Broom service : livraison de potions à domicile 24/24

Broom Service (2015) est un jeu pour deux à cinq apprentis magiciens signé Andréas Pelikan (Isle of Skye) et Alexandre Pfister (Isle of Skye itou, Port Royal, Mombasa – lire son itw), le tout illustré par Vincent Dutrait (Augustus, Discoveries, Raptor…). Broom Service s’est vu gratifié du prix KennerSpiel 2015 qui récompense le meilleur jeu de la catégorie expert. Pour info, vous pouvez dénicher ce jeu facilement en France via les distributeurs Iello et Atalia.

Il s’agit en fait d’une sorte de réédition implémentée d’un jeu de cartes nommé Malédiction, sorti en 2008 (on laissera la parole à TGTB&TM sur ce sujet, voir ci-dessous). Nous sommes avec Broom Service sur un jeu de plateau avec du placement et un peu de bluff et de guessing. Et des sorcières !

broom14

 

Sorciers, sorcières, à vos balais !

Nous avons 7 tours (7 jours ?) pour prouver que nous gérons le meilleur service de livraison du royaume ! Pour cela, nous allons mettre à contribution nos sorcières, nos cueilleurs, notre herboriste et même la fée des nuages (qui va gentiment éclaircir le ciel pour que nous puissions aller dans les zones protégées par les cumulo-nimbus).

Au bout de ces 7 jours, le plus compétent aura gagné le prix du meilleur livreur (autrement dit, celui qui aura le plus de points de victoire).

Nous allons donc jouer une équipe de sorcières qui va livrer des potions dans le but ultime de marquer des points.
Accio balai ! Pour déplacer nos sorcières sur le plateau, il faudra jouer des cartes que nous avons en main. Le cœur du jeu réside dans un système de « bravoure/lâcheté » (que l’on retrouve dans le jeu de cartes Broom Service) : soit on joue notre carte en mode « brave » pour tenter de réaliser l’action la plus intéressante mais on prend alors le risque de ne pas pouvoir la réaliser du tout et de perdre la main par la même occasion ; soit on joue notre carte en mode « lâche », et on gagnera moins de ressources, mais on sera sûr de les avoir. Attention, un détail important : le dernier à avoir fait l’action brave devient premier joueur, ce qui n’est pas forcément une position très confortable !

Mise en place

Nous plaçons le plateau de jeu et les pions sorcières sur les deux châteaux (on démarre tous aux mêmes endroits), ainsi que les nuages sur les emplacements prévus à cet effet. Le placement de départ est toujours le même puisque chaque joueur démarre des mêmes endroits, ce qui fera la différence c’est le jeu des joueurs, le placement des nuages, ainsi que les cartes événements (cependant pour la rejouabilité je vous conseille le plateau expert, je vous en parlerais plus tard).

broom17

Chaque joueur prend ses 10 cartes rôles et des ressources pour commencer.

broom07

Enfin on tire une carte événement qui va donner un peu de piment à chaque manche, je reviendrai sur ce point plus loin. 

broom05

 

Je vous présente notre belle équipe de coursiers !

Nous disposons tous de deux pions à notre couleur que nous allons déplacer, à l’aide de cartes, dans des régions adjacentes.

broom18

Nos personnages et notre pion de score à notre couleur.


Nos sorcières se déplacent de zone en zone, et si elles sont courageuses elles livrent nos potions. Elles sont toutes spécialisées, la sorcière de la montagne se déplace en montagne, celle de la forêt en forêt, bref, vous avez compris le principe.

broom03

 

Mais que serait notre belle entreprise de livraison sans notre cueilleur de racines, notre herboriste, ainsi que le cueilleur de fruits ? Ceux-ci sont nos petites mains qui nous donnent des ressources. En mode brave, ils nous donnent… plus de ressources !

