Last Bottle of Rum. La qualité du matériel ne devrait souffrir d’aucune critique si l’on se réfère à celui du jeu sus cité.

Reste le prix, et c’est ma foi une bonne surprise. Un seul pledge est proposé pour 44 €, auquel il faut ajouter 12 € de frais de port. Mais pas de TVA, c’est l’avantage d’un éditeur français. Pour faire tout de même baisser la facture, un pledge groupé est proposé dont les 6 boîtes reviennent à 220 €, auxquels il faut ajouter environ 35 € de frais de port, ce qui nous met l’unité à 42,50 € à la louche. Imbattable, il vous suffit « simplement » de trouver 5 personnes intéressées !

Malgré tous ces bons points, la campagne rame sans que l’on puisse en pointer précisément la ou les causes. Perso, je mettrais bien un ticket sur la plateforme, peut-être pas très propice aux petits projets plus confidentiels, et sur la période plutôt chargée en projets intéressants (et onéreux). Difficile à savoir mais ce qui est certain, c’est que The Last Bottle of Rum avait fait bien mieux. Le financement est certain, mais il est décevant qu’il ne soit point déjà acquis ! (actuellement 20 600/20 000 € et 440 soutiens. Fin le 03 novembre).

 

fr  Encore un autre projet français d’un petit éditeur sur une plateforme alternative, Game On Tabletop cette fois. Et encore un projet qui n’est toujours pas financé. Il s’agit en l’occurrence de Tales of the Rift par VG3 Studio.

Nous sommes en présence d’un jeu d’affrontement avec figurines (encore un ! serais-je tenté de dire) à base de deck-building (ha, c’est déjà mieux ;p) en un contre un. « Utilisez des sorts puissants, des attaques dévastatrices et des stratégies fourbes pour prendre le dessus sur vos opposants ! » nous dit le pitch. Tales of the Rift est présenté comme un jeu d’affrontement « combinant des caractéristiques du jeu de figurines et du jeu de cartes ». Tales of the Rift vous propose de créer et d’incarner vos propres personnages dans le mode de jeu de campagne évolutive « Expédition dans les Rocs Brisés », ou de participer à des parties scénarisées pour 2, 3 ou 4 joueurs.

L’accent est mis sur les figurines, avec raison, car elles sont très réussies. Ne reste plus qu’à découvrir à quoi elles servent exactement et à ce propos c’est bien dommage que l’éditeur ne prenne pas le temps d’expliquer un peu plus le gameplay autrement qu’en vidéo (vous savez que moi, les vidéos… Mais c’est en français, je vous laisse aller jeter un œil). Les niveaux de pledges sont eux longuement détaillés. Ils vont de 80 à 220 € (all-in), tarifs qui me paraissent, compte tenu de la taille de l’éditeur, plutôt corrects. S’il n’y a pas de TVA à craindre, les frais de port vont de 15 à 20 €, tarifs corrects de nos jours vu le poids annoncé des pledges.

Reste que, ainsi que je l’ai mentionné plus haut, la campagne n’est toujours pas financée et qu’il en manque un gros bout. Reste une dizaine de jours pour y arriver (actuellement 27 700/40 000 € et 127 soutiens. Fin le 28 novembre).

 

fr  Pour conclure cette chronique, j’ai tenu à mettre en avant un projet qui passe un peu inaperçu. Alors je vous préviens d’entrée, aucune révolution ludique à attendre, loin s’en faut. On serait même, pour nous autres addicts aux jeux de plateau sous toutes ses formes, au degré zéro de l’innovation ludique, quelque part entre les Petits Chevaux et le Jeu de l’Oie. Le titre va poser les choses direct : Le Jeu des 7 Familles des Émotions.

« Alors pourquoi en parler ? », pourriez-vous me demander avec cette perspicacité qui vous caractérise tant et qui fait la fierté de vos parents. Je vous répondrais alors que la réponse est dans la fin du nom du jeu, « des émotions ». Il n’a en effet pas réellement été créé pour le côté ludique de sa mécanique (quoi que si, en fait), mais pour son intérêt en tant que media auprès des enfants.

Son but est d’apprendre à vos chères têtes blondes à reconnaître leurs émotions et à leur donner des armes pour les gérer au mieux. Si dit comme ça, vous n’en voyez peut-être guère l’utilité, je peux vous assurer, en tant que papa, que ce jeu peut être un outil d’une redoutable efficacité utilisé avec le public idoine. Que votre enfant connaisse des difficultés ou non, il sera indéniablement d’un intérêt pédagogique certain pour des parents ou des pédagogues soucieux du bon développement de la future génération.

