Participatif, la sélection naturelle du 23 janvier 2018

 

 

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Salutations ludico-participatives !

Encore un nouveau retard pour votre rubrique préférée cette semaine, dont je m’excuse platement. Mais j’ai été littéralement débordé de travail la semaine passée et je n’ai pu faire mieux. Du coup, il y a des campagnes que j’ai volontairement laissées de côté afin de me concentrer sur les plus importantes.

Cette semaine, une seule campagne ne fonctionne pas. Toutes les autres présentent de très bons résultats, voire exceptionnels pour certaines. Cela risque de ne pas durer, le nombre de lancements tendant à augmenter, et le porte-monnaie des backers n’étant pas extensible à l’infini.

 

 N’oubliez pas d’aller jeter un œil à la chronique hebdomadaire sur le participatif de Thierry sur Cwowd.

Je vous souhaite une bonne lecture, et vous dis « À la semaine prochaine ! ».

 

 

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Ça s’est passé la semaine dernière…

Les lancements de campagnes

 

Commençons par le début avec ce qui était certainement la campagne la plus attendue de cette rentrée 2018, j’ai nommé Hate par CMON. Attendue parce-que c’est CMON, parce-que le nom d’Eric Lang traîne ici et là (même s’il n’est pas auteur, le jeu ayant été développé par le studio français Guillotine Games. Mais après tout, Lang est à la tête du département développement chez CMON, hein) et parce-que le jeu est exclusif pour Kickstarter, à savoir qu’il ne se retrouvera jamais en boutique, sauf dans celles qui auront pledgé durant la campagne.

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Première raison de cette exclusivité : le thème du jeu, que l’on qualifiera sans peine de mature. CMON met d’ailleurs sur la page du projet un gros logo « Mature 18+ ». Cela satisfait le législateur puritain américain et, en plus, a justement l’effet inverse de celui recherché en attirant le chaland. Hate est basé sur la BD d’Adrian Smith « Chronicles of Hate » (judicieusement traduit en français en « Les Chroniques de la Haine »), désormais employé à plein temps par CMON en tant que directeur artistique, je le rappelle. Ceci expliquant certainement cela, mais nous en causerons un peu après.

Je vous copie-colle le pitch officiel de la BD, pris sur le site de Glénat, l’éditeur de la version française : « Dans un monde où le soleil gèle et la lune brûle, où les forts dévorent les faibles, un héros improbable va se lever pour affranchir Mère Nature de ses chaînes. Son chemin se trouve dans l’ombre. Ses ennemis sont légion. Son destin est celui d’un libérateur, et sa haine va tout ravager ! ». Comme je le disais la semaine dernière, ce genre de résumé ne fait pas spontanément penser aux Bisounours ou à un dessin-animé de Walt Disney. En gros, ça va charcler sévère et l’hémoglobine va gicler !

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Deuxième raison de l’exclusivité, qui découle de la première : la direction artistique. Extrêmement fidèle à la BD (manquerait plus que ce ne soit pas fidèle, avec Smith aux pinceaux dans les deux cas), et donc extrêmement mature. Citons en exemple le rigolo stretch-goal des 585 000 $ qui offre, en lieu et place des tokens de ressources en carton, de magnifiques mains coupées en plastique. Ah oui, parce que les mains coupées sont des ressources dans le jeu.

Mais ce détail n’est presque rien lorsque l’on sait que le jeu va pousser les joueurs à kidnapper, torturer et même manger (à la broche, au gros sel. Miam !) de plus ou moins innocentes victimes. Mature, on vous dit. Si à tout cela, je vous ajoute les tétons parfaitement visibles des personnages féminins à moitié nus, vous imaginerez aisément l’indicible horreur que pourrait susciter la vision de ce jeu chez les plus prudes et puritains des Américains. Mature, certes, mais certainement pas pour tous les adultes non plus. 

Une direction artistique fidèle donc, certes, mais qui n’a pas que des fans enthousiastes. Loin de là. Certains trouvent les cartes laides, pour d’autres le plateau de jeu est juste horrible. Il en est même, mais où va-t-on ma bonne dame, qui critiquent les magnifiques figurines. Trop statiques au goût des uns (cela peut s’entendre), trop détaillées à celui des autres (celle-là, il faut quand même oser la sortir !). Enfin bref, l’unanimité sur l’esthétique du jeu n’est clairement pas de mise.

