Terra Mystica sur iOS

Depuis sa sortie en 2012, Terra Mystica s’est imposé comme un classique du jeu de développement/gestion : on ne le présente donc plus vraiment. La complexité du titre et la pléthore de matériel de la version physique faisaient de son portage numérique un défi plutôt corsé.

Ce n’est donc pas à n’importe qui que Feuerland Spiele a confié le soin de le relever : Digidiced est un solide studio de 4 personnes, ayant déjà fait ses armes sur plusieurs titres d’Uwe Rosenberg : Patchwork, Agricola : Terres d’Élevage et Le Havre : Le Port Fluvial. Des réalisations certes moins complexes, mais plutôt traitées avec brio, comme en témoigne la review de Patchwork par l’ami Alstar.

Application testée sous iOS avec un iPad Air 4e génération (2014).
Elle est également disponible sur Android et prochainement sur Steam
.

Premiers pas

L’application est disponible dans pas moins de huit langues, dont le français. Même si quelques fautes de grammaire piquent les yeux çà et là, la traduction est globalement correcte, et permet une pratique sans contre-sens ni souci de compréhension majeur.

Les chapitres du didacticiel.

Un tutoriel initie aux bases du jeu et fera également office de piqure de rappel pour les anciens pratiquants un peu rouillés. Il a la bonne idée d’être divisé en sections, ce qui évite d’avoir à repartir de zéro en cas de besoin d’y retourner.

Les plus pressés maitrisant déjà les arcanes du jeu physique n’auront pas nécessairement à passer par cet apprentissage : sauf à vouloir absolument prendre son temps pour découvrir l’interface en douceur, l’intuitivité dont cette dernière fait montre (nous y reviendrons) permet de démarrer sans préambule. Quitte à parfois tâtonner, on arrive la plupart du temps à effectuer la manipulation que l’on souhaitait de manière naturelle.

A l’inverse, ce tutoriel n’est en rien exhaustif : autant c’est un premier vernis pour commencer sans avoir à absorber d’emblée l’ensemble des points de règles spécifiques dont le jeu regorge, autant il laissera le néophyte désarmé face aux multiples interrogations qui finiront tôt ou tard par émerger.

Aussi, il est dommage de ne pas avoir inclus les règles directement dans l’application. Pour les questions avancées, on se contentera en effet d’un renvoi externe vers un fichier PDF en ligne. Pour rappel, le manuel officiel lui-même n’est pas exempt de zones d’ombre, et au besoin nous vous conseillons la FAQ participative en français.

Outre les habituels Crédits et l’inévitable auto-publicité au détour du menu Autres jeux, quelques maigres réglages permettent de couper les sons et d’affiner la vitesse des animations. Vous devriez rapidement pousser cette dernière au maximum : avec l’habitude, vous arriverez à suivre ce qui se passe tout en compressant le temps de jeu « inactif ».

A noter que le menu principal et les sous-menus calquent la présentation de l’application Patchwork, qui n’est au demeurant pas mauvaise. C’est propre et clair, sans fioritures inutiles. Digidiced semble en tous cas soit réutiliser un framework interne, soit avoir puisé dans le code de leurs jeux préexistants.

Ce sympathique Magicien nous livre ses trucs et astuces.

Bernard Pivot s’abstenir.

 

L’interface

D’emblée, l’application met à l’aise tant le design graphique du jeu d’origine est à la fois respecté et sublimé de manière intelligente. Ainsi, les portraits des différentes factions sont bien basés sur les illustrations d’origine de Dennis Lohausen. Mais il leur prend parfois l’envie de s’ébrouer discrètement.

Ouverture des panneaux latéraux.

Surtout, le tour de force majeur consiste à présenter dans l’écran principal une masse d’informations de manière à fois compacte et lisible, en joignant l’agréable au fonctionnel. État des stocks des différentes ressources, réserves des éléments en nombre limité, revenu prévisionnel de la prochaine manche : tout est là ou presque.

Le rendu de la carte est bon, et même si personnellement j’aurais préféré mettre encore plus en évidence les structures, un effort spécial y a déjà été consacré via la présence d’un bord noir ou blanc, selon la couleur du terrain correspondant. Pour avoir eu en mains des versions beta sans cette fioriture, je peux vous assurer que le confort de visualisation s’en ressent nettement.

Les éléments et plateaux annexes (cultes, tuiles Villes, Faveurs, conversions,…) sont représentés sur des écrans secondaires, disponibles en un tap via un système de panneaux plutôt pratique. Détail permettant de garder le fil : lorsqu’un panneau sur lequel vous étiez censé réaliser un choix a été refermé par inadvertance, l’onglet correspondant se rappelle à votre bon souvenir en frétillant légèrement.

