Iello Days : Bunny Kingdom, Parsely, Sticky Chameleons, etc

 « Allô Atom ? Tu veux aller à Nancy pour jouer à plein de futurs jeux Iello ? » 

C’est ainsi que cette histoire commence. 

Ni une, ni deux, j’attrape une valise, le nécessaire de toilette, mon appareil photo, mon chargeur, ma batterie, un cahier, un jeu solo (Vendredi), un bon livre et me voilà parti pour Nancy aux journées presse organisées par Iello.

Quelques heures de train et plusieurs chapitres d’un très bon Pratchett plus tard, me voilà enfin à Nancy, une ville que je ne connais pas du tout et que je n’aurais pas la chance de connaitre encore cette fois car je n’étais pas là pour faire du tourisme, mais pour essayer toutes les sorties à venir ainsi que les prototypes de chez Iello !

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La place Stanilas, mais j’ai pris la photo sur internet, je n’ai pas eu le temps de faire un vol en avion, ni de visiter la ville ^^

 

La journée dans les locaux de la maison d’édition jaune commence par un accueil chaleureux de toute l’équipe, que j’avais déjà pu découvrir via les vidéos du vendredi. Une visite de l’entreprise, son entrepôt, l’envers du décor, les discussions enflammées sur Magic : tout ce petit monde ne s’arrête jamais de jouer, même en mangeant pour certains, toujours curieux et en état de veille ludique permanente. 

 

Moutains of Madness (Les Montagnes Hallucinées)

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Nous avons commencé par le prototype de Moutains of Madness, le très attendu coopératif de communication de Rob Daviau, mais je vous ai déjà raconté tout cela dans la preview détaillée.

Folies, situations imprévisibles et univers gelé de Lovecraft sont au programme. Si tout n’était pas encore finalisé quand nous y avons joué, on peut se dire sans trop se mouiller qu’il s’agira d’un très original « party game » pour gamers (sortie octobre). 

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The legend of Cherry Tree

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Puis nous entamons ce Cherry Tree, un jeu minimaliste japonais où l’on fait des collections de fleurs et des majorités avec une mécanique de stop ou encore. Je vous en ai parlé dans cette news. C’est un petit coup de cœur que ce jeu pour moi. À l’énoncé des règles, je n’étais pas franchement attiré, mais une fois en partie j’ai trouvé cela très frais et agréable.

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Parsely Games

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Le grand retour de Parsely !

Nous avons fait le premier scénario écrit par Ludovic Papais. Un joueur joue le maître du jeu (MJ) et va lire un descriptif (et lui donner vie s’il a des qualités de rôliste), et les autres, incarnent le même personnage, à tour de rôle.

Le jeu, inspiré des jeux textuels PC des années 80 et du jeu de rôle, est séquentiel, comme un point and click. Le joueur actif annonce l’action qu’il choisit de faire selon l’énoncé que le MJ lui donne, et c’est au joueur suivant de jouer la suite, et puis au suivant encore, etc.  

Exemple :

« MJ : Vous êtes dans votre cabine. 

Joueur 1 : J’explore la pièce !

MJ : Vous voyez un parchemin…

Joueur 2 : Je prends le parchemin !

MJ : Le parchemin dit « … » (No spoil !)

Joueur 3 : Je continue d’explorer la pièce.

MJ : Il n’y a plus rien. 

Joueur 4 : Je sors de la pièce. »

On va de salle en salle, on discute avec les personnages qui nous donnent des indices, et puis toujours comme dans un point and click, parfois on butera sur un obstacle du scénario et là il faut réfléchir et trouver la solution, pas évidente !

Ce que j’en pense

Au premier abord d’un naturel introverti et n’ayant pas de formation « jeux de rôle » (le dernier jdr que j’ai fait c’était « in nomine satanis » et ça date des années lycée…), j’ai été un peu décontenancé par Parsely (j’ai d’ailleurs proposé des trucs stupides), puis quand les connections se sont faites, j’ai compris comment ça fonctionnait, et je me suis vu dans un point & click à l’ancienne, du style Monkey Island (le scénario d’initiation se passe sur un bateau). Et là, je me suis pris au jeu.

 
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Une fois la partie finie, j’ai vu les différentes possibilités que cela offrait et tous les univers que l’on pouvait explorer avec ce système, surtout que dans les scénarios avancés on peut mourir en jeu il faut donc prendre le temps de sauvegarder sa partie (et les sauvegardes sont en nombres limités bien sûr). J’imagine des scénarios loufoques à la « Days of the tentacle »  ou « Sam and max » pour ceux qui connaissent.

