Participatif, la sélection naturelle du mardi 03 avril 2018

 

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 Chronique N°72 

 

 Salutations ludico-participatives !

 

Cette semaine, comme d’habitude, je vous propose une sélection de projets ludiques qui ont attiré mon attention. Notez tout de même que la grande masse de nouveaux projets conjuguée à un manque cruel de temps m’ont obligé à faire une sélection peut-être plus drastique qu’à l’accoutumée. Vous constaterez probablement des lacunes : J’ai délibérément mis de côté les campagnes non financées et certaines autres qui ne m’ont pas parues intéressantes, peut-être à tort. Je vous informe néanmoins que le risque est grand que je renouvelle l’opération dans les semaines à venir, et déjà très certainement dès la prochaine chronique. Vous êtes prévenus !

► La nouvelle est tombée la semaine dernière : Soda Pop ne passera plus par Kickstarter pour ses gros projets. Ha ? Ça y est, ils ont enfin admis que « KS c’est pas pour eux » ? Que nenni, mon bon Monsieur ! S’ils ne viendront plus sur Kickstarter, c’est que les backers c’est trop des méchants !

« Toxiques » est le mot exact employé. Oui, les soutiens qui osent réclamer leur dû et se plaindre de la communication scandaleuse de Soda Pop sont « toxiques ». Toxiques pour l’image de marque de la société (hi hi hi, je pouffe…), toxiques pour les partenaires, toxiques pour les employés, qu’on imagine traumatisés par l’expérience. C’est le big-boss lui-même qui le dit ici

Du coup c’est terminé, plus de Soda Pop sur Kickstarter ! Je connais une paire de leurs soutiens qui n’auront guère comme autre commentaire que : « bon débarras ! ». Mais au fond, c’est peut-être une bonne nouvelle, cela va leur dégager du temps pour livrer les projets dont certains sont proches des deux ans de retard… Toxiques, on vous dit.

 

 

Je vous souhaite une bonne lecture, et vous dis « À la semaine prochaine ! ».

 

 

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Ça s’est passé la semaine dernière…

Les lancements de campagnes

 

 

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Dans Village Pillage par Jellybean Games, chaque joueur est un agriculteur qui fait pousser des navets dans sa ferme protégée par de hauts murs. C’est qu’on n’est jamais trop prudent, avec tous ces collègues jaloux tout autour. Chacun de ces agriculteurs n’a qu’un objectif : fonder un royaume pour dominer ses misérables voisins et leur faire comprendre une bonne fois pour toute qui commande. Mais pour ça, il faut dégoter 3 reliques, et curieusement tout le monde les veut.

Nous avons à faire ici à un petit jeu de cartes basé sur le principe du Chifoumi, additionné de guessing. À chaque tour, tout le monde joue simultanément des cartes contre ses deux voisins après avoir essayé de deviner leurs intentions. Vous pensez qu’ils vont renforcer leur mur ? Profitez-en pour récolter vos navets. Ils vont eux-mêmes récolter ? Attaquez-les lâchement pendant leurs travaux des champs. Ils se préparent à vous attaquer ? Renforcer le mur !

Vous pouvez également acheter de nouvelles cartes plus puissantes grâce à vos navets et ainsi renforcer votre main. Et quand vous le sentez, envoyez quelqu’un chercher une relique. Mais attention, les autres vous surveillent, sournois qu’ils sont.

Rien de très compliqué donc, mais un gameplay à même de dérider les zygomatiques autant que de crisper les mâchoires. Et donc de générer de la bonne humeur autour de la table. D’autant plus que grâce à la petite extension offerte au cours de la campagne, on peut jouer jusqu’à 6. 

Les illustrations sont très jolies (œuvre d’une jeune illustratrice américaine) et à titre personnel, je trouve la mise en page des cartes absolument magnifique. Cela donne un cachet particulier au jeu qui le démarque un peu de la masse des jeux de cartes disponibles à longueur d’année sur Kickstarter. C’est certes uniquement affaire de goût, mais c’est le mien et il me plaît de le partager 😉 . Comme bien souvent, on regrettera simplement l’absence de version française, le matériel n’étant pas totalement « language independant ».

Malgré un lancement de la campagne pas trop mauvais, la moitié du financement ayant été rassemblée le premier jour, il n’y a toujours pas assez de soutiens pour qu’elle finance, et ce malgré une dynamique tout à fait correcte d’une petite trentaine de souscripteurs par jour. La faute peut-être à un montant de financement un peu haut pour un jeu aussi modeste. On le sait, il est souvent bon de « tricher » un peu à ce sujet. Malgré tout, le Graal est à portée de main, manque moins de 1 000 $ pour l’atteindre (actuellement 10 700 / 20 000 $ et 385 soutiens. Fin le samedi 28 avril à 03h00).

 

 

HEXplore-it-the-forests-of-adrimon-boiteHEXplore It : The Forests of Adrimon par Mariucci J. Design est une extension stand alone faisant complément et / ou suite à HEXplore It : The Valley of the Dead King, également financé sur Kickstarter il y a tout juste un an, et ce fort correctement avec 1 500 souscripteurs.

On ne change pas une recette qui plaît. Nous sommes donc toujours en présence d’un jeu d’aventure coopératif, jouable en solo, dans lequel l’objectif principal des joueurs va être d’améliorer leur héros jusqu’à être assez fort pour battre le grand méchant du jeu. En l’occurrence ici, une vilaine sorcière qui a pour passe-temps de laver le cerveau des gens par trop intrépides.