 

broom01

Les druides livrent des potions mais ne sont pas capable de se déplacer, ils livrent sur la zone où notre pion est présent. Le druide de la vallée livre en prairie ou en forêt, celui du pic en montagne ou sur les collines… En mode brave ils nous rapportent un bonus de 3 points de victoire.

broom02

Il manque à l’appel la fée des nuages qui chasse les nuages qui sont adjacents à la zone où se trouve une de nos sorcières. On ne peut pas rentrer dans une zone où des nuages sont présents. Pour chasser un nuage, il faut un nombre de baguettes correspondant au nombre d’étoiles de la zone du plateau.

broom04

 

Delivery service 

Enfin, chaque joueur va choisir secrètement 4 cartes rôles parmi les 10. Pour faire simple, il va programmer les actions qu’il souhaite faire dans ce tour.

Une fois que tout le monde a choisi ses cartes, le premier joueur que l’on aura d’abord déterminé démocratiquement (ou pas), doit sélectionner une de ses cartes rôles et lire à haute voix le texte d’en haut (brave) ou le texte d’en bas (lâche).

Soit il choisit d’être lâche, il dit alors « Je suis la lâche sorcière de la forêt et je vais vers la forêt » et dans ce cas-là il fait l’action immédiatement (et donc dans l’exemple il déplace un de ses pions vers la forêt).

Soit il choisit d’être brave : il annonce « Je suis la brave sorcière de la forêt, je vole vers la forêt et y livre une potion », il choisit une des tours présentes en forêt, livre une potion de la couleur de cette tour et prends les points de victoire. Enfin si personne d’autre n’avait aussi choisi cette carte-là !

Et oui, car si l’action brave est plus intéressante, elle est aussi conditionnée et donc risquée : si un de mes adversaire a aussi cette carte en main, et qu’il annonce lui aussi l’action brave, alors mon action est perdue. Seul le dernier joueur « brave » fera l’action. On fera un tour de table pour savoir ce qu’il en est. 

Je fais donc mon annonce bravement, si le joueur suivant n’a pas cette carte en main, il dit « suivant » et on fait cela jusqu’à ce que tous les joueurs ait passé. 

► Si on veut maximiser ses actions, il faudra avoir le courage de les jouer « brave », mais en misant sur le fait que personne ne les ait joué aussi en mode brave, donc il va falloir deviner ce que vont potentiellement faire les autres et tenter de jouer à contre-temps. C’est là tout le côté original de ce système d’actions. 

Le dernier à avoir fait l’action brave choisit une des cartes de sa main et annonce à son tour et à voix haute le rôle et s’il le joue en mode brave ou lâche :

« Je suis un brave herboriste … »

Quand tout le monde a joué ses quatre cartes rôles on passe au tour suivant : on tire une nouvelle carte événement et on sélectionne à nouveau 4 carte rôles.

broom15

Event !

Alors dit comme cela, ça a l’air facile, mais les cartes événements compliquent bien les choses. Si par exemple la carte événement du jour s’avère être « les mains vides », à la fin du tour tous ceux qui ont moins de 5 ressources gagnent 3 points de victoire (oui sans rien faire !) donc je vais avoir intérêt à faire un tour à livrer des potions. Je peux aussi tout à fait abandonner ces 3 points et en profiter pour faire le plein de potions et baguettes magiques, car logiquement tout le monde va chercher à livrer des potions ce tour, mais comme l’âme humaine est insondable peut-être que tout le monde va faire la même chose !

Je peux aussi regarder ce qu’ont les autres joueurs en stock pour réfléchir à ce qu’ils vont logiquement vouloir faire comme actions : si les joueurs ont peu de potions vertes, il y a des chances qu’il utilisent ce tour-ci l’herboriste pour refaire le plein de ces potions-là. De même, s’ils n’ont pas de potions vertes, ils ne pourront pas en livrer, et j’ai donc une chance de pouvoir aller avec ma sorcière en mode brave sur cette tour verte en forêt…

Détails qui comptent :

 Les tours : Sur le plateau il y a deux types de tours, des rondes et des carrées. Les rondes ne pourront être livrées qu’une fois tandis que les carrées sont livrables indéfiniment. 