 
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Dans « Dot » 3 anti-héros se retrouvent propulsés dans 3 époques différentes suite à leur voyage dans le temps raté. Ici la machine Wc a voyager dans le temps.

 

Il faut savoir que le jeu sera vendu avec 12 scénarios de difficultés croissantes et différents auteurs connus et moins connu, avec par exemple un certain Antoine Bauza, qui on le sait peu, a travaillé sur un jeu de rôle pour enfants (Contes ensorcelés).

Un projet que je n’attendais pas, mais qui m’attire beaucoup maintenant. Faut dire, j’en ai usé des molettes de souris sur toutes ces énigmes ! Un futur Mini Iello qui fera sûrement bien parler de lui. 

 

Sticky Chameleons

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Nous avons enchaîné avec Sticky Chameleons un party game de Théo Rivière avec des illustrations de Rémy Tornior.

On dispose sur la table tous les insectes (araignée, chenille, moustique, libellule, etc) ce chaque couleur (6 couleurs).
Le joueur actif lance les deux dés, un indique l’insecte, l’autre sa couleur, et à l’aide d’une main collante (symbolisant votre langue de caméléon), on se jette sur le malheureux insecte qui correspond à ces deux caractéristiques, jusqu’à ce qu’il soit dans notre « vraie » main. Attention si vous attrapez une guêpe, cela annule votre prise !  

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Dans les années 80, on pouvait s’en procurer dans les distributeurs de jouets

 

Vous imaginez le joyeux bazar qui en découle, parfois l’insecte vole par terre, on peut même l’arracher des mains d’un joueur (toujours à l’aide de la main collante bien sûr), bref, c’est un peu la folie autour de la table et c’est le but ! 

 

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Ce que j’en pense ?

Ce n’est pas mon style de jeu, mais j’avoue que c’est bien marrant, on ne se prend pas la tête et on finit en sueur ! Le genre de jeu complément foutraque que l’on achète pour les enfants mais qui va être joué par les adultes à l’apéro avec un petit coup dans le nez (en n’oubliant pas d’éloigner bouteilles et les bols de cacahuètes). Un joyeux moment régressif autour de cet objet ludique des années 80 ! 

 

 

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Adrenaline

On a terminé la soirée avec l’édition française de Adrenaline (Czech games) qui sort en mars.

Adrenaline c’est le projet un peu fou d’adapter un FPS (first-person shooter) en jeu de plateau. Shanouilette en avait bien parlé ici.

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Ce que j’en pense ?

Celui-là aussi j’ai beaucoup apprécié. Un véritable jeu hybride, puisque l’on gère des ressources type « kubenboa » pour acheter et recharger des armes et essayer de trouer la peau de nos adversaires. À la mort d’un joueur, on regarde qui lui a fait le plus de dégâts, et on distribue des points en fonction de majorité. Pour éviter que le pauvre joueur ne devienne une cible expiatoire, on réduit ensuite le nombre de points de majorité à gagner chez lui, si bien qu’il sera plus intéressant d’aller composter un autre joueur (des petits trous des petits trous toujours des petits trous !).

Bonus à celui qui entame un joueur, mais aussi à celui qui l’achève. Des armes terribles, au corps à corps, d’autres qui traversent les murs, qui font des déflagrations. Quant à l’adrénaline, c’est quand on dépasse un certain niveau de blessure, on a des actions un peu boostées.

Petit coup de cœur là aussi, mais il gagne vraiment à être joué rapidement pour donner le côté frénétique et malheureusement il peut paradoxalement être source d’analyses paralysantes.

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Et la journée se termine finie ! Vient le moment de se sustenter et de se reposer en buvant une bière avec l’équipe de Iello dans un bar nancéien. Mathieu Bonin (à la communication chez Iello pour encore quelques jours) reçoit alors un message comme quoi M6 va préparer un sujet sur le FIJ de Cannes ! Il faut d’urgence un Codenames à amener au studio de M6. Mathieu Bonin profite alors des réseaux sociaux pour dégoter un internaute dispo pour faire la course express à Neuilly avant le tournage. Cela aurait pu être une jolie histoire malheureusement, la boîte n’arrivera jamais jusqu’au plateau, on suppose qu’il est resté en coulisse pour X raisons… Espérons au moins que les journalistes aient joué avec ! Dommage…

Si la belle histoire se conclut en eau de boudin, l’internaute qui a donné sa boite pour la bonne cause aura été remercié avec une autre boîte de Codenames et celle de Codenames Image en exclu de quelques semaines.

