Participatif, la sélection naturelle N° 168 du 19 avril 2021

 

 

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N° 168

 

Salutations ludico participatives !

 

► Tant de campagnes dont parler, et si peu de temps pour le faire… Mon drame existentiel quasi chronique s’est avéré cette semaine encore pire qu’à l’habitude. Une seule alternative : faire court et condensé, ou ne pas faire. J’ai choisi la première solution, et vous trouverez peut-être votre chronique un peu moins consistante qu’à l’accoutumée. J’en suis bien désolé mais, ainsi que je l’ai mentionné plus haut, c’était ça ou rien !

Je prends malgré tout quelques minutes pour revenir sur la campagne de Clash of Deck, terminée depuis peu. Campagne atypique s’il en est, elle s’est soldée par un résultat pour le moins exceptionnel : plus de 20 000 soutiens, près de 35 000 boîtes à envoyer (…à la main), dans 87 pays pour 34 langues différentes à ce jour. La gratuité de l’offre a intrigué, puis intéressé.

Si Léandre Proust arrive à tenir son pari d’une livraison en septembre et que celle-ci se passe sans trop d’anicroches (la poste dans certains pays a un fonctionnement disons… plus aléatoire) et si la campagne à venir pour l’extension, payante cette fois, s’avère une réussite, nul doute que nous verrons dans un avenir plus ou moins proche d’autres campagnes de ce genre, provenant d’autres éditeurs.

Bonne lecture, à la semaine prochaine (ou celle d’après 😉 )

et surtout continuez à faire attention à vous !

 

 

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Évolution des campagnes en cours la semaine passée

 

► Celles qui se terminent cette semaine…

 

Barre des 10 000 soutiens bientôt franchie pour Lasting Tales par Blacklist Games alors que le rappel des 48 heures n’a pas encore sonné. C’est le résultat d’une dynamique que je qualifierais de « CMON des grands jours », avec des plus de 300 contributeurs quotidiens, avec des pointes à 450. Les deux derniers jours devraient être épiques (actuellement 1 178 000/100 000 $ et 10 580 soutiens. Fin le 20 avril).

Près de 7 700 soutiens pour John Company: Second Edition par Wehrlegig Games, c’est plus qu’un très bon résultat vu le calibre du jeu, pas vraiment du genre que l’on sort après le café à la fin d’un repas de famille. Là encore, le rappel des 48 heures devrait faire flamber les chiffres (actuellement 697 500/50 000 $ et 8 010 soutiens. Fin le 20 avril).

 

Résultat correct pour Magna Roma par Archona Games, 1 200 soutiens à 3 jours de la fin ce n’est pas mal du tout compte tenu du caractère familial du jeu, peut-être un tantinet surproduit en version Deluxe… Que personne n’est obligé de prendre ! (actuellement 134 300/40 000 AU$ et 1 190 soutiens. Fin le 21 avril).

Je n’arrive pas à comprendre comment un jeu de tarot à plus de 70 € peut se vendre comme des petits pains, même avec de magnifiques illustrations. Mais le fait est là, le cœur a ses raisons que la raison ignore… et Sefirot par Causa Creations a largement dépassé les 4 000 contributeurs. Il reste 5 jours de campagne pour accrocher d’autres passionnés (actuellement 292 000/10 000 $ et 4 335 soutiens. Fin le 24 avril).

 


Plus de 3 000 soutiens à cinq jours de la fin pour Long Shot: The Dice Game par Perplext. Résultat plutôt pas mauvais pour cette transformation en Roll & Write d’un jeu de course hippique de 2009. Une mécanique à la mode sur un thème peu courant associée à une direction artistique fun, et ça marche (actuellement 84 300/10 000 $ et 3 010 soutiens. Fin le 25 avril).

 

 

 

 

 

 

► Et les autres !

 

fr  L’une des grosses campagnes du moment est sans conteste celle de Mythic Battles : Ragnärok par Monolith. Faisant suite au précédent opus, Mythic Battles : Pantheon (quatre ans et demi, déjà…), Ragnärok en est le pendant nordique, plus fourrure et cuir que jupettes, hache à deux mains et épée large que glaive. Bref, c’est plus viking que grec !

On ne change pas une recette qui plaît, nous sommes toujours face à un jeu d’affrontement en arène. Monolith étant un adepte du « le plastique, c’est fantastique », celui-ci est toujours présent à profusion sous la forme de (très) nombreuses et magnifiques figurines propres à titiller la rétine du plus écolo des pro-standees. Belles et grosses, paraît que c’est un composant de la recette du bonheur pour certain(e)s.

