Participatif, la sélection naturelle N° 152 du lundi 19 octobre 2020

 

 

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N° 152

 

 Salutations ludico-participatives ! 

► La semaine passée a été relativement calme, comme prévu. Cette semaine va être autrement plus mouvementée, avec de gros projets très porteurs et de bien plus modestes, mais pas sans intérêt loin s’en faut. Bon, ben j’ai du pain sur la planche pour la prochaine chronique moi…

 

 Bonne lecture, à la semaine prochaine (ou celle d’après 😉 )

et surtout continuez à faire attention à vous !

 

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Évolution des campagnes en cours la semaine passée

 

► Celles qui se terminent cette semaine…

 
cartographers-heroes-box-art► Cartographers Heroes par Thunderwork Games a passé une très très bonne semaine, fort d’un rythme aussi élevé que constant qui lui aura fait gagner 1 000 nouveaux souscripteurs. Il aura fallu attendre le samedi pour que cela descende jusqu’à la centaine. Les 5 000 sont du coup largement dépassés et le chiffre de 6 000 peut être considéré comme d’ores et déjà acquis frostpunk-box-art(actuellement 290 900/20 000 $ et 5 410 soutiens. Fin le 23 octobre).
 
 ► fr Balade de santé également pour Frostpunk par Glass Cannon Unplugged qui gagne lui plus de 1 700 soutiens malgré un rythme en décroissance constante. On peux considérer être dans le ventre mou, mais du genre avec de bons abdos quand même. A voir comment va se passer cette semaine ci avec toutes ces grosses sorties qui pourraient faire un peu d’ombre à Frostpunk (actuellement 1 403 000/20 000 $ et 12 120 soutiens. Fin le 23 octobre).
 
 
 Et les autres…
 
airships-north-pole-quest-box-art► fr Airships: North Pole Quest par Max Pinucci peine quand même à attirer les backers. Sa position de jeu de niche n’aide dungeon-drop-dropped-too-deeppas, c’est sûr. C’est une cinquantaine de nouveaux contributeurs qui ont été gagnés, mais il semble bien que des mesures soient bientôt prises pour en attirer davantage. A suivre donc (actuellement 60 700/32 000 € et 465 soutiens. Fin le 27 octobre).
 

Rien d’époustouflant pour la campagne de Dungeon Drop : Dropped Too Deep and Tavern Tales par Phase Shift Games , mais comme il s’agit d’une extension, rien que de très normal aussi. 400 soutiens gagnés sur la semaine, c’est même plutôt pas mal (actuellement 154 000/14 500 $ et 2 850 soutiens. Fin le 29 octobre)

 
ambush-epic-box-art► fr C’est une nouvelle fois mort pour Ambush: Epic par DarkDoors Entertainment . Le reboot n’aura pas pris, le bilan de la semaine passée est même négatif en terme de soutiens. C’est le début de la fin, le financement ne sera jamais atteint. La faute très certainement à un tarif jugé trop élevé par rapport au type de jeu, plutôt léger (actuellement 14 874/25 000 € et 316 soutiens. Fin le 29 octobre).
 
 
 
 
 
 

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Les projets qui ont le plus attiré mon attention (en bien comme en mal)

 
 
TacTiki-box-artTactiki est un jeu qui est déjà passé par Kickstarter en début d’année 2019, mais sans succès. Le porteur était à l’époque un nouvel éditeur roumain sans expérience, ceci expliquant cela. Il nous revient sous les couleurs de Drawlab Entertainment, un éditeur grec qui n’est pas vraiment un inconnu sur la plateforme, même si son nom ne dira pas grand chose à la majorité des joueurs.
 
S’il a en effet édité quelques jeux, ils sont tous passés complètement inaperçus. Il est en revanche bien plus connu pour ses campagnes pour des pièces métal, les Legendary Coins. Tactiki est du coup tout de même sa quatorzième campagne. Quand même. Et ce retour du jeu sous sa bannière est au plus grand bénéfice de ce dernier puisqu’il est désormais financé à trois fois.
 
Qu’est-ce que Tactiki ? On peut le résumer simplement comme un jeu de stratégie abstrait pour deux joueurs avec un peu de memory dedans. Bien que je vienne de faire fuir 80 % des lecteurs, je vais quand même essayer de vous livrer les points forts du jeu. Je ne vais pas vous parler du gameplay, d’abord parce-que j’exècre souverainement les jeux abstraits (vraiment, je peux pas !) et ensuite parce-que la page de campagne le fait bien mieux que moi. Je vais donc me concentrer sur les autres aspects.
 
