Participatif, la sélection naturelle N° 159 du lundi 18 janvier 2020

 

 

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N° 159

 

Salutations ludico participatives !

► On est à la mi-janvier et le petit monde du participatif ludique se remet en branle doucement. Cette semaine les deux projets les plus gros sont de loin les moins intéressants à mon sens, et les deux les plus intéressants sont français. Coïncidence ? Je ne crois pas 😉 . Reste à voir arriver les gros projets français intéressants, car il va y en avoir.

 

Bonne lecture, à la semaine prochaine (ou celle d’après 😉 )

et surtout continuez à faire attention à vous !

 

 

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Les projets qui ont attiré mon attention

 

fr  Darwin’s Journey par Gonzalo Aguirre Bisi est un jeu que j’ai magnifiquement zappé dans mon gros récapitulatif de la semaine dernière. Faute désormais corrigée, et c’est un bien car il eût été dommage de passer cette campagne sous silence.

Pourquoi ? Tout d’abord parce que Gonzalo Aguirre Bisi, c’est en fait Thundergryph et que Thundergryph est l’éditeur de, entre autres, Tang Garden et Iwari. Des jeux aussi beaux que bons. Rien que ce fait ne pouvait qu’exciter le backer frustré de plusieurs semaines consécutives sans rien de conséquent à se mettre sous la carte bleue. 😉 

Qui plus est, le thème est pour le moins original, ce qui est de moins en moins évident. Les joueurs vont donc endosser le rôle de scientifiques qui vont marcher sur les traces de Darwin à travers les îles Galapagos et chercher à rassembler des connaissances sur la faune et la flore locale afin de faire progresser les connaissances en biologie. Vous conviendrez aisément avec moi qu’on a vu plus banal.

Concrètement, nous sommes face à un pur Euro de placement d’ouvriers. Les joueurs vont donc envoyer leurs ouvriers étudier des disciplines qui leur permettront ensuite de faire des actions comme l’exploration, la recherche ou la découverte de nouvelles espèces. Malheureusement, je ne vous en dirai pas beaucoup plus sur le gameplay, parce que la page de campagne est particulièrement avare d’explications. Si l’on veut en savoir plus, il faut se fader moult vidéos en pas français. Vu de loin, comme ça, les avis on l’air vraiment très positifs et vous pourrez peut-être mieux forger le votre en lisant la news de Shanouillette au sujet du jeu.

Je serai en revanche bien plus prolixe au sujet de la direction artistique. À des années lumières de celle de Tang Garden ou Iwari avec leurs couleurs vives, celle de Darwin’s Journey peut être qualifiée de sobre. On pourrait même la trouver austère au premier coup d’œil, mais un examen plus attentif nous fera découvrir au contraire une certaine élégance des illustrations et de la mise en couleur.

Thundergryph oblige, les (nombreux) stretch goals, outre les gros ajouts en termes de gameplay, transforment petit à petit un jeu au matériel certes correct mais fort banal en une version Deluxe « KS Exclu » qui ne dit pas son nom. Clairement, une fois encore l’éditeur ne se moque pas des backers et nul besoin d’investir dans la version Collector’s Edition (laquelle offre en plus des pièces métal, des jetons en plastique souple et une extension) pour avoir un jeu qui claque.

Deux pledges sont proposés : celui de base à 45 € et la Collector’s Edition dont je viens juste de parler à 70 €. À vous de voir si la différence de matériel et l’extension justifient les 25 € de différence (perso, la réponse est positive). Le backer averti n’oubliera pas d’ajouter les frais de port à la note, certes raisonnables, mais il s’agit tout de même de 14 € (actuellement 632 300/30 000 € et 9 550 soutiens. Fin le 28 janvier).

 

 

fr  Voici une campagne française qui me serait passée complètement inaperçue si je n’étais tombé dessus par hasard en cherchant un truc sur Kickstarter. Il s’agit de Gadianton par Pierre Crouet, et il serait particulièrement dommage de passer à côté. Il ne s’agit pas du jeu du siècle, certes. Mais les jeux beaux, au thème sympa, conçus pour être joués par des enfants (à partir de 7 ans) sans être une purge pour leurs parents ne sont pas légion. Et rien que ça mérite qu’on se penche sur son cas.