 

Iello Days : Jour 2

Au petit matin, on attaque d’entrée par Arena for the gods

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Arena for the gods

Le nouveau jeu de Maxime Raimbourg (l’auteur de Big book of Madness) est pour moi là aussi un coup de cœur ! C’est jouissif, malin, bourrin, bien pensé, j’ai hâte d’essayer le jeu en équipe ou à deux joueurs. 

Certes, les dés engendreront un aspect aléatoire qui peut déranger certains, mais ça permet à mon sens de revenir dans la partie qu’on a essuyé des pertes. J’adore les illustrations de Paul Mafayon, avec tous ces petits détails qui donnent l’impression qu’elles surgissent de leur support. 

Je vous invite fortement à lire cette news de Shanouillette (écrite avec mes retours justement). 

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Bunny Kingdom

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On rentre dans le dur avec Bunny Kingdom le jeu de draft tant attendu de Richard Garfield, l’auteur de King of Tokyo, Roborally et un obscur jeu de cartes mal connu au doux nom de Magic. Là aussi illustré par Paul Mafayon.

Dans Bunny Kingdom, toute la partie se joue en draft, le tout s’étalant sur 4 tours. Dans chacun d’eux on va drafter 10 cartes, on en garde 2 et on passe au voisin. À la fin de chacun de ces tours, on fait un décompte en fonction des clans de lapins adjacents posés sur les divers terrains du royaume. Selon leur position, s’ils contrôlent des ressources différentes, on multiplie nos points par le nombre de villes possédées.

 

Exemple : Mon clan contrôle un champ, un port et une forêt, et de façon adjacente à ce clan, je contrôle deux villes : une de niveau 1 et une autre de niveau 2. Je multiplie mes 3 ressources par mes 3 (1 pour chaque niveau de ville) : j’aurais au minimum 9 points à chaque niveau intermédiaire + encore si j’agrandis cette ville. Une bonne part du jeu repose sur le positionnement tactique. 

Les cartes

Nous avons différents type de cartes :

  • La plupart donne une coordonnée géographique : le lieu où l’on va déposer nos petits lapins.
  • Nous avons aussi des villes de niveau 1, 2 ou 3 (mais les villes de niveau 3 ne sont constructible que dans les montagnes).
  • Nous avons des cartes villes avec soit une coordonnée et dans ce cas-là on doit la construire sur cette coordonnée précise, soit sans coordonnée et on pourra la placer dans le territoire de notre choix que l’on contrôle.
  • Des cartes trésors qui donnent des PV.
  • Enfin, nous avons des cartes objectifs qui se décompteront à la fin de la partie : si je contrôle 5 champs ma carte « roi des carottes » me donnera 15 PV. Cela peut être en fonction de la taille de mon clan, du nombre de ressources contrôlées, du nombre de villes construites, etc. Il y a pléthore de moyens de faire du PV !

 

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Ce que j’en pense ?

L’édition est très travaillée, les figurines « lapin » sont plutôt mignonnes, les villes où l’on place nos lapinous aussi. Les illustrations de Paul Mafayon sont sublimes, quelques cartes comportent des références un peu geek, c’est toujours sympathique.

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Mais je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu, peut-être est-ce dû à la trop grande attente ressentie. Ce qui m’a déplu sur cette première partie, c’est le côté répétitif : finalement on ne fait que drafter des cartes. La pléthore de cartes et donc de moyens de marquer des points de victoire rendent difficile d’estimer où en sont les joueurs.

Dans ma partie, j’ai surtout réfléchi à garder des cartes pour moi, et peu à ce que je laissais aux autres joueurs (contre-draft). Et ça me semble très important. Hélène a fait le choix de prendre plein de cartes objectifs dès le début et de placer ses lapins ensuite et c’est un choix qui s’est avéré payant. À côté Mathieu semblait bien parti car présent en grand nombre sur le plateau mais sans cartes objectifs (ou trop peu) et ça n’a pas suffi.