Je vous reçois 5 sur 5. Je vous reçois 5 sur 5.

Un tap sur un portrait de faction fait apparaître des informations liées au joueur concerné. Il existe trois rubriques entre lesquelles on peut naviguer : visualisation des détails du plateau personnel (en deux parties), informations thématiques et description des capacités spéciales de la faction. S’il s’agit de vous et que vous êtes le joueur actif, un menu supplémentaire prend la main par défaut : il représente les 8 actions du jeu, et vous indique lesquelles il est possible d’effectuer à cet instant.

Ce menu n’est qu’une façon de faire, car comme indiqué précédemment, des raccourcis intuitifs existent pour les actions les plus courantes : un tap sur un hexagone suggère de le terraformer puis d’y construire une Habitation si souhaité, un tap sur une structure existante propose de l’améliorer, et un tap sur une Forteresse en active l’action spéciale lorsqu’elle existe. Avec un peu d’habitude et pour peu qu’on ait décidé quoi faire à son tour, c’est donc réglé en deux temps trois mouvements.

L’écueil de la mauvaise manipulation est par ailleurs évité via l’étape de validation finale de son tour : tant que ce point de non-retour n’est pas franchi, il est possible de reprendre complètement le tour de jeu depuis le début.

Ceci étant dit, tout n’est évidemment pas parfait.

Il semblerait que ça soit à moi.

Plutôt qu’une animation aussi tape-à-l’œil lors du changement de joueur actif, on aurait préféré pouvoir distinguer plus facilement quels joueurs ont déjà passé, par exemple en grisant leur portrait. En l’état, le petit parchemin porteur de cette information est un peu trop discret (voir les Nomades ci-contre).

Dans le même ordre d’idée, il n’est pas aisé de garder à l’esprit à chaque instant quelles actions Spéciales ou actions Bonus chacun a encore à sa disposition, paramètre pourtant d’importance pour prioriser ses propres actions. Il en coutera donc quelques taps pour accéder à l’information, pour peu qu’on ait remarqué où elle se situe (car c’est parfois subtil).

Autre inconfort en fin de partie : il est souvent utile de déterminer combien d’Habitations ou Comptoirs chacun des adversaires peut encore construire. En l’absence de compteur directement visible, il faudra donc observer la carte et dénombrer soi-même, ou visiter chacun des plateaux desdits adversaires.

Citons également l’écran des pistes de Cultes, qui aurait gagné à pouvoir être affiché sans scroll vers les cases 9 et 10. Enfin, le « log » du jeu, s’il a le mérite d’exister, n’est pas des plus facile à décrypter. Il lui manque une mise en évidence des actions principales, et faire apparaitre la couleur des factions concernées par chacune des lignes aurait été un plus.

Même mises bout à bout, ces pinailles restent loin, très loin d’être rédhibitoires ; elles n’écornent quasiment pas une expérience de jeu extrêmement satisfaisante.

Bande originale

Digidiced a mis les petits plats dans les grands en ce qui concerne l’ambiance musicale, digne d’un blockbuster du jeu vidéo. Chaque faction dispose de son propre thème (d’environ 90 secondes), qui se déclenche lors du tour de jeu ainsi que lors de la consultation du plateau de la faction concernée. N’hésitez pas à lancer le thème principal pour accompagner la suite de la lecture :

 

Thème principal

 

Les Halfelins

 

 

Quelques maigres sons ponctuent sporadiquement certaines actions (notamment la terraformation), mais on les oublie très vite tant ils sont discrets voire insignifiants. Ils ont au moins le bon goût de ne pas être horripilants.

Partie de proximité

Le premier mode de jeu consiste à jouer déconnecté, au coin du feu, seul ou à plusieurs. Car malgré l’impossibilité de cumuler plusieurs profils locaux, on peut ajouter un ou plusieurs invités humains dans une partie de 2 à 5 joueurs, en complétant avec des IA au besoin (voir mon avis sur celles-ci par ailleurs).

Le jeu se prête assez bien à un pass & play complètement fluide, puisqu’il ne comporte aucune information cachée. Tout le monde reste donc concerné à tout moment, sans avoir à re-visualiser les actions effectuées depuis le tour précédent, aspect assez pesant sur un portage comme Agricola par exemple. Bien sûr, au-delà de deux, il devient difficile de se partager une même tablette.

Les lacs de Loon vous feront changer d’air.