Gadianton est donc un jeu pour 2 à 4 joueurs de 7 ans à beaucoup plus, ainsi que je viens de le mentionner. Dans un univers typé Maya/Amérique du Sud précolombienne/cité d’or (rayer les mentions inutiles) les joueurs vont endosser le rôle de voleurs qui vont chercher à subtiliser dans un temple, au nez et à la barbe des gardes, des couronnes précieuses (dont le nombre sera fonction de la durée que l’on veut donner à la partie) et les ramener dans la forêt vierge environnante.

Nous avons à faire là à un jeu de stratégie qui se veut familial mais qui me semble bien plus malin et profond que ce que son (bel) enrobage pourrait le laisser penser. Pourtant, le hasard n’est pas absent puisque la base du gameplay est constituée de dés et de cartes. Sans entrer en détail dans un tour de jeu, chaque joueur va, lorsqu’il est actif, lancer deux dés qui vont déterminer qui (garde et/ou voleur) va bouger et de combien de cases. Puis vient une phase d’attaque (deux types d’attaque, corps à corps ou flèche) où les gardes peuvent attaquer un voleur en possession d’une couronne mais où également un voleur peut faire de même. Durant son tour, le joueur peut à n’importe quel moment activer jusqu’à deux cartes Action et en piocher une autre à la fin. Ces cartes Action sont soit des bonus, soit des vilainetés que l’on va faire aux autres joueurs.

Les vils coups vont donc être nombreux, et font même le sel du jeu. Un peu de réflexion, pas mal d’interaction entre les joueurs, le jeu s’annonce plutôt dynamique. Pour vous rendre compte de ce qu’il est vraiment, en tout cas un peu mieux que ce que mon misérable résumé le permet, je vous engage à aller lire les règles en français disponibles sur la page de campagne.

Ce qui est plus évident en revanche, c’est la direction artistique. Personnellement, je la trouve juste parfaite. Le plateau est à la fois épuré et coloré, les illustrations des cartes sont à la fois très belles, amusantes et très parlantes (c’est mieux, vu qu’il n’y a pas de texte dessus). Du tout bon pour accrocher les enfants. Côté matériel, il n’y a pas à être déçu non plus et les pions sortes du lot. D’une forme vaguement rondo-humanoïde (si, ça existe… La preuve) et de 5 différentes couleurs, ils peuvent être agrémentés et personnalisés grâce à une planche de stickers fournie. Original et beau.

Et ce prix c’est 35 €, et 5 € de frais de port pour la France. Un tarif correct au vu du matériel, et des frais de port au ras des pâquerettes. Tout pourrait donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que …

Le gros souci de cette campagne est qu’elle subit ici le manque criant de communication en amont de la part de l’auteur/éditeur. Si l’on pardonnera facilement cet état de fait à un jeune éditeur sans expérience, il n’en reste pas moins que ça rame sévère et que le rythme stagne en-dessous de la dizaine de soutiens quotidiens.

Certes, pour atteindre les 7 000 € demandés, cela ne nécessite que 200 backers et on est déjà 85, plus de 60 % de financement sont atteints et vu qu’il reste un peu moins de trois semaines de campagne, on peut raisonnablement espérer que cela finance. Et comme il n’y a pas de stretch goals de prévu, finalement peu importe quand ce financement interviendra. Mais j’ai le sentiment que ce jeu mérite bien mieux et qu’un reboot bien préparé pourrait lui être très profitable (actuellement 4 290/7 000 € et 85 soutiens. Fin le 21 janvier).

 

 

fr  The Road par Alone Edition est le nouveau jeu du petit éditeur français (composé uniquement de l’auteur des jeux en question, Yossef Farhi) après le succès de Way of the Samurai et son extension Bushido (plus de 2 500 soutiens en cumulé, tout de même).

