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Tales of the arabian nights : la caverne des merveilles

boite«Un riche marchand ne parvient pas à marier sa fille. Alors il demande à Shéhérazade de se rendre au marché aux esclaves de Samarkand, et de lui acheter le mari parfait. Après plusieurs aventures, Shéhérazade arrive à Samarkand et trouve la perle rare. Mais voilà qu’elle en tombe elle-même amoureuse ! Oubliant sa mission, elle cède à l’amour et l’épouse aussitôt.

«Mais le marchand, mécontent, la poursuit et finit par la rattraper. Elle arrive heureusement à discuter avec lui et à le convaincre de la futilité de sa vengeance. En récompense, le marchand lui offre… une nuit de délices, qui fera progresser la compétence séduction de la belle Shéhérazade !

«Pendant ce temps, les choses ne vont pas aussi bien pour Aladin. Il s’est lancé dans une quête des épices aux quatre coins du monde, mais se fait ensorcelé par une méchante sorcière en Asie. Il erre désormais sans but précis. Il arrive dans une caverne où un khôl magique lui révèle des trésors invisibles, mais trop avide, il abuse de ce maquillage et finit par se brûler les yeux.

Le materiel«Shéhérazade est à présent établie à Tana en Inde avec son mari (l’esclave parfait), ce qui complique quelque peu ses aventures. Bientôt, elle a accumulé assez d’histoires et de destinées pour être victorieuse. Cependant elle doit encore se rendre à Bagdad, là où tout a commencé. Mais elle se perd dans le désert, et sa famille lui manque : elle doit d’abord repasser à Tana avant d’aller à Bagdad. Un long détour…

«Aladin quant à lui s’est enfin débarrassé de son sortilège néfaste. Il sauve un riche marchand d’une attaque de brigand et, échaudé par les obligations familiales de Shéhérazade, choisit de recevoir une récompense sonnante et trébuchante plutôt que la main de la fille du marchand. Puis il rencontre un djinn, ce dernier lui offre un lit magique qui lui permettra d’ignorer ses blessures !

«Aladin a lui aussi réuni les points nécessaires, et regagne Bagdad sans encombre. Au même moment, Shéhérazade parvient à retrouver sa famille à Tana, où elle est d’ailleurs nommée vizir (vizirette ?) pour ses bons et loyaux services. Mais il est trop tard pour rejoindre Bagdad…».

 

Voilà le genre d’histoire qui vous attendent dans Tales of the arabian nights (en français, les contes des milles et une nuits), un jeu (pour ne pas dire le jeu !) de storytelling. La première édition remonte aux années 80 et avait été à l’époque traduite par Gallimard (avec, paraît-il, quelques erreurs de traduction). La version anglaise a ensuite été réédité en 2009, avec un matériel bien amélioré et un contenu enrichi, mais n’avait pas été traduite en français jusqu’à aujourd’hui. C’est désormais chose faite, l’éditeur Filosofia proposant une nouvelle VF !

 

Le matériel

Le livre des contesLe matériel de la nouvelle version française de Tales of the arabian nights est quasiment identique à celui de la dernière version anglaise, ce qui est une bonne chose car il n’y a quasiment rien à reprocher à ce matériel : carte toilée, plateau et jetons en carton épais, livre des contes à reliure spiralée… Livre des contes ? Oui car l’élément matériel principal du jeu n’est pas le plateau, pourtant grand et bien coloré. Il s’agit du livre des contes, une sorte de “livre dont vous êtes le héros” de 300 pages grand format.

Le plateau présente une carte du monde, inspirée des cartes de l’époque. Plus on s’éloigne du Moyen-orient, plus la géographie devient fantaisiste. On notera aussi, avec une certaine ironie, que Bagdad était nommée “la cité de la paix” en ce temps-là…

Le plateau

La seule différence entre VO et VF (à part la langue) concerne la présence de jeton “1 tour / 1 utilisation” (recto / verso) pour marquer les statuts temporaires. Ces jetons n’existaient pas dans la VO, mais ils sont bien pratiques.

