Participatif, la sélection naturelle N° 160 du 25 janvier 2021

 

 

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N° 160

 

Salutations ludico participatives !

► Ca y est, la saison 2021 du participatif est bel et bien lancée !

Il n’y a actuellement aucune campagne qui me fasse un gros effet « wahou » mais il y en a tout de même un nombre conséquent d’intéressantes, qu’il s’agisse de reprints plus ou moins améliorés ou de jeux originaux.

Je profite de ce petit édito pour vous avertir que je ne serai pas en capacité d’écrire la chronique de la semaine prochaine. Il est donc plus que probable qu’il n’y en ait pas !

 

Bonne lecture, à la semaine prochaine (ou plutôt celle d’après du coup 😉 )

et surtout continuez à faire attention à vous !

 

 

 

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Évolution des campagnes en cours 

 

 

► Celles qui se terminent cette semaine

 

fr  Darwin’s Journey par Gonzalo Aguirre Bisi s’avère l’un des premiers beaux cartons de 2021. Tout au long de la campagne, le rythme ne sera jamais descendu en dessous de 244 contributeurs quotidiens même les week-ends, ce qui est une jolie performance. Les 11 000 soutiens sont largement dépassés, c’est financé à 24 fois, bref… tout roule et les 48 dernières heures devraient être assez intenses (actuellement 783 000/30 000 € et 11 800 soutiens. Fin le 28 janvier).

 

 

 

Et les autres…

 

fr  Epic Seven Arise par Farside Games ne s’en sort pas trop mal avec un rythme fort correct toute la semaine qui lui permet d’approcher les 3 000 soutiens, chiffre qui devrait être effectif quand vous lirez ces lignes. C’est financé à plus de 6 fois, ce qui est plus que satisfaisant, au moins en théorie. Est-ce que l’éditeur attendait plus de cette licence apparemment assez porteuse dans certaines régions du monde ? On ne le saura sans doute jamais ! (actuellement 2 548 000/400 000 HK$ et 2 970 soutiens. Fin le 01 février).

fr  Gadianton par Pierre Crouet continue de payer le manque de communication pré-campagne. On peut tout de même voir le côté positif : hormis un jour à zéro, il y a toujours quelques soutiens qui viennent apporter leur obole. La barre de la centaine vient d’être dépassée et il ne manque plus que 1 000 € pour atteindre le financement.  L’espoir persiste donc ! (actuellement 6 000/7 000 € et 111 soutiens. Fin le 05 février).

 

fr  The Road par Alone Edition poursuit sa route (hi hi hi !!) tranquillement, à son gentil rythme d’une trentaine de soutiens quotidiens en moyenne, même le week-end. Au fil des stretch goals le jeu s’est doté d’un aspect aventure non négligeable, apte à augmenter une rejouabilité déjà importante. Les 1 800 soutiens sont en passe d’être atteints, c’est financé à plus de deux fois, encore un joli succès pour Yossef Fahri (actuellement 65 700/30 000 € et 1 770 soutiens. Fin le 06 février).

fr  J’ai bien peur que la campagne de lAdaptatable par Fabrik d’ID soit plutôt mal partie. 7 soutiens depuis le lancement, c’est malheureusement un peu léger pour voir l’avenir avec sérénité… Il reste une vingtaine de jours, espérons que cela décolle rapidement ! (actuellement 1 500/30 000 € et 7 soutiens. Fin le 14 février).

 

 

 

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Les projets qui ont attiré mon attention

 

 

fr  Reggie Games est un éditeur italien qui n’a à son actif qu’un seul jeu, ELO Darkness, correctement financé sur Kickstarter fin 2017 (une éternité donc) et qui a fini dans les limbes de l’oubli. Il s’agissait d’un jeu en arène style MOBA et c’est un peu cela que l’on retrouve dans leur nouveau projet, Primal : The Awakening.