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Troisième raison ayant poussé CMON à réserver ce jeu à Kickstarter, la mécanique. Là, on rentre dans du relativement concret. Pour résumer, Hate est un jeu d’affrontement en ligue avec des combats en 1 Vs 1. Le jeu qui s’en rapproche le plus dans l’esprit est Blood Bowl. Chaque joueur va diriger une tribu et chercher à conquérir des territoires. Pour apprécier pleinement le jeu, il faudra donc avoir plusieurs joueurs à disposition (4 avec la boîte de base, jusqu’à 6  avec les add-ons et les stretch-goals) sur un temps d’autant plus long qu’ils seront nombreux, et qui acceptent de jouer uniquement des batailles scénarisées à un contre un en mode campagne.

Car l’un des intérêts de Hate est que chaque affrontement peut rapporter des ressources en fonction de la victoire ou de la défaite, ressources qui permettent de faire évoluer son village et sa tribu (capacités et caractéristiques supplémentaires) mais aussi ses guerriers (nouvelles compétences ou augmentation de celles-ci). Un gameplay accessible, certainement riche de possibilités tactiques, mais un fonctionnement global du jeu en ligue qui ne sera pas pour tout le monde.

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Chacun de ces trois éléments (thème, direction artistique et fonctionnement en ligue) pris individuellement ferait réfléchir n’importe quel éditeur avant d’en lancer la commercialisation dans le réseau classique des boutiques. Cumulés, la question ne se pose même plus et le KS Exclusive devient la seule façon raisonnable de procéder. Et je n’ai même pas parlé du prix (120 $ hors frais de port pour la campagne) qui, actualisé avec les marges des différents intervenants de la distribution classique, disqualifie à lui seul le jeu en boutique. Mais ce dernier point est le lot de la majorité des jeux financés en participatif.

Si le jeu est impossible à vendre en boutique, il n’en n’est pour autant facile à refourguer sur Kickstarter, même quand on s’appelle CMON. Alors bien sûr, rien que ce nom assure avec une quasi certitude un financement rapide voire même éclair, ainsi qu’un résultat final qui ferait rêver la plupart des porteurs de projet. Mais pas nécessairement un carton intersidéral systématique. Et de fait, si la campagne ne peut être considérée comme un échec, très loin s’en faut, elle n’est clairement pas partie pour faire date en matière de chiffres.

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Le démarrage a été, compte tenu de tous les éléments précédemment cités, très bon avec un financement au premier jour de campagne à plus de deux fois les 200 000 $ demandés et plus de 4 600 soutiens. La suite est moins glorieuse. 1 100 soutiens le deuxième jour, c’est encore très bien. A peine 150 le troisième, même pas la moitié le quatrième et tous les jours suivants voyant encore moins de soutiens arriver, ça le fait moins. Une dynamique au ras des pâquerettes, c’est du rarement vu (jamais ?) pour CMON. Heureusement que la rentabilité du projet n’est pas le souci premier sur cette campagne clairement atypique.

Alors, justement, pourquoi donc CMON s’embête t-il à faire une campagne qui ne pourra que susciter la controverse et va lui rapporter des clopinettes au regard des résultats habituels ? Peut-être simplement parce que la société peut se le permettre, pour se faire plaisir et et permettre à ses équipes de se retrouver autour d’un projet où les limites de « bienséance » habituelles n’ont plus cours. Peut-être aussi pour ébrécher volontairement l’image un peu trop lisse de la société. 

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Mais on peut lire ici et là une hypothèse (et j’insiste sur le caractère hypothétique de cette hypothèse, non étayée par quoi que ce soit de concret donc) qui vaut ce qu’elle vaut mais qui n’est pas si farfelue que ça : Hate serait un des éléments du contrat qui a été conclu entre Adrian Smith et CMON lorsqu’il a rejoint la société. Comme d’habitude, la vérité se trouve certainement au carrefour de tout cela.