Le gameplay est toujours le même, le plateau de jeu est complètement modulable et tout se règle toujours à grand coups de dés. D’ailleurs, en parlant de dés, MJD tient à remercier les soutiens de la première campagne en leur offrant un set de dés. HEXplore-it-the-forests-of-adrimon-cartesCe n’est peut-être pas énorme, mais c’est cadeau, et ça fait toujours plaisir de voir un éditeur tenir compte de ceux qui l’ont mis sur les rails en lui faisant confiance.

Question look, on est également dans le même registre que le premier opus. Les illustrations sont très correctes, sans être fantastiques. Mais la chose qui saute aux yeux, c’est l’énorme quantité de texte présente sur le matériel. Et bien entendu, uniquement en anglais, ce qui exclu de facto les mal-anglicisants comme moi.

Si la qualité d’un jeu peut se mesurer à l’aune du succès de ses extensions, celle d’HEXplore It est indéniable. Très largement financé au premier jour (presque à deux fois, en fait), la campagne déroule depuis sur un gentil rythme d’une grosse quarantaine de soutiens quotidiens, ce qui a permis de franchir la barre des 1 000 souscripteurs en moins d’une semaine. Le nombre de soutiens de la campagne de la boîte de base (1 500) est en passe d’être rattrapé et sera, de fait, largement dépassé (actuellement 107 200 / 28 000 $ et 1 140 soutiens. Fin le mardi 24 avril à 01h00).

 

 

dreamscape-box-artfr  Sylex est une toute jeune société d’édition française qui se lance sur Kickstarter avec un jeu dont on parle depuis un moment sur le forum de Cwowd : Dreamscape. Et soyons francs, si l’on en a autant parlé, c’est tout d’abord à cause de ce qui se voit le plus : la direction artistique.

Dans Dreamscape, chaque joueur est un rêveur qui va créer une promenade dans son rêve afin d’avoir le sommeil le plus doux possible. Pour ce faire, il doit collecter des fragments d’essences de rêve (de terre, herbe, pierre et eau) puis les assembler. Dans le genre poétique et onirique, on est dans le haut du panier. Pour avoir une idée plus précise du fonctionnement du jeu, je vous propose d’en lire la présentation de Galeelox dans sa news sur Ludovox.

dreamscape-plateauUn thème frais et original, c’est bien. Mais un beau jeu, c’est encore mieux. Et dans le cas de Dreamscape, la présentation est l’un des atouts majeurs. Le jeu est porté, que dis-je, transporté, sublimé par les illustrations. Œuvres de David Ausloos, un illustrateur belge flamand, elles sont à elles seules un déclencheur de pledge automatique (j’ai des noms !), et rarement dans le jeu de société le terme de « direction artistique » prend tout son sens comme pour Dreamscape.

Un jeu magnifique associé à des mécaniques intéressantes peine rarement à financer. Cela a été effectivement le cas puisque fait à 2 fois les 8 000 € demandés dès le premier jour. Cela a bien continué par la suite, avec une moyenne d’environ une cinquantaine de soutiens quotidiens. Le week-end Pascal n’a même pas vraiment provoqué de baisse, ce qui est plutôt bon signe pour la suite. Le jeu est disponible entièrement en français (actuellement 35 300 / 8 000 € et 835 soutiens. Fin le jeudi 19 avril à 23h00).

 

 

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Wattmille ans après notre ère, bien au-delà du petit univers étriqué connu aujourd’hui. L’Impératrice est morte et sa lignée, l’Atarchus, se meurt avec elle. L’humanité a beau avoir évolué de façon incroyable, l’homme reste l’homme. Et la vacance du pouvoir donne des idées à beaucoup de dirigeants de maisons mineures, et les pousse à chercher à prendre le dessus sur les autres pour assoir leur autorité sur l’univers connu et inconnu. On pourra faire tout ce qu’on veut, jouer à Iznogoud et chercher à devenir Calife à la place du Calife restera toujours le kiff ultime des personnes avides de pouvoir. Du coup, on n’y coupera pas : c’est la guerre civile. En gros, ça va maillocher et savater sévère, à l’ancienne.

imperiusDans Imperius par Kolossal Games, chaque joueur est le représentant de l’une de ces maisons séditieuses qui va chercher à défaire les autres pour rester « the only one ». « Mais comment cela fonctionne t’y donc ? », me demanderez-vous fort à propos. Eh bien, hormis pouvoir vous dire que nous sommes en présence d’un jeu de cartes, ce n’est clairement pas grâce aux explications de la page de la campagne que je saurai vous répondre plus précisément. C’est simple, au chapitre « How to play », on vous renvoie direct aux vidéos et au draft de la règle.

Draft de la règle qui me permet une subtile transition pour vous parler des mécaniques, puisqu’il s’agit essentiellement de draft. Mais de cartes ce coup-là, faut pas mélanger. En gros, de ce que j’en ai compris, on tire des cartes du deck, on draft 4 cartes entre les joueurs, on dépose chacun son tour les cartes face cachée ou non devant une planète puis on résout les combats. Et on cartes imperius Fort heureusement, Dame Shanouillette nous a concocté un de ses petits articles dont elle a le secret et dans lequel elle vous narre par le menu le fonctionnement du bouzin.