Il ne faut pas se le cacher, un jeu abstrait est difficile à refourguer sur Kickstarter, à deux encore plus. Il faut donc mettre le paquet sur l’aspect visuel et le matériel. Et de ce côté là, c’est plutôt réussi. Le thème choisi est celui des sculptures totémiques des îles du Pacifique, appelées Tikis. Plutôt bien trouvé, car cela correspond parfaitement à l’aspect matériel du jeu et cela autorise un joli jeu de mots pour le titre. On est donc dans une ambiance mystérieuse sur une île perdue, l’image de couverture de la boîte est assez parlante avec ses deux Tikis qui se font face en grimaçant sur fond de volcan en éruption. Ça va friter, c’est clairement annoncé. Entre qui et qui, ça…
 
Le matériel se résume à un petit plateau de 5×5 cases sur lequel vont se déplacer 40 cylindres empilables en forme de tikis, 20 gris et 20 rouges brique. Une boîte avec un insert en mousse pour protéger tout ce petit monde, et basta ! Pas d’esbroufe, mais l’ensemble est très joli et semble agréable à manipuler. Si le gameplay du jeu vous attire, ce n’est clairement pas le matériel qui devrait vous éviter de pledger.
 
Le prix non plus d’ailleurs. 29 € pour l’unique pledge, c’est tout à fait honnête (il y avait bien une édition Luxe en bois super classe à 74 €, mais en nombre limité et désormais indisponible). Malheureusement, les frais de port viennent augmenter singulièrement ce tarif : 15 € pour l’Europe (actuellement 50 380/105 000 £ et 1 210 soutiens. Fin le 05 novembre).
 
 
 
 lost-ones-box-artDécrire le dernier jeu de Greebrier Games actuellement sur Kickstarter, à savoir Lost Ones, ne va pas être très difficile. Pour le thème, 4 gamins kidnappés et emmenés dans un autre monde, le pays des Fae, vont chercher à s’en échapper. Pour le gameplay on est s’est clairement “inspiré » de The 7th Continent, voire même encore plus de The 7th Citadel pour le côté narratif (mais là ça doit vraiment tenir du hasard). Bon, ben voilà… Je vous ai tout dit, ou presque.
 
Bon, il y a des différences quand même hein. Mais le système de jeu est clairement un « choose your own path » à la 7th Continent. La première différence qui saute aux yeux, au propre comme au figuré, c’est la direction artistique. À cet égard, c’est un peu le grand écart puisque celle de Lost Ones est extrêmement colorée, tant pour les tuiles que les cartes. Cartes et tuiles qui bénéficient également de jolies illustrations, les tuiles créant au fur et à mesure du jeu un plateau qui dégage une atmosphère plutôt poétique.

Comme je l’ai dit, Lost Ones se rapproche plutôt de The 7th Citadel par son aspect narratif, qui se matérialise par un livre d’aventure appelé Story Book. Comme d’habitude avec ce genre de jeu, difficile d’en parler de l’intérêt sans l’avoir essayé. Et justement, Greenbrier donne cette possibilité à travers un module Tabletop Simulator. Mais pas sur une version démo, sur la version complète du jeu ! Ce que certains se sont empressés de faire, on s’en doute.

Les retours sont plutôt mitigés. Si l’expérience est très plaisante, c’est l’aspect rejouabilité qui est surtout mis en cause. En effet, une fois les tuiles et la meilleure façon de les passer connue, l’histoire passerait largement au second plan car le joueur aurait tendance à « rusher » les zones auparavant explorées. C’est une façon de faire qui existe aussi sur The 7th Continent et qui existera certainement sur The 7th Citadel, mais dans une bien moindre mesure semblerait-il. Alors bien sûr ceci n’est qu’un ressenti que j’ai pu glaner sur les internets mondiaux, mais si vous êtes intéressés par le jeu, je vous invite à vous renseigner à ce sujet pour vous faire votre propre opinion.

Le jeu n’est disponible qu’en anglais mais Greenbrier fait clairement un appel du pied aux éditeurs étrangers qui seraient intéressés par une localisation.

Deux pledges sont proposés, un de base au tarif très contenu de 30 $ et un autre, pas Deluxe pour une fois, qui ajoute un pack de 4 figurines et les sleeves pour protéger les cartes pour 60 $. Une petite extension dont on ne sait rien est disponible en add-on pour 10 $ (actuellement 39 500/20 000 $ et 590 soutiens. Fin le 03 novembre).