Quoi que l’on pense du jeu, de la campagne elle-même et de son résultat, CMON aura au moins démontré qu’il sait sortir de sa zone de confort et se lancer dans des projets un peu plus excitants qu’à l’habitude, parce-que justement sujets à polémique. Et du coup, cela nous laisse espérer de voir débarquer dans le futur d’autres projets du même genre (actuellement 682 000 / 200 000 $ et 6 020 soutiens. Fin le jeudi 8 février à 00h00).

 

 

nemesis-box-artIl est une tradition sur Kickstarter : lorsque CMON lance une campagne, tout le monde se planque et on attend gentiment que l’orage passe avant de se risquer à sortir son projet au grand jour. Mais il y a  des gens qui ne respectent rien, comme les gars d’Awaken Realms. Ou alors, ils sont plus malins qu’ils n’en n’ont l’air et ils ont bien senti que l’orage n’allait pas être si violent que ça. En tous cas, ils n’ont pas bronché d’un poil et ont au contraire avancé le lancement de Nemesis Board Game face à Hate. Et ils ont bien fait. Très bien fait même.

Il y a un truc qui est cool, quand on s’apprête à attaquer un boulot, c’est de découvrir juste avant de commencer que quelqu’un vous a mâché le travail. En l’occurrence, alors que je cherchais quelques infos sur le gameplay du jeu, de quoi t’est-ce donc que je m’aperçois-je ? Notre excellentissime et charmante Rédactrice Cheffe Shanouillette a déjà pondu un très bon article à ce sujet.nemesis-plateau-partie

« Je ne vais tout de même pas lui faire l’affront de recommencer le même travail » me dis-je dans le dedans de ma tête. C’est que c’est susceptible ces petites bêtes, et elle pourrait mal le prendre. Alors, hop ! Ni une, ni deux, et que je vous redirige vers l’article en question, . Double avantage, du boulot en moins pour moi (ma fainéantise naturelle, toussa…) et pour vous un aperçu du gameplay autrement plus précis et détaillé que ce que j’aurais fait. Deuxième effet KissCool, non content de bosser moins, je me fais mousser auprès de la Cheffe en mettant en avant son (excellent, dois-je le rappeler ?) travail. Par les temps qui courent, on est jamais assez bien vu par sa Cheffe. 

Bon, le gameplay du bousin, ça c’est torché. Comme vous avez tout bien lu l’article de Shanouillette, vous savez désormais que le jeu est honteusement pompé sur librement inspiré de la saga Alien. C’est donc de la SF coopétitive (si, ça existe). Avec des figurines. Des belles, enfin autant qu’on puisse aimer le style. C’est que les gars d’Awaken Realms n’en sont pas à leur coup d’essai.

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Nemesis est leur sixième projet, ce qui est d’ailleurs la cause d’une petite polémique (Victor. Zou, celle-là elle est faite). En effet, si This War of Mine est bien dans les mains des backers (pas complètement, la VF est toujours en livraison), c’est loin d’être le cas de The Edge : Downfall, dont le gameplay a été revu et a donc induit un gros retard, et pas encore tout à fait pour Lord of Hellas dont seul ceux qui avaient choisi la livraison en deux vagues ont reçu la boîte de base.

Deux gros jeux non livrés ou pas complètement et un nouveau lancé sur Kickstarter, il en faut beaucoup moins pour que nombre de backers s’émeuvent. La réponse d’Awaken Realms à cette légitime émotion est que, après s’être rendus compte qu’ils avaient sous-estimé la masse de travail que représente l’édition d’un jeu (et a fortiori de deux ou trois quasi en simultané), ils ont embauché du monde et que, le travail terminé sur les jeux précédents, il a bien fallu occuper la foule pour pouvoir la payer. Et donc Nemesis a été développé et lancé.

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Awaken Realms paraît être un éditeur dont les retards semblent dus, comme pour beaucoup, plus à une sous-estimation de l’ampleur de la tâche à accomplir que d’un manque flagrant de sérieux. Malgré tout, le participatif comporte des risques pour les soutiens qui dépensent parfois de grosses sommes, et j’estime qu’il est normal de les souligner (les risques, pas les soutiens) lorsqu’une campagne en comporte, même minimes comme pour celle qui nous occupe. Pas de panique donc, simplement un petit avertissement dont chacun fera ce qu’il veut.