Pour ce qui est de l’esthétique du jeu, je dirais que c’est bien, sans être extraordinaire. Les illustrations et la direction artistique en général se prêtent bien à l’univers science-fiction du jeu, c’est lisible et c’est le principal.

Une extension, dont il n’est absolument pas dévoilé ce qu’il y a dedans, est offerte à tous les soutiens. Le concept est original, il a le mérite de laisser toute liberté au porteur pour adapter le contenu au fonctionnement de la campagne, mais nous aurions mauvaise grâce à nous en plaindre vu que c’est gratuit, cadeau, bonus.

Après un beau départ qui a vu la campagne financée à plus de 3 fois dès le premier jour, la dynamique est vite descendue à une cinquantaine de soutiens quotidiens, puis à une vingtaine. Le week-end Pascal n’a pas été bénéfique puisque ce n’est guère plus d’une quinzaine de soutiens  par jour qui se seront manifestés. Malgré tout, les 1 000 souscripteurs ont été dépassés, reste à voir si une reprise se fera cette semaine (actuellement 40 500 / 10 000 $ et 1 025 soutiens. Fin le lundi 16 avril à 05h59).

 

 

unbroken-box-artfr Amateurs de jeux en solitaire, vous êtes au bon endroit ! Artem Safarov, canadien de son état ainsi que son nom ne le laisse pas du tout supposer, a lancé la campagne d’un pur dungeon crawler solo, Unbroken. Même pas un  début de commencement de coopératif, genre One Deck Dungeon. Rien, queud’, nada.

C’est tout seul que vous allez devoir vous sortir de ce souterrain dans lequel vous avez eu la mauvaise idée d’aller vous fourvoyer avec quelques camarades. Vous vous ne vous en sortez pas trop mal comparé à eux, vous, vous êtes encore vivant. Peut-être plus pour très longtemps en revanche. Cela va être fonction de la bonne utilisation de vos capacités et des maigres ressources en votre possession. Et d’un peu (lire : beaucoup) de bol, aussi.

unbroken-partieLe gameplay est simple. On choisi l’un des 4 héros disponibles, chacun bien entendu avec ses capacités propres. Puis deux cartes sont tirées, on en choisi une et on la résout. Elle peut apporter des bonus comme des malus. Les combats avec des bestioles se résolvent par un lancer de dé. Et on recommence. Il faut surveiller la ligne de temps, car si elle descend à zéro, c’est terminé. Pour gagner, il faut en permanence jauger les risques, le joueur est constamment sur le fil du rasoir et chacune des décisions prises compte. En cela, le jeu présente une réelle difficulté, qui ne rend la victoire que plus jouissive.

La mode est au jeu en solitaire, vous avez tous remarqué qu’on trouve de plus en plus de mode solo même dans les jeux qui a priori ne s’y prêtent absolument pas. Cela peut paraitre contradictoire de vouloir jouer seul à un jeu prévu pour plusieurs, mais quand on y réfléchit, ce n’est pas si stupide que ça. Enfin bref, nombre de ces modes solos greffés sur un jeu « normal » sont aussi fun qu’une réussite (certains même encore moins) et les bons vrais jeux solos funs et accessibles ne sont pas si nombreux que cela. Celui-ci a de plus l’avantage de proposer des parties courtes, de 20 à 30 minutes, idéal pour occuper un petit temps mort dans la journée. Si la règle du jeu sera disponible en PDF, le jeu n’est malheureusement qu’en anglais. Il n’est pas vraiment difficile de saisir le sens du texte sur les cartes pour qui a des bases minimales dan cette langue, et avec l’aide du PnP lui aussi disponible en français, cela devrait être jouable même pour les gens pas trop forts en anglais comme moi.

Celui qui voudrait tenter de prouver que le jeu solo n’intéresse personne fera bien de passer sous silence la campagne d’Unbroken. Financée à plus de 7 fois par 1 545 soutiens au premier jour, celle-ci s’est vu renforcée par une extraordinaire dynamique de plus de 550 souscripteurs quotidiens en moyenne, dynamique qui ne faiblit pas d’un iota. Alors certes, le prix du pledge est plutôt incitatif, mais tout de même, ce fait n’explique pas à lui-seul un tel engouement. Règle et PnP en français (actuellement 180 766 / 14 000 $ et 5 100 soutiens. Fin le mercredi 25 avril à 16h00).

 

 

maximum-apocalypse-gothic-horror-box-artMaximum Apocalypse : Gothic Horrors par Rock Manor Games est une extension pour le jeu éponyme lui aussi financé sur Kickstarter il y a tout juste un an, avec succès puisqu’il a récolté près de 11 fois la somme demandée et, surtout, a attiré plus de 3 200 soutiens.

Il s’agit d’un jeu d’aventure coopératif de type roguelike dans un monde post-apo ravagé par la guerre et désormais hanté par des bestioles aussi bizarres que létales. Votre but, vous l’aurez compris, est de survivre.

maximum-apocalypse-kaiju-rising-box-artJ’avoue être passé complètement à côté de ce jeu il y a un an, et je n’ai pas la moindre idée de ses qualités et défauts. Il doit en tout cas être assez bien pour que son éditeur décide de proposer une extension. En fait, il ne s’agit pas d’une, mais de deux extensions. Une « normale », appelée Kaiju Rising, et une considérée comme « Deluxe » appelée Gothic Horrors.