Il ne s’agit pas vraiment d’un jeu de confrontation en arène, mais cela se passe toute de même dans un espace limité et les combats sont très tactiques. Pur jeu coop, il va s’agir pour les joueurs d’aller tataner ensemble, et dans la bonne humeur, un gros dragon qui n’a pas vraiment l’intention de se laisser faire.

Concrètement, une (très grosse) figurine (ha oui, j’ai oublié, c’est un jeu avec des figurines) est placée au milieu d’un petit plateau divisé en 4 secteurs lesquels représentent, en fonction de la position de la figurine, les zones avant, arrière et latérales de la bestiole. Les joueurs sont eux de vaillants guerriers (4 différents de base) qui vont combattre le dragon et vont devoir le terrasser en moins de 10 manches.

Pas de mort dans Primal, sauf celle du dragon bien entendu. Le joueur vaincu est simplement KO, c’est-à-dire hors-jeu pour 2 tours, à l’issue desquels il retourne dans l’arène tout feu tout flammes. Si par hasard tous les héros sont KO en même temps, c’est la victoire pour le dragon.
Un tour de jeu se déroule en deux phases, celle du dragon puis celle des joueurs. Le comportement du dragon est dépendant de decks de cartes qui vont régir les interactions avec les joueurs.

Le deck de Posture détermine les zones vulnérables du dragon et les dégâts qu’il va éventuellement faire aux héros. Trois decks de Comportement définissent les réactions de la bestiole aux agissements des héros, un deck de Péril associé aux postures apporte des petites règles supplémentaires, et enfin un deck Objectif va préciser comment affaiblir potentiellement le dragon. Le jeu en propose plusieurs (de dragons), 13 de base, chacun avec sa belle et grosse figurine. Chacun d’entre eux possède ses caractéristiques propres, ses capacités spéciales, ses forces et ses faiblesses dont les héros devront tirer parti pour espérer le vaincre. Voilà pourquoi d’aucuns situent le jeu entre Kingdom Death et Monster Hunter

Les héros commencent la bataille avec un équipement de base, qui va pouvoir être amélioré dans la variante Campagne. Leurs actions sont dépendantes de cartes qui vont être jouées soit pour l’action en question, soit pour en payer le coût en stamina.
Vous pourrez avoir un aperçu très précis de la façon dont se joue exactement Primal en regardant l’excellent Ludochrono de Mathieu.

Comme je l’ai mentionné plus haut, un mode campagne est disponible, dont on ne sait pas grand-chose sinon qu’il va bien évidemment falloir enquiller plusieurs combats à la suite. Les victoires sur les dragons vont permettre d’améliorer la forge qui va débloquer des possibilités de craft et donc d’amélioration de l’équipement des héros. Héros qui eux-mêmes vont évoluer et améliorer leurs compétences.

Le gameplay a été développé dans le but de fournir des parties courtes et nerveuses, mais aussi stratégiques. Dans Primal, la coopération et la synergie entre les joueurs est primordiale.

La direction artistique du jeu a été particulièrement soignée. Les cartes ont une mise en page dont la sobriété, qui permet une mise en évidence des belles illustrations, tranche avec le reste du matériel. En effet, les plateaux de héros et surtout ceux des dragons arborent une bonne grosse illustration colorée bien typée Med-fan. En fait, curieusement, ce contraste passe plutôt bien.
Ce qui passe moins bien en revanche, c’est le tarif des deux pledges. Là, on peut dire que Reggie Games n’y est pas allé avec le dos de le cuillère.

Celui de base est à 139 €, auquel on oubliera pas d’ajouter 30 € (en moyenne) de frais de port. 170 € donc, et à ce prix on ne peut pas dire que le matériel soit ultra pléthorique même s’il y a tout de même (!) 1 200 cartes en plus des figurines. Le pledge all-in gameplay est quant à lui à 249 € (280 € FdPIn donc), qui ajoute à celui de base 4 extensions dont celle pour un cinquième joueur avec deux nouveaux héros, les trois autres étant composées de deux nouveaux dragons et de nouvelles cartes d’équipement.