 

 
twisted-fables-box-art Diemension Games a réussi le tour de force de gagner le cœur des joueurs dès leur première campagne. Il faut dire que cet éditeur sino-américain a mis le paquet avec la campagne de Deep Madness en 2016 pour marquer de son empreinte d’entrée de jeu le petit monde du participatif. Ceci grâce à un rapport qualité/matériel/prix assez incroyable et plusieurs langues disponibles. Pour couronner le tout, le jeu qui s’est avéré être très bon.

Du coup reprint en 2018, avec un nouveau succès à la clé (7 800 soutiens) puis arrivée de Dawn of Madness l’année d’après, un jeu encore très dark et toujours très bien accueilli par 8 900 contributeurs.

Voici donc arriver leur troisième jeu, au thème un chouïa moins anxiogène que les autres :  Twisted Fables . Rassurez-vous, on est tout de même encore à des années-lumière des licornes roses à paillettes. Pour le thème, accrochez vous aux branches, ça va secouer : les héroïnes des contes de fées les plus célèbres ont été jetées par le Tisseur de Contes dans un monde alternatif plein de ténèbres où elles vont devoir combattre les unes contre les autres. Pour qui ? Pour quoi ? On sait pas.

 
Ce thème plutôt original va donc vous permettre d’incarner l’une des héroïnes des contes de votre enfance telles que Blanche-Neige, le Petit Chaperon Rouge, Alice du pays des merveilles, la Belle au Bois-Dormant, mais aussi des dessins animés modernes et notamment de Walt Disney avec Mulan ou la Petite Sirène. Il y en a d’autres qui me sont parfaitement inconnues, du moins dans leur appellation anglaise. 

twisted-fables-alice-cartesL’avantage de ce choix thématique est que les filles de votre cercle de joueurs n’auront pour une fois pas de mal à trouver un personnage à incarner. Pour les mecs, va falloir aller chercher les restants de votre féminité refoulée tout au fond du dedans de vous-même. Ça vous fera les pieds, y’a pas de raison que ce soit toujours aux femmes de faire l’effort.

Mais sinon, ça marche comment ? Et bien, ça marche à base de deck building. Vous l’aurez compris dès le début il s’agit d’un jeu d’affrontement, annoncé comme inspiré des jeux d’arcades 2D, genre Street Fighter et consort. Pour vous le décrire, je reprends en partie l’éditeur. Chaque guerrière va renforcer ses capacités, apprendre de nouvelles compétences puissantes, débloquer des pouvoirs spéciaux dévastateurs et utiliser des stratégies asymétriques uniques pour vaincre ses adversaires. Un même personnage peut afficher des styles de combat complètement différents selon les décisions du joueur. Les différentes spécialisations que l’on peut apporter à un personnage lui offrent non seulement de grands choix tactiques, mais aussi une couche supplémentaire de profondeur.

twisted-fables-mulan-cartesVoilà, vous en savez autant que moi, parce-que les explications un peu plus détaillées ne sont qu’en anglais et que je n’ai pas saisi toutes les subtilités. Tout au plus ai-je compris que chaque héroïnes a son propre marché de cartes, que les points de vie et de pouvoir sont gérés via une plaquette en plastique dans laquelle vient s’insérer la fiche du personnage et que les combats se règlent via une rivière centrale. En tous cas, cela à l’air particulièrement bien foutu et très complet. Il est possible de jouer à 4 en 2vs2 mais cela nécessite l’achat d’un pack optionnel. 

Nous avons donc là ce qui paraît être à première vue un bon jeu d’affrontement à base de deckbuilding, et c’est déjà bien. Mais son incontestable point fort, ce qui fait que je remercie Diemension Games de s’être limité à l’anglais pour cette campagne parce-que cela m’empêche de craquer, son point fort disais-je donc est sa direction artistique. Un seul mot me vient à l’esprit à mon goût à moi : sublime ! Les illustrations, la mise en page des cartes, les standees de la version de base mais aussi les figurines (oui parce-que bon, OK, c’est un deckbuilder, mais c’est Diemension Games aussi hein…) de la version Deluxe, tout est magnifique. 