Quant à moi, petite frustration sur les derniers tours où je me retrouve avec des cartes inutiles. Dans les derniers tours j’ai une carte qui donne 20 PV si et seulement si on a 9 villes. Il m’en manquait 4 donc je l’ai jugé infaisable et en fait je me suis retrouvé à la fin avec toutes les villes nécessaires, alors que je n’arrivais pas à les avoir pendant la partie. Guillaume a tenté une stratégie qui ne manquait pas de panache, mais qui n’a pas été suffisante non plus. Ce qui m’a le plus gêné c’est que ça pullule de partout (normal pour des lapins) et visuellement ce n’est pas facile de s’y retrouver.

 

Happy Salmon

Après les lapins qui pullulent, voici les saumons qui frétillent, avec Happy Salmon, un jeu délire où l’on doit vider sa main de cartes le plus vite possible. Comme le jeu des caméléons, ce style n‘est pas ma tasse de thé, mais c’est le jeu idéal pour ne pas se prendre au sérieux et rigoler un bon coup pendant l’apéro.

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Débile, éclair, efficace !

 

News, vidéo, itw, test, tout est sur la fiche de jeu

 

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Word Porters

Un proto au nom provisoire pour ce futur jeu de déduction qui ressemble un peu à Codenames, qui a le goût de Codenames, mais qui n’est pas Codenames.

Chaque joueur reçoit une carte qui donne le mot qu’il doit faire deviner aux autres joueurs.

À votre tour de jeu, vous posez un jeton (meeple) sur une des cartes disposées sur la table avec des mots qui représentent des idées (abstraites ou concrètes et souvent antagonistes comme « force / faiblesse ») à vous de trouvez la carte qui représente le plus votre mot caché.

Puis ont fait un deuxième tour avec deuxième meeple et un dernier tour. Attention, si vous voulez aller sur une carte où un adversaire est déjà en place, vous devrez utiliser deux meeples !

 

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Quand tout le monde a déposé ses meeples, on doit deviner à qui correspond tel et tel mot. Et on fait le compte, 1 PV pour chaque mot que vous trouvez, et 1 PV pour chaque joueur qui trouve le vôtre.

Exemple : Si mon mot est « éclair », je vais poser un meeple sur « Force : grande ». Mais ensuite pour les autres ? Que vais je faire ? Rien ne correspond vraiment. Sachant que je dois poser tout mes meeples, dilemme. Parfois c’est un bien de devoir poser deux meeples au même endroit car ça évite de devoir poser le dernier sur un endroit qui ne correspond pas du tout à mon mot.

C’est un prototype, ça demande encore des réglages, mais c’est une autre façon d’imaginer le jeu de déduction de mot et c’est très malin. À suivre … !

 

Sentai Cats
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Un prototype d’Antoine Bauza et Corentin Lebrat ainsi que Ludovic Maublanc, Théo Rivière, et Nicolas Oury.

Devant nous les 5 chats qui forment notre équipe de valeureux justiciers. Le premier à les avoir tous transformés en héros de sentai a gagné la première phase. (Vous savez les héros en collant à la Bioman, Sankukai, Spectror et consort).

Sentaicats

Comment ça se joue ?

Le jeu est sous la forme d’un Chifoumi, mais au lieu de faire papier-caillou-ciseau, on annonce des chiffres. Celui qui annonce le plus gros chiffre peut retourner un de ses chats sur sa face Sentai. Mais seulement s’il est le seul, c’est-à-dire que s’il y a deux fois le « 5 », les deux 5 s’annulent, et ça profite à celui qui a fait l’autre plus gros chiffre.

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Quand un joueur a retourné toutes ses cartes, on passe à la phase 2. Ce joueur se retrouve seul contre tous les autres jouant le « robot-chien ».

Et on continue au Chifoumi, mais les joueurs qui sont du côté du maaaaal devront se coordonner pour ne pas faire les mêmes chiffres !

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Chaque fois que le joueur gagne, il détruit une zone du robot. Un jeu qui s’annonce rigolo, mais c’est encore un peu tôt pour en dire plus ! 

 

Ninja Taisen

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Un jeu de ninja à deux joueurs avec du Chifoumi et oui encore ! Pour gagner il faut soit avoir détruit tous les adversaires, ou bien avoir atteint le village adverse. Un joueur joue le clan du loup, un autre le clan de l’ours, des illustrations différentes mais des decks rigoureusement identiques.

 

Comment cela fonctionne ?

On dispose chacun de son côté, ses ninjas qui protègent le village, ainsi que son Shogun.