Et les stretch goals quotidiens (la nouvelle mode des porteurs de projet) ne viennent pas tant compenser ces tarifs : de nouvelles cartes, un nouveau scénario et un nouveau dragon à l’heure où j’écris ces lignes. Grâce aux Early birds (et aussi au manque de grosses campagnes de ces dernières semaines à mon avis), le démarrage de la campagne fut assez fulgurant. Plus de 4 000 backers le premier jour, moitié moins le deuxième et… 10 fois moins à partir du troisième jour, qui a marqué la fin des Early birds.

Reste donc à voir si la toxicité des Early birds, bien trop souvent constatée par ailleurs, va être forte ou non ici, et si les futurs stretch goals pourront, par leur qualité (puisqu’on en connaît déjà la quantité de par leur nature), la contrebalancer et à la fois faire oublier la facture disons… plutôt salée. Petit détail important, les règles du jeu sont disponibles en français en PDF, mais tout le reste est en anglais (actuellement 1 530 600/150 000 € et 7 840 soutiens. Fin le 02 février).

 

 

fr  Petite entorse à la raison d’être de cette rubrique, je vais vous parler d’un jeu qui n’est pas financé par le participatif. Mais c’est pour la bonne cause.

Après la campagne fort réussie (à la grande surprise de l’éditeur) pour Le Village Sombre (plus de 1 700 soutiens tout de même) Vianney Carvalho nous propose à nouveau, via sa petite société d’édition Tiny Concept, TMG Collection 01 : Horoscope.

Nous sommes toujours sur un tout petit jeu en ce qui concerne le matériel, mais l’intérêt ludique n’est en aucun cas proportionnel. Vous sont donc proposés 12 jeux narratifs très courts, jouables n’importe où et à peu près à n’importe quel moment. La configuration joueurs est différente selon le jeu : solo, duo, beaucoup plus, par équipe… c’est l’éclectisme. Au titre, vous aurez compris que le thème de cette première fournée est les signes astrologiques.

Matériellement, chacun de ces jeux tient sur un ticket 57 x 300 mm, genre ticket de caisse de supermarché. Impression par sublimation thermique, sans encre donc, pour une plus grande longévité et la sauvegarde de Mère Nature (j’avoue que concernant le second aspect, je suis moins catégorique). Ces tickets sont contenus dans une toute petite boîte et sont disponibles, pour le même prix, en version PDF et JPEG.

Comme tous les jeux de Tiny Concept, le tarif est lui aussi tiny : 9 €. Comptez 3 € de frais de port pour la France, 6 € pour ailleurs. Comme dit plus haut, ce n’est pas sur Kickstarter qu’il faut aller, mais directement sur le site de l’éditeur.

 

 

fr  Andrew Carnegie est né en Ecosse en 1835 et, après avoir émigré avec ses parents aux Etats-Unis en 1843,  il est devenu l’un des hommes les plus riches du monde en faisant fortune essentiellement dans la sidérurgie. Mais il est surtout connu pour être un philanthrope et un bienfaiteur. À sa mort une grande partie de sa fortune a été léguée à des fondations caritatives et cela a permis la création de 2 500 bibliothèques publiques gratuites à travers le pays.

Xavier Georges (ci-devant auteur de petits jeux d’apéro comme entre autres Troyes ou Carson City ;)), a développé son dernier jeu autour de ce personnage historique, jeu qui est actuellement proposé sur kickstarter par Quined Games sous le nom pour le moins évocateur de Carnegie. On devine aisément les séances de brainstorming effrénées pour trouver ce titre (je taquine, bien évidemment. C’est certainement même l’éditeur qui a orienté la création de l’auteur vers ce thème).

Tout ceci posé, le joueur sagace que vous êtes commence à se douter de ce qu’est la proposition du jeu. Je casse le suspens rapidement : c’est effectivement un Euro de gestion et de développement dans lequel les joueurs vont créer et faire évoluer leur entreprise et, pourquoi pas, se transformer en un de ces illustres bienfaiteurs qui devient le héros des masses populaires (qu’il exploite éhontément en retour, mais ça c’est un autre sujet).

