Spooky Tower : Ne pas croiser les flashs
Ouuuh, ouuuhhh, ouuhhhh ! Qui a peur des fantômes ? Ce n’est pas nous ! Hoouuu, hoouuu, hoouuu !!
C’est l’heure de partir à la chasse aux fantômes. Et ils se sont cachés dans les quartiers de la ville, ces petits malins. Qui sera le premier à les dénicher ?

Spooky Tower est une proposition de jeu familial, de Corentin Lebrat et Jonathan Favre-Godal édité chez Repos Prod, qui arrive sur nos tables. Pas de séance de mysticisme, mais un jeu de dés dans un univers spectro-gentillet. Des fantômes se sont échappés d’une amulette cachée d’un vieux clocher, et ils arpentent la ville avoisinante. Le but du jeu est de les prendre en photo ou de reconstituer la fameuse amulette. Cela aurait pu faire un scénario de Horreur à Arkham, mais la proposition est à l’opposé d’une atmosphère sombre et pesante.
Cinq ! C’est le nombre de fantômes qui vous permettra de remporter le titre du meilleur photographe de fantômes de la ville. Ceux-ci se sont dissimulés dans 12 quartiers, à l’ombre de l’inquiétant clocher.
Armez-vous de vos deux dés et trouvez-moi ces scélérats !
Chaque quartier est numéroté de 1 à 12 et dispose de son propre paquet de cartes. Les fantômes sont là, quelque part, sous ces cartes. Après avoir jeté les dés, en utilisant le clocher comme pratique tour à dés, le joueur actif va choisir soit de récupérer une carte d’un quartier selon la valeur obtenue sur l’un des dés ou la somme des deux, soit d’activer toutes les cartes d’un quartier, préalablement récupérées, en utilisant la valeur des dés lancés de la même manière.
Tout le piment du jeu est dans les cartes que l’on récupère, car on dispose de quelques informations pour chaque quartier, plus précisément sur la répartition de ce que l’on peut y trouver. Par exemple, on sait que dans le quartier 7, il y a deux fantômes cachés, deux loupes et une horloge.
Les premiers quartiers sont ceux qui offrent le moins, toutefois on y gagne des relances de dés. Les quartiers les plus élevés, plus difficiles à obtenir et à valider, offrent davantage d’opportunités de capturer des fantômes. Certains quartiers donnent aussi une action assurée, comme piocher ou retourner gratuitement une autre carte Quartier.
Il n’y a pas qu’en ville que l’on pourra trouver des fantômes. Certains seront dans le parc, auquel on accède avec des lampes, ou encore dans les pages d’un mystérieux grimoire, disponibles elles aussi dans les cartes quartier. Des animaux fantômes seront même de la partie, avec un peu de fourberie, car les joueurs pourront se les voler entre eux. Et si la chasse aux fantômes ne vous réussit pas, une option alternative sera de faire tourner l’aiguille de l’horloge pour obtenir de précieux morceaux d’amulette. Trois morceaux, et les fantômes seront scellés pour vous apporter la victoire sous le nez des autres photographes de revenants.
Une vision plus approfondie des règles en Ludochrono.
Clic Clac Fantôme dans la boîte
La première impression que nous offre Spooky Tower est sa qualité visuelle. On adopte tout de suite le look des différents fantômes, illustrés par Apolline Étienne, qui n’ont rien pour nous apeurer. La ville se dessine à travers ces maisons illuminées, avec une ambiance un peu féerique plus que fantomatique. Seul le clocher en 3D pourrait paraître un peu inquiétant, mais il met immédiatement le jeu en valeur une fois installé sur la table. Finissons avec des dés un peu spectraux, des cartes brillantes de qualité, et l’ambiance est posée.
Spooky Tower est un jeu particulièrement simple, pour des parties rapides, rarement plus d’un quart d’heure (avant minuit). Même si le hasard est bien présent (un jet de dés reste un jet de dés), le jeu possède quelques aspects assez tactiques dans le choix des cartes que l’on récupère et les enchaînements que l’on peut mettre en place. Et puis une relance de dés peut toujours venir sauver un mauvais lancer. Il faudra donc faire des choix au moment de récupérer nos cartes, qui orienteront un peu la suite de votre partie.
Ces choix restent néanmoins simplistes et bien conditionnés par les résultats des dés. Adeptes du contrôle et de la mise en place d’une stratégie, allez chasser des spectres ailleurs.
Spooky Tower reste une course pour obtenir son cinquième fantôme ou son troisième morceau d’amulette. Des retournements de situation sont même possibles avec le petit côté taquin des animaux fantômes, qui passent de joueur en joueur.
J’ai particulièrement apprécié les sensations d’estimation de ce que l’on peut obtenir en récupérant des cartes, et le fait de ne découvrir leur contenu qu’au moment de leur validation. Très accessible, même avec des enfants, il instaure une ambiance chaleureuse et dynamique autour de la table, ce qui peut paraître surprenant lorsque l’on parle de fantômes.
Je crois que j’aurais adoré ce jeu avec la licence Ghostbusters. Il aurait suffi de remplacer les fantômes par des représentations de Bouffe-tout (Slimer pour les puristes) et nos appareils photo par des lanceurs à protons. Mais c’est juste pour satisfaire ma geekitude. Le jeu est déjà très bien comme il est.
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Depuis sa création en juin 2014, Ludovox a à cœur la pertinence et l’intégrité des contenus proposés par une rédaction indépendante et l’établissement d’une charte que vous pouvez retrouver ici. Cet article a été écrit avec une copie presse du jeu. Si vous aimez notre travail, n’oubliez pas de nous soutenir sur Tipeee.
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