Revenons à nos aliens, et plus précisément à la direction artistique du jeu. Les figurines, dont je causais plus avant, sont a la hauteur de ce qui se fait de mieux en ce moment. S’il n’y en a pas des wagons dans la boîte de base (« seulement » 25), celles-ci semblent très détaillées et sont d’une taille respectable, les humains étant en 32 mm et les aliens du 57 au 97 mm (pour la reine). Tout cela posé sur un plateau plutôt sombre (mais qui prend des couleurs au fur et à mesure que les tuiles de lieux sont retournées) mais lisible. D’ailleurs, l’ensemble du matériel semble à l’aune : sombre mais lisible. 

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S’il est un domaine où personne n’attendait Nemesis, c’est bien dans celui des records au lancement. Et des records tout court même. Et quand je dis personne, c’est personne de chez personne. Même les principaux intéressés ont été surpris, et je dirais même scotchés, par le démarrage de la campagne. Frôler le million d’Euros en « Day One » était jusque là l’apanage des grosses boîtes à la fan base en granit, se permettre d’arriver à ce résultat face à un CMON est à la limite du crime de lèse-majesté. Il en va de même pour les quasi 12 000 soutiens. La dynamique ainsi engendrée est bien entendu du même tonneau, avec environ 550 soutiens quotidiens. Joli, très joli même.

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Voir arriver en un jour un résultat qu’on n’osait à peine espérer sur la durée de la campagne n’a pas que des avantages, loin de là. Pris de court, Awaken Realms n’a pas eu d’autre choix que de délivrer les stretch-goals au fil de la première journée, quasiment tous en fait. Au point, et c’est certainement une première, de poster une news le deuxième jour pour annoncer l’ultime stretch-goal final, une grosse extension renouvelant le gameplay du jeu avec, notamment, un androïde dont les autres joueurs ne sauront peut-être pas qu’il en est un (et même que peut-être lui-même n’aurait pas forcément conscience de sa nature profonde). Oui, comme dans Alien. Les avis des soutiens ont été demandés pour cette extension, ainsi que pour une autre extension à venir. Peut-être en add-on. Et ça, c’est bien.

Après une telle campagne, et si le jeu est livré sans problème majeur (et les précédents également, tant qu’à faire) Awaken Realms se sera certainement forgé une jolie fanbase. Si en plus le jeu est bon, alors là, les futures campagnes sont des succès quasi assurés (actuellement 1 510 000 / 50 000 £ et 18 400 soutiens. Fin le mercredi 7 février à 16h59).

 

 

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Tiny Epic Zombies par Gamelyn Games n’était pas prévu. Annoncé juste avant le début de la campagne, il a cartonné dès les premières minutes. La force d’une fanbase en béton armé, qui pledge comme un seul homme à la simple évocation d’un nom de gamme, associé à celui d’une société et d’un thème qui fait vendre. C’est bien simple, c’est le meilleur démarrage de l’histoire de la série des Tiny Epic. Près de 300 000 $ (pour 15 000 demandés) et, surtout, 8 300 soutiens à la fin du premier jour. Ont suivis trois jours dont le résultat de chacun d’eux satisferait n’importe quel porteur de projet pour la durée de sa campagne. Si Gamelyn voulait une preuve de la popularité de sa licence Tiny Epic, il l’a.

Il faut dire que le jeu, au-delà de l’image positive de sa licence, a quelques arguments à faire valoir. Le plus visible sont les ITEMeeples, ces meeples auxquels on peut adjoindre divers accessoires, un peu comme les Playmobils mais en pas pareil. Il s’agit du troisième jeu a en bénéficier après Tiny Epic Quest et Tiny Epic Defenders et ces accessoires sont bien partis pour devenir la figure de proue de la série. tiny-epic-zombies-plateau-jeu

Deuxième argument, les 5 différents mode de jeu possibles, tous annoncés comme jouables en 30 mn. À voir s’ils sont tous intéressants ou s’il ne s’agit que d’un argument marketing pour certains d’entre eux, mais sont donc disponibles les modes coopératif, coopératif contre overlord, compétitif, compétitif contre overlord et solo. Le tout jouable de 1 à 5 joueurs. Si l’intérêt est là, chacun devrait trouver chaussure à son pied.