Une partie se déroule sur 20 tours au cours desquels chaque joueur va recruter et gérer des employés, développer son entreprise, investir dans l’immobilier, produire et vendre des biens, créer des chaînes de transport à travers les États-Unis. Au cours de son tour de jeu, le joueur actif va effectuer une et une seule action parmi quatre disponibles. Bien entendu, chacune de ces actions produit un effet mais surtout devient disponible pour tous les autres joueurs, qui peuvent alors suivre le joueur actif. Autrement dit, pas de temps mort en cours de partie, et ce n’est pas si courant.

Le sous-titre du jeu est « Deluxe Collector’s Edition ». Pour ce qui est de l’aspect Collector, il est bien présent vu que cette version Deluxe ne sera jamais disponible en boutique. Pour l’aspect Deluxe justement, ça se discute, et tout dépendra de ce que qu’évoque pour vous cette appellation. Parce que certes, il y a bien quelques jetons remplacés par leur équivalent en bois avec transfert à chaud, quelques départements exclusifs à cette version ainsi que le plateau qui leur est dédié, et surtout un rangement réalisé par GameTrayz. Mais j’ai personnellement du mal à y voir réellement une version Deluxe telle que qu’on en croise régulièrement sur Kickstarter.

Concernant la direction artistique, sachez qu’il s’agit de l’œuvre du fameux Ian O’Toole. Bon, moi je n’aime pas trop son style mais il faut avouer qu’il est en parfaite adéquation avec le thème. Le prix du pledge unique est plutôt très correct à 65 €, pour des frais de port de 12 €. Grâce à Pixie Games, le jeu est disponible en français au cours de cette campagne.

Sachez qu’une version dématérialisée du jeu est jouable sur Tabletop Simulator et sur BGA. Les premiers retours que j’ai pu lire vont de très bons à enthousiastes, ce qui est toujours de bon augure pour la suite de la campagne, laquelle ne va pas mal du tout avec ses 2 200 soutiens et son financement à 4 fois (actuellement 202 750/40 000 € et 2 530 soutiens. Fin le 07 février).

 

► En bref !

 

Castles of Mad King Ludwig Collector’s Edition par Bézier Games est la version « plus mieux mieux » du jeu édité en 2014 et qui est depuis devenu une sorte de classique (au moins pour certains joueurs). Il s’agit du même jeu mais avec quelques nouveautés et changements. Du côté du matériel, Collector’s Edition oblige, on trouve de nouvelles illustrations, un nouveau tableau de score double-face, des nouveaux jetons cygnes, des miniatures de tours et un rangement by GameTrayz. Pour le gameplay, de nouvelles faveurs du Roi et cartes bonus et une nouvelle extension Décrets Royaux. Le tout reste désespérément en anglais (actuellement 777 000/10 000 € et 5 880 soutiens. Fin le 18 février).

 

Encore une réédition d’un vieux classique avec la campagne du Tinner’s Trail de Martin Wallace. Edité en 2008 par Treefrog Games, le revoilà sous la bannière de Alley Cat Games, pour le meilleur serais-je tenté de dire. La différence principale qui saute aux yeux, c’est évidemment la direction artistique. En faveur du dernier né, bien entendu. Les Meeples customs sont aussi bien plus jolis. Hors ces aspects graphiques et matériels, une modernisation du gameplay a été effectuée par l’auteur himself, gage de respect de l’œuvre originelle. Ainsi, Tinner’s Trail est désormais jouable de 1 à 5 joueurs, contre 3 à 4 auparavant. Les ressources sont désormais matérialisées par des tuiles et plus par des dés. Les cartes à double usage prennent bien plus d’importance que dans l’ancienne version et deux petites extensions apparaissent. Là encore, le jeu est uniquement disponible en anglais (actuellement 98 200/14 750 £ et 2 480 soutiens. Fin le 05 février).

