► E.D.I.T.O : L’augmentation du prix des jeux

On revient d’Essen17 (les vidéos commencent à arriver) et voilà quelques temps déjà qu’on avait envie de mettre les pieds dans le plat concernant un sujet assez épineux.

Le prix des jeux.

À Essen dernier, rappelez-vous, A feast for Odin avait défrayé la chronique avec son tarif à 100€. Cette année, on aura noté Agra à 65€ (alors qu’on l’aurait bien acheté à 45€ hm’voyez), Pandemic Legacy 2 qui coûte 20€ de plus que la Saison 1 (cela dit, il y a peut-être un vrai tank en pièce détaché dedans, on sait pas hein !), un Ex Libris qui sort à 65€…

On revient avec ce constat : piano ma sano, chaque année, le jeu de société se fait plus cher.  

Souvenez-vous, il y a 5 ans… Eclipse sortait dans nos boutiques à 80€ et il franchissait ainsi le mur du son psychologique de nos portefeuilles. Diantre. On se dit qu’on a parcouru bien du chemin depuis.

 

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Peu de jeux osait les 80€ il y a quelques années, Gears of War en faisait partie



Globalement, depuis quelques années, l’offre des très gros jeux chers a considérablement augmenté (par exemple citons Tomb of Annihilation ou Cthulhu Wars à 170€, Gloomhaven à 130€, Massive darkness à 120€, Dark Souls à 110€, Rum & Bones à 100€…). Parallèlement les “eurogames” naviguant dans les 40€ auparavant montent peu à peu en gamme pour flirter avec les 65€ et plus (souvenez-vous, Terra Mystica qui sortait à 58€ en 2012 et crevait notre plafond de verre à l’époque pour un eurogame… Eh bien, son remake, Projet Gaia s’annonce plus autour des 90€). Et enfin, les petites catégories gagnent elles aussi, bien que de façon moins spectaculaire, quelques euros (jeux en sac et boîtes métal, on pense à vous) d’année en année.  

Les joueurs ont-ils remarqué ce phénomène ?

Évidemment, qu’est-ce que vous croyez !

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Cyrus, c’est l’une des voix de Proxi-jeux 

 

 

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Annabelle est bibliothécaire multimédia et geekette passionnée

 

Un jeu familial qui veut faire carrière dans une grande surface spécialisée ne peut pas dépasser un seuil imposé (autour des 25/30€ max) mais en revanche, avec le public de passionnés (les gamers), on s’est aperçu qu’aucune limite ne résistait à un bon buzz bien mené, et ce depuis Zombicide qui a incontestablement marqué son époque.
Est-ce que ces tarifs exponentiels sont justifiés ? D’où proviennent-ils ? 

Causes locales & générales

Bien sûr, l’inflation globale doit rentrer en ligne de compte dans nos savants calculs, en France évidemment, mais à l’étranger également. Quand le niveau de vie de la Chine augmente (et c’est le cas), les matières premières suivent la même voie, les coûts de production et de main d’oeuvre augmentent, et le prix de votre boîte avec. Certes. 

Mais au-delà de l’inflation que nous pourrions qualifier de “normale”, on peut trouver d’autres facteurs explicatifs.
Le milieu ludique se professionnalise, et cela a aussi un impact sur toute la chaîne, que le consommateur paie au final. Les éditeurs embauchent (des chargés de projets aux responsables événements…) et se lancent – pour certains – dans des jeux qui nécessitent un fort investissement temps et d’argent en amont (heures de playtesting, budget illustration, % d’auteur, parfois même volonté de produire en Europe…). 

Professionnalisation 

Quand un petit éditeur se professionnalise, il ne peut plus sortir un jeu sans réfléchir précisément à ses marges (il ne s’agit plus de produire 1 000 exemplaires pour se faire plaisir, mais d’en vivre) et se rend compte qu’il est obligé de pousser les curseurs pour rentrer dans ses frais (lisez le blog de Flatined games pour vous rendre compte de l’ampleur du coût caché d’un jeu). Augmenter le prix final permet à l’éditeur de mitiger ses risques, d’assurer sa trésorerie, et de pérenniser des emplois. 

Oui, les maisons d’édition sortent de l’amateurisme et ont plus le sens du détail, sur tous les sujets, qu’il y a 5 ans. Le nombre d’auteurs qui vivent de leurs jeux (et peuvent se consacrer à leur travail) s’est multiplié également considérablement en quelques années.