Il s’agit une nouvelle fois d’un jeu solo, mais comme c’est la raison d’être de l’éditeur (d’où son nom, Alone, vous suivez, bravo) … Le thème change complètement, puisqu’on est là dans un univers post-apo. Vous êtes un survivant d’une catastrophe quelconque (genre, au hasard, un virus qui se serait répandu sur toute la planète et serait devenu extrêmement mortel à force de mutations successives) qui a éradiqué la majorité de l’humanité. Si la nature ne s’en porte pas plus mal, la vie pour les rares survivants est devenue un tantinet difficile et vous allez chercher à rejoindre ce havre de paix dont vous avez vaguement entendu parler…

Mais pour cela, il va falloir traverser des zones pas vraiment amicales et à haut potentiel de létalité. Concrètement, votre périple va se dérouler sur 6 tours (6 jours dans le jeu) via des cartes. Les habitués de Way of the Samurai ne seront pas dépaysés puisque la mise en place du jeu est similaire. Et je n’ai pas dit identique. On retrouve les cartes grand format servant de compteur, ici de santé, d’énergie et de moral ainsi que les tas de cartes divers d’où nous allons tirer celles qui seront la matière de notre aventure.

Pour commencer, il vous faut définir une destination, histoire de savoir un minimum où mettre les pieds. À chaque tour, vous allez tirer un certain nombre de cartes Route, lesquelles peuvent être des lieux, des évènements ou des obstacles. Pour chacune de ces cartes, vous aurez le choix entre la traverser, la contourner ou carrément changer de chemin. Quelle que soit votre décision, celle-ci aura un impact sur la suite de l’aventure.

Parfois, vous rencontrez des êtres vivants, et avec certains d’entre eux vous pourrez même faire du troc et récupérer ainsi des objets précieux pour votre survie. D’autres au contraire vous attaquerons sans crier gare. Le système qui gère l’attitude des PNJ vis-à-vis de vous est malin, même si cela a déjà été vu par ailleurs. À chacune de ces attitudes correspond un symbole, c’est celui ou ceux de ces symboles qui se trouvent sur le dos de la carte suivante qui va déterminer son comportement.

Une partie de The Road est une suite de décisions prises à court terme, d’opportunités saisies ou non et de saine gestion de ses jauges de santé, de moral et d’énergie. Le jeu est calibré pour que la tension soit permanente, que la mort de son personnage puisse survenir à chaque pioche de carte. Malgré cela, il semblerait que The Road soit beaucoup moins punitif que Way of the Samurai, mais il faut tout de même aimer perdre. 😉

Le jeu est particulièrement bien servi par sa direction artistique, dont la sobriété rehausse la beauté des illustrations sur lesquelles il faut s’arrêter quelques minutes. Œuvres de Corentin Dubreuil et de son équipe, il a fallu deux ans de travail pour les dessiner et les coloriser une à une à la main. À l’ancienne quoi. Le résultat est plus que sympathique et donne une touche particulière au jeu.

La campagne se déroulant plutôt mieux que bien (à son petit niveau s’entend), le jeu va s’enrichir, et uniquement de gameplay. Deux nouveaux personnages jouables ont rejoint l’aventure, et il pourrait bien y en avoir d’autres. Egalement, le mode Scénario vient d’être débloqué avec le premier scénario d’une série que l’on espère la plus longue possible. Chez Alone Edition, solo ne rime pas avec lassitude et lorsque l’on voit ce qui a été proposé aux backers de Way of  the Samurai après la campagne, on est en droit d’espérer le meilleur pour le suivi de The Road.

Un seul pledge est proposé pour 32 €, et les frais de port pour la France sont de 4 € (actuellement 58 000/30 000 € et 1 560 soutiens. Fin le 06 février).

 

 

fr  Il existe une catégorie de jeux vidéo d’origine coréenne qui a de plus en plus le vent en poupe. Appelés Gatcha, il s’agit de jeux d’aventure en monde ouvert en PvE (le joueur contre l’environnement – Ndlr) à accès gratuit. La différence avec les free to play habituels tient en ce que la monétisation en jeu est basée sur la collectionnite des joueurs, lesquels voudront avoir tous les (nombreux) personnages disponibles, au max de leurs capacité et avec l’équipement idoine. Sans cette motivation, on peut généralement y jouer tranquillement sans bourse délier.

Epic Seven est l’un des titres phares du genre, et le voici donc transposé en jeu de plateau par Farside Games sous le titre de Epic Seven Arise. Disons le tout de go, sa direction artistique magnifique (enfin, c’est toujours subjectif, faut aimer le style) et ses figurines non moins sublimes (les fans du jeu vidéo doivent être aux anges) sont quasiment les seuls vrais atouts du jeu. En effet, le gameplay un peu léger pourrait laisser à penser aux esprits chagrins que le jeu n’a d’autre finalité que d’appâter avant tout les fans du jeu vidéo, les vrais amateurs de jeux étant priés d’aller voir ailleurs.