 

Le trophée du succès improbable de l’année 2021 est déjà quasi assuré pour la campagne de Tiny Paper Dungeons par Tom Brinton. Il s’agit d’une sorte de dungeon crawler en Roll & Write au matériel minimaliste puisque sous la forme d’un tout petit carnet de 50 pages (50 donjons donc) auquel il est adjoint un bête dé 6 et un crayon à papier.

Le gameplay est tout aussi minimaliste : le dé à 6 faces est lancé et on se déplace en fonction du résultat en choisissant une direction. On trace une ligne et on interagit avec tout ce qui s’y trouve, que ce soit un monstre, un trésor ou un téléporteur. Le truc sympa ? Quel que soit le nombre de carnets imprimés, il n’y aura pas deux donjons identiques. En effet, les niveaux sont générés par informatique grâce à un algorithme dédié.

Je l’ai mentionné plus haut, le succès est assez impressionnant pour un tel jeu. Près de 3 000 soutiens et financement à 66 fois, c’est plutôt pas mal pour un jeu proposé à 5 $. À noter que compte tenu des frais de port, il est plus intéressant d’acheter les bundles de 5 ou 6 carnets. Et c’est toujours uniquement en anglais, mais là pour une fois, on s’en fiche un peu (actuellement 66 000/1 000 $ et 2 930 soutiens. Fin le 02 février).

 

 

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Ils débarquent cette semaine

 

 

fr  Human Punishment: The Beginning par Godot Games – Le 25 janvier 2021

Jeu semi-coop où les humains luttent contre la domination des machines. Stand alone / prequel totalement compatible de Human Punishment: Social Deduction 2.0.

 

 

 

 

fr  Dans Les Cordes par Chèvre Edition – Le 25 janvier 2021

Simulation de combats de boxe avec des cartes proposée en édition de luxe et en nombre limité.

 

 

 

 

fr  MOB: Big Apple par TGG Games – Le 25 janvier 2021

Des familles mafieuses new-yorkaises luttent pour le contrôle de la ville et de ses trafics…

 

 

 

 

fr  Radlands par Roxley Games – Le 25 janvier 2021

Dans un univers post-apo, des clans se font la guerre. C’est du Roxley, donc mega-carton spotted !

 

 

 

frReload par Kolossal games – Le 26 janvier 2021

Le retour du papa de Room 25 accompagné par Jean-Marc Tribet, ce duo de briscards vous propose une expérience de battle royale à la Fortnite. À suivre l’itw des auteurs sur Ludovox

 

 

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge: Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu: Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr: Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2: Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif
  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

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4 Commentaires

  1. P'Ti RouZ 25/01/2021
    Répondre

    The Road me tentais bien car j’ai déjà The Way of Samuraï et j’aime bien la mécanique mais le prix me refroidi un peu 🙁

    • Gougou69 25/01/2021
      Répondre

      C’est vrai que le prix semble un peu élevé a priori mais en y regardant de plus près il ne l’est pas tant que ça, surtout par rapport à Way of the Samurai.

      WotS : 60 cartes, 20 €

      WotS Definitive Edition : 85 cartes, 29 €

      The Road : 120 cartes (voire plus avec les SG qui n’étaient pas spécialement prévus au départ), 32 €

  2. Kyojin 25/01/2021
    Répondre

    La possibilité de pouvoir jouer à Carnegie sur BGA ou Tabletop simulator est vraiment excellent pour se faire une idée du jeu.

    Pour ceux qui lorgnent du coté de « Castles of Mad King Ludwig Collector’s Edition », n’oubliez pas d’ajouter les fdp plutôt conséquents (39$) et la nouveauté qu’il faut lire entre les lignes, la TVA de 20% sur le total. Soit 165$ … miam, le prix est Collector !

  3. Florian 26/01/2021
    Répondre

    Castle me tentais beaucoup mais les frais de port exorbitant m’ont vite refroidit. C’est dommage, le jeu est excellent.

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