 

Les conditions de victoire

Chaque joueur choisit secrètement au début de la partie un total de 20 points d’histoire et de destinée à atteindre (par exemple 12 points d’histoire et 8 de destinée). Ces points sont gagnés au fil des rencontres lors de la partie. La victoire sera acquise lorsque vous reviendrez avec ce nombre de points à Bagdad !

Mais Tales of the arabian nights est un jeu où la victoire importe peu. L’objectif numéro un n’est pas de gagner la partie mais de vivre une grande aventure dans le monde merveilleux des mille et une nuits. De ce point de vue tous les joueurs sont souvent gagnants ! Il m’est déjà arrivé que, d’un commun accord, les joueurs décident de prolonger la partie alors même que l’un d’entre eux aurait pu remporter la victoire. Juste pour le plaisir de continuer l’histoire de nos personnages…

 

Le tirage de personnage

Comme dans tout bon jeu de rôles, la partie commence par le tirage de votre personnage. À vous de choisir si vous voulez jouer une courtisane savante, un marin corsaire, un magicien séducteur… Cette opération est très simple puisqu’il suffit de choisir 3 jetons de compétence parmi les 18 possibles. Le jeu fait la part belle aux compétences sociales, telles que séduction, conteur, marchandage, charme, courtoisie, etc, tandis que le combat est limité à une ou deux compétences (usage d’arme, endurance).

Ce système permet un grand nombre de personnages différents (théoriquement 4896), tout en permettant un tirage rapide des protagonistes. Et si vous manquez d’inspiration, vous pouvez toujours tirer trois jetons au hasard.

Enfin, chaque joueur pioche une carte de quête. Cette carte donne un objectif à atteindre, par exemple se rendre dans trois villes choisies par un autre joueur, pour obtenir une récompense (points de destinée ou d’histoire, compétences, statuts, trésor, etc).

 

Les déplacements

L'échelle de fortuneOn commence son tour en se déplaçant sur la carte. Le nombre de déplacements autorisés dépend du mode de voyage (par terre, par mer ou un mélange des deux) et du niveau de richesse de son personnage, comme indiqué sur l’échelle de fortune en haut du plateau.

Les personnages les plus riches se déplaceront donc plus rapidement en mer, en revanche sur terre mieux vaut être aisé mais sans plus. Si votre niveau de richesse est trop élevée, vous devrez voyager avec une caravane et une escorte dignes de votre rang !

Enfin, la carte présente plusieurs lieux de pouvoir que l’on ne pourra atteindre en se déplaçant normalement. Il faudra effectuer une rencontre particulière ou trouver un trésor spécial qui vous y conduira.

 

Les rencontres

Les cartes_rencontresAprès son déplacement, on effectue une rencontre dans le nouveau lieu où l’on vient d’arriver. Pour cela, on commence par tirer une carte rencontre. Il en existe de trois sortes :

  • Les cartes personnage : elles renvoient vers un paragraphe du livre des contes, en fonction du jeton Matin, Midi ou Nuit en cours. La partie commence avec le jeton Matin actif, puis l’on passe au jeton Midi lorsque les cartes rencontres sont épuisées et que l’on reforme un nouveau paquet. De même, on passera au jeton Nuit lors du second épuisement de la pioche.
  • Les cartes terrain : elles renvoient vers un paragraphe du livre des contes, en fonction du type de terrain visité : forêt, désert, montagne, mer, île ou ville. Sur chacune de ces cartes, l’un des 6 terrains renvoie directement à la matrice N pour une rencontre spéciale ; le titre et le dessin de la carte correspondent à cette rencontre spécifiquement (mais attention pas aux cinq autres !).
  • Les cartes cité : elles renvoient vers un paragraphe fixe du livre des contes. Le joueur peut ensuite garder la carte, et s’il se rend dans la ville indiquée sur la carte, il pourra lancer un dé et se référer à la table présente sur la carte pour obtenir une bonne (ou une mauvaise) surprise. La carte sera ensuite défaussée.