Quelques variantes sont proposées : ordre du tour initial aléatoire, et ordre du tour dans l’ordre de passe de la manche précédente (indispensable).
Excellente surprise par ailleurs : outre la carte du jeu de base, une carte additionnelle est disponible : Loon Lakes. Cette carte ne débarque pas de nulle part puisqu’il s’agit d’un projet de longue haleine mis au point par des fans sur BGG et testé intensivement sur la plate-forme Snellman. Pour ceux que l’histoire intéresse, ça s’est passé ici.

Dernière variante implémentée : l’ajustement des PV de départ selon la faction. Selon celle-ci, les Ombrelins débutent avec 15PV, tandis que les Fakirs disposent d’un matelas de 33PV pour compenser leur faiblesse statistiquement constatée. Bien que récente et visiblement mise au point justement à l’occasion de l’application, cette variante est tout à fait officielle puisqu’elle a été publiée le 7 avril 2017 par l’éditeur. Tous les détails, et notamment le nombre de PV par faction sont ici.

Il est évidemment possible d’interrompre une partie pour la reprendre ultérieurement là où elle s’était arrêtée, d’en commencer plusieurs en parallèle et, plus surprenant, de sauvegarder un « replay ». Par contre, l’application ne gardera aucune trace de vos exploits locaux contre les copains et/ou les IA. Pas de statistiques de nombre de parties, pas de taux de victoire ou de classement moyen par faction, rien. Une partie locale sera oubliée sitôt finie : certainement dommage pour ceux qui comptent en faire leur utilisation principale.

Intelligence Artificielle

A date, l’application propose quatre IA différenciées par le nombre maximum de secondes qu’elles mettent à jouer : 1, 5, 10 ou 15 secondes.

Cette limite s’avère effectivement respectée, et dans les faits, la version 15 secondes répond en moyenne au bout d’une une dizaine de secondes sur un iPad Air. Dans ces conditions, une partie à 4 joueurs en solo contre 3 IA dure environ une heure, ce qui est à la fois beaucoup pour un jeu numérique, et peu pour Terra Mystica.

Même avec 15 secondes à sa disposition, ce cher « Sir Thinkalot » est cependant bien tendre. Avec ses scores aux alentours des 100PV, il est adapté pour donner du fil à retordre au néophyte ou au joueur occasionnel. Mais contre un humain confirmé, ses décisions par moment saugrenues (pour ne pas dire stupides) le disqualifient irrémédiablement.

Les versions 1 et 5 secondes – incarnées notamment par le triste « Sir Losealot » – ont pour avantage d’accélérer le mouvement. Néanmoins, leurs coups vraiment indignes (comme se ruiner à construire des ponts sans en avoir usage) mettent à rude épreuve la notion d’intelligence.

Il est à noter ici que toutes ces IA sont estampillées « Facile ». La présence annoncée d’adversaires « Moyen » et « Difficile », en grisé dans le menu de sélection, augure des futures versions plus compétitives. Espérons simplement que les temps de réponse de ces IA améliorées resteront dans le domaine de l’acceptable sur des appareils pas forcément dernier cri. Eu égard à des constats effectués lors du beta-test, c’est en effet probablement la raison pour laquelle ces moutures ont été retardées.

Réseau de 9 hexagones, et pas plus de 7 sur un culte pour les IA sur cette partie.

« Coming Soon ». Dont acte.

 

Jeu en ligne

Première possibilité : défier un ou plusieurs amis dans une joute « Amicale ». Si elle remplit bien son rôle pour cet usage précis, comme la partie Locale, elle passe au travers de toute statistique.
De plus, il faut savoir qu’aucune IA ne peut être intégrée dans une partie en ligne. Sauf à jouer uniquement entre humains, il ne sera donc pas possible d’utiliser ce mode pour contourner le pass & play lorsqu’on possède plusieurs appareils.

Second univers, la partie « classée » permet d’affronter des joueurs en ligne. Elle donne lieu à un classement (un chiffre), a priori inspiré ou dérivé du système ELO. Difficile de donner plus de détails sur les conditions de calcul puisqu’elles ne sont explicitées nulle part.

Les conditions de jeu sont strictement imposées par l’application, et vous ne pourrez que les constater en les découvrant. Rien n’est paramétrable ni décrit en amont ; voici donc quelques infos utiles.