Kaiju Rising apporte deux nouveaux héros et une nouvelle apocalypse avec ses scénarios et ses propres monstres à combattre. Je ne vous ferai pas l’insulte de vous décrire quel type de monstre se cache derrière le nom de Kaijun, surtout si je précise qu’il y a aussi des robots. 🙂

maximum-apocalypse-gothic-horror-cartesGothic Horrors est une extension un peu plus fournie, d’où l’appellation de Deluxe. En effet, si elle ajoute également deux nouveaux survivants, son intérêt réside surtout dans les deux apocalypses fournies et les mécaniques spéciales qui les accompagnent, matérialisées par un deck de carte particulier. Tout d’abord, l’inévitable apocalypse Chtulhesque et son Deck Insanity, puis l’apocalypse Monstres Classiques avec laquelle vous pourrez affronter vampires et loups-garous grâce au deck jour/nuit.

Comme très souvent avec ce genre d’extensions qui n’apportent « que » du gameplay supplémentaire, les règles et la direction artistique sont tout à fait semblables à celles du jeu originel. Si vous avez aimé la boîte de base, vous aimerez forcément ces extensions.

C’est ce qu’on dû se dire un bon paquet de soutiens de la première campagne puisque celle-ci a été financée en deux heures et que la première journée s’est vue terminé à plus de 4 fois les 14 000 $ nécessaires, apportés par 1 270 souscripteurs. La dynamique qui a suivi est très bonne, avec un peu plus de 70 soutiens quotidiens (actuellement 104 150 / 14 000 $ et 1 940 soutiens. Fin le jeudi 26 avril à 17h00).

 

 

arena-the-contest-box-artfr Arena : The Contest par Dragori Games est le premier projet d’un nouvel éditeur américain (encore un) plutôt ambitieux dans son concept.

En effet, le jeu est présenté comme étant un jeu de combat tactique dans un univers medfan avec 2 modes de jeu. Un mode PvP compétitif par équipe jouable jusqu’à 8 joueurs et un mode dungeon crawler coopératif pour 1 à 4 joueurs, avec mode solo et campagne. En gros, la promesse du meilleur de deux mondes en un seul jeu.

Relativement peu d’informations sont données sur le gameplay et les mécaniques du jeu, on reste dans l’ordre du général et il est assez difficile de dire si et en quoi Arena sort du lot à cet égard.

arena-the-contest-zafara-miniatureQui dit jeu d’affrontement dit, le plus souvent, figurines. Arena en propose de nombreuses et surtout de nombreuses sculptures originales. 30 dans la boîte de base (dont un gros dragon) + 12 autres et des décors en 3D dans la boîte d’extension « Heroes & Dungeons » proposée en add-on ou en bundle dans deux pledges différents, dont le all-in. Pour faire bonne mesure, un Elder Dragon de pas moins 270 millimètres de haut est également proposé en add-on et dans le all-in. Si elle n’arrivent peut-être pas à la hauteur de la qualité de ce qui se fait de mieux actuellement, toutes les figurines sont tout de mêmes très belles et à même de satisfaire les envies peinturluresques des Grandbarbe qui sommeillent en vous.

arena-the-contest-partieLe reste du matériel est aussi très agréable à l’œil. Les illustrations des fiches de personnages et bien évidemment des cartes sont vraiment très belles, les mises en pages les mettant bien en valeur. Même tous les marqueurs en carton, généralement les parents pauvres en la matière, sont magnifiques. Les seuls élément que je qualifierait de moyens sont les tuiles formant le plateau de jeu. Non pas qu’elles soient laides, du tout, mais leur sobriété tranche un peu avec le reste. Mais cette sobriété est aussi certainement le fruit de la nécessité d’une bonne lisibilité des éléments posés sur le plateau de jeu, et sur ce plan, c’est réussi.

Le jeu est très bien « vendu » sur la page de la campagne, les porteurs sont présents et le lancement a été une réussite. 4 fois 1/2 les 50 000 $ demandés et presque 1 500 soutiens dès le premier jour, c’est beau, surtout pour un éditeur inconnu et un jeu de ce calibre. La dynamique à suivre est à l’avenant, avec une moyenne de plus de 70 souscripteurs quotidiens (actuellement 434 200 / 50 000 $ et 2 800 soutiens. Fin le vendredi 27 avril à 02h00).

 

 

40-thieves-artfr  40 Thieves par Jackbro Playful Creation est le deuxième jeu de l’éditeur après Vikingar, dont la déception en ce qui concerne le gameplay et la qualité du matériel a été à la hauteur de la hype et des attentes lors de sa campagne de financement.

Nous sommes en présence d’un jeu qui mélange astucieusement mémoire, déduction et collection. Les mécaniques sont rien moins que celles d’un jeu abstrait, mais Jackbro a, à mon sens, très bien thématisé l’ensemble en nous plongeant dans l’univers de l’Arabie des Mille-et-Une-Nuits.

Sur le verso de chaque tuile est inscrit un symbole de couleur qui donne un indice sur ce que représente le recto. Le but pour les joueurs est de révéler un groupe de 4 tuiles, et prendre la gemme en son centre, ou une ligne de 4 tuiles. En cas d’erreur, on prend un point de victoire négatif. Certaines tuiles ont des pouvoirs spéciaux qui permettent d’apporter un peu de fourberie. Lorsque les 9 gemmes sont ramassées, la partie prend fin et celui qui en a le plus a gagné. Si vous désirez en savoir plus, la règle en français est disponible en téléchargement.