Maudit rôleÀ moins de 5 joueurs, on va mixer nos cartes rôles habituelles avec des cartes de rôles dits maudits (moins on est nombreux à la table, plus on en prendra). Ces rôles maudits ne sont pas interdits, mais les utiliser nous dépossédera de 3PV. Cela peut tout à fait être une stratégie valable pour faire ses actions, en pariant que les autres joueurs ne vont pas vouloir perdre 3PV…

Evénements : Les événements sont aux nombre de dix, et dans une partie on va en tirer 7, les 3 autres seront mis dans la boîte. Ils sont variés, d’aucuns rendent dangereux certains lieux, si bien que rester dans ce lieu à la fin du tour nous affaiblira en points, d’autres nous accorderont des bonus selon notre stock, d’autres encore nous permettent de faire une enchère au poing fermé et ceux qui ont misés le plus gagnent 8 Pv (mais perdent les ressources misées)… Cœur courageux oblige le premier joueur d’une carte à la jouer en mode brave, gniark ! Ces cartes événements rythment bien le jeu : à chaque tour on les guette et il faudra décider en son âme et conscience si on joue avec au contre. 

 

Mécomptes de fées (je ne pouvais pas rater une occasion de faire une allusion à Sir Pratchett)

À la fin du jeu on va faire le compte des points de victoire. Toutes les potions livrées donnent des points, sachant que plus on s’enfonce dans le paysage, plus les potions deviennent intéressantes en PV.  Si l’on a bien géré les événements on aura aussi grappillé des points bonus en route, mais ce qui peut faire la différence, c’est surtout la collection des éclairs sur les nuages que la fée des nuages a glané en faisant fuir les cumulonimbus. Les ressources qui nous restent peuvent faire la différence, mais il vaudra mieux les avoir livrées.

 

broom06

En mode normal on ne tient pas compte des amulettes.

 

Pour savoir ce qu’apporte le mode Expert, cliquez sur le gros + ci-dessous :

Nous sommes de braves sorcières et nous allons jouer en Expert !

Je viens ici de vous expliquer le mode normal, mais comme on est des joueurs aguerris, on peut intégrer les différentes extensions fournies et tourner le plateau pour avoir une composition plus complexe.

Les régions sont découpées différemment, certaines ne sont accessibles que via les cercles de pierre qui sont des zones qui nous téléportent sur d’autres lieux du plateaux. On peut avec certains lieux faire quelques combos : c’est vraiment un tout autre jeu.

broom12

 

Il est possible de rajouter des jetons nuages d’orage avec des effets très intéressants (on va surement être plusieurs joueurs à vouloir les chercher). Ce sont des actions bonus tels que : déplacer une sorcière, gagner des potions, livrer une potion après avoir fait fuir le nuage…

 

broom08

 

On a aussi désormais des tuiles forêt avec des bonus « one shot » (mais dont seul le premier joueur sur les lieux pourra bénéficier librement). Grâce à elles, on pourra jouer une carte lâche mais jouir de l’action brave, ou commencer avec une carte de plus, ou encore jouer une carte lâche mais ne pas réaliser l’action et récupérer 5 PV à la place, etc.

 

broom10

 

Des tuiles collines nous permettent maintenant de nous téléporter dans une zone éloignée, et du coup notre jeu devient moins lisible pour l’adversaire car on démultiplie nos possibilités.

broom09

Les tuiles montagnes : celles-ci vont donner une action utile immédiatement au joueur qui s’y déplace, cela peut être déplacer deux sorcières de 1 mouvement, ou une sorcière de 2, recevoir deux baguettes, chasser une tuile nuage adjacente…

broom11

Puisque l’on parle des montagnes, dans ce mode, on peut aussi placer dans chaque montagne 1 amulette de la couleur de chaque joueur. En allant dans la montagne avec une sorcière (en mode lâche ou brave) on récupère l’amulette : À la fin de la partie une collection d’amulettes pourra rapporter jusqu’à 15 PV. 

broom06

 

Il est évident que tous ces petits changements sont grandement appréciables et donnent une très belle variété, booste l’interaction, et engendre de multiples stratégies.