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À notre tour de jeu, on lance les 3 dés de couleurs (rouge, vert et bleu) qui ont des valeurs qui vont de 1 à 3. On doit en utiliser au moins 1 et en option on peut utiliser les autres. Si j’utilise le dé vert avec une valeur de 2, je peux déplacer un de mes guerriers vert en direction du village adverse (je n’ai pas le droit de reculer). Je peux emporter avec moi dans mon déplacement deux guerriers en plus. Quand il y a combat, c’est-à-dire que mon ou mes guerriers se retrouvent en face des guerriers adverses, c’est la règle du Chifoumi qui s’applique.

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En cas de même symbole (pierre contre pierre par exemple), celui qui a la valeur la plus forte détruit la valeur la plus faible. S’il y a une stricte égalité, les deux combattants reculent. Là où c’est plutôt malin, c’est que si je détruis son guerrier « ciseau » avec ma « pierre » mais que sous son guerrier « ciseau » il y a un guerrier « feuille », il va détruire à son tour mon guerrier « pierre ».

Si on joue bien on peut détruire plusieurs ninjas d’un seul coup. Sympathique, mais un peu étonnant sur la fin de partie car on peut être soumis au bon vouloir d’un dé. Le jeu sort en mars, à réessayer. Les illustrations sont de Florent Maudoux (cover) et Shigeto Murata. Ressenti  à chaud : un jeu sympa et fluide mais avec un hasard déroutant. En effet, toute la partie peut se jouer sur un lancé de dés. Ça reste malin et combinatoire quand même.  

 

Conclusion de la conclusion !

En ces deux jours Iello, on aura donc joué à plus de 10 jeux, et avons pu apercevoir quelques bribes de certains autres qui arriveront pour 2018. Iello reste encore un éditeur prolifique et ce millésime 2017 ne devrait pas dépareiller.

Je me considère comme un joueur ouvert qui aime jouer à tout et avec toutes sortes de public. Cependant j’avoue volontiers ne pas trop me retrouve dans les Minis jeux ou les « jeuzalacon » (mais il en faut pour tout le monde !).

Iello est un éditeur devenu incontournable dans le paysage ludique français, avec une ligne directrice claire à base de projets familiaux, aux règles limpides, pas trop longues, et un gameplay immédiat. Il n’y a pas de tromperies sur la marchandise. Toutefois quelques projets sont de plus grande envergures et titillent aussi les gamers comme Bunny Kingdoms qui n’a malheureusement pas pris chez moi, mais qui devrait plaire aux joueurs qui aiment le draft et son côté calculatoire. Les Montagnes Hallucinées est aussi un projet plus osé et qui correspond plus à ce que je recherche. Avec l’apport de Czech Games, les gamers ne sont définitivement pas oubliés et Adrénaline pourrait les contenter.

J’attends aussi beaucoup d’Arena for the Gods, un jeu idéal à l’apéro ou en duo qui m’a convaincu sur cette partie découverte. Celui que je n’avais pas du tout vu venir, c’est le petit Parsely, et là si les scénarios suivent (et je fais confiance à l’équipe et aux scénaristes) ça devrait donner une excellente surprise. Le jeu sera édité sous forme de livre à couverture rigide accompagné de petits accessoires dédiés au MJ. Hâte de voir ce que ça donnera ! 

 

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Merci à Iello et toute son équipe pour l’accueil !

 

5 Commentaires

  1. Photo du profil de Alendar
    Alendar 26/02/2017
    Répondre

    Merci pour ce (ces) retour(s) détaillé(s)!
    Je vais arrêter de lire tes articles, mon portefeuille s’en portera mieux!
    (mais je confirme les petites pièces mises sur Adrenaline et Les montagnes hallucinées précédemment)!

  2. morlockbob 27/02/2017
    Répondre

    Bravo Atom…Tu as bien bossé 🙂

  3. Antoine Bauza 28/02/2017
    Répondre

    Il manque 3 auteurs pour Sentaï Catz : Ludovic Maublanc, Théo Rivière, Nicolas Oury. 5 Sentaï, 5 auteurs, facile pourtant 🙂

    • Photo du profil de Shanouillette
      Shanouillette 28/02/2017
      Répondre

      En effet, c’est logique 🙂 corrigé !

    • Photo du profil de atom
      atom 28/02/2017
      Répondre

      Merci pour la correction. Désolé pendant la présentation, j’ai raté cette information.

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