L’envol d’Igiari pour 2017 : Onitama, Overseers, Templari

Igiari est un petit éditeur que nous découvrions l’an dernier. Responsable de la réédition d’Intrigue de Stefan Dorra et de l’édition française d’Art of War, Raphaël Bernardi, le PDG d’Igiari, vous dira qu’il avait envie de publier des jeux retors mais pas que. Et voici que dans un petit dossier de presse qui nous est parvenu récemment, cette jeune maison d’édition nous a présenté ses trois prochains jeux ; trois localisations, la maison préférant pour l’instant fonder ses choix sur des valeurs sûres (mais qui sait ?).

D’abord, Overseers, sur lequel nous avions l’œil. Nous venons d’en publier le test ! Il est à noter que si le jeu n’est pas exempt de qualités, très loin de là, l’édition internationale par Thundergryph Games (dont c’était le premier titre) est largement perfectible. J’imagine qu’Igiari saura corriger le tir, sachant que ce ne sont pas des obstacles insurmontables, loin de là…

Overseers est un jeu mêlant à la fois draft et de vote, le tout saupoudré de roublardise. On y essaie d’harmoniser les émotions humaines, les plus viles comme les plus nobles. Une fois que les joueurs ont constitué leur main de cartes, ils en révèleront pour ensuite voter pour les joueurs ayant le plus haut score (selon eux !). L’accusé pourra démentir ou accepter la sentence de ses confrères. Sachant que nous disposons tous d’un Overseer (ou Surveillant) aux pouvoirs étranges, le mélange a de quoi être étonnant. C’est pour début juin 2017 et pour environ 25 brouzoufs.

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Palme du jeu le plus stylish.

 

 

Il y aura également un chouchou du jeu abstrait outre-Atlantique : Onitama. Plébiscité par nos confrères de Dice Tower, ce petit jeu d’affrontement à deux a tout des classiques du genre. Dans Onitama, chaque joueur incarne un maître d’arts martiaux accompagné de ses disciples venus affronter d’autres maîtres d’arts martiaux. Le jeu se déroule sur une terrain de 5 par 5, avec 5 cartes de mouvement au hasard et chaque joueur possède 5 pions : 1 maître et 4 disciples. En début de partie, chaque joueur possède 2 cartes devant lui, la dernière est mise entre les 2 joueurs, sur le côté.

À son tour, un joueur doit déplacer 1 de ses pions selon le déplacement indiqué par 1 de ses 2 cartes, donner sa carte jouée et la placer entre les 2 joueurs, en attente, et récupérer celle qui était déjà sur le côté. Puis l’autre joueur fait de même : jouer une carte, déplacer 1 pion selon le mouvement indiqué, placer la carte jouée entre les 2 joueurs et récupérer celle qui était en attente, celle jouée par son adversaire au tour précédent. Bien sûr, 1 pion peut bouger au dessus des autres pions, ne peut pas sortir du terrain, ne peut pas atterrir sur une case déjà occupée par 1 de ses autres pions mais peut atterrir sur une case occupée par 1 pion adverse pour le capturer. Comment gagner ? Soit votre pion maître prend le contrôle de l’arche adverse (la case de départ du pion maître), soit n’importe quel pion capture le pion maître adverse. Le tout aussi pour fin juin 2017, à une trentaine d’euros cette fois-ci.

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De l’affrontement bien frontal !

 

Enfin, Igiari nous annonce une réédition de Don (plus connu sous le nom de Serengeti), mais sous un nouvel habillage : Templari. Ici, on collectionnera les reliques maudites des Templiers dans des enchères serrées.

Le jeu est composé de cartes reliques, réparties en 6 familles et de pièces d’or. Lors d’un tour, on révèle 2 cartes reliques de la pioche. Les joueurs vont enchérir ou passer pour tenter de récupérer ce lot. Le gagnant paiera la somme à un pot commun qui sera partagé de manière équitable entre les autres joueurs puis pose les cartes remportées devant lui. Afin d’éviter les malédictions des reliques, un joueur ne pourra miser une somme dont l’unité correspond à l’une de ses cartes devant lui. En contrepartie, si 1 joueur possède le plus de cartes de la valeur de l’unité de la somme payée par le vainqueur de l’enchère, il récupère à lui tout seul le pot commun ! Si la somme payée était de 2, 12, 22 … pièces, le joueur qui possède le plus de cartes de valeur 2 remporte le pot, soit les 2, 12, 22 pièces à lui tout seul.

Quand la pioche est vide, au bout de 15 tours, on compte les points. Plus un joueur a de cartes de la même famille, plus cela lui rapporte de points. Petit bonus pour celui qui aurait gardé le plus d’argent. Le gagnant est celui qui possède le plus de points en fin de partie.

Celui-ci sera disponible plus tard, vers septembre 2017, pour une quinzaine d’euros.

 

 

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