Mais mais je n’avais pas prévu que tu sois en forêt, arghh !

 

broom

 

 

Ma superbe partie

Ou plutôt ma partie, car comme dirait Desproges prendre le parti de l’accusé ça fait bien, mais prendre les parties de l’accusé ça fait mal (placer Desproges : c’est fait).

La première partie, je me suis pris une br.. Enfin je veux dire que j’ai perdu lamentablement… 

Quand il y a une dimension bluff je ne suis pas bon, je vous ai déjà dit que j’étais un très mauvais menteur, même si je m’améliore (et je ne sais pas si je dois en être fier..?). Bref, dans ma partie j’ai eu du mal à intégrer cette dimension de bluff et de contre-temps et donc à chaque fois que je jouais une carte, si je la jouais brave, les autres aussi la jouaient brave et donc je perdais l’action. Surtout que j’avais du mal à refuser le bonus de la carte événement, quand j’ai commencé à comprendre que jouer à contre-temps allait m’apporter bien plus, alors j’ai commencé à scorer, mais j’ai logiquement terminé bon dernier.

Le timing est donc en flux tendu. Il faut prendre les autres à revers mais planifier ses actions rigoureusement aussi. Et rien ne sert de jouer le druide qui peut livrer dans la prairie si je ne suis pas présent vers une prairie. 

Bon je crois que c’était écrit (voir photo ci-dessous) et avec ce scoring on voit que JM, Joelle et Aurélien ont achevé la course en tête, ils se tiennent tous à un point : 100 à 99 puis 98, pendant que moi je suis à 75, si, si. Mais regardez ce beau drapeau allemand, pour un jeu à l’allemande c’est tout à fait naturel, c’était un signe en fait !

broom19

On en a refait une plus tard à deux joueurs, puis une autre à 3 joueurs et j’ai été plus compétitif, même avec les rôles maudits (surtout, dirais-je).

 broom13

 

Conclusion : Alors ce Kennerspiel, mérité ou incongru ?

J’ai un peu de mal avec les prix, je trouve qu’on leur accorde trop de valeur. De mon côté, le plus important c’est de savoir si l’on s’amuse, et non si le jeu est primé. Quand on joue à Broom service, on s’amuse c’est indéniable, bon, on couine aussi beaucoup ! Mais ça participe au plaisir du jeu, bien sûr.

Si un jeu expert se qualifie à la complexité de ses règles alors non Broom service n’est pas un jeu expert, car on l’explique en 10 mn. En revanche, dans son mode expert, avec toutes les extensions et variations, on passe du temps à réfléchir pour programmer ses actions, dans quel sens on va effectuer ses déplacements, tout en regardant ce que devraient logiquement faire les autres joueurs. On est aussi obligé de s’adapter à ce qui s’est passé, d’anticiper les coups adverses et l’événement, et là l’implication est vraiment digne d’un jeu catégorisé expert. Si on me pose la question, je ne trouve pas le prix immérité, en tout cas cela me semble plus cohérent que celui de 2014 où Istanbul l’a eu face à Concordia ! Mais les goûts et les couleurs…

Le jeu est intéressant quel que soit le nombre de joueurs, et oui, même à deux joueurs, j’étais sceptique, mais ça tourne parfaitement grâce aux rôles maudits. D’ailleurs, c’est vraiment à 4 joueurs ou 5 que l’on maîtrise le moins, avec le système de bravoure/lâcheté. Je trouve que les meilleures configurations sont 2 et 3 joueurs.