40-thieves-boiteVisiblement (c’est le cas de le dire) Jackbro a misé à fond sur le look de son jeu. Les illustrations sont très belles et collent extrêmement bien au thème. Mais c’est surtout la boîte qui retient l’attention. De forme cylindrique, décorée de dessins rappelant l’orient et d’une police de caractère semblable aux enluminures en caractères arabes, elle ne passe pas inaperçue et pourrait même se retrouver en bonne place en décoration sur le dessus de votre étagère Ikea dans laquelle est rangée votre précieuse collection. Le pledge all-in ajoute un magnifique tapis de jeu, la version en bois des jetons « Mauvais Œil », très jolis eux-aussi, un sac de transport et un stretch goal secret dont je ne vous dirai par conséquent rien. L’ensemble a un aspect Deluxe fort agréable.

Dire que le lancement a été décevant est un euphémisme. À peine le quart des 20 000 CA$ demandés ont été récoltés, et la dynamique actuelle est loin d’être excitante, en plus d’être chaotique. Le manque flagrant de communication de pré-campagne se paye cash et pourrait bien être fatal, ce qui serait vraiment dommage pour le jeu qui ne manque pourtant pas d’atouts. Le jeu est disponible intégralement en français (actuellement 3 300 / 20 000 CA$ et 710 soutiens. Fin le jeudi 26 avril à 17h58).

 

 

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Vous êtes amateur de jeux de plateau (enfin, normalement puisque vous me lisez), mais peut-être êtes-vous également adepte de ces émissions de cuisine dans lesquelles plusieurs candidats s’affrontent dans des concours de réalisation de recettes ? Si oui, alors Sweet Mess par Big Kid Games a clairement été développé pour vous. Ceux qui n’aiment pas ce genre d’émissions peuvent rester, cela peut leur plaire aussi.

Sweet Mess vous place donc dans la peau d’un candidat d’une de ces émissions culinaires, plus précisément d’une émission axée sur la pâtisserie. Vous allez donc devoir réaliser le plus de recettes de desserts, virtuellement bien sûr, et le mieux possible. Pour ce faire, il va vous falloir rassembler des ingrédients et les utiliser de façon optimum (collecte et gestion de ressources) en les plaçant au mieux sur votre espace de travail (placement d’ouvriers), puis les traiter et les transformer en délicieusetés grâce à moult appareils et accessoires disponibles en quantité limitée.

Dis comme ça, ça ne vend peut-être pas du rêve ludiquement parlant, mais lorsque vous aurez regardé la page de campagne où tout est expliqué (en anglais) avec force animations et illustrations, cela devrait beaucoup plus parler à votre petit cœur de gamer. Et pour couronner le tout, l’un des stretch goals débloqués apporte les modes de jeu coopératif en équipe et solo.

sweet-mess-plateau-individuelSi le thème et les mécaniques vous séduisent, que dire alors de la présentation du jeu ? Un seul mot me vient à l’esprit : magnifique. Oh, rien non plus qui mérite une place au Louvre, mais j’ai rarement vu un matériel autant en adéquation avec le thème du jeu. Le seul exemple récent qui me vienne spontanément à l’esprit est Uboot, avec son sous-marin en 3D comme surface de jeu.

sweet-mess-plateau-ingrédientsLes illustrations typées BD, les marqueurs (ingrédients), les tuiles (bols) et surtout les plateaux individuels en forme de piano (le fourneau de cuisine, pas l’instrument de musique), planchettes en plastique extrudé pour pouvoir y placer les divers jetons (et qui me font furieusement penser aux plateaux de The Reckoners), tout concours à mettre les joueurs dans l’ambiance. Et j’aimerais savoir combien de backers se sont laissés tenter uniquement grâce au matériel.

Tout cela est déjà bel et bon, mais ce n’est pas tout. Dans tous les pledges est ajouté un jeu bonus, Recipe Race, une sorte de jeu dans le jeu où le but est de faire le plus rapidement possible des empilements d’ingrédients. Recipe Race utilise une partie du matériel du jeu de base, mais vient également avec ses propres éléments, dans sa propre boîte, laquelle est prévue pour entrer dans la boîte de base.

Vous en voulez encore ? Qu’à cela ne tienne ! Le pledge de base vous offre également un add-on Ice Cream Pack, proposant de nouvelles recettes et éléments. Les pledges supérieurs ajoutent potentiellement les add-ons Judges Table, Christmas Gifts & Goodies et Halloween Trick or Treats. Autant dire qu’au niveau du renouvellement, il y a de quoi voir venir.

Avec un tel thème et un tel matériel, le succès ne pouvait qu’être là. Si le financement a un peu traîné, puisqu’atteint « seulement » au cours du deuxième jour, une dynamique assez sympathique s’est ensuite mise en place avec une quarantaine de soutiens quotidiens (actuellement 52 5 / 30 000 CA$ et 650 soutiens. Fin le vendredi 20 avril à 18h17).