  • Le nombre de joueurs est systématiquement de 4, sur la carte du jeu de base (pas de Loon Lakes donc), et en utilisant les variantes « Ordre du tour variable » + « Ajustement des PV de départ ». Pour rappel, cette dernière est loin d’être neutre (cf. plus haut).
  • Il n’est pas question de choisir ses adversaires, c’est l’application qui s’en charge. On peut supposer qu’elle se sert du classement pour associer des joueurs plus ou moins de même niveau.
  • Le délai pour jouer un coup est fixé à 72h dans le cas d’une action principale, et de 40h dans le cas particulier d’une simple décision de gain de pouvoir en réaction à une construction adverse.
  • tout joueur dépassant le délai est exclu de la partie et remplacé par une IA (le piètre modèle « 1 seconde » en l’occurrence…)

 

Avec de tels timers, sachant qu’une partie comporte grosso modo une cinquantaine de coups et au bas mot une dizaine de décisions de gains de pouvoir (appelés « Tour de réaction » ici), l’étalement dans le temps pose question. D’après mes calculs, une partie pourrait durer 18 mois ou plus avec des joueurs ne se connectant que tous les 2/3 jours, et aux alentours de 3 à 4 mois dans des cas raisonnablement plus favorables.

Évidemment, il est possible de démarrer en parallèle autant de parties désynchronisées de ce type que souhaité.

Mais justement, un autre type de partie classée existe : la partie rapide. Elle se déroule selon les mêmes conditions si ce n’est qu’elle est supposée se dérouler en « live ». Les délais sont raccourcis en conséquence : respectivement 10 et 2 minutes. Assez logiquement, on ne peut lancer qu’une seule partie de ce type. Là encore, le temps accordé semble très généreux ; si chacun des protagonistes utilise un peu trop régulièrement la majorité de ses 10 minutes, vous devrez rester scotché de longues heures à votre tablette pour en voir le bout.

Il manque clairement deux choses :

  • des possibilités de paramétrage du délai, ce qui permettrait de postuler à des parties d’un tempo choisi, en connaissance de cause.
  • une souplesse dans les « tours de réaction », la plupart du temps inutilement bloqueurs. Certes, les règles indiquent que le gain de pouvoir doit se faire immédiatement, mais cette décision est rarement capitale pour les actions des joueurs suivant. Snellman fluidifie grandement les parties grâce à cette astuce : les gains de pouvoir ne stoppent le déroulé du jeu que si les joueurs éventuellement impactés le demandent explicitement.

Quoiqu’il en soit, l’écran du profil personnel affiche des informations en lien avec les parties classées : rang personnel et classement des dix meilleurs joueurs, nombre de parties jouées, gagnées, nombre de parties jouées par faction, gestion des amis, ainsi qu’une poignée d' »achèvements » sans grand intérêt (avoir battu un joueur mieux classé, avoir terminé une partie avec chacune des 14 factions, etc.).
Sans cracher dans la soupe outre mesure, cette rubrique se contente du minimum, et montre très vite ses limites. Impossible d’afficher l’intégralité du classement, et pratiquement aucune statistique à se mettre sous la dent. Oubliez les scores mini, maxi ou moyen, les taux de réussite par faction, etc. Bon, rien qui empêche de jouer cependant.

Essai terraformé

Pour moi, c’est clair, l’application est globalement une réussite. Et je me considère comme assez difficile, d’autant plus sur mon jeu Numéro 1 de tous les temps du monde connu.

Le travail réalisé sur le rendu graphique et l’ergonomie est assez colossal compte tenu de la complexité du titre. On apprécie également la présence des diverses variantes et, cerise sur le gâteau, d’une carte alternative supplémentaire par rapport au jeu physique. La possibilité de jouer en ligne, même dans un relatif inconfort, doit permettre à qui le voudra de se frotter à des joueurs de tous poils et de progresser.

À l’évidence, on aurait préféré une application sans défaut, d’autant que le prix haut de gamme de 9,99€ a forcément tendance à relever le niveau d’exigence. Il est donc malgré tout assez difficile de réprimer l’agaçante impression d’une sortie un peu prématurée. Le rythme frénétique des mises à jour (pas moins de 5 sur les deux premières semaines !) est révélateur de ce point de vue, tout en rassurant par ailleurs sur la réactivité des développeurs.

Les sujets d’améliorations ne manquent pas : les IA ont du chemin à faire pour tenir la dragée haute à un connaisseur, c’est le principal reproche que je formulerais. Secundo, l’implémentation du jeu en ligne est par trop rigide en l’état. Enfin, même si mises à jours en viennent progressivement à bout, il subsiste quelques bugs au détour de cas particuliers (qui sont légion).
On ne doit pas s’ennuyer chez Digidiced en ce moment, puisqu’il est à noter que l’extension Feu & Glace est d’ores et déjà annoncée en supplément à paraitre ultérieurement. Miam.

Si vous aimez Terra Mystica et que les imperfections mineures signalées dans ces lignes ne vous dérangent qu’à la marge, ou si vous êtes confiants dans les futures retouches qu’on semble pouvoir espérer, il n’y a pas tellement à hésiter.