Je n’ai pas parlé plus que ça des illustrations. Elles sont nées du pinceau de Vincent Dutrait, elles ont un certain cachet, mais je ne ferais pas offense à l’illustrateur je pense, en disant que ce n’est ici pas sa meilleure réalisation. Bon, je n’ai pas été heurté non plus, mais si je les trouve très fonctionnelles (tout est très lisible), elles manquent de folie à mon goût. Après, elles sont magnifiques pour un jeu à l’allemande héhé

D’une certaine façon j’ai retrouvé le même plaisir de jeu qu’en jouant à Lords of Xidit, où on va tâcher de deviner où vont aller les autres joueurs tout en essayant de faire son chemin à contre-temps.

Trouvez-moi un jeu intéressant qui combine gestion de ressources, placement, guessing et bluff, explicable si rapidement ! Voilà une boîte qui va sortir souvent car sa rapidité d’exécution permet d’en jouer une facilement. Bon je vous laisse j’ai des potions à livrer et je laisse la parole à TGBMP…

 

Retour sur Malédiction par Thegoodthebadandthemeeple

 Broom Service reprend en intégralité une mécanique déjà utilisée dans Malédiction, un jeu aussi sorti chez Ravensburger il y a quelques années.

Si je dis en intégralité, c’est bien une filiation forte, voire même une Malédiction v2 que voici.

En effet, dans Malédiction, les composants sont identiques (les fioles, les gouttes, etc) et les cartes fonctionnent de manière strictement identique.

Leurs effets sont analogues pour certaines (les ressources, les contrats) et diffèrent pour d’autre. En effet, dans Malédiction, il est possible de voler ses adversaires en leur sifflant la moitié de leur or, ou le tiers de leurs composants. Ces deux dernières actions à elles seules apportent un petit plus interactif très agréable en comparaison de celles disponibles dans Broom Service.

Alors pourquoi Broom Service ? Et bien là où les jeux s’opposent, c’est dans le fait que Broom Service est un jeu de plateau où les actions permettent d’évoluer sur un terrain avec ses contraintes, et d’y prendre des positions tactiques.

Au contraire, dans Malédictions, nous avons affaire à un jeu de cartes uniquement et de réalisation de contrats.

Dans la pratique, les sensations sont proches même si Broom apporte un doigt plus de variétés.

Ayant longtemps joué à Malédiction, je m’interroge toujours sur la pertinence de Broom Service car les sensations de jeu sont très proches et finalement, la mécanique de décision me semble plus intéressante dans un petit jeu rapide tel que Malédiction.

Par ailleurs, les actions de vol donnent à la stratégie de concentration d’ingrédients un frein de peur de se faire siffler tout son stock !

J’ai eu plaisir à jouer à Broom Service, mais pas d’étincelle particulière. Je garderai donc mon amour indicible pour Malédiction, son petit père !

 

Toutes les images ou presque viennent de l’univers de Pratchett, Les 3 soeurciéres, Mécompte de fées, la dernière vient d’une petite sorcière de chez Ghibli : Kiki.

 

broom16

 

Un jeu de Alexander Pfister, Andreas Pelikan
Illustré par Vincent Dutrait
Edité par Alea, Ravensburger Spieleverlag
Langue et traductions : Allemand, Anglais, Français
Date de sortie : 2015
De 2 à 5 joueurs
A partir de 10 ans

5 Commentaires

  1. Photo du profil de 6gale
    6gale 05/06/2016
    Répondre

    Un bon « petit » jeu que j’ai commandé fin mai, dans ma boutique préférée. A sortir avec tous les types de joueurs (gros point positif pour moi).

    La mécanique du choix des cartes, me rappelle un peu La route du verre me semble-t-il. En fonction des spécialistes joués dans la Route du verre par les autres joueurs, activation d’une ou de deux capacités.

    • Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
      TheGoodTheBadAndTheMeeple 06/06/2016
      Répondre

      oui c’est un peu la route du verre. Perso j’ai encore rejoué a Malediction vendredi dernier et j’avoue le préférer car il est plus light et correspond mieux selon moi a cette mecanique qui est quand meme hachement hasardeuse ! 🙂

      • Photo du profil de atom
        atom 06/06/2016
        Répondre

        Je ne connais pas Malédiction, mais j’attends avec une certaine impatience la version carte de Broom Service, ne serais ce que parce qu’elle intègre une extension pour Broom Service et que je suis friand des extensions. Je te donnerais donc mon avis a ce moment la. Je ne trouve pas le jeu si hasardeux, si l’on pense ne pas être le seul sur l’action donnée il suffit de la faire en mode lâche, il vaux mieux faire une action lâche et se déplacer et prévoir un autre coup lâche que espérer faire une action brave que l’on va rater. C’est un jeu ou il ne faut pas être trop gourmand. La version expert permets plus de variabilité et du coup ça réduit le chaos. En ce qui concerne le chaos je veux bien te l’accorder a 4 ou 5 joueurs (et encore) mais a deux ou trois joueurs on s’en sort très bien.

  2. Photo du profil de Zuton
    Zuton 15/10/2016
    Répondre

    Partie découverte hier soir avec 6gale et 2 autres joueurs sur le plateau expert + mini-extension de cartes en plus à choisir pour remplacer un rôle de lâche (et à activer aussi par un second rôle de lâche plus tard).

    Le jeu m’a bluffé car j’en attendais vraiment moins. En effet, je pensais découvrir un petit jeu au thème enfantin et qu’on allait enchainer par un second jeu dans la soirée. Que nenni : sous ses faux airs gentils, le jeu est presque touffu, bien méchant avec le système d’activation de cartes si bien décrit dans l’article et la partie a duré (2h30) du à quelques situations d’intense réflexion pour le choix de ses cartes… et rien ne se passe vraiment comme prévu ! Et ce pour tout le monde ! La grande force du jeu réside dans son interactivité omniprésente : il faut vraiment surveiller le placement de ses adversaires, impossible de jouer dans son coin (à part tenter de devenir brave avec 3 joueurs derrière soi : je l’ai fait 2 fois dans le même tour et ai été contré les 2 fois : cela m’a vacciné pour le reste de la partie !). L’effet course est aussi important et le jeu pousse au mouvement vers des livraisons plus lucratives loin de notre point de départ. Pas bon de stagner au même endroit. J’ai aussi bien apprécié l’apport des événements, le rôle maudit, les tuiles de téléportation, les amulettes : le jeu fourmille de bonnes idées et le savant mélange guessing, prise de risque, livraison de marchandises donne un résultat probant (du moins quand cela marche) !

    Le tirage des cartes de la mini extension peut paraitre déséquilibrant lorsqu’on peut échanger des potions contre des PV, mais cela nécessite quand même de sacrifier 2 actions lâches. Idem pour certains nuages puissants avec lesquels il suffit de détenir les potions et non les dépenser.

    Contrairement à Atom, je trouve le plateau très sympa , épuré ce qui renforce son atout fonctionnel.

    Bref, une bonne surprise et la lecture de cet article dont je rejoins l’avis éclairé n’a fait qu’attiser mon envie de refaire voler mes sorcières !

     

     

     

     

    • Photo du profil de atom
      atom 15/10/2016
      Répondre

      Alors les cartes de l’extension (les petites) je trouve qu’elles apportent un coté non négligeable, elles enlevent un coté frustrant quand tu ne peux pas faire une action car  le joueur a coté de toi joue la sorciére de la foret, mais toi tu as déja tes deux pions dans la foret. Et bien sur tu as cette carte dans ton jeu car tu avais prévu de la faire, mais pas dans cet ordre la. Ou bien tu devais te déplacer dans la montagne mais avant il fallait enlever un nuage, pas de bol l’action se déplacer a été faite avant celle de faire fuir le nuage. ce coté frustrant peut être agaçant quand ça t’arrive trop souvent dans la partie, au moins avec ces cartes tu ne perds pas complétement l’action. Depuis le Just played et le test on n’y a peu joué a plus de 3, par contre on y joue souvent sur le plateau expert a deux joueurs, car une partie se joue vite et ne manque pas de tension, parfois on fait même la revanche.

Laisser un commentaire