La direction artistique fait le job, sans plus. Les illustrations ne feront pas date, mais on a vu bien moins réussi. Le tout est lisible et dans le thème, et c’est bien le principal. Le gameplay est simple. Pour gagner, les survivants doivent remplir trois objectifs et empêcher les zombies d’envahir le centre commercial. Les zombies, à l’inverse, vont chercher à conquérir le centre commercial tout en bouffant des survivants au passage.

tiny-epic-zombies-itemeeplesChaque joueur survivant dispose à son tour de jeu de trois mouvements, à l’issue de chacun desquels il peut faire une action : attaquer un zombie s’il se trouve dans la même case que lui, avec l’aléatoire du résultat du dé, tuer un zombie en dépensant des munitions s’il se trouve sur une case contiguë ou fouiller la pièce dans laquelle il se trouve afin d’y dégotter du matos censé a minima lui faciliter la vie, à défaut de la lui sauver. Si le personnage d’un joueur meure, il devient un zombie. Si je ne me trompe pas, le joueur peut alors prendre le contrôle d’un nouveau personnage, cette possibilité n’étant pas infinie.

Les stretch goals apportent de l’amélioration de matériel, notamment des meeples à  la place des jetons en carton, et du gameplay supplémentaire avec de nouveau personnages et objets. On est prévenus, il n’y aura pas 50 000 stretch-goals, ils sont déjà prévus en fonction du poids final de la boîte, rapport aux frais de port. Frais de port, au passage, toujours aussi élevés pour la France. Ce qui nous amène à nous interroger sur le bien fondé d’un pledge et, conséquemment, à parler de la localisation du jeu.tiny-epic-zombies-doctor-zombie

Parce que, grâce à nos amis de Pixie Games, le jeu va être localisé en Français. Mais malheureusement pas pendant la campagne, Gamelyn Games semblant s’y refuser, ce qui induit que seule la version « de base » du jeu sera francisée, et donc pas la version Deluxe. Lorsque l’on regarde ce qu’apporte cette Deluxe par rapport à la version de base, à savoir deux objets (katana et bazooka), les deux cartes associées à ces objets, deux autres de shurikens et quatre personnages supplémentaires, on se dit que l’on peut bien s’en passer pour avoir un jeu en français. D’autant plus que tous ces éléments seront trouvables sur la boutique de BoardGameGeek. Avec les cartes en anglais, certes. Perso, ce sera en français chez Pixie, autant que mes sous aillent à une boîte bien de chez nous et qui de plus est très dynamique. Version française disponible ultérieurement en boutique (actuellement 482 000 / 15 000 $ et 13 400 soutiens. Fin le vendredi 9 février à 07h59).

 

 

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 Si le kiff absolu de votre misérable existence en ce bas monde est de tenir un bar à café à Berlin, vous jetterez un œil plus qu’intéressé à Seize the Bean par Quality Beast, dont le thème, par le plus grand des hasards, est justement celui de votre fantasme. Vous êtes le gérant d’un café à Berlin et vous devez devenir le meilleur en gagnant la faveur des critiques.

À la mécanique de deckbuilding, sont associées celles de draft, de gestion de ressources et de création de moteur de cartes. Le petit twist particulier du jeu est qu’il vous faudra anticiper le service des cafés sans connaître les clients qui vont se présenter, ni leurs désirs. Comme dans la vraie vie, en somme.seize-the-bean-cartes

La direction artistique associe, à mon goût personnel, le pire et le meilleur. Les illustrations, dans un style BD dépouillé, sont pour moi juste moches. Du genre à tendance pas beau, voyez… Alors bien sûr, l’égout, l’éboueur toussa… Je ne m’étendrai donc pas plus. A contrario, les ressources en plastique sont magnifiques. Les maisons ressemblent certes un peu à celles du Monopoly, mais les grains de café et les sucres sont très réalistes. Peut-être même trop, et méfiance pour qui a des enfants en bas âge.

seize-the-bean-ressourcesFinancée à la fin du deuxième jour, la campagne se déroule depuis sur un rythme plutôt soutenu, toutes proportions gardées bien entendu, d’environ une soixantaine de nouveaux soutiens quotidiens. Pour un premier projet d’un éditeur inconnu au bataillon, c’est un beau résultat. A ce  rythme les 1 000 soutiens vont être vite atteints, et le résultat final pourrait bien être surprenant si la dynamique ne s’écroule pas du jour au lendemain. A suivre donc  (actuellement 39 000 / 20 000 € et 880 soutiens. Fin le jeudi 15 février à 16h53).

