Participatif, la sélection naturelle N° 182 du 15 novembre 2021

 

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N° 182

 

Salutations ludico-participatives !

► Je vais vous la faire précise et concise : cette semaine, pour trouver quelque chose qui soit intéressant et pas hors de prix, il faut viser français ! Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Voilà, c’est tout. ;p Alors voyons cela de plus près maintenant… 

 

Bonne lecture, à la semaine prochaine (ou celle d’après 😉 )

Et surtout continuez à faire attention à vous !

 

 

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Évolution des campagnes en cours sur la semaine passée

 

► Celles qui se terminent cette semaine…

 

2 200 soutiens pour For Glory par Knight Games à l’orée du rappel des 48 heures. Lorsque l’on pense que la première campagne pour le jeu avait plafonné à 852 contributeurs, on voit que ce dernier a su convaincre (sur Kickstarter. Actuellement 134 200/15 000 $ et 2 190 soutiens. Fin le 17 novembre).

fr (PDF) Reboot réussi pour City of the Great Machine par Crowd Games, avec 1 800 soutiens au compteur. Comme quoi le calibrage de l’offre est primordial, bon jeu ou pas (sur Kickstarter. Actuellement 114 700/23 500 $ et 1 790 soutiens. Fin le 19 novembre).

fr  Bientôt 1 500 contributeurs également pour Power Plants par Kid Table Board Gaming, la chute est rude par rapport à Creature Comfort, le précédent jeu de l’éditeur. Mais là encore, on se satisfera que ce soit financé (sur Kickstarter. Actuellement 81 800/40 000 CA$ et 1 425 soutiens. Fin le 19 novembre).

 

 

 

► Et les autres !

 

Kinghill par Violet Dragon peine à trouver son public avec à peine 700 soutiens. Il ne manque pourtant pas d’atouts, à commencer par sa direction artistique. Mais en ce moment, beaucoup de jeux ne manquent pas d’atouts (sur Kickstarter. Actuellement 31 700/20 000 $ et 710 soutiens. Fin le 22 novembre)

 

 

 

 

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Les projets qui ont attiré mon attention

 

 

fr  L’iconoclaste Léandre Proust a surpris le petit microcosme du financement participatif en proposant gratuitement le set de base de son jeu Clash of Deck à l’occasion du reboot d’une campagne précédemment annulée. Cette volonté de faire connaître le jeu en employant les gros moyens a été couronnée de succès puisque plus de 20 000 backers ont conduit à la fabrication de 36 000 jeux de base, la règle quant à elle étant traduite en 36 langues (rien que ça) ! Si vous ne connaissez pas cette petite perle ludique, je vous invite à aller mater le Ludochrono idoine.

Fort de cette base installée, Léandre envoie la suite : Clash of Decks : Saison 2 par Grammes Éditions. Cette suite, en plus de voir son nom gagner un S à « decks », est composée de 6 extensions stand alone de 36 cartes qui apportent 12 nouvelles compétences, en plus des nouveaux monstres et nouvelles incantations bien entendu. Le set de base est une nouvelle fois offert avec chaque pledge des 6 extensions, et il est désormais possible de créer un Champion personnalisé via une application web.

Ces champions font partie intégrante du gameplay. Chaque joueur peut en posséder un, il n’est pas posé sur le plateau de jeu mais reste dans le camp du joueur. Il est activé comme n’importe quelle autre carte et peut être une créature comme une invocation. S’il est permis de choisir ses caractéristiques lors de sa création (nom, illustration, capacités), la carte Champion ne peut en aucun cas devenir un élément « über OP delamorkitu », l’application se chargeant d’interdire les compositions qui briseraient l’équilibre global du jeu.

Cette carte Champion une fois créée (gratuitement) vous pouvez soit la traiter en PnP, soit en demander l’impression sur carte PVC pour la modique somme de 2 €. Cerise sur le gâteau, une carte Champion PVC est offerte pour chaque pledge des 6 extensions.