La direction artistique n’est pas en reste, tout est très beau mais je ne retiendrai ici que les sublimes illustrations des plateaux de jeu double-face, encore une fois l’œuvre du fort talentueux Georges Cl4renko. Mais quid du gameplay, allez-vous me demander. Je n’en sais fichtre rien, vous répondrais-je. Globalement, nous sommes sur la même chose, à quelques ajustements secondaires et améliorations mineures. News de Shan, Ludochrono de la version Panthéon

De toutes façons, force est de constater que le seul nom du jeu associé à celui de son éditeur a le même effet qu’une incantation d’ouverture de porte-monnaie. Les cartes bleues chauffent depuis les premières minutes de la campagne, et en ce moment il n’y a guère que CMON pour faire (un peu) mieux. Au cas où, la version grecque du jeu est également disponible, mais un peu plus chère que lors de sa campagne, ce qui me semble la moindre des choses.

Comme d’habitude, le pledge de base est le meilleur rapport quantité de matos/temps de jeu/prix avec ses 119 $ (100 €) mais, toujours comme d’habitude, moult add-ons pourront vous faire dépenser beaucoup plus jusqu’à aller au all-in à 299 $ (251 €).
Bien entendu, à cela il faudra ajouter les frais de port, dont on se doute qu’ils sont conséquents. Conséquents mais malgré tout relativement raisonnables eut égard au poids et à l’encombrement de l’ensemble, soit de 28 à 39 $ pour la France (actuellement 2 142 000/250 000 $ et 11 600 soutiens. Fin le 19 avril).

 

 

fr  AuZtralia par SchilMil Games est un jeu de Martin Wallace correctement financé sur Kickstarter il y a déjà trois ans et qui a bénéficié de bons retours du public (Ludochrono, Just played). Ce jeu oppose une armée australienne des années 30 à une invasion de vilains pas beaux menés par le Seigneur Cthulhu himself. L’éditeur Nuts! Publishing nous en a fait une localisation en français et il remet d’ailleurs ça avec les deux extensions actuellement en campagne, AuZtralia : TaZmania et La Revanche Des Grands Anciens.

TaZmania est une extension conçue spécifiquement pour jouer à 1 et 2 joueurs (voire 3 en incluant la deuxième extension). Elle amène un nouveau plateau recto-verso qui présente sur une face une carte fixe et sur l’autre une carte aléatoire puisqu’elle va être créée grâce à un ensemble de 66 tuiles de terrain. Joueurs solo, vous allez être comblés puisqu’une campagne spécialement conçue pour vous est présente.

La Revanche des Grands Anciens permet de jouer à cinq et autorise l’un des joueurs à endosser les tentacules de Celui-Dont-Il-Vaut-Mieux-Aussi-Ne-Pas-Prononcer-Le-Nom-Ou-Alors-Pas-Trop-Fort, et ainsi contrôler les Grands Anciens. Il va être en capacité d’invoquer de terribles créatures du vide, tels les chiens de Tindalos, pour renforcer ses troupes sur le plateau. Mais il peut aussi carrément envoyer Nyarlathotep pour expliquer clairement à ces humains arrogants c’est qui l’patron depuis quelques millénaires. De nouvelles cartes spécialement conçues pour le mode solo sont également de la partie.

La campagne propose également une Big Z Box avec l’organiseur qui va bien, histoire de rassembler tout ce petit monde au même endroit. Pour avoir le jeu en français, cela se passe directement sur le site de précommande de Nuts!, sur lequel vous est proposée cette fameuse Big Z Box en lot avec les deux extensions pour 56 € (frais de port d’environ 8 € en point relais ou 14 € chez vous). Vous pouvez également y ajouter le jeu de base pour un total de 90 € au lieu de 114 ( frais de port d’environ 9 € en relais ou 20 € chez vous) (actuellement 135 300/15 000 $ et 1 990 soutiens. Fin le 23 avril).

 

 

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Les projets qui ont attiré mon attention

 

 

fr  Avec Troyes, Alain Orban aura marqué quelques esprits auprès desquels l’annonce de son nouveau jeu, Hippocrates par Game Brewer, n’est clairement pas passée inaperçue.