 

 

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fr  Lorsque l’on veut faire un jeu basé sur le film Alien et que l’on n’a pas le premier kopeck pour en payer la licence, cela donne Lifeform par Hall or Nothing. Bien sûr, moult différences sont bien présentes pour ne pas prêter le flanc aux coups des avocats d’Hollywood, mais la filiation est plus qu’évidente : un vaisseau minier est en route dans l’espace et une forme de vie aussi peu terrestre qu’agressive est détectée à l’intérieur par des membres d’équipage qui n’ont désormais plus que leur survie en tête. Ça ne vous rappelle vraiment rien 😉 ?

lifeform-crew-character-boardVous l’aurez certainement compris, nous somme en présence d’un jeu de survival horror. Il est possible de jouer jusqu’à 9 membres d’équipage parmi 12. Comment cela se joue t-il donc ? Je n’en sais strictement rien, aucune indication à ce sujet n’étant disponible autrement que via une seule vidéo en anglais, que je vous laisse découvrir par vous-même. Tout au plus puis-je vous dire qu’un joueur tiens le rôle de l’Alien la bestiole contre tous les autres. Un all versus one donc. 

Par contre, la possibilité de jouer en solo est largement soulignée. Cela se fait via une extension et cela semble être, comme souvent désormais, un vrai mode de jeu à part entière et pas un truc rajouté à la va-vite pour faire bien sur la page de campagne. Au point même qu’on pourrait presque croire qu’il s’agit d’un jeu solo transformé pour pouvoir être joué à plusieurs.

lifeform-crew-action-cardAu niveau de la direction artistique, on peut dire clairement (enfin, façon de parler) que l’on est dans le registre de la sombritude. Les illustrations sont bien dans le ton, mais à l’évidence on n’achètera pas le jeu pour sa direction artistique. A mon goût elle fait le job, sans plus. Et attention au plateau de jeu, il est juste énorme. Il ne tiendra pas sur toutes les tables, il faut le savoir.

La campagne a financé au premier jour à guère plus que les 20 000 £ demandées. Mais bon, c’est financé et c’est déjà bien, tant d’autres aimeraient pouvoir en dire autant. La dynamique à suivre n’est pas non plus extraordinaire, à peine plus d’une vingtaine de soutiens par jours. À voir s’il y a une reprise après le week-end Pascal.

Nuts! Publishing est partenaire de Hall or Nothing pour l’édition du jeu en français. Mais ce partenariat ne prend pas la forme d’une participation à la campagne. En effet, dans un souci de terminer auparavant de livrer Gloom of Kilforth, Nuts prendra des précommandes pour Lifeform directement sur son site, précommandes qui concerneront exactement la même chose que ce qui sera proposé au cours de la campagne, stretch-goals et KS Exclus compris. Le jeu est disponible intégralement en français sur le site de Nuts Publishing (actuellement 34 800 / 20 000 £ et 745 soutiens. Fin le mardi 1er mai à 00h59).

 

 

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Suivi des campagnes précédemment lancées

 

 

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Commençons par l’annulation de la campagne de Monumental par Funforge SARL. Au vu de la tournure qu’elle prenait et avec un éditeur en permanence sur la défensive du fait des attaques plus ou moins violentes subies depuis le premier jour de campagne, l’annulation était la seule solution viable pour le bien du jeu. Reste à l’éditeur à bosser à mort sa communication pour le reboot, et je souhaite d’ores et déjà bon courage tous à ceux qui vont être chargés de redorer son blason. Il va falloir faire preuve de créativité si la solution « amende honorable » n’est toujours pas retenue.

 

 

Vinyl par Talon Strike Studios n’a toujours pas réussi à convaincre assez pour financer. Malgré tout, il reste une vingtaine de jour pour rassembler le tiers manquant et donc tout n’est pas perdu, même si l’espoir est ténu. D’espoir il n’y a point pour World’s End par World’s End. À peine 70 soutiens depuis le lancement, et ce n’est pas la dynamique au point mort qui va permettre de faire mieux. La campagne de Mournequest par Backspindle Games, est quant à elle à l’arrêt total depuis une semaine (+2 soutiens en 6 jours) et cela a à peine quelques encablures du financement, comme si un mur empêchait de l’atteindre. Il reste une dizaine de jours, mais je ne vois pas ce qui pourrait subitement faire repartir la machine.

 

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 Fire In The Library par Weird Giraffe Games a passé tranquillement la semaine avec une grosse quarantaine de soutiens quotidiens, sans l’ombre d’une baisse, bien au contraire. La campagne est désormais financée à largement plus de 4 fois par près de 1 200 soutiens. Reste une dizaine de jour pour débloquer la mini extension offerte au palier des 42 000 $, ce qui ne devrait pas poser de problème majeur (actuellement 39 400 / 8 500 $ et 1 245 soutiens. Fin le vendredi 13 avril  à 05h00).

 

 

 

 

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Railroad Rivals par Forbbiden Games a enfin réussi à atteindre son financement il y a quelques jours, ce qui a donné un petit coup de fouet (tout est relatif) à sa campagne en atteignant une cinquantaine de soutiens par jour, soit le double de la semaine précédente. Les deux stretch-goals débloqués sont uniquement de l’amélioration de matériel, le troisième à venir également. Avec un peu de chance, les 1 000 soutiens au final sont envisageables (actuellement 36 100 / 30 000 $ et 765 soutiens. Fin le mercredi 11 avril  à 05h00).