En plus de celles des 7 familles ont été incluses des cartes par lesquelles les émotions sont plus précisément décrites dans un langage accessible aux enfants. Deux cartes de conseils aux parents sont également présentes, histoire que tout le monde soit concerné. Et si vous vous questionnez sur le sérieux de la démarche, sachez que l’un des deux auteurs, Robert Zuili, est un psychologue spécialiste des émotions. Le deuxième auteur est une autrice du nom de Clotilde Hibon et c’est elle qui a eu l’idée du jeu, étant une pédagogue utilisant depuis longtemps le jeu comme outil de travail.

Malgré l’aspect « sérieux » du jeu, son esthétique n’a pas été oubliée pour autant. Les illustrations sont vraiment très jolies et tapent dans le mille pour la cible visée. Elles sont l’œuvre de Soizic Lombardot, autrice et illustratrice de livres pour enfants. Ceci expliquant cela.

Donc voilà, globalement c’est un jeu des 7 familles certes, mais intelligent, très bien réalisé et qui offre une réelle plus-value pédagogique. Ce qui, à la réflexion, ne court pas forcément les rues. Si vous voulez soutenir l’initiative, cela vous coûtera 20 € frais de port inclus. Une version PnP est également proposée pour 6 €, ainsi que d’autres pledges plus anecdotiques car plus chers (actuellement 7 600/8 500 € et 183 soutiens. Fin le 24 octobre).

 

 

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Ils débarquent cette semaine

 

Too Many Bones: Unbreakable par Chips Theory Games – le 19 octobre sur GameFound

Standalone dans l’univers du jeu éponyme et dernier volet de la trilogie. Carton assuré.

 

 

fr  Senjutsu : Battle for Japan par Stone Sword Games – le 19 octobre

Jeu de duels de samouraïs pour 1 à 4 joueurs avec une mécanique de construction de deck et des combats à révélation simultanée.

 

 

 

fr  City of the Great Machine (reboot) par Crowd Games – le 19 octobre

Reboot du jeu de stratégie « Un contre Tous » dans un univers steampunk, avec un tarif sérieusement revu à la baisse.

 

 

 

fr  Circadians : Chaos Order + First Light (2nd Edition) par Garphill Games – le 19 octobre

Seconde édition du jeu et de son extension, avec la règle et surtout les graphismes revus

 

 

 

The Hand of Destiny par Barrett Publishing – le 19 octobre

Jeu solo de 20 cartes se jouant sans table, à la Palm Island. À noter que ce jeu sera localisé en français après la campagne par Boom Boom Games.

 

 

 

Steam Up par Hot Banana Games – le 19 octobre

Jeu familial et asymétrique de set de collection avec un matériel de qualité. Pour en savoir plus, la vidéo de Nixx.

 

 

 

fr  Lords of Ragnarok par Awaken Realms – le 21 octobre sur GameFound

Un Lords of Hellas chez les vikings, lesquels seraient des extraterrestres descendus sur terre avec toute leur technologie.

 

 

 

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge: Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu: Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr: Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2: Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif
  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

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3 Commentaires

  1. Jem 18/10/2021
    Répondre

    Une précision d’importance sur le précédent projet de Lord Racoon Games : il n’était pas cher en boutique, mais coûtait très cher sur Kickstarter pour un contenu totalement identique et une mise à dispo à date identique. Du coup, il vaut mieux attendre la version boutique pour Taverns of Dragons

    • Gougou69 18/10/2021
      Répondre

      Très cher sur Kickstarter ? 42 € + 11 de frais de port c’est très cher ? Plus cher qu’en boutique par contre, c’est indéniable. Et les gars de LRG s’en sont expliqué lorsqu’ils ont reçu une volée de bois vert pour ça. Ils n’avaient pas anticipé les remises des boutiques en décidant du prix sur KS et surtout en ne proposant aucun KS exclu qui aurait justifié de soutenir le jeu durant la campagne. C’est d’ailleurs pour cela qu’une mini-extension est offerte pendant la campagne de Taverns. Reste juste à déterminer si cette mini-extension est suffisante pour soutenir à nouveau l’éditeur et pledger Taverns plutôt que d’attendre une hypothétique sortie en retail.

      • Jem 19/10/2021
        Répondre

        Le jeu était à 34€ chez ultrajeu, donc 55% plus cher pour un contenu identique, ça fait très cher. Je rappelle les faits et complète l’article pour que les pledgeur pledgent en toute connaissance de cause, Lord racoon game a fait un mauvais kickstarter là ou d’autres en font des bons. Et les réponses apportées aux backers mécontents (à juste titre) n’étaient pas très amènes. Prudence donc pour ceux qui découvriraient cet éditeur sur ce projet.

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