Et comme toujours avec Léandre Proust, tout ceci est proposé à un vrai prix d’ami. Je passe sur le pledge pour une unique extension à 8€, sans aucun intérêt tant financièrement qu’en matière de jeu. Le vrai pledge, celui qui regroupe donc les 6 extensions, un set de base et une carte Champion PVC, est à 30 €. Frais de port inclus, all around ze world ! Et pas de TVA !

Un vrai bon jeu, simple, malin et profond, proposé à un tout petit prix, c’est tellement rare que ce serait criminel de ne pas en profiter. Et en plus c’est français et produit en Europe (donc délais de livraison réduits à leur strict minimum), que demander de plus ? (sur Kickstarter. Actuellement 91 900/18 000 € et 2 210 soutiens. Fin le 25 novembre) À lire aussi : Just played de Clash of Deck 

 

fr  Yossef Farhi est un jeune auteur bordelais qui commence à sérieusement se faire un nom dans le petit microcosme des joueurs solos. Par l’intermédiaire de sa petite société d’édition, la bien nommée Alone Editions, il propose des jeux (solos donc) plutôt retors aux mécaniques intelligentes et qui retranscrivent parfaitement le thème du jeu. Le tout dans un format réduit et transportable, pour des tarifs tout aussi contenus, et disponibles uniquement via les campagnes de financement sur Kickstarter. En tout cas pour le moment, car nul ne sait ce que le succès peut provoquer à l’avenir.

Car succès il y a eu avec ses précédents jeux, Way of the Samurai, son extension Blood and Bushido, The Road (qui a même bénéficié d’un reprint) et enfin Black Hole, ce dernier ayant la particularité de n’avoir été proposé qu’en PnP. Et voici donc son dernier bébé, The Spirit of Eden.

À mon humble avis, on franchit avec ce jeu un cap en matière de finesse des mécaniques. On est toujours sur un format contenu, encore plus que pour les titres précédents d’ailleurs. Les autres jeux étaient des jeux de cartes, il s’agit là plutôt d’un jeu de dés avec des cartes (et des meeples). Je vous envoie vers la courte et didactique vidéo de Nixx pour en savoir plus sur le gameplay, mais je vais vous en faire un topo succinct.

Un vilain méchant pas beau veut détruire l’Eden. Mais Noa, son esprit protecteur, en appelle aux éléments de la nature pour bouter hors les limites de l’Eden les Gooms, sbires du malfaisant. Grâce à des actions comme « repousser », « attirer » ou « piéger » il va falloir empêcher les Gooms de ravager les différentes parties de l’Eden et, idéalement, les en chasser.

Ceci au travers de pas moins de 6 modes de jeu différents, lesquels permettent de surcroît de moduler la difficulté d’une partie. Je dis 6 modes, mais c’est en fait 7 qui sont disponibles puisqu’un supplémentaire « secret », au doux nom d’ Apocalypse, vous sera accessible si vous prenez deux boîtes (joli coup marketing ! 😉 ).

Le jeu a beau être contenu, la direction artistique n’en souffre aucunement et les par nature peu nombreuses illustrations sont tout simplement magnifiques. On en voudrait bien plus, mais cela aurait certainement un impact non négligeable sur le tarif.

Du tarif justement, parlons-en. 16 €, ou 30 si vous voulez deux boîtes (pour offrir ou pour tâter du mode Apocalypse). Ajoutez-y 3 ou 5 € de port, et basta ! Un vrai bon jeu, simple, malin et profond, proposé à un tout petit prix, c’est tellement rare que ce serait criminel de ne pas en profiter. Et en plus c’est français, que demander de plus ? (tiens, il me semble avoir déjà lu cette phrase quelque part… Mais où ?…) (sur Kickstarter. Actuellement 27 150/18 000 € et 1 050 soutiens. Fin le 09 décembre).