Bilan, c’est le niveau global de la qualité des jeux qui s’en ressent et tout ce qui y a autour (marketing, budget com’…) passe lui aussi un cap. Comme nous le disions, un bon bouche-à-oreille reste souvent la clef du succès : il faut donc se donner les moyens de faire parler de son produit. 

 

 

(Show) business

À ce sujet, les grands écrans d’Asmodée (avec son squattage de Twitch) ne sont pas passés inaperçus cette année. Fort de son tout nouveau logo (très décrié sur les réseaux pour son manque d’imagination), Asmodée sort cette année clairement du peloton et marque le coup avec des stands toujours plus impressionnants.

Oui, on assume un peu plus le côté « (show) business » du jeu de société, et cette nouvelle désinhibition n’est d’ailleurs pas toujours bien perçue par les vieux briscards du milieu. Pourtant, qu’on se le dise, le jeu de société est un monde entrepreneurial depuis des années, et ce n’est pas parce qu’on a mis quelques écrans géants qu’on passe soudainement du côté obscur. Le “savoir-faire” est toujours là, on ajoute juste plus de “faire-savoir”.

Mais il est vrai que cela met en exergue l’idée que le jeu de société est désormais autre chose qu’une gentille histoire de copains passionnés. On parle croissance, marge et rentabilité, public cible, marketing… Au final, l’augmentation des jeux n’est-elle qu’une résultante de ce nouvel état de fait ? Si on veut maintenir un taux de croissance annuelle à deux chiffres, il est indéniable que booster les prix boutique reste un biais simple et efficace. 

 

asmodée logo 2017

 

 

Plus cher pour de la qualité oui… pour du copié-collé non !

Ce que l’on peut par ailleurs regretter, c’est l’inondation du marché de jeux presque copiés-collés, de qualité disons correcte, qui “font le job” sans prendre de risque ni la peine d’apporter quoi que ce soit de neuf à l’édifice (qui a déjà beaucoup de pierres accumulées) en remixant des concepts que les gamers ont déjà joué 100 fois.

Si certains éditeurs travaillent longuement leur jeu de façon poussée et que l’on peut alors accepter avec plaisir l’augmentation du coût final, c’est moins compréhensible quand il s’agit de nous resservir une énième déclinaison du même concept tout juste retouillé.

Sortir du jeu pour sortir du jeu, exister sur le marché concurrentiel, coûte que coûte, plutôt que d’aller explorer la terra incognita des nouvelles idées, bref la fameuse technique de pêche polluante qui consiste à jeter mille et un hameçons dans l’océan des sorties en espérant ferrer un bon poisson au milieu… Et au passage, profiter évidemment de la hausse des prix générale pour gonfler la prestation (et la taille de la boîte) sans réelle justification aux yeux du gamer. On se console en se disant que les auteurs travaillant au pourcentage auront peut-être un avenir meilleur, mais le joueur-consommateur avec un peu de bouteille finit par se demander toutefois s’il n’est pas le dindon de la farce…       

Nos petits goûts de luxe

Pour autant, nier que les joueurs ne sont pas aussi un peu responsables au départ de la hausse des prix serait sans doute de la mauvaise foi. On aime le luxe et la coquetterie, que voulez-vous, cela se paie ! Tripant sur le look des ressources de Scythe, bavant sur les figurines folles de Blood Rage, kiffant les meeples personnalisables de Tiny Epic Quest, adorant les jetons de poker pour jouer à Splendor… On tend nous-mêmes le bâton vers la surenchère. Parce qu’on aime qu’on nous surprenne, qu’on nous chouchoute. Aux consommateurs de rester vigilants quant à savoir si cela “vaut le coût/coup” et de faire jouer le marché de l’occasion (ou a contrario celui du tunning…) si besoin.

 

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symptomatique : voici sûrement le gif le plus utilisé sur BGG

 

Nouvelle façon de jouer ? 

Ha oui l’occasion, c’est bien, mais comment faire ? Il y a de plus en plus d’obsolescence programmée dans nos jeux ! me rétorquerez-vous peut-être en feignant la crédulité. Haaa, savoir si l’expérience ultime de déchirer son jeu vaut le fait de ne pouvoir le revendre est un véritable débat éthique chez les joueurs depuis la sortie de Pandemic Legacy. Le business-model d’un Time stories a lui aussi fait couler beaucoup de commentaires Facebook.