D’ailleurs, on ne sait même pas clairement de quoi il s’agit. La description très sommaire du jeu laisse entendre qu’il s’agit d’un jeu d’aventure coopératif (combats avec mise en commun des capacités, partage du loot) mais également qu’il ne peut en rester qu’un (vainqueur) et qu’un score semble départager les joueurs. Petite anecdote qui fait tâche, mais surtout qui permet de se faire une idée du (manque de) sérieux de Farside Games : l’un des héros dévoilé au lancement ne faisait pas partie de la licence Seven Arise, mais d’un autre jeu Gatcha. Ce sont les backers qui ont signalé ce léger détail, lequel a été rapidement corrigé on s’en doute, correction accompagnée d’une explication qui n’a même pas du convaincre la personne qui l’a écrite.

Ajoutez à cela que Farside Games est un primo-éditeur sorti d’on ne sait où (enfin si, de Hong-Kong en fait) avec un projet un tantinet ambitieux et on ne s’étonnera guère du score pas très reluisant de la campagne, même si pas mauvais dans l’absolu. La dynamique est cohérente, à savoir en baisse constante. La semaine à venir va être déterminante pour se faire une idée plus précise de l’avenir de cette campagne.

Deux pledges sont proposés, le premier de base pour l’équivalent de 79 € et le second Deluxe (what else?) pour à peu près 100 de nos Euros. Si vous vous laissez tenter par l’un ou l’autre, sachez tout de même que la gestion de la TVA européenne pour l’éditeur semble une tâche particulièrement… délicate dirons nous, et que des surprises pas nécessairement bonnes pourraient intervenir d’ici la livraison du jeu. Un jeu dans le jeu en somme, mais avec votre pognon (actuellement 2 033 000/400 000 HK$ et 4 450 soutiens. Fin le 01 février).

 

 

Il était un temps pas si lointain où le lancement d’une campagne de CMON générait un trafic tel dans les premières minutes que les serveurs de Kickstarter en rendaient parfois l’âme. Parce qu’à l’époque, une campagne CMON, c’était l’assurance d’un deal win-win comme on en voit plus très souvent, pour un jeu au minimum plus que correct et souvent très bon.

Mais que voulez-vous, les temps changent ma bonne dame. Et effectivement, la campagne de CMON Presents : The Animation Collection en est la parfaite illustration.

Normalement, pour cette campagne, j’aurais dû vous pondre un pavé monstrueux. Parce qu’on parle d’une campagne pour trois jeux, tirés chacun d’un univers de dessin animé cultissime. Parce que le matériel, surtout les figurines en fait, fera craquer n’importe quelle personne un peu sensible à la nostalgie du « c’était quand même autre chose que leur animes japoniaisants d’aujourd’hui ». On cause quand même de jeux sur les thèmes de Scooby Doo, Looney Tunes et Teen Titans. Avec de belles et grosses figurines… peintes (si si !!) ! Autant vous dire que perso, hors les Teen Titans qui m’en touchent une sans faire bouger l’autre, j’avais déjà la CB qui frétillait d’impatience ! Mais ça, c’était avant de regarder la campagne en détail. Je l’ai fait, et ce fut le drame.

D’abord, c’est rien qu’en anglois. Elément déjà pénible en soi et repoussoir pour moi, mais surtout rédhibitoire si l’on considère que ces jeux au gameplay très accessible ont vocation à être joués avec des enfants. Mais le tue-l’amour absolu tient en une formule mathématique et pas magique du tout : 80 $ (pledge Scooby Doo) + 18 $ (frais de port moyens annoncés, peut-être plus donc) + 19,60 $ (TVA à 20 %) = 117,60 $ soit à la louche 98 €. 100 balles pour un petit jeu dont le seul véritable intérêt tient dans ses figurines et même pas en français, ça commence à piquouiller sévère. Alors certes, pour les deux autres jeux la facture est un petit peu moins élevée, mais on reste quand même dans le trop cher.