 

Le paragraphe du livre des contes contient en général une matrice à 12 entrées. On lance un dé (à six faces), on ajoute la dangerosité du lieu (de 0 à 6) et un bonus selon le nombre de points de destinée du personnage (de 0 à 2), et on obtient le résultat.

 rencontre2 rencontre1  rencontre3

 

Par exemple, Shéhérazade vient d’arriver dans une petite forêt près de la Mecque (pas de chiffre sur le lieu donc dangerosité 0). Elle tire la carte de rencontre du magicien et nous sommes encore au matin. On se réfère donc au paragraphe 84, qui est une table à 12 entrées. Le dé donne 6, la dangerosité est de 0 et elle n’a pas de bonus lié à ses points de destiné. La table indique donc “piégé”, c’est-à-dire qu’elle rencontre un magicien piégé, et cette rencontre utilise la matrice de réaction B.

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Le joueur choisit alors sa réaction dans les choix possibles pour la matrice B, qui sont rappelés sur une aide de jeu à disposition de chaque joueur. Ici, Shéhérazade choisit de s’incliner devant ce magicien piégé, avec une pointe d’ironie peut-être ! La matrice se présente sous la forme d’un tableau avec en ligne les adjectifs des rencontres (ici, piégé) et en colonne les réactions possibles. À l’intersection des deux, la matrice donne le paragraphe à consulter dans le livre des contes (ici le 1643).

rencontre6Le dé du destin vient ensuite modifier ce numéro de +1, +0 ou -1. Ici, Shéhérazade obtient + sur le dé du destin, donc le numéro du paragraphe devient 1644. Ce paragraphe comprend deux issues possibles, selon les compétences du personnage. Shéhérazade, comédienne experte, à la présence d’esprit d’échanger ses habits avec le magicien piégé, ce qui lui permet de tromper leur adversaire !

Chaque paragraphe se termine par des récompenses ou des pénalités, indiquées entre crochets. Vous pourrez ainsi gagner ou perdre des points d’histoire ou de destiné, des niveaux de fortune, des compétences, des statuts ou des trésors.

Enfin, les compétences offrent un second niveau (dit magistral), qui permet de passer outre le dé du destin pour choisir parmi les trois paragraphes possibles celui qui fait appel à cette compétence, le cas échéant.

Voilà pour la phase de rencontre. Les règles recommandent qu’un joueur autre que le joueur actif lise le livre des contes, afin de garder l’effet de surprise et d’éviter toute tentative de triche lorsqu’un choix est proposé (cas assez rare cependant, le choix principal se faisant dans la matrice de réaction). Mais avec un peu de discipline, il est tout à fait possible de choix en solitaire.

 

Et en pratique qu’est-ce que donne ce système de rencontre ?

Alors que je croise une maison en flamme, je décide de pousser le système dans ses retranchements, et je choisis l’action la plus improbable : boire. En effet, les phénomènes naturels (tempête, feu, rivière,…) partagent tous la même matrice de réactions et donc les actions possibles sont les mêmes (avec bien entendu des résultats différents). Mais si boire a du sens face à une rivière, qu’en est-il face à un incendie ?

Pourtant le livre de conte ne se démonte pas. Au contraire il me raconte comment, passant devant une maison en flamme, je n’ai nul envie d’aider les habitants. Aussi continuais-je ma route en direction de la taverne toute proche. Mais au moment d’entrer boire un verre, je renverse un client qui sortait ; dans sa chute celui-ci laisse tomber une torche usagée et une bouteille d’huile vide. C’est lui le coupable de cet incendie criminelle ! Et les gens du village me récompensent alors grandement pour cette enquête bien menée.

 

Les statuts

Les cartes_statutsLes cartes de statuts viennent modifier votre personnage : Est-il perdu ? Amoureux ? Marié ? En pèlerinage ? Blessé ? Transformé en animal ? Nommé vizir ou réduit en esclavage ? Il existe en tout 28 statuts différents.

À noter que les esclaves sont présents dans le jeu. Vous pourrez tout aussi bien en acheter que devenir vous-même l’esclave d’un autre joueur. Curieusement, et bien que le jeu existe depuis longtemps aux US, cela ne semble pas poser problème, contrairement à Five tribes. En même temps, difficile de retirer l’esclavage de l’univers des contes des mille et une nuits…

 

La durée de vie

Le livre des contes contient plus de 2000 paragraphes (numérotés jusqu’à 2600 mais il y a des trous dans la numérotation), et chaque paragraphe contient généralement 2 ou 3 dénouements possibles en fonction des compétences du personnage, de ses trésors ou de ses statuts. À raison de 20 tours de jeu en moyenne par partie, il vous faudra donc 200 parties pour tout voir… Autant dire que la durée de vie du jeu est quasiment infinie !