 

10 Commentaires

  1. Photo du profil de eolean
    eolean 05/05/2017
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    Elle m’a l’air de haute volée cette adaptation. Par contre je trouve que le prix -9,99 ouch-  commence à faire un peu cher… Surtout si l’IA n’est pas à la hauteur. Après, vu que ce jeu fait parti de tes chouchou, est-ce que c’est pas toi qui est très fort et que le joueur lambda aura peut-être du fil à retordre ? 😀

    • Photo du profil de Grovast
      Grovast 05/05/2017
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      Rapporté au prix de l’heure de travail, je ne pense pas qu’on soit sur une arnaque. Dès qu’une application coute plus de 4€, cela parait « cher » en comparaison d’autres portages. Mais à mon avis ceux-ci ne sont pas vendus à leur juste valeur. Et donc, sauf à en vendre des dizaines de milliers, beaucoup sont probablement déficitaires (c’est une supposition, je n’ai pas les chiffres).

      On est dans un loisir où certains n’hésitent pas à payer beaucoup plus des boites physiques qu’ils sortiront quasiment jamais. Alors 10€, c’est vraiment donné si cette version numérique te permet d’explorer la profondeur de plusieurs centaines de parties de ce jeu.

      Maintenant, c’est sûr que pour quelqu’un qui n’est pas certain d’accrocher, cela fait forcément plus hésiter. Il vaut mieux avoir déjà joué au moins une fois au jeu physique pour savoir à quoi s’en tenir.

      Concernant l’IA : oui. Comme indiqué dans l’article elle peut mater un novice. Après, je pense que tout joueur qui va rentrer dans le jeu et commencer à bien progresser (la courbe est assez longue…) finira par en prendre la mesure, et dès lors ça ne présentera plus tellement d’intérêt. Mais partant de zéro, on parle déjà de beaucoup de parties en effet.
      D’après ce que j’ai compris, Digidiced a déjà les algos pour la faire jouer mieux, mais ils ont un problème de lenteur et sont donc en train d’optimiser leur code pour que sa passe sur le device de Mr tout le monde.

      • Photo du profil de eolean
        eolean 05/05/2017
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        C’est vrai qu’en nombre d’heures travaillés, je te rejoins, le prix doit être correct. C’est juste que je suis encore de la vieille école et parfois j’achète un contenu numérique 5 euros et après je me dis que j’ai acheté de l’information et non du matériel et quand j’en ai plus l’utilité, j’ai la sensation d’avoir dépensé mon argent pour rien. Alors qu’à contrario, j’ai le jeu physiquement chez moi et j’ai du faire en tout et pour tout 4 parties. Et pour autant je suis content de l’avoir dans ma ludothèque. Alors que je ferai peut-être 50 parties à la version numérique…

        Bref, j’avoue que ce n’est pas très rationnel et on est sur un autre débat que les jeux de sociétés…

        Cela étant, l’appli a quand même l’air d’être de très bonne facture, je me laisserai peut-être tenter 😉

  2. Photo du profil de Achéron Hades
    Achéron Hades 05/05/2017
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    J avais l intention de me prendre l appli mais bon 10 euros pour une decouverte ca fait cher. Et puis race for the galaxy est sorti et la autant dire que j ai totalement oublié ce terra mystica et craque pour Race et ses extensions ( appli enorme avec l ia de keldon deja sur pc) Bonheur !!!

    Je regarderai terra en solde surement. Sauf si Rtta apparait en meme temps 🙂

  3. Photo du profil de Djinn42
    Djinn42 05/05/2017
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    Sur Steam, ce sera parfait. Je refuse de jouer aux toilettes ou avachi sur mon canapé.

  4. AMADUCCI ARNAUD 05/06/2017
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    bonjour,

    Comment on joue a deux (pass’n’play) sur la même tablette ? je n’arrive qu’a selectionner des bots en joueurs supplementaires. je sais que l’article est relatif a la version ios , mais quelqu’un pourra peut-etre me répondre. Merci

    • Photo du profil de Grovast
      Grovast 05/06/2017
      Répondre

      Dans la liste des IA, tu as « Invité » qui du coup n’est pas une IA.

      • AMADUCCI ARNAUD 05/06/2017
        Répondre

        Je ne l’avais pas vu il était caché en haut des bots !

        Merci beaucoup

  5. Gob 10/09/2018
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    Salut , je n’arrive pas à trouver terra on line sur le net… (j’suis nul en ordi/net) peux tu nous donner un lien ?

    Merci

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