Le thème est plutôt original. « À la mort d’Hippocrate, vous dirigez une équipe de médecins dont le but est de perpétuer le traitement des patients dans le temple d’Asclépios, premier hôpital de l’histoire. Soyez le bon successeur d’Hippocrate et augmentez votre notoriété à travers toute la Méditerranée ».

On est donc sur un bon vieil Euro, plutôt expert, non pas en raison d’une grande complexité mais par rapport aux nombreux choix à faire et aux interactions entre ceux-ci. Une chose est certaine, c’est que expert ou pas, la direction artistique donne vraiment envie de s’assoir à la table de jeu. Seule une version Deluxe, qui ne verra bien entendu jamais le jour en boutique, est proposée au cours de cette campagne et si le jeu vous attire, son magnifique matériel devrait finir de vous achever.

C’est que de surcroît, les tarifs n’ont rien de scandaleux. Le jeu est à 69 € (quel beau chiffre, n’est-ce pas ? 😉 ) pour des frais de port désormais classiques de 15 € (actuellement 136 600/40 000 $ et 1 980 soutiens. Fin le 30 avril).

 

 

Il y a un an quasi tout pile se terminait la campagne de Marvel United par CMON, avec 21 300 soutiens et 2 900 000 $ au compteur. La dernière vague de la campagne vient juste d’être livrée et c’est donc le moment idéal pour la lancer la « suite », Marvel United: X-Men. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, c’est bien connu !

Bon, on est d’accord, Marvel + CMON = zéro suspens. Carton plein immédiat, c’était couru d’avance (Shan en parlait par ici). En même temps, c’est mérité, car au-delà de la licence et de l’éditeur, il y a un vrai bon jeu jouable en famille (pour peu que la famille adhère à l’univers Marvel, bien évidemment) et qui plus est avec un matériel magnifique (Just Played by Groule par là). Il suffit de chercher des photos des figurines peintes par les joueurs pour s’en convaincre.

Et de fait, cette campagne en est déjà à la moitié du résultat de la précédente et ne devrait pas trop peiner à le dépasser. A minima en terme de dollars, vu le nombre d’add-ons présents pour vous pomper jusqu’à votre dernier centime. Mais avec CMON, on sait qu’on en a pour son argent, et avec du Marvel en plus je n’en parle même pas. Ce n’est pas un achat, mais un investissement.

Comme d’habitude avec CMON, la meilleure offre reste la boîte de base seule, à 65 $ (55 €), avec à elle seule une rejouabilité énorme. Mais bien sûr, le fan complétiste tendance FOMO qui ne sommeille même pas en vous ne saurait se contenter de si peu. Il veut même tout l’assoiffé ! Et heureusement, CMON y a pensé et le pledge ultime est bien là, pour 220 petits dollars de rien du tout (à peine plus de 180 €, c’est limite cadeau). 

Alors bien sûr, il y aura toujours quelques esprits chafouins pour me rétorquer que ces prix sont sans les frais de port, mais entre 15 et 25 $, ils sont ma foi raisonnables. Et de toutes les façons, quand on aime, on ne compte pas. Sauf à ne pas lire l’anglais (actuellement 1 852 000/300 000 $ et 13 800 soutiens. Fin le 06 mai).

 

 

fr  Silbury : Le Défi Des Druides est un jeu proposé par un tout nouvel éditeur lyonnais, StoryFactorie, et je me devais donc d’en parler ici. D’autant plus qu’il édité dans le respect de Mère Nature, enfin autant que faire se peut.

Chaque joueur est un druide qui participe au grand concours annuel de création de potion, le titre étant détenu par le grand Merlin pour sa potion de traitement des ongles incarnés (c’est pas dans le pitch ça, les initiés comprendront). Pour cela ils ont à leur disposition quatre plantes qu’il va falloir tout d’abord semer, puis récolter avant de les utiliser.

Draft et gestion de ressources au programme, mais le cœur du jeu est surtout basé sur la mécanique de l’Awélé. Des cartes viennent pimenter un peu le jeu qui sans cela serait peut-être un peu fade. Mais ne nous y trompons pas, il s’agit d’un jeu familial et même si deux modes de jeu sont disponibles, Découverte et Initié, ne vous attendez pas à trouver le concurrent direct du dernier Lacerda. Ce qui est très bien d’ailleurs, il en faut pour tous les publics.