 

 

 

the.awfull.orphanage.boite.KS

fr  The Awfull Orphanage par Workhouse Games a également financé il y a peu, juste avant le week-end. S’agissant du week-end Pascal, l’aspect chaotique de la dynamique durant ces 3-4 derniers jours ne sera pas relevé. À voir comment elle va se comporter à compter de cette semaine. Seuls deux stretch goals ont été débloqués, comme si les gens n’étaient pas plus pressés que ça de faire tomber des stretch goals qui n’ont d’autre but que de leur faire dépenser encore plus. Le jeu est disponible en français (livraison 3 mois après la version française) (actuellement 35 700 / 30 000 £ et 770 soutiens. Fin le samedi 21 avril à 14h00)

 

 

dragon-keepers-box-artDragon Keepers par Knight Works fait partie de la liste des projets qui viennent juste de financer. Il était temps pour celui-ci, à une semaine de la fin. Les seuls stretch goals débloqués sont les SG sociaux, le premier « vrai » devrait l’être sous peu. Mais comme il ne s’agit « que » d’amélioration de la qualité du matériel et qu’à cet égard le principal est déjà acquis, il n’y a pas de grosse perte à ne pas tous les débloquer au cours des 7 jours restants (actuellement 21 500 / 20 000 NZ$ et 720 soutiens. Fin le mardi 10 avril  à 05h59).

 

 

 

 

Dinosaur Island jeu de societe

Dinosaur Island : Back From Extinction par Pandasaurus Games va certainement donner des idées à un bon paquet d’éditeurs qui se tâtaient sur l’opportunité de lancer un reprint d’un jeu de leur catalogue. Parce que le moins que l’on puisse dire, c’est que ça cartonne sévère ! Pandasaurus va incessamment sous peu (si ce n’est déjà fait quand vous lirez ces lignes) entrer au panthéon des éditeurs, pas si nombreux que ça, avec une campagne à plus de 10 000 soutiens et 1 million de dollars.

Les 41 (!) stretch-goals débloqués ont enrichi le jeu de façon considérable, et les amoureux des meeples sont aux anges. On en aura rarement vu autant de formes personnalisées. Ils ont même osé des bébés meeples trop choupinoux, si si ! Ptéranodons et Vélociraptors auront donc leur progéniture bien distincte (petit bémol tout de même à l’attention des amoureux des meeples sus-cités, ces meeples là sont en plastique. Je sais, désolé…). Si l’on excepte cet ignoble rose fluo omniprésent (à mon goût à moi, hein), le jeu est carrément transformé en version Deluxe. Mais ne la jouons pas petits bras, il reste une vingtaine de jours pour améliorer encore tout ça ! (actuellement 1 070 000 / 25 000 $ et 10 100 soutiens. Fin le samedi 21 avril à 06h59).

 

 

Vous trouverez une sélection plus importante de projets en cours sur la page dédiée de Cwowd.

 

 

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Ils se terminent cette semaine

 

 

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La campagne de  Pacific Rim : Extinction par River Horse est vraiment hors norme. Bien que les pertes financières aient été stoppées net, la fuite des backers a continué toute la semaine passée. Sur les 14 derniers jours, seuls 4 ont été en positif en matière de soutiens, la balance finale est de -102 backers et malgré tout, l’argent rentre ! Plus ou moins, mais il rentre. Preuve encore une fois qu’un all-in bien calibré incite furieusement au pledge. Le rappel des 48 heures, qui devrait avoir eu lieu quand vous lirez ces lignes, va être extrêmement intéressant à observer (actuellement 152 000 / 35 000 £ et 1 190 soutiens. Fin le mercredi 4 avril  à 23h00).

 

songbirds-box-art

 

Songbirds par Daily Magic Games va terminer sa campagne sur un joli petit succès dont DMG avait bien besoin. Rien d’extraordinaire, le contraire serait étonnant au vu du calibre du jeu. Mais les 1 500 soutiens sont assurés, voire plus si le rappel des 48 heures joue son rôle à fond (actuellement 26 000 / 1 000 $ et 1 260 soutiens. Fin le mercredi 04 avril  à 02h00)

 

 

 

 

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fr La campagne de Heroes Of Stalingrad n’aura pas eu à trop souffrir de la communication de Devil Pig Games au sujet de leurs difficultés. Il est vrai que la franchise est généralement très bien acceptée dans ce petit milieu du participatif, et comme la séries des Heroes of… est réputée, il est du coup peu étonnant que cela marche plutôt bien. Même si la dynamique n’est pas folle, avec une vingtaine de soutiens quotidiens, la campagne est tout de même déjà financée à plus de 4 fois par 1 200 soutiens. Le jeu est disponible intégralement en français (actuellement 59 500 / 20 000 € et 980 soutiens. Fin le jeudi 05 avril  à 22h00)

 

warfighter-the-WWII-tactical-combat-car-game

 

Loin du raffut de certaines campagnes, celle de Warfighter WWII – Wave 2 – Pacific par Dan Verssen Games a poursuivi son petit bonhomme de chemin la semaine passée. Rien d’extraordinaire, mais pour ce genre de campagne de niche, c’est un beau succès. Les 1 000 souscripteurs ne seront peut-être pas atteints, mais la campagne est d’ores et déjà financée à plus de 11 fois (actuellement 143 500 / 40 000 $ et 700 soutiens. Fin le jeudi 05 avril  à 02h00).

 

 

 

 

architects-of-the-west-kingdom-box-art

fr   Architects of the West Kingdom est, quoi qu’il advienne désormais, le plus gros succès de Garphill Games sur Kickstarter. Shem Philips a su se créer une fanbase en béton, et cela fait toute la différence entre un succès et un GROS succès. Si si, 12 fois le financement récolté à la porte du rappel des 48 heures, c’est un gros succès. Et j’aime à croire que le plus gros pledge groupé de l’histoire de Cwowd, porté par Dame HarryLittle, a une part de responsabilité dans ce succès, celui-ci représentant pas moins de 10% du nombre de soutiens de la campagne Le jeu est disponible en français intégral grâce à Pixie Games (actuellement 4710 800 / 34 000 NZ$ et 4 055 soutiens. Fin le jeudi 05 avril  à 05h00).