 

 

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Je vais éviter à ceux qui n’aiment pas les jeux à deux de perdre du temps. Warriors of Jogu : Feint par Moonsoon Publishing en est un (de jeu à deux. faut suivre). Un jeu de cartes d’affrontement à deux, pour être précis.

Le gameplay, s’il n’a rien de révolutionnaire, est tout de même intéressant et semble riche de possibilité tactiques. Sur un plateau à 9 emplacements, chaque joueur doit en conquérir deux désignés par le jeu et déployer ses troupes en conséquence. Le truc c’est que chacun des joueurs ne connaît que l’un des deux emplacements à conquérir et devra déduire des actions de l’autre joueur quel est le deuxième. Cinq objectifs remplis au fil des tours et c’est la victoire. Du bluff, de la déduction et des règles simples, c’est ainsi que l’on peut résumer le jeu. warriors-of-jogu-feint-cartes-lieux

Trois factions, toutes différentes, sont dans la boîte de base (starter set) et deux de plus sont dans le pledge « Core Set », ce qui assure déjà une certaine rejouabilité. Au vu de la différence de prix, on optera directement pour les cinq factions. Le jeu n’étant pas encore financé au moment où j’écris ces lignes, difficile de savoir si d’autres factions vont arriver en add-on ou via les stretch-goals, mais on peut le supposer. Le seul stretch-goal dévoilé est une finition « linen » pour les cartes.

L’esthétique globale du jeu ne plaira peut-être pas à tout le monde. Moi ? J’aime beaucoup, sauf peut-être la mise en page du texte (en anglais) sur les cartes qui gâche un peu le tout. En l’état, le prix est peut-être un peu élevé (Core Set à 48 $ FdpIn pour la France) pour 220 cartes, 2 petits plateaux et quelques jetons et ce malgré des frais de port raisonnables. A voir par la suite ce que les stretch goals pourraient nous apporter. warriors-of-jogu-feint-cartes-league-of-agents

Mais il faudrait déjà que cela finance. En théorie, cela ne devrait pas trop tarder, étant donné que les 3/4 des 8 000 € demandés sont déjà en caisse et qu’il reste 24 jours de campagne pour le quart restant. Mais la dynamique n’est guère reluisante et il ne faudrait pas grand chose pour qu’elle tombe en dessous de zéro. C’est pas gagné, quoi (actuellement 6 800 / 6 000 € et 140 soutiens. Fin le vendredi 16 février à 10h07).

 

 

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Suivi des campagnes précédemment lancées

 

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Western Legends par Kolossal Games a passé une excellente semaine, fort d’une dynamique aussi stable que soutenue avec pratiquement 200 soutiens quotidiens en moyenne. On sent une petite baisse depuis quelques jours, mais on reste sur des chiffres largement supérieurs à 100 soutiens, donc tout va bien.

Bonne nouvelle, ceux qui avaient pu hésiter à pledger car la version localisée en français n’était pas certaine n’ont plus de raison de le faire. Les 250 pledges en VF sont dépassés, et même l’extension en français a été elle aussi débloquée. Aucune raison de ne pas craquer si le jeu vous fait de l’œil. En tous cas, voilà une jolie réussite pour le premier jeu d’un jeune auteur français et d’un nouvel éditeur américain ! Version française intégrale, boîte de base, SG + extension (actuellement 372 500 / 60 000 $ et 4 370 soutiens. Fin le lundi 29 janvier à 05h59).