Je l’ai mentionné plus haut, l’ambition de l’éditeur est de proposer un jeu respectueux de l’environnement et la fabrication sera donc française et réalisée avec des matériaux recyclés. Le prix est dans ces conditions plutôt contenu (35 € frais de port inclus, ou 29 € avec retrait dans une boutique lyonnaise), ce qui est une bonne chose (actuellement 6 545/7 920 € et 128 soutiens. Fin le 06 mai).

 

 

Genius Games s’est créé une petite fan-base grâce à ses jeux, lesquels, s’ils n’ont jamais marqués les joueurs par leur gameplay exceptionnel, leur ont tout de même permis de réellement s’amuser sur des bases scientifiques solides.

Voici donc le quinzième (tout de même !) rejeton de la famille, nommé Cellulose, qui place 1 à 5 joueurs à l’intérieur d’une cellule végétale. Le but du jeu est simple, je cite l’éditeur : « Les joueurs se disputent des ressources limitées afin de réaliser la photosynthèse, produire des glucides et construire la paroi cellulaire. Alors que tout le monde se bat pour les mêmes actions, ils doivent utiliser les protéines, les hormones et les cartes de composants cellulaires en temps voulu afin de diversifier leurs stratégies et de surpasser la concurrence ». Concrètement, on est sur du placement d’ouvriers.

Comme à chaque fois avec les jeux de cet éditeur, la direction artistique est particulièrement agréable à l’œil. Thème oblige, le vert est omniprésent mais même moi qui déteste cette couleur je trouve l’ensemble sympa, c’est dire. Les illustrations de Tomasz Bogusz sont agréables, la mise en page des cartes également, et le matériel n’appelle aucune critique particulière, surtout en version collector.

Le tarif du jeu en version de base est plutôt accessible, à 39 $ (33 €). La version collector coûte 16 $ de plus (13 €) et pour ce surcoût une vingtaine de jetons se transforment en meeples custom et un insert de rangement ainsi que des pièces métal sont ajoutés. Et c’est bien sûr uniquement en anglais (actuellement 139 000/25 000 $ et 2 160 soutiens. Fin le 07 mai).

 

 

Transmissions par Adam West (Ninjato, Galactic Emperor…), c’est le petit jeu que personne n’attendait et qui justement a pris tout le monde par surprise et a attiré tous les regards grâce à une direction artistique particulièrement attirante.

Les illustrations sont de Matt Dixon, illustre inconnu qui ne l’est plus vraiment désormais (il avait déjà travaillé chez FFG, sur des grosses licences comme Arkham Horror, Cthulhu, Game of thrones…). Le thème, complètement lié à l’artistique, nous sort un peu des sentiers battus. Les joueurs vont endosser le rôle de petits robots mignons et évoluer dans une atmosphère poético-mécanique, et c’est bien la seule chose qui importe.

Question gameplay, les joueurs partagent des robots en tant qu’ouvriers se déplaçant sur un plateau avec les actions situées en rond, collectant des ressources (engrammes et électricité). Celles-ci servent à rassembler des Idées pour améliorer votre utilisation des robots ou des objets pour marquer des points à la fin. Vous pouvez aussi construire votre propre ensemble de tuyaux connectés tout en collectant des oiseaux et des papillons pour marquer encore plus de points. Oui, oui, ça devient un brin confus comme pitch là. Le jeu se termine lorsqu’il n’y a plus d’Idées, que les robots d’un joueur sont complets ou qu’il ne reste plus de tuyaux à construire. Après un nombre égal de tours, le joueur ayant le score total le plus élevé gagne. Ça, au moins, c’est clair. 

Le jeu est peut-être bon, voire très bon, sauf que c’est quasi impossible à déterminer précisément à ce stade. Le twist consiste à partager nos ouvriers sur un plateau-rondelle. On se contentera surtout de dire qu’il est très beau, avec des figurines toutes choupinettes pour la version Deluxe, version qui est proposée à 54 $ (46 €) contre 40 $ (34 €) pour la version de base. Les frais de port sont dans ce qui est désormais la moyenne, 17 $. À noter que pour tout mignon qu’il soit, le jeu est uniquement en anglois (actuellement81 400/35 000 $ et 1 730 soutiens. Fin le 08 mai).

 

 

► La très grande majorité des jeux à succès ont droit à une ou plusieurs extensions, justifiées (autrement qu’économiquement s’entend) ou pas. C’est la logique qui s’applique actuellement pour l’excellent Canvas de Road To Infamy, que plus de 16 000 soutiens ont financé il y a pile-poil un an.