 

fr  Hegemony est le premier opus catégorie expert d’un tout nouvel éditeur chypriote, Hegemonic Project Games, dont le thème n’est pas des plus fun a priori puisque le jeu retrace une lutte entre les différentes classes d’une société fictive au bord de l’effondrement, le but étant d’être la classe sociale qui évitera au pays de sombrer définitivement. Un thème clivant donc, mais dont l’originalité ne fait aucun doute. Et rien que cela est un bon point. Aux manettes, un certain Vangelis Bagiartakis (Dice city, Kitchen rush, Fields of green, Among the stars…) accompagné par Varnavas Timotheou dont c’est le premier titre. 

Hegemony est donc un jeu de plateau asymétrique au sujet fortement politique qui vous place dans le rôle de l’un des groupes socio-économiques d’un État fictif : La classe ouvrière, la classe moyenne, la classe capitaliste et l’État lui-même.

La classe ouvrière contrôle les travailleurs. Ils travaillent dans des entreprises et gagnent de l’argent qu’ils dépensent pour couvrir leurs besoins fondamentaux : nourriture, santé, éducation et, si possible, divertissement. Ils peuvent exercer une forte pression politique et peuvent également former des syndicats pour accroître leur influence.

La classe capitaliste contrôle les entreprises. Les travailleurs s’y rendent et les capitalistes vendent les biens/services produits. Des accords peuvent également être conclus avec des États étrangers et une pression est également exercée sur l’État en ce qui concerne des problématiques telles que la fiscalité et les douanes. L’objectif du capitaliste est très clair : maximiser le profit !

La classe moyenne combine des éléments de la classe ouvrière et du capitaliste. Elle compte des travailleurs qui peuvent travailler dans les entreprises des capitalistes, mais elle peut aussi construire ses propres entreprises, mais plus petites. Elle se bat également pour couvrir les besoins de base comme la nourriture, la santé et l’éducation, tout en essayant de maintenir un équilibre entre la production, la vente et la consommation.

Enfin, l’État s’efforce de satisfaire tout le monde, en fournissant des avantages et des subventions lorsque cela est nécessaire, mais aussi en essayant de maintenir un revenu stable grâce aux impôts pour éviter de s’endetter. En même temps, il doit faire face à un flux constant d’événements nécessitant une attention immédiate sous peine de conséquences.

Bien que les joueurs aient leurs propres objectifs, ils sont tous limités par une série de lois qui affectent la plupart de leurs actions, comme la fiscalité, le marché du travail, le commerce extérieur, etc. Voter sur ces lois ou utiliser son influence pour les changer est également très important.

Les retours sur les mécaniques semblent être très bons, mais tout au plus puis-je vous dire que la principale est du card driven. Mais la nature est bien faite et vous pouvez encore une fois compter sur un Ludochrono pour vous expliquer précisément de quoi il retourne.

Hegemony bénéficie d’une direction artistique plutôt jolie dans son genre. On n’achètera clairement pas le jeu pour la magnificence de ses illustrations, mais il faudrait être de mauvaise foi pour les trouver bâclées. Question matériel, là encore c’est très sympathique, d’autant plus grâce aux nombreux stretch goals débloqués avec le succès de la campagne. Car oui, c’est un beau succès. 

Le tarif de l’unique pledge est tout à fait correct eût égard au matériel justement : 59 €. Mais il faut comme trop souvent ajouter à ce prix les 14 à 18 € de frais de port et surtout l’épouvantail à pledge joliment affublé de l’acronyme « TVA ». Dommage, car il y a même une version française soutenue par Don’t Panic Games. (sur Kickstarter. Actuellement 436 500/15 000 € et 7 560 soutiens. Fin le 02 décembre)

 

Ponctionner les fans à coup de licences de jeux vidéo porteuses est un exercice qui ne va pas s’arrêter de si tôt tant les retours sur investissement sont intéressants. Cela donne parfois de bons jeux, trop souvent des moyens et on a même vu de sombres bouses au résultat. The Elder Scrolls V: Skyrim par Modiphius Entertainment serait a priori lui plutôt dans la deuxième catégorie.