 

La traduction

Le livret de règlesPour avoir aussi joué avec la version anglaise, je sais que la traduction du jeu est un vrai plus pour les joueurs francophones. En effet, l’anglais utilisé dans le livre des contes est d’un niveau littéraire ; même si je lisais couramment des sites Internet en anglais, il me fallait souvent chercher des mots dans un dictionnaire. Ou essayer les réactions proposées au hasard pour tenter d’en deviner le sens à partir du résultat ! (que se passe-t-il si “j’abducte” le sultan ? Oh, sa garde m’attaque…). La traduction en français résout tous ces problèmes (tiens, maintenant c’est “enlever” à la place !).

La traduction de cette nouvelle édition de Tales of the arabian nights n’a pas été réalisée par l’éditeur mais par des bénévoles. La traduction est néanmoins de qualité. Les règles sont parfaitement claires. Et je n’ai pour l’instant rencontré qu’un seul bogue de traduction : la carte de statut “emprisonné” utilise les adjectifs rusé, hideux et malfaisant alors qu’ils deviennent malin, laid et cruel sur la matrice de réaction K associée.

Bien sûr, on pourra regretter que l’importance de la francophonie ne permette pas de faire appel à (et de faire vivre) des traducteurs professionnels. On se consolera en apprenant que l’éditeur reversera les bénéfices de la première impression du jeu à une œuvre caritative. Sans compter que le prix du jeu, qui reste très correct à 45 € malgré la quantité de matériel, n’aurait sans doute pas été le même s’il avait fallu ajouter les coûts de traduction.

 

Conclusion

Tales of the arabian nights n’est pas un jeu qui plaira à tout le monde. Les joueurs allergiques au hasard, ceux qui cherchent un défi stratégique ou intellectuel seront déçus. D’autres regretteront le peu d’interaction entre les joueurs, celle-ci étant souvent limitée à profiter des compétences d’un autre joueur pour soigner ses blessures. Enfin, les conditions de victoire sont peu satisfaisantes car les points d’histoire sont bien plus faciles à obtenir que les points de destinée (personnellement je joue avec 10 /10 pour tout le monde). Mais tout cela importe peu, tant l’univers oriental des mille et une nuits est parfaitement rendu dans le jeu, que se soit dans les visuels ou dans les histoires et les rencontres !

Les joueurs qui aiment l’immersion dans un thème seront donc comblés. De plus, Tales of the arabian nights pourra aussi séduire des personnes peu habituées aux (gros) jeux de société, par sa relative simplicité et son thème bien connu de tous. Le combat, peu présent dans le jeu contrairement à la majorité des jeux dit américains, permettra de toucher un public différent. Enfin, Tales of the arabian nights peut être une bonne introduction aux jeux de rôles.

Pour conclure : ce jeu est unique en son genre. Jeu de l’oie géant pour les uns, générateur d’histoires infinies pour les autres… On pourrait croire à une curiosité échappée de l’âge d’or SF des années 80, s’il n’était pas toujours aussi agréable à découvrir ou à redécouvrir. Alors que l’on parle de plus en plus de jeux narratifs et de storytelling, cet ancêtre parvient à être encore en avance sur son temps trente ans après sa sortie.

Points forts :

  • Les histoires, souvent drôles, originales, pertinentes (ou impertinentes !)
  • L’ambiance mille et une nuits incroyablement bien rendue
  • La durée de vie quasi-infinie
  • Jouable en solo

 

Points faibles :

  • Peu d’interaction entre les joueurs
  • Grosse part de hasard
  • Conditions de victoire pas idéales

 

>> Fiche de jeu

Un jeu de Anthony J. Gallela, Eric Goldberg, Kevin Maroney, Zev Shlasinger
Illustré par Dan Harding, Peter Gifford
Edité par Filosofia
Langue et traductions : Francais
Date de sortie : 05/2015
De 1 à 6 joueurs , Optimisé à 3 joueurs
A partir de 12 ans
Durée moyenne d’une partie : 120 minutes

20 Commentaires

  1. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 30/04/2015
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    Je ne suis pas loin de craquer pour emmener ça en vacances avec les amis… Bel article !