Deux versions donc, ce qui tend à devenir la norme. Un version de base déjà bien fournie avec environ 360 cartes, 6 héroïnes (en standees comme dit plus haut), tous les jetons et accessoires nécessaires et un thermoformage que l’on peut sans peine, connaissant l’éditeur, considérer comme très bien pensé.

twisted-cartes-reliques-2La Deluxe ajoute à cette version de base deux extensions, Flood & Flames et Dark Machinations, chacune apportant deux nouvelles héroïnes, leurs cartes dédiées et des marqueurs. Mais également elle remplace les standees par de (magnifiques, je l’ai déjà dit) figurines, tous les jetons par leur équivalent en plastique, passe les cartes Epic en traitement foil, ajoute 10 séparateurs (un pour chaque héroïne), un tapis néoprène pour la rivière de carte centrale et enfin  intègre d’emblée le pack pour 4 joueurs.

Fidèle à sa politique de rapport qualité prix, Diemension Games propose son jeu à des tarifs très tentants. 35 $ pour la version de base, 75 pour la Deluxe, franchement on paye et on se tait. Et même les sleevers fous comme moi sont à la fête puisque sont proposés en add-on les sleeves pour la version de base à 10 $ et pour la Deluxe à 15 $. Correct.

Je l’ai dit, cette campagne n’est que pour la version anglaise du jeu. Dommage, clairement j’aurais plongé même si je ne suis pas méga fan des jeux d’affrontement. La porte est clairement ouverte aux éditeurs étrangers intéressés par une localisation. Alors par chez nous qui pourrait bien se laisser tenter ? Nuts ? Boom Boom Games ? Pixie ? Où pas par chez nous mais quand même un peu, Lucky Duck Games ? On s’en fout mais sortez-nous une VF !!  (actuellement 78 000/50 000 $ et 1 270 soutiens. Fin le 29 octobre).

 
 

poketto-logoMint Works, Mint Delivery, Mint Control, ça vous interpelle au niveau du vécu ? Des jeux minimalistes qui tiennent dans une boîte en métal de pastilles à la menthe (américaine, la boîte) et qui ont même « inventé » le concept ? Hé bien face au succès de cette gamme Five24 Labs, leur éditeur, change carrément son fusil d’épaule et se tourne définitivement vers ce genre de petits jeux portables. La société a même changé de nom pour appuyer cette orientation et se nomme désormais Poketto, ce qui ne laisse planer aucun doute sur ses intentions.

Sous le nom de Poketto arrivent donc non pas un, ni deux, mais bien trois nouveaux jeux d’un coup, la Poketto Collection. Si la série des Mints déclinait différentes mécaniques pour chaque titre, là ce sont les thèmes qui diffèrent sensiblement, sans chercher à mettre justement une mécanique en avant. Alors, à quoi avons-nous à faire ?

poketto-the-blessed-dark-matériel► The Blessed Dark est un jeu compétitif pour 2 à 4 joueurs. Ces derniers sont des cultistes qui vont invoquer des démons pour gagner les faveurs des Anciens (et accessoirement des points de victoire). Plus le démon invoqué est puissant, plus il rapporte de points. Les deux mécaniques principales sont le « pousse-ta-chance » (Stop ou Encore en bon français) mâtinée d’un peu de « pan-dans-ta-face » léger. Le tout fonctionnant avec des cartes et des dés.

Pour le fonctionnement je reprend les explications de l’éditeur : Les joueurs vont devoir construire un Grimoire de sorts, rassembler les ressources de sang nécessaires pour les lancer et mener des rituels (lancer les dés) pour voir quelles énergies primordiales peuvent être exploitées pour invoquer des démons ou déclencher des sorts.

Ainsi que vous pouvez le voir sur la photo, la direction artistique est elle aussi minimaliste, les deux couleurs omniprésentes étant le noir (heureusement dirais-je, vu le nom du jeu) et le blanc. Quant aux illustrations, elle sont du même acabit. En plus des cartes (32) et des dés (3) viennent une vingtaine de cubes pour matérialiser les jetons de sang, le tout rangé dans une boîte métal noire.

poketto-castle-siege-boîtepoketto-castle-siege-cartes► Castle Siege est celui des trois pour lequel on a le moins d’informations. Il s’agit d’un pur jeu de cartes (18) pour deux joueurs dans lequel le gagnant est celui qui aura détruit le château de l’autre le premier. Il faudra donc résister aux vagues de créatures lancées contre vos murailles et contrer les attaques des engins de siège. 