Il s’agit d’un jeu d’aventure coopératif ou solo sur deux campagnes dans l’univers du célébrissime jeu vidéo éponyme. Hors son thème aguicheur, rien ne semble pouvoir le différencier franchement de la brouette de jeux équivalents déjà existants. Et surtout pas sa direction artistique si vous voulez mon avis. Pour en savoir plus, Ludovox vous en parlait aussi par ici.  

Et comme les pledges sont assez chers, les frais de port sont dans la fourchette haute de ce qui se pratique actuellement, et il faut ajouter la TVA à tout ça. Sachant que le jeu est uniquement en anglais, le backer averti non anglophone et non fan de la licence passera allègrement son chemin pour aller dépenser ses sous ailleurs (au hasard, chez l’un des éditeurs français de la semaine 😉 ) (sur Gamefound. Actuellement 780 000/100 000 £ et 4 570 soutiens. Fin le 05 décembre)

 

fr  Mythic Games nous revient en association avec Privateer Press pour la version plateau du jeu d’escarmouche Monsterpocalypse (Ludovox en causait déjà par ici). Il s’agit d’un jeu dans lequel des monstres (genre Godzilla et consorts) se mettent sur le museau à grands coups de dés sur des maps de villes avec bâtiments en 3D. Le jeu est apparemment assez populaire aux US alors qu’il est quasi inconnu chez nous.

L’intérêt de cette campagne est de mettre le jeu à portée de bourse de tout un chacun, le jeu originel revenant très cher avec ses figurines de monstres et ses bâtiments 3D vendus à l’unité. La recette Mythic (de la belle fig par pelletée de douze) se trouve ici pleinement justifiée puisqu’elle permet de se constituer un petit cheptel pour un prix relativement « contenu ».

Car le gros point fort du jeu de plateau est d’être à 100% compatible avec la version « jeu d’escarmouche avec figurines ». Le résultat de la campagne est parlant, la moitié des backers provient du pays de l’oncle Sam, bien que le jeu soit disponible en français (sur Kickstarter. Actuellement 796 000/100 000 $ et 4 665 soutiens. Fin le 19 novembre)

 

► L’humanité n’est plus qu’un vague souvenir tant sa disparition totale de la terre est ancienne. Les animaux sont rois désormais, mais comme ils n’ont rien appris ils sont vite tombés dans les mêmes travers que les humains et se mettent sur le museau pour conquérir des territoires encore vierges et y créer leurs royaumes. C’est le pitch de Wild Realms par Daywalker Syndicate, un jeu de collection de set à base de cartes plutôt familial.

Dans ce  compétitif, 2 à 4 joueurs piochent 5 cartes dans leur main et les utilisent pour « construire » leur royaume en jouant les quatre éléments (Air, Terre, Eau, Feu) et les animaux pour les défendre.

Les joueurs jouent leurs cartes à chaque tour, en quatre phases : déclencher un animal légendaire, jouer des cartes éléments et des animaux pour la défense, attaquer les adversaires pour « assommer » leurs défenseurs et activer les capacités spéciales des animaux alliés, déplacer les animaux entre les éléments et les alliances dans votre royaume, et « verrouiller » un ou plusieurs éléments. Pendant la phase d’attaque, si un joueur en ressent le besoin (il est « à la traîne ») il peut s’engager dans un « duel » risqué. On gagne (et la partie se termine) quand on verrouille les quatre éléments (air, terre, eau, feu) et que l’on complète ainsi son royaume.

Le jeu se démarque d’emblée par sa direction artistique et les magnifiques illustrations des cartes format tarot, œuvres de l’auteur du jeu, Jeremy Gulota. Le tarif du jeu est correct, 35 $ et 60 $ pour deux boîtes, les frais de port sont dans la norme, 14 et 18 $, mais piquent un peu par rapport au prix des pledges et la TVA finira peut-être de vous convaincre de passer à autre chose (sur Gamefound. Actuellement 14 500/18 000 $ et 156 soutiens. Fin le 1er décembre)

 

Age of Galaxy par Ice Make Boardgame est la suite logique du très bon Age of Civilization. On reste sur un jeu de civilisation à base de cartes, mais cette fois c’est dans l’espace, vers l’infini et au-delà, que ça se passe.