Chercherait-on juste à nous faire cracher notre argent par tous les moyens ou y aurait-il une nouvelle définition du jeu de société en train de s’écrire derrière ces approches (“game as a service”) ? Le frisson du one shot justifie-t-il la non-rejouablité ?

À chacun de s’y frotter et de s’en faire une opinion, en connaissance de cause, mais il faut prendre en considération que ces jeux nous obligent à prévoir un groupe de joueurs fixe avec lequel on peut aussi potentiellement partager les coûts (“j’achète la boîte, mais tu ramènes les bières”, façon jeu de rôle – expérience dont ces jeux se réclament d’ailleurs ouvertement). Nouvelle façon de jouer, nouvelle façon de consommer ? 

La rentabilité du Zombie

Pour en revenir à la hausse des prix, n’oublions pas dans ce tour d’horizon un acteur clef du marché qui a ostensiblement fait bouger les lignes depuis 5 ans. Kickstarter a participé aux déplacements de certains seuils en proposant à une niche de passionnés des projets complètement hors des sentiers et explosant toutes proportions. On a désormais régulièrement des pledges uniques à 100€, ce qui était hors de propos il n’y a encore pas si longtemps.

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Pour en revenir à lui – histoire de boucler la boucle de cet article –, quand Eclipse arrivait sur les étals, il incarnait quelque chose de l’ordre de l’exception (ça faisait bien 6 ans qu’on avait pas vu un gros calibre sauce 4X capable de “titiller Twilight” si vous me passez l’expression). Aujourd’hui, des jeux plus ambitieux que jamais voient le jour très régulièrement via KS. Parlons des succès de Scythe, Blood Rage, Xia, Gloomhaven, Kingdom Death Monster 1.5 avec son all-in à… 1 666$ ! (Oui, certains d’entre nous sont officiellement prêts à mettre plus d’un SMIC dans un jeu et ça, c’est nouveau).

En quelques années, les standards de la qualité matérielle vus sur KS ont tellement repoussé leurs limites qu’on en arrive à un stade où de plus en plus de jeux deviennent trop coûteux à produire pour aller en boutique. Pour rentrer dans leurs frais, ils passent désormais souvent par une offre “Deluxe” ou augmentent inexorablement les tarifs de base.

“On ne doit pas être loin des 2/3 des KS d’un peu d’envergure à proposer systématiquement une version Deluxe même si c’est juste pour ajouter trois bricoles purement accessoires. Dans 6 mois, les dashboards devront tous êtres en contrecollés avec trous pour les cubes (les demandes commencent à devenir systématiques), cubes qui devront sans doute aussi être « personnalisés », voire sculptés/moulés. Tandis que les « miniatures » en 50+mm commencent à se multiplier.” observe, Thierry Tregaro, fondateur de Cwowd, site spécialisé sur les projets participatifs dans le j2s.

“Avec la désintermédiatisation pour eux, il était normal que les jeux KS jouent l’édition pour contrebalancer le surcroît de visibilité des éditeurs traditionnels.“ poursuit-il. Mais si la surenchère continue, il va devenir de plus en plus ardu de percer sur KS, à moins de trouver des solutions nouvelles, un peu à l’instar de Joan of Arc qui propose une déclinaison de son jeu spécialement conçue pour les boutiques. “Il existe forcément un seuil à partir duquel les différences de contenu et tarifs entrent en résonance.” poursuit Thierry.

L’inflation et vous 

Comme on peut le voir, l’augmentation du prix des jeux s’avère un sujet complexe aux ramifications multiples, et sensible puisqu’il touche au portefeuille. Donnez-nous votre point de vue : avez-vous senti cette inflation ? Est-ce que cela a eu des conséquences sur votre façon d’acheter les jeux ? 

 

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46 Commentaires

  1. morlockbob 08/11/2017
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    Je me souviens il y a 5 ans environ quand on a vu la boite de The adventurers à 45 e, on s’est dit « l’abus » ça se vendra pas »… quelques années plus tard on se dirait , « c est la bonne affaire » avec tout ce contenu. Le jeu peut rapporter (et si un fond de pension comme Asmodée (qui a des parts dans du luxe, hôtels et je ne sais plus quoi)  s’y colle, c’est que c ‘est rentable. Après, on va suivre ce que fait le disque en proposant des compiles rabâchées à 20 balles, en propulsant 50 sous Rihana.  