Fabled fruits arrive en France sous le nom de Fabulosa Fructus

Fabulosa Fructus, c’est une localisation de Fable Fruit, un jeu original imaginé par l’homme aux poils verts, F. Friese, jeu dont nous vous avons déjà parlé via podcast ou news mais surtout en allant rencontrer son auteur à Essen dernier :

 

Force est de reconnaître que ce titre a plutôt su convaincre son public Outre-Atlantique. L’auteur de 504 (lire notre test) qui était déjà un « OLNI » considérable, a encore frappé fort côté game design avec ces fruits pour le moins exotiques.

Il s’agit en fait carrément d’une gamme qui se lance, car le concept est entièrement déclinable. L’idée s’inspire des Legacy (Pandemic Legacy), comme nous l’expliquait l’auteur à Essen (vidéo ci-dessus).

La première partie commencera avec une forme simple, mais plus vous jouerez, plus l’expérience va aller en se complexifiant et en s’enrichissant. Ceci dit, ici, vous pouvez à tout moment reprendre depuis le début sans problème. Soit vous êtes arrivé au bout (21 parties), soit vous avez envie de jouer avec d’autres joueurs (c’est donc plus simple pour vous de recommencer), soit vous êtes avide de voir ce que la bête a dans le ventre ! En gros, les changements de règles progressifs ne sont ici jamais définitifs. Pas de violence, pas de carte malmenée. 

Le pitch maintenant, est assez simple et enfantin. Faut dire que finalement, le jeu ne s’avère pas si compliqué que ça, familial/familial+ comme on dit, même si au bout d’un certain nombre de parties, il faut avoir un peu d’expérience et de logique pour réaliser les choix les plus optimisés et pouvoir l’emporter.

 

jeu de societe Fabled fruit

 

 

Bref. Vous êtes des animaux et vous avez soif. Vous aimerez bien récolter les fruits les plus savoureux de la forêt, petits gourmandinets que vous êtes.

C’est à votre tour de jouer ? Très bien, vous pouvez déplacer votre animal sur un lieu dispo (et si d’aventure des adversaires squattent le coin, vous devrez leur donner un de vos fruits à chacun, c’est pas joli le racket !) et utiliser l’action sur place pour collecter des fruits (chaque lieu propose une mécanique particulière pour obtenir ces divines récompenses juteuses).

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Si vous avez assez de fruits dans votre besace, vous pouvez les dépenser pour vous payer un jus de fruits, un « Jus Fabulosa » que dis-je. Chaque carte a sa propre combinaison de fruits contre laquelle vous pouvez vous acheter un jus. Celui qui en aura le plus à la fin non seulement n’aura plus du tout soif, mais aura gagné la partie en plus. Bête jeu de collecte avec une pose d’ouvriers minimaliste ? Méfiez-vous des apparences. Chaque lieu a en fait 4 cartes différentes et les combinaisons entre les divers emplacements engendrent moult stratégies possibles pour l’emporter. 

Lors de la première partie, vous n’aurez que 6 lieux dans la forêt, donc 6 actions, qui vous aideront à collecter un max de fruits. Dès que vous pouvez vous payer un jus, vous récupérerez la carte lieu où vous êtes pour la mettre devant vous et une autre carte viendra instantanément prendre sa place, avec une nouvelle action, qui peut changer radicalement la donne. Et oui, ces changements ne manqueront pas de vous surprendre, mais nous n’en dirons pas plus !

fabulosa-fructus

Lors de la prochaine session de jeu, vous pourrez soit reprendre là où vous en étiez la dernière fois, avec vos toutes nouvelles actions (un peu à l’instar d’un jeu Legacy donc), soit recommencer depuis la situation de départ, afin d’explorer d’autres morphologies de parties. Le roi de la modularité aujourd’hui c’est incontestablement F. Friese !

Edge lance le jeu en VF sous peu pour une quarantaine d’euros. Alors, un p’tit jus derrière la cravate, ça vous tente ou bien ? 

 

Fabulosa fructus

Un jeu de Friedemann Friese
Illustré par Harald Lieske
Edité par 2F-Spiele, Edge Entertainment, Stronghold Games
Distribué par Asmodee
Langue et traductions : Allemand, Anglais
Date de sortie VO : 10-2016
De 2 à 5 joueurs
A partir de 8 ans
Durée moyenne d’une partie : 25 minutes

 

1 Commentaire

  1. bgarz06 07/03/2017
    Répondre

    Quarantaine d’euros… Ça pique un peu !

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