Le succès de Age of Civilization a donné des ailes à l’éditeur car cette version SF est un gros cran au-dessus en termes de matériel, tant en quantité qu’en qualité. Une boîte d’upgrade Deluxe est même disponible, de la même taille que la boîte de base, c’est dire.

Asymétrique, Age Of Galaxy promet a priori de nombreux chemins vers la victoire, avec le choix d’une faction parmi trois et d’une idéologie parmi cinq : Les partisans de la science qui mise tout sur la connaissance, les militaires qui se développent par la force brute, les adeptes de la diplomatie qui privilégient les relations entre les factions, etc. 

Le jeu est pour l’instant uniquement disponible en anglais mais un vote en cours initié par l’éditeur pour déterminer quelles autres langues pourraient être proposées d’ici la fin de la campagne laisse supputer qu’une localisation en français pourrait bien devenir réalité, malgré les déboires de celle d’Age of Civilization.

Le prix des pledges reste contenu, même en Deluxe, à savoir plus ou moins 24 et 37 €. Les frais de port, malheureusement dans la norme actuelle, piquent un peu par rapport au prix des pledges mais en revanche pas de TVA à ajouter à la note. (sur Kickstarter. Actuellement 110 150/10 000 CA$ et 2 125 soutiens. Fin le 22 novembre)

 

The Realms of Shadows par Barrett Publishing est le nom d’une campagne pour trois jeux solos :

  • The Hand of Destiny, qui s’inspire allègrement du système de jeu original de Palm Island et qui n’est donc composé que de cartes que l’on tient et manipule toujours en main ;
  • The Forgotten Road, un jeu de gestion de main de cartes qui ressemble à un mini land-crawler ;
  • The Last Stronghold, un castle defense à base dés et de cartes.

 

Ces jeux ont plusieurs points communs. Dans les trois, il faut tataner du monstre. Les trois bénéficient (enfin, bénéficient, ça dépendra des goûts) d’une direction artistique très particulière, à base de noir et blanc teintée de touches de couleurs. Et the last but not the least, les trois seront après la fin de la campagne proposés en français par Boom Boom Games. Il n’a pas encore été décidé si ce sera via une campagne de financement ou directement en boutique, mais personnellement je mets un petit billet sur la première option.

Je passe donc outre le traditionnel discours sur le prix des pledges, les frais de port associés à la TVA qui font fuir les plus téméraires des backers puisque nous aurons à terme tout en français et moins cher ! On en reparlera ! (sur Kickstarter. Actuellement 30 800/12 000 $ et 858 soutiens. Fin le 04 décembre)

 

fr  Megapulse par Orion Games est un jeu de course ouvertement inspiré de jeux vidéo du genre comme Wipeout ou F-Zero, avec un peu de Mario Kart dedans. C’est rapide, c’est nerveux, c’est très (très) fluo et c’est québécois, et donc en français.

Chaque joueur commence la partie avec une main de 7 cartes d’action. À chaque tour, les joueurs choisissent simultanément 2 cartes à jouer dans leur main et les révèlent. Les joueurs jouent ensuite leur tour, utilisant les cartes choisies ainsi que leur vitesse accumulée pour rattraper leurs adversaires, dériver, mais aussi utiliser leur nitro, lancer des bombes et des missiles, et utiliser leur capacité spéciale. Mais attention comme dans la vraie vie les virages sont parfois dangereux et peuvent endommager votre véhicule. Des cartes d’amélioration peuvent être acquises pour booster vos options, mais elles vous obligent parfois à retirer une autre carte de votre main. Le premier à terminer le dernier tour de la course remporte la victoire.

