Carnegie : Notre généreux bienfaiteur…

Andrew Carnegie était un homme d’affaires écossais qui a fait fortune dans l’industrie de l’acier aux États-Unis. L’homme le plus riche du monde à son époque ! Une parfaite incarnation du fameux rêve américain. L’histoire nous le présente comme un philanthrope qui au cours de sa vie donné de l’argent à différentes fondations.

« Toute vie qui n’a pour but que de ramasser de l’argent est une piètre vie. » aurait-il dit. Un de ses mantras était de mourir sans argent (en réalité il est mort avec 30 millions de dollars). La réalité est bien entendu à nuancer un petit peu puisque selon les sources il aurait aussi réprimé dans le sang des grèves dans ses propres entreprises. Selon d’autres sources, c’est son associé qui en serait responsable et le milliardaire l’aurait licencié.

Néanmoins, il est vrai qu’il a donné toute sa fortune (300 millions de dollars) à des fondations et a contribué à la construction de plus de 3000 bibliothèques publiques dans le monde. Il était par ailleurs favorable à un impôt sur la succession à hauteur de 100%.

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez vous renseigner sur Internet, mais bon courage pour trier le bon grain de l’ivraie. Selon les sources ce serait un saint homme, selon d’autres ses idées étaient teintées de darwinisme social et de puritanisme… La réalité étant probablement entre les deux.

 

 

Carnegie est désormais un jeu de société qui vient d’être lancé sur Kickstarter. Son auteur, Xavier Georges, est connu pour avoir réalisé des jeux comme Troyes (avec S. Dujardin et Alain Orban), ou sans co-auteurs, Carson City (2009) et Ginkgopolis (2012) qui d’ailleurs ressort en ce moment chez Pearl Games et distribué par Funforge (article à venir très bientôt). 

Dans Carnegie nous incarnons de riches industriels sur les pas du célèbre homme d’affaires. Nous avons 20 tours de jeu pour marquer le plus de points de victoire et pour cela il nous faudra développer nos entreprises dans tous les Etats-Unis, faire de généreuses donations ou construire des départements dans notre entreprise, sans oublier de former notre personnel pour bénéficier de ses compétences.

 

Comment joue-t-on ?

Pendant son tour de jeu, le joueur actif va pouvoir réaliser une des quatre actions du jeu : les ressources humaines, la construction, le management et la recherche & le développement. Mais celles-ci sont organisées dans quatre timelines et sont liées à une des quatre régions des États-Unis. En premier lieu, cela nous permettra d’éventuellement gagner un revenu si un (ou plusieurs) de nos Meeples est présent dans la région, puis de réaliser l’action en question.

Enfin, les autres joueurs vont pouvoir suivre l’action à leur tour, s’ils le peuvent évidemment. Voilà le premier petit twist, nous avons un tour de jeu avec une mécanique semblable à Puerto Rico (Ah ! j’en vois quelques-uns qui bavent au fond).

Les ressources humaines nous permettent de déplacer des Meeples (nos employés) dans les différents départements de notre entreprise, ceci afin de les activer et de profiter de leurs effets. La recherche et le développement nous permettent de nous développer sur des pistes et de gagner des revenus plus intéressants dans chaque région. Grâce au management on pourra récolter des ressources ou gagner de l’argent, nerf de la guerre évidemment, mais aussi de construire de nouvelles tuiles de département dans notre société. Enfin la construction nous permet de construire (sans blague) les projets que nous avons financés grâce à la R&D sur la carte des Etats-unis.

 

Évidemment, tout est intriquement lié et il faudra bien maitriser le timing du jeu. Une action nous permet aussi (dans l’ordre du tour) de réaliser une donation envers un des quatre secteurs sociaux : l’éducation, le droit social, la santé ou encore l’assistance publique (welfare).

Les donations seront une source de points de victoire conséquente en fonction d’une condition, par exemple vous gagnez 3 points de victoire pour chaque département de ressources humaines dans votre société à la fin du jeu. Vous comprenez là encore qu’il faudra dans ce cas précis axer votre entreprise vers la construction de ressources humaines.

Chaque joueur commence avec le même plateau de société et les 5 ouvriers présents à la porte d’entrée. Nous jouerons avec une dimension tableau building, puisque l’on va pouvoir façonner notre entreprise à notre convenance. 

Il existe pas moins de 16 tuiles département différentes, pour favoriser le recrutement de nouveaux employés, pour gagner plus d’argent ou de ressources, construire plus facilement et à moindre coût, etc. Toutes ces tuiles ne sont pas forcément présentes à chaque partie et uniquement en deux exemplaires. Il existe par ailleurs un mode solo où vous pouvez affronter le riche homme d’affaires.

 

 

Si vous souhaitez essayer le jeu, il est disponible en ligne sur Board Game Arena ainsi que sur Table Top Simulator.
Un Eurogame costaud avec une grosse marge de progression, une jolie profondeur et une belle interaction. Il est disponible sur Kickstarter pour un prix de 65€ plus 12€ de frais de port pour une livraison prévue en septembre. Il sera aussi en boutique, distribué par Pixie Games.

   

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