En effet, profitant du reprint du jeu, l’éditeur nous propose donc une extension nommée Reflexions et ce au travers de la campagne Canvas: Reflexion & Reprint. Les ajouts ne vont pas révolutionner le jeu de base, mais certainement permettre un renouvellement bienvenu pour ceux qui en aurait déjà fait le tour.

Ainsi les cartes ajoutées (transparentes, je le rappelle) sont désormais double-face. Elles peuvent être retournées pour obtenir des icones différents. Un nouveau plateau de jeu fait son apparition qui permet de doubler le nombre de cartes à choisir. Un ruban d’or récompense désormais certains agencements, agencements que de nouvelles cartes de scoring proposent en supplément. Comme lors de la première campagne, une version Deluxe bonifie un matériel déjà sympathique de base. 

Les tarifs restent corrects. L’extension en version de base et Deluxe est proposée respectivement à 25 et 35 $ (21 et 30 €) et si on accompagne chaque version de son équivalent en jeu de base, les tarifs sont de 60 et 80 $ (51 et 67 €). Si les frais de port pour l’Europe sont de 13 $, c’est sans compter sur les taxes de 20 % pour la France, lesquelles seront à régler lors du pledge manager. Je vous laisse calculer le prix final du pledge qui vous intéresse le cas échéant (actuellement 429 700/50 000 $ et 1 080 soutiens. Fin le 12 mai).

 

 

fr Avec Storm WeaversPavel Dziemski, son auteur et éditeur, nous propose de vivre en solo une aventure très proche des Livres dont vous êtes le héros de notre enfance (enfin, surtout de la votre en fait. Pendant la mienne cela n’existait pas), mais avec une composante jeu de plateau.

Concrètement, il s’agit d’un livre qui va vous faire vivre une aventure à embranchements et dont certaines résolutions de situations vont aller un peu plus loin que le bête lancé de dés à wattmille faces. Bien entendu, la dite aventure est tout à fait rejouable et propose plusieurs fins.

En plus du livre, sont fournis plusieurs plateaux de jeu (des tuiles de terrains diverses) et des figurines sous forme de standees (en acrylique en add-on), le tout pour permettre de reconstituer « en vrai » les combats auxquels vos choix auront conduit le livre à vous exposer.

Le jeu se veut proche d’un jeu de rôles et votre périple commencera par la création de votre personnage par la distributions de points entre les caractéristiques de Sagesse et d’Habileté. Ajoutez quelques points de vie, et c’est parti mon kiki.

S’il est difficile de juger de la qualité du jeu en lui-même, tant pour son aspect purement ludique que ses qualités narratives, il est tout de même à noter un point plutôt rassurant : le jeu existe déjà en polonais. En effet, il a déjà été financé en Pologne et près de 2 000 soutiens l’ont reçu, avec un accueil plutôt positif qui a poussé son auteur à le proposer dans d’autres langues, dont le français, et avec un matériel de meilleure qualité.

Vous pouvez obtenir la version PDF du livre pour 20 €, son pendant matérialisé est à 39 €. Comme dit plus haut, un set de figurines en acrylique est disponible en add-on pour 32 €, ainsi qu’un lot 2 D6 + un crayon pour 5 € et un autre lot à 12 € comprenant 3 exemplaires de la carte du monde où se passe l’aventure à découvrir au fur et à mesure en grattant (comme les jeux de grattage de FdJ) accompagnés d’une pièce métal pour gratter (actuellement 42 150/8 000 € et 880 soutiens. Fin le 14 mai).

 

 

Connecting Flights est le premier projet d’un nouvel éditeur écossais Bazzite Games. Il place les joueurs dans la peau d’un gestionnaire de compagnie aérienne qui va chercher à transporter le plus de passagers possibles, chacun d’entre eux permettant de cumuler des points de victoire.

Pour cela, il va falloir obtenir les ressources nécessaires et surtout acquérir aux enchères les avions, aéroports et même les passagers eux-mêmes. Les itinéraires se concrétisent sur la table de jeu par des cartes Avions, Aéroport et Passagers que l’on va juxtaposer pour tenter de créer des synergies entre les différents vols que l’on a en cours, afin d’en diminuer les coûts. Dis comme cela, ce n’est pas évident mais un saut sur la page de campagne vous éclairera immédiatement. En tous cas, c’est un système assez original. 