Megapulse
a une DA flashy qui lui donne du caractère. Malheureusement, les frais de port dans la frange haute des tarifs associés à la TVA peuvent disqualifier directement le jeu dans la course vers votre Kallax (sur Kickstarter. Actuellement 39 400/38 000 CA$ et 480 soutiens. Fin le 02 décembre)


Infinity Deathmatch : TAG Raid par Corvus Belli est un jeu d’escarmouche avec figurines (c’est la saison) style Battle Royale dans l’univers d’Infinity, un « vrai » jeu de figurines.

TAG Raid a pour ambition d’en être un point d’entrée puisqu’il s’agit d’un jeu complet avec plateau, éléments de décor 3D en carton et figurines plastique, Infinity « tout court » demandant lui l’achat de nombreuses, belles et onéreuses figurines en métal, de décors 3D et d’une table de 10 mètres carrés pour en profiter. Les règles ont été également sérieusement simplifiées pour être accessibles à tout un chacun (sur Kickstarter. Actuellement 323 800/100 000 € et 1 663 soutiens. Fin le 17 novembre)

 

Il y a des noms dans le monde du financement ludique qui sont désormais quasiment synonymes de réussite, et l’association de ceux de LacerdaO TooleEagle Gryphon Games l’est certainement encore plus que d’autres. On ne sera donc pas surpris d’apprendre que Weather Machine, un jeu du premier illustré par le second et édité par le troisième, cartonne gentiment dans son coin.

Comme d’hab’ avec Lacerda, on est sur un Euro plutôt très expert, à base de placement d’ouvriers. Le but du jeu est de construire une machine qui va permettre de contrôler la météo. Problème (petit effet papillon), chaque utilisation de la machine modifie les conditions ailleurs sur la planète avec des effets de plus en plus graves… Vous allez devoir construire une autre machine, qui répare les erreurs de la première. Si l’on lit les retours, le jeu se situe dans un feeling à la Kanban EV dans un niveau de difficulté à la On Mars. La mécanique de placement des ouvriers, les lieux d’action séparés et la nécessité de rassembler des pièces pour obtenir les meilleurs résultats ressemblent beaucoup à Kanban, tandis que la gestion des ressources est beaucoup plus complexe comme dans On Mars.

Comme d’hab’ avec Ian OToole, on trouvera l’ensemble du jeu sublime, ou pas, car la patte artistique est très marquée. Comme d’hab’ avec EGG, le jeu est traité en mode Deluxe et le prix est en adéquation (129 $).

Comme trop souvent désormais, les frais de port (20 à 32 $) associés à la TVA réserveront le jeu aux plus hardcores des fans de l’auteur (sur Kickstarter. Actuellement 766 000/50 000 $ et 5 610 soutiens. Fin le 18 décembre).

 

 

 

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Ils débarquent cette semaine

 

Mindbug: First Contact par Nerdlab Games – le 23 novembre sur Kickstarter

Jeu d’affrontement à base de cartes pour deux joueurs, co-désigné par Richard Garfield himself !

 

 

 

Pathfinder Arena par Subverti – le 23 novembre sur Kickstarter

Jeu de plateau stratégique dans l’univers du jeu de rôles Pathfinder: Age of Lost Omens.

 

 

 

fr  Octopus’s Garden par Maple Games – le 23 novembre sur Kickstarter

Vous devrez façonner le plus beau des jardins sous-marins avec une mécanique de marché ouvert et de tile laying, VF par Matagot.

 

 

 

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge: Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu: Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr: Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2: Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif
  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

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3 Commentaires

  1. Kyojin il y a 14 jours
    Répondre

    je vote : clash of decks 2 ! … même s’il n’y a pas de vote

  2. YANN DENTIL il y a 13 jours
    Répondre

    Cool encore, très heureux de voir Spirit of Eden dans ta sélection naturelle. Je vais suivre Age of Galaxy maintenant qu’il est annoncé une vf 😉

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