 

 

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 fr La campagne de Cat’astrophes par Ludovic Mahieu aurait duré seulement deux semaines que le résultat n’aurait guère été différent. Il reste 3 jours avant le rappel des 48 heures qui, espérons le, va réveiller un peu le bouzin. Parce que plus de deux semaines au quasi point mort, ça commence à faire long Le jeu est disponible intégralement en français (actuellement 27 900 / 5 000 € et 1 060 soutiens. Fin le dimanche 8 avril à 23h00).

 

 

 

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À venir cette semaine

 

Lundi 03 avril

KARTOFFELKRIEG-LOGOKartoffelkrieg par

Un jeu de figs avec des patates. Non, ce n’est pas une blague. Ou, en tout cas, pas totalement. L’idée est bien de jouer avec des pommes-de-terre à la place de figurines en les équipant d’armes, chenillettes, bras manipulateurs, etc.

La vidéo vaut le détour, Kickstarter est souvent trop sérieux 😉

 

fireball-island-the-curse-of-vul-kar-box-art

 

Fireball Island : The Curse of Vul-Kar par Restoration Games

Rob Daviau et ses compères s’attaquent cette fois à un jeu parmi les plus cultes des années 80-90 : L’île infernale.

 

 

 

 

Mardi 04 avril

street-fighter-the-miniatures-game-boiteStreet Fighter : The Miniatures Game par Jasco Games

D’après le jeu vidéo, en 1v1, chacun pour soi (jusqu’à 6), par équipe (2v2,3v3,2v2v2), 3 vs 1 contre un boss super puissant.

 

 

 

eye-for-an-eye-box-artEye For An Eye par Darwin Games

Un jeu de combat en arène pour 2-6 joueurs en temps réel (rounds de 5 min) à base de dés. Un univers qui change… même s’il s’agit d’une reprise/refonte d’un jeu de 2016 : Rise of the Occulites: Arena. Pas sûr qu’il y ait plus de nouveauté que le changement de nom. Ha, si. Les illustrations. Devinez de qui elles sont ? Hmmm…?? Si si, c’est bien The Mico !

 

 

 

 

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Les pledges groupés en cours !

Rappel des pledges groupés en cours sur le forum de Cwowd

 

cat'astrophes-boite  Cat’astrophe par Borderline Editions

Ce PG est porté par Serendipity, que nous remercions chaleureusement au passage. Le gain est très intéressant et pourrait même l’être encore plus si le nombre de 12 boîtes est atteint.

Tarifs du PG : Le tarif est de 15 € FdPIn (au lieu de 24 €) et peut même descendre à 13 € si le nombre de participants monte à 12 et plus. Rajoutez environ 7 € pour un envoi via Mondial Relay si vous ne pouvez pas aller chercher votre bien chez le porteur.

  • Le lien vers le GDoc sur lequel s’inscrire.
  • Le lien vers la page du forum de Cwowd.

 

On les attend de pied ferme

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On les attend de pied ferme

  • Claustrophobia 1643 par Monolith : Annoncé pour cet été, le retour de ce jeu 1 Vs 1 asymétrique difficilement trouvable aujourd’hui. Si le mode de jeu ne change pas, les règles auront subies un léger lifting. La différence majeure avec la version actuelle sera que chaque personnage ou créature présent dans chacun des scénarios sera matérialisé par une figurine, mais non peinte cette fois.
  • Arydia: The Paths We Dare Tread le futur projet KS de l’auteur de Xia qui semble avoir travaillé à une sorte de Gloomhaven-like, on en parlait un peu par là. La fiche est ici
  • D’un point de vue d’ethnologue, un nouveau Zombicide demeure toujours un événement participatif à surveiller.  

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge : Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu : Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr : Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2 : Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif

  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

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4 Commentaires

  1. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 03/04/2018
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    De mon coté j’ai pledge Imperius, le draft et le guessing c’est mon plaisir 🙂 Unbroken est vraiment pas cher…

  2. godeus 03/04/2018
    Répondre

    C’est un peu HS car ca ne touche pas directement le jeu de plateau mais l’univers qu’il a crée a permis d’avoir des grands noms du jeu de société et jeux de rôle il y a une super campagne sur ulule avec l’intégrale de HP Lovecraft en édition prestige qui se termine dans 4 jours 😉  /fin de HS

    Sinon je crois que je vais me laisser tenter par Firebird Island 😉

  3. T-Bow 04/04/2018
    Répondre

    Nuts vient d’annoncer que, d’un commun accord avec HoN, il n’y aura pas de VF pour Lifeform, en tout cas pas pour ce print run.

    Vive la VO! 😀

  4. Photo du profil de Metadna
    Metadna 06/04/2018
    Répondre

    Kolossal devrai fournir la vf pdf des règles d’Imperius (voici déjà la règles vf de draft) https://www.dropbox.com/s/c0isog07eu9n7vl/Imperius%20Rules%20V3r%20-%20French%20Translation.pdf?dl=0  La traduction complète du jeu dès les 250 backers fr atteint

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