    • Photo du profil de Jiba
      Jiba 30/04/2015
      Répondre

      Merci !

      Pour les vacances, ça peut être sympa. Attention par contre la boîte est lourde (la faute au livre de 300 pages !). Si tu pars avec ton sac sur le dos, mieux vaut être musclé !

  2. Photo du profil de fouilloux
    fouilloux 30/04/2015
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    Ah oui ça fait envie en effet.

  3. Photo du profil de Shanouillette
    Shanouillette 30/04/2015
    Répondre

    ouais graaaaaave.

  4. Photo du profil de Alstar
    Alstar 30/04/2015
    Répondre

    Ben moi j’ai déjà craqué, des le premier jour de dispo chez espritjeu, je le récupère ce soir ! Je vous enverrai mon sentiment très vite après l’Open the box

  5. Photo du profil de Filosofia
    Filosofia 30/04/2015
    Répondre

    Bien sûr, on pourra s’interroger sur l’utilisation des bénévoles par les éditeurs (on ne parlait pas d’esclavage tout-à-l’heure ? ;-)). 

     

    Avant de crier au grand vilain éditeur, il aurait peut-être été justement judicieux de nous interroger avant…

    Pour la Petit Histoire, l’initiative de la traduction (2011) est venu de Forumeur TT à partir de  de la Version US chez Zman Games (2009) pour leur simple plaisir personnel. Filosofia ayant racheté Zman Games, a  proposé aux tracteurs bénévoles de  fournir les fichiers textes en anglais afin de leurs faciliter la tâche. Mais aussi de financer la production d’une VF dont Filosofia ne touchera pas un centime d’euro sur les boites vendu du 1er print  car tout ira a une oeuvre caritative. Pour un jeu où possiblement il n’y aura peut être jamais de deuxième print, donc nous sommes pour le moment sur une opération blanche, voir a pertes.

    Pas tous les jours d’être un grand vilain méchant éditeur 😉

     

    A Bientôt

    Fayçal

     

     

    • Photo du profil de Shanouillette
      Shanouillette 30/04/2015
      Répondre

      Bonjour et Merci pour ces précisions – c’est une belle « fin » pour cette « histoire » et pour le « destin » du jeu 😉 – nous allons les reporter dans l’article. Il s’agit de quelle oeuvre caritative ?

    • Photo du profil de Jiba
      Jiba 30/04/2015
      Répondre

      Merci pour ces précisions et toutes mes excuses si mon article a pu vous paraître offensant. La référence a l’esclavage se voulait juste une boutade.

      Il n’est pas fait mention d’une oeuvre caritative sur (ni dans) la boîte (ou alors je suis passé à côté) ; de quel association s’agit-il ? Pourquoi ne pas l’avoir indiquer sur la boîte ou dans les règles ?

      Reste que la question de la place du bénévolat dans la société moderne est d’actualité. C’est une question que je me pose depuis un moment, bien au-delà des jeux de société. Même si pour le coup Filosofia passe peut-être du côté des bénévoles 🙂

      • Photo du profil de Filosofia
        Filosofia 30/04/2015
        Répondre

        Pourquoi ne pas l’avoir mis sur la boite ? Tout simplement par retenu et pudeur, nous ne souhaitions pas nous en servir comme un argument commercial 😉

        Achetez d’abord le jeu, parce c’est un bon jeu, qu’il  est fait pour vous et en plus derrière vous faites une bonne action 🙂

        • Photo du profil de Shanouillette
          Shanouillette 30/04/2015
          Répondre

          Oui, ça sera chose faite 😉 pour info le paragraphe a été modifié. Merci Jiba pour ta réactivité.