 

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Tokyo Series : Jidohanbaiki, Metro & Jutaku par Dark Flight

La campagne a continué sur sa lancée et a même fait un peu mieux que la semaine précédente avec une quarantaine de soutiens quotidiens. Le rythme est relativement stable et le succès de cette campagne ne se dément pas (actuellement 121 000 / 21 000 $ et 1 360 soutiens. Fin le dimanche 4 février à 21h00).

 

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Déjà-vu : Fragments of Memory par Asteria Games

La campagne a passé la semaine a un rythme un cran en-dessous de la précédente. Rien de bien grave, on est encore sur une moyenne d’une petite trentaine de soutiens quotidiens, ce qui est fort correct pour un jeu de ce genre. Les 1 000 soutiens sont parfaitement envisageables, et même un peu plus. Et n’oubliez pas le super pledge groupé proposé sur le forum de Cwowd qui vous permet d’obtenir le jeu pour 22 € FdPIn (actuellement 373 900 / 60 000 HK$ et 880 soutiens. Fin le jeudi 8 février à 15h55).

 

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Neanderthal + Greenland par Sierra Madre Games.

Phil Eklund a ses adeptes et visiblement ils ne voulaient pas rater la réédition de deux de ses jeux phares. Le duo a passé une excellente semaine, à la dynamique générale soutenue quoi que très instable, avec d’importantes variations selon les jours. Cette dynamique semble vouloir se stabiliser un peu depuis quelques jours, mais à un niveau nettement inférieur, en dessous des 50 soutiens quotidiens alors que la semaine s’est passée entre, globalement, 150 et 220 soutiens. Très certainement un début de ventre mou un peu précoce (actuellement 149 500 / 10 000 $ et 2 520 soutiens. Fin le vendredi 9 février à 18h01).

 

Vous trouverez une sélection plus importante de projets en cours sur la page dédiée de Cwowd.

 

 

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Ils se terminent cette semaine

 

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Spirits of the Forest par ThunderGryph Games

Joli carton pour ce jeu qui, à l’orée des 48 heures, est déjà financé à plus de 17 fois les 20 000 € nécessaires par plus de 6 500 soutiens. Des règles simples associées à un beau matériel sont souvent synonymes de succès. Au vu de l’accélération du rythme depuis deux jours, ces dernières 48 heures vont être très intéressantes à suivre Règle du jeu en français, matériel sans texte (actuellement 290 000 / 20 000 € et 4 890 soutiens. Fin le vendredi 26 janvier à 16h00).

 

 

 

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À venir cette semaine

 

Lundi 22 janvier

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Brigantin par Frédéric Lamy (Ulule)

Un  « petit » jeu de cartes sur le thème des pirates. Il faut rassembler une flotte pour aller attaquer celle des autres joueurs. Les actions sont différentes selon qu’elles sont effectuées à terre ou en mer.

 

 

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U-Boot : The Board Game par Phalanx (VF Asyncron)

Jeu coopératif pour 1 à 4 joueurs qui sont les membres d’équipage d’un sous-marin allemand de la seconde guerre mondiale. Beau matériel, application pour renforcer l’immersion et version française par Asyncron.

 

 

 

Mardi 23 janvier

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Rambo par Everything Epic

Jeu coopératif pour 1-4 joueurs, card driven et sans dé. Avec des missions à scénarios et un petit côté legacy.

 

 

 

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Valeria : Card Kingdoms – Shadowvale par Daily Magic Games

Extension pour Valeria Card Kingdoms avec une atmosphère plus noire et une ambiance à la Van Helsing.

 

 

 

 

 

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Les pledges groupés en cours !

Rappel des pledges groupés en cours sur le forum de Cwowd

 

 Déjà-vu : Fragments of Memory par Asteria Games

Ce PG concerne la boîte de base plus les deux extensions et est porté par Val2partajeux, que nous remercions chaleureusement.

Tarifs du PG : Le tarif est descendu à 22 €. Rajoutez environ 7 € pour un envoi via Mondial Relay si vous ne pouvez pas aller chercher votre bien chez Val.

  • Le lien vers le GDoc sur lequel s’inscrire.
  • Le lien vers la page du forum de Cwowd.