Tout le sel du jeu va venir des interactions entre les joueurs, les différentes compagnies aérienne ayant des capacités différentes, et des évènements qui vont plus ou moins impacter les stratégies mises en place. Les coups bas sont possibles, et même vivement encouragés pour emporter la victoire.

Des modes de jeu pour le solo et deux joueurs sont prévus et il est même possible de jouer en coopératif. Le jeu est très beau grâce à une direction artistique fun et colorée, malgré des illustrations correctes sans plus. Le matériel semble lui aussi correct, une édition Deluxe apporte un système de rangement style GameTrayz, des spots UV sur la boîte et le plateau de jeu (wahou !!) et surtout une petite extension d’évènements.

Les prix font dans le raisonnable. 35 £ (41 €) pour le pledge de base et 45 £ (52 €) pour la version Deluxe « Business Class ». Les frais de port en revanche sont un peu au dessus de la moyenne avec leurs 15 £ (17 €) pour l’Europe continentale (actuellement 36 800/12 000 £ et 845 soutiens. Fin le 14 mai).

 

 

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Ils débarquent cette semaine

 

 

fr  Hidden Leaders par BFF Games – Le 20 avril

Teasé depuis quelques temps, ce serait un excellent jeu à rôles cachés d’après ceux qui ont pu y jouer ! Avec une VF chez Matagot. 

 

 

 

 

Monster Hunter : World par Steamforged Games – Le 20 avril

Dans la grande mouvance des licences de jeux vidéo portés en jeu de plateau à wattmille figurines.

 

 

 

 

fr  coeur bleuIt’s A Wonderful Kingdom – par La Boîte De Jeu – le 20 avril

Si vous n’en prenez qu’un, que ce soit celui-là ! 😉
Basé sur la mécanique de It’s A Wonderful World, mais pour deux et avec du bluff dedans. Et avec la qualité La Boîte de Jeu.

 

 

 

fr  Chat Pardeurs : Meow York Mayhem Expansion – par Catartyk – le 20 avril

C’est lyonnais, c’est avec des chats, c’est plein de jeux de mots débiles, c’est super jouable avec des enfants et c’est d’un jeune créateur fort sympathique.
Si avec ça je ne vous ai pas convaincu de pledger…

 

 

 

Cyberpunk Red : Combat Zone – par Monster Fight Club – le 22 avril

Jeu d’escarmouche dans l’univers du jeu de rôle Cyberpunk Red.

 

 

 

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge: Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu: Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr: Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2: Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif
  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

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10 Commentaires

  1. Max Riock il y a 25 jours
    Répondre

    Merci pour cet article et pour tes bons retours !

    C’est clair que la boite de transmissions fait vraiment envie !

  2. Gougou69 il y a 25 jours
    Répondre

    Merci à toi de me suivre !

  3. Argone il y a 25 jours
    Répondre

    Concernant Marvel United

    Alors bien sûr, il y aura toujours quelques esprits chafouins pour me rétorquer que ces prix sont sans les frais de port, mais entre 15 et 25 $, ils sont ma foi raisonnables

    Où il faut également ajouter la TVA, non ?

  4. Catartyk il y a 25 jours
    Répondre

    Et ça ne coûte que 3€ ^^ ! Merci Gougou

    • Gougou69 il y a 24 jours
      Répondre

      Je vais pas dévoiler toutes les infos d’un coup, faut garder du suspens pour la campagne 😉

  5. Salmanazar il y a 24 jours
    Répondre

    Pas connu le livre dont vous êtes le héros dans ton enfance ? Soit tu es très vieux, soit très jeune

    • Gougou69 il y a 24 jours
      Répondre

      1 ) Non, ça n’existait pas encore.

      2) Oui, hélas.

      • Salmanazar il y a 23 jours
        Répondre

        « les hommes n’arrêtent pas de jouer parce qu’ils vieillissent, ils vieillissent parce qu’ils arrêtent de jouer ». O.W. Holmes Sr. Donc tu n’es pas vieux !

  6. Steph il y a 24 jours
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    Pour canvas, j’avais pledge mais finalement j’ai laisse tombé. Le jeu est en court de traduction par edge (je jeu de base pas encore l’extension c’est dans la FAQ). Avec les 20% de taxes + frais de port on arrive pour le jeu  base + extension à plus de 100€ donc même si c’est magnifique c’est trop pour un jeu qui va sortir en France. A noter qu’ils proposent en plus la mini extension du premier KS premium. Donc à réserver aux fans qui veulent le all in.

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