Apocalypse au zoo de Carson City – on ne fait pas de zombies sans casser d’œufs

Les jeux Opla peuvent vous habituer à leurs thèmes nature ou un peu zen, allant du réchauffement climatique à du ramassage de noisettes en passant par une course de manchots empereur. Sauf que, cette fois-ci… les animaux si chers à l’éditeur, Florent Toscano, eh bien ils ont viré zombie. Genre y’avait un truc bizarre dans le mou des tigres, ou alors une épidémie de puces avec une maladie de Lyme mutante. Chais pas trop, mais en tout cas, le zoo de Carson City n’est plus une place to be de dimanche en famille.

Le pitch de l’éditeur vous dit à peu près tout ce qu’il faut savoir :

Chaque joueur possèdera en début de partie les quatre personnages d’une équipe et devra les envoyer dans le zoo, alors constitué de 25 tas de deux cartes. À son tour, le joueur peut soit envoyer un de ses personnages dans le zoo, soit en déplacer un qui s’y trouve déjà. À chaque fois qu’un personnage arrive sur une carte Zoo, il la gagne.

Ainsi, il marque 0 point en se baladant juste dans un enclos vide, 1, 2 ou 3 points en dégommant des mutants et 4 points en libérant des animaux sains qui n’ont jamais rien eu à faire dans un zoo ! Et il est également possible de dézinguer les persos des autres équipes ! Derrière certaines cartes se planque un vilain gros mutant moche,  et si vous tombez dessus… Pas de bol !

 

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Figurez-vous qu’il y a presque un an, j’ai pu jouer à Apocalypse au Zoo de Carson City. Bon, c’était un prototype et l’on bouffait encore des pucerons (parce qu’on était de petites coccinelles toutes mimi). J’ai beaucoup, beaucoup aimé. Si avec des coccinelles, on pouvait se sentir trompé sur la marchandise, le zoo mutant et les survivants qui se tabassent, ça va bien mieux au teint du jeu : cet opus est sauvage et sans concession. On se met allègrement des volées de mandales dans les dents, on essaie de bloquer les adversaires au mieux en s’exposant le moins possible. Le côté destructible du territoire apporte une interaction assez balaise et malgré une facilité d’accès presque déconcertante, les gamers, j’en suis certains, apprécieront.

Le jeu d’Alexandre Droit et de Florent Toscano est sublimé par les illustrations d’illustrateur Guillaume Griffon, et viennent s’inscrire dans la digne lignée de Carson City (la BD de Griffon) et des Jeux « BD » Opla précédents (Le bois des Couadsous et Lincoln se met au vert). Comme toujours, Opla essaie de ne pas trop casser d’œufs et produit de façon éco-responsable et (assez) locale : tout est fabriqué et assemblé en France. Nous avions parlé de la démarche écologique de l’éditeur dans nos colonnes.

 

Pour environ douze euros, vous aurez de jolis mutants chez vous…

 

   

1 Commentaire

  1. Umberling 08/07/2017
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    Dans l’oreillette, l’éditeur me dit : sortie le 30 septembre !

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