Non, CMON n’est plus ce qu’il était, faut juste se rendre à l’évidence et se faire une raison. Il y aura très certainement d’autres campagnes super intéressantes ludiquement mais financièrement, depuis qu’il n’est plus possible de gruger sur la TVA, c’est quasiment mort (actuellement 449 000/10 000 $ et 4 480 soutiens. Fin le 21 janvier).

 

 

fr  Ce n’est pas une campagne pour un jeu, mais c’est français et ça a quand même rapport avec le ludique puiqu’il s’agit d’un accessoire. De plusieurs même. Je parle de la campagne pour lAdaptatable par Fabrik d’ID.

Certains d’entre vous connaissent déjà et son peut-être même client de la Fabrik d’ID. Cela fait maintenant quelques années qu’est proposée sur leur site cette ingénieuse ceinture de table en bois encadrant un grand tapis en néoprène qui transforme n’importe quelle bête table (carrée ou rectangulaire) en une magnifique table de jeu. Avec retour à la table classique en un tournemain.

Fabriquée sur mesure, l’Adapatatble peut bénéficie de nombreux accessoires qui viennent se clipser sur le pourtour de la ceinture de table : tablette, porte gobelet, piste de dés, porte cartes, etc. La liste est longue et n’a pour limite que celle de l’imagination.

Cette campagne sur Ulule a pour but de pérenniser l’entreprise et de lui permettre d’investir afin de proposer de nouveaux produits. Les tapis proposés sont tous très esthétiques et très « classes ». Ils sont l’œuvre de différents artistes et donneront un cachet certain à vos séances de jeu. Les pledges, s’ils ne sont pas donnés dans l’absolu, permettent d’avoir une table de jeu à un prix particulièrement bas puisque, en fonction de la taille, cela vous coûtera de 185 à 335 €, hors frais de port bien entendu. Pour info, ces derniers vont de 21 à 25 €, autant dire de pas beaucoup à pas grand chose.

Même si vous avez peu de place chez vous et quelles que soient les dimensions de votre table de cuisine ou de salon, vous pouvez donc devenir l’heureux propriétaire à moindre coût d’une vraie table de jeu qui fera baver d’envie vos amis ludistes. La campagne n’a pas encore décollé vu qu’elle vient d’être lancée, et qui plus est la veille d’un week-end (difficile de faire pire comme timing, mais bon, c’est sur Ulule, la dynamique est autre…). Espérons que l’offre correcte permette de financer (actuellement 772/30 000 € et 4 soutiens. Fin le 14 février).

 

 

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Ils débarquent cette semaine

 

frPrimal : The Awakening par Reggie Games – Le 19 janvier 2021 à 21h00

Jeu coopératif en campagne où il va falloir latter du streumon. Avec des figurines. Plein !

 

 

 

frFallen Knight par Gansukh – Le 21 décembre

Un dungeon crawler KD:M-like venu de Mongolie !

 

 

 

 

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge: Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu: Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr: Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2: Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif
  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

 

 

 

   

5 Commentaires

  1. TheGoodTheBadAndTheMeeple 18/01/2021
    Répondre

    Notez que Darwin’s Journey est disponible par l’editeur sur Tabletop Simulator, mis a jour aussi.

    Tres bonne facture et tres utile pour le decouvrir avant d’investir.

    Ca me fait dire que le jeu est excellent, on y replonge ce soir pour une partie complete.

  2. Kyojin 18/01/2021
    Répondre

    Je suis content qu’il y ait autant de projets intéressants de français ! Je vais regarder Gadianton, dont je n’avais pas du tout entendu parlé, de plus près. Tu pourras inclure Carnegie dans la revue de la semaine prochaine 😉

    • Gougou69 19/01/2021
      Répondre

      Pour Carnegie, c’est prévu. Pas d’inquiétude 😉

  3. Salmanazar 18/01/2021
    Répondre

    On est lundi. 3, 4 :

    Le soleil vient de se lever, encore une belle journée.

    Et il va bientôt arriver, l’ami des Projets Sélectionnés.

    Il vient toujours au bon moment, avec ses projets intéressants

    L’ami des jeux à pledger, l’ami des jeux innovants !

    • Gougou69 19/01/2021
      Répondre

      Ho ! Une ode à ma personne ! Comme c’est charmant. Continuez mon bon Salmanazar, flattez-moi encore ! 😉

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