        • Photo du profil de Jiba
          Jiba 30/04/2015
          Répondre

          Pour la pudeur, je comprends parfaitement, mais même dans les règles, je ne parviens pas à trouver la moindre ligne à ce sujet… en fait je ne savais même pas que j’avais fait une bonne action 🙂

  6. Photo du profil de Filosofia
    Filosofia 30/04/2015
    Répondre

    Maintenant vous le savez 😉

  7. Photo du profil de Alstar
    Alstar 01/05/2015
    Répondre

    Ça y est, première partie ce soir,tout seul, comme ça à chaud après avoir parcouru les règles. Vous voulez savoir ce que j’en pense ? C’est simple : j’ai trouvé ça super ! Pourquoi ?

    Tout simplement parce qu’une seule lecture des règles m’a suffit pour bien démarrer la partie, quelques retours pour préciser un point ou deux en cours de partie mais ce jeu est plutôt simple d’accès.
    les graphismes sont très chouettes
    Le matériel est plutôt de bonne qualité, surtout rapporté à la quantité, bien que je trouve les cartes un peu fragile sur les bords et les punchboard assez difficile à défaire, mais cela reste un détail.
    et Surtout L’HISTOIRE ! Quel bonheur de voir que les choix que l’on fait sont très souvent logiquement résolus et que la destinée de notre personnage évolue selon nos choix de réaction face aux événements.

    ce que j’ai trouve moins bien ?

    – Des cartes statuts pas toujours faciles à appliquer et logiques quand on commence à en avoir plusieurs : j’étais changé en animal et envieu (donc obligé de choisir voler comme réaction si elle était possible) bon les 2 ne sont pas très raccord je trouve… Et surtout je les trouve particulièrement difficiles à enlever du perso.

    -Il faut une TRÈS grande table (si vous êtes dans un T1 et que vous mangez sur une table de comptoir, laissez tomber, il vous faudra jouer par terre 😉 )

    – le système de tables de réaction et de rencontres est tout de même un peu lourdingue et peu casser un peu l’ambiance par son côté froid et mécanique. Mais  il existe une petite appli sur android si vous voulez un peu d’aide (cherchez Tales of arabian nights sur le play store)

    Mais vous le voyez ce ne sont que des détails par rapport à l’immense rejouabilité, le fun du concept et le plaisir de raconter une histoire en jeu de plateau.

    Encore un achat que je ne vais pas regretter!

    Ps : bravo à Filosofia pour le côté caritatif, mais moi aussi je pense que c’est quelque chose sur lequel on peut communiquer. J’aime bien savoir quand je fais une bonne action après tout… Un point dans la règle et hop le tour était joué. 😉

  8. diez 01/05/2015
    Répondre

    On a parfois reprocher à Filosofia d’être des traducteurs de règles avec plus-value, mais sur ce coup la bravo Filo! En concrétisant le rêve d’un petit segment des amateurs de jeux de société, ils ont montré qu’ils ont le sens des responsabilités éditoriales.

  9. Photo du profil de Didou_did
    Didou_did 13/05/2015
    Répondre

    Il me donne bien envie ce jeu !!
    Réellement un bémol le peu d’interaction entre les joueurs ? On pourrait comparer ce niveau d’interaction à quel autre jeu si cela est possible ?

  10. Photo du profil de atom
    atom 13/05/2015
    Répondre

    même chose Didou_did, depuis que j’ai lu ce JP, ce jeu me fait vraiment envie, en espérant qu’il ne tombe pas trop vite en rupture.

  11. Photo du profil de Didou_did
    Didou_did 13/05/2015
    Répondre

    Je pensais exactement à la rupture ! J’aurais bien aimé voir une partie de la Team Ludo, là maintenant tout de suite 🙂

  12. Photo du profil de Angie
    Angie 11/06/2015
    Répondre

    Ahhhhh mais il peut vous faire envie. Perso, ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça en jouant à un jeu de société. En plus, c’est un des rares jeu où on s’en fiche vraiment de gagner ou de perdre, c’est que du plaisir. Donc ça c’est cool aussi

  13. P’tit Ju 09/08/2015
    Répondre

    il suffit de choisir 3 jetons de compétence parmi les 18 possibles –> Ce système permet un grand nombre de personnages différents (théoriquement 4896)

    C’est un détail mais il me semble que le nombre total exact est 816 (3 parmi 18)

    • Photo du profil de Jiba
      Jiba 09/08/2015
      Répondre

      Effectivement tu as raison. Mea culpa !

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