On les attend de pied ferme

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On les attend de pied ferme

  • Batman par Monolith : Ce jeu reprend la très intéressante et originale mécanique d’overlord de Conan, avec un mode prévu spécifiquement pour 2 joueurs. Ludovox vous en parlait par ici après une partie sur le salon cannois.
  • Endeavor : Nouvelle édition (nouveau plateau central et personnel avec départ asymétrique, illustrations revues, matériel amélioré avec une figurine premier joueur et quelques menus changements dans la règle à prévoir… on attend d’en savoir plus), la campagne est prévue pour fin janvier. 
  • Immortal 8 par Sorry We Are French : Jeu de draft et de civilisation pour 3 à 8 joueurs prévu en mars. On y reviendra, mais sachez que plein d’infos seront postées progressivement sur le site dédié.  
  • Claustrophobia par Monolith : Annoncé pour cet été, le retour de ce jeu 1 Vs 1 asymétrique difficilement trouvable aujourd’hui. Si le mode de jeu ne change pas, les règles auront subies un léger lifting. La différence majeure avec la version actuelle sera que chaque personnage ou créature présent dans chacun des scénarios sera matérialisé par une figurine, mais non peinte cette fois.

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge : Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu : Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr : Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

: Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2 : Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif

  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

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11 Commentaires

  1. Nelijah 23/01/2018
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    Tu as zappé le jeu de fig astrahys made in france mais y a tellement de jeu à suivre c’est normal^^

    • Gougou69 24/01/2018
      Répondre

      Yes, je l’ai zappé, et volontairement. Jeu de niche au public restreint + pas de temps = out.

  2. Hiroj 23/01/2018
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    Sinon il y a un chouette petit jeu nommé Everdell qui est visuellement ressemble beaucoup à Mice & Mystics et qui semble regrouper des mécaniques assez interessantes.
    La campagne a commencé le 9 et se termine vendredi (soit une petite quinzaine de jours) et qui a dépassé les 250 000 € pour 4400 backers.

  3. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 23/01/2018
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    rien non plus au sujet de l’extension et le retour en dispo du coop Dead man tells no tales ?

    https://www.kickstarter.com/projects/miniongames/dead-men-tell-no-tales-board-game-expansion-miniat

    • Gougou69 24/01/2018
      Répondre

      Ainsi que je l’ai mentionné dans l’introduction de la chronique, j’ai été obligé de faire l’impasse sur pas mal de campagnes par manque de temps. En ce qui concerne celle-ci, je n’étais même pas au courant de son lancement. Je devrais avoir un peu plus de temps cette semaine pour me pencher sur son cas, maintenant que tu m’as fait part de son existence 😉

  4. Photo du profil de ReiXou
    ReiXou 24/01/2018
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    Bonjour,

    Merci pour ces pises à jour toujours très bien faites.

    Je voulais just signaler que depuis plusieurs semaines les symboles « camapgne en français » / « Shanouillettee approved » / « Gougou69 approved », etc n’apparaissent plus sur aucune campagne (et moi je les aime bien ces symboles).

    • Gougou69 24/01/2018
      Répondre

      Alors, pour le symbole du français, il n’y en aura plus car avec la nouvelle présentation il est souvent très difficile de le placer de façon judicieuse. Je l’ai remplacé par les mentions en bleu gras qui précisent dans le texte que le jeu est dispo en français.

      Pour les deux autres, leur absence est un peu le fait de plusieurs facteurs. La nouvelle présentation de la rubrique, qui m’a demandé un temps d’adaptation, le peu de campagnes qui auraient mérité ce logo (j’en ai mis un pour Monster Lands il me semble) et surtout, le manque chronique de temps depuis plusieurs semaines / mois qui trop souvent m’empêche de fignoler la présentation dans les détails. mais maintenant que les choses se stabilisent à ce niveau, promis, je vais essayer de ressortir ces logos plus souvent (enfin, pour le Shan Approuved, faut voir avec elle).

    • Photo du profil de Fred la loutre
      Fred la loutre 24/01/2018
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      J’avoue que les logos etaient top oui !

  5. Photo du profil de fiaschi84
    fiaschi84 24/01/2018
    Répondre

    Quelqu’un va pledger Nemesis?

  6. Photo du profil de Coyote90
    Coyote90 28/01/2018
    Répondre

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