Le jeu est annoncé comme jouable autant sur une table qu’en gardant ses cartes en main, atout non négligeable en cas de voyage en voiture, train, avion, navette spatiale, etc… Difficile de parler de la direction artistique tant on en voit peu de ce jeu, mais elle semble elle aussi très minimaliste. Quant à savoir si elle est belle…

poketto-starforge-matériel► Starforge est certainement le jeu le plus complet des trois en ce qui concerne le matériel. Le thème est très SF car vous allez devoir construire, au sens littéral du terme, un vaisseau spatial pour conquérir et exploiter des ressources, voire pour les plus taquins attaquer votre adversaire (c’est également un jeu à deux).

Les vaisseaux se construisent par assemblage de pièces en acrylique pour un résultat fort sympathique à la rétine. Le reste du matériel est composé de cartes, de quelques cubes et de deux dés. La direction artistique est encore une fois très minimaliste, mais colorée avec une omniprésence du mauve.

Ces trois jeux sont proposés en bundle pour 35 $, mais aussi à l’unité avec un pledge à 10 $ pour Castle Siege et 15 $ pour chacun des deux autres. Pour 55 $, vous aurez les trois plus Mint Works et Mint Delivery. Mais l’intérêt de prendre un seul jeu fond devant les frais de port : 8 $ de 1 à 3 jeux, 16 $ pour 4 à 8. Je précise que je ne parle que de versions anglaises Même si Lucky Duck Games a repris la VF de la série des Mint, il n’est pas pour l’instant prévu de faire de même avec cette collection (actuellement 20 900/10 000 $ et 615 soutiens. Fin le 14 novembre).

 
 
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Ils débarquent cette semaine

 

qwarks-wanted-box-art► fr Qwarks Wanted par Editions Smile – le 19 octobre

Reboot pour ce party game très sympathique made in France dont le financement avait échoué au printemps 2019. La campagne a été entièrement revue, mais le jeu aussi suite aux retours.

 

 

 

darkest-dungeon-the-boardgame-box-art► fr Darkest Dungeon par Mythic Games – le 20 octobre
 
Adaptation du jeu vidéo éponyme. Mix de Dungeon Crawler / Rogue-Like / RPG baignant dans un univers gothique-dark fantasy, très sombre. Avec moult magnifiques figurines, selon la recette éprouvée de MG.
 
 
 
 
freedom-five-logo► Freedom Five : A Sentinel Comics Boardgame par Arcane Wonders – le 20 octobre

Coopératif dans lequel 1 à 5 héros doivent protéger leur ville et ses habitants contre les attaques du Baron Blade et de ses acolytes. Chaque joueur doit maîtriser les capacités uniques de son personnage pour gérer de multiples crises dans toute la ville de Megalopolis.

 

chronicles-of-waral-box-art► fr Chronicles of Waral par Moskito Games – le 20 octobre

Un jeu tactique très malin où les joueurs doivent prendre le contrôle des quartiers d’une ville. Le jeu mélange du draft, de la pose d’ouvrier et de la gestion de main. Un Ludochrono est disponible si vous désirez en savoir plus.
 
 
 
 
 
townsfolk-tussle-box-art► Townsfolk Tussle par Panic Room – le 20 octobre
 
 Un monster game (à la Kingdom Death, Primal, Sankokushin, etc…) dans un univers façons cartoons du début du XXème siècle.
 
 
 
 
 
 
 
nova-aetas-renaissance-boite► fr Nova Aetas : Renaissance par Ludus Magnus Studio – le 20 octobre
 
Version revue et corrigée de Nova Aetas.
 
 
 
 
 
 
 
 
grand-austria-hotel-let's-waltz-box-art► Grand Austria Hotel : Let’s Waltz ! par Lookout – le 22 octobre
 

Extension pour Grand Austria Hotel composée de cinq modules. Sont promis aussi des mises à jour matérielles et une édition Deluxe.

 
 
 
 
 
 
 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge: Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu: Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr: Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2: Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif

  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

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2 Commentaires

  1. Gigi 20/10/2020
    Répondre

    Salut, sympa comme présentation.
    Peut-on te suggérer des nouveaux projets pour la semaine ou fait tu ta sélection d’une autre façon ?
    Ludiquement, gigi.

  2. Gougou69 20/10/2020
    Répondre

    Salut,
    Je choisi en fonction d’un mélange de feeling et de temps disponible. C’est pourquoi il ne s’agit que d’une sélection et que le traitement de chaque campagne est plus ou moins complet. Tu peux toujours proposer, il m’arrive souvent de passer à côté de projets intéressants car je ne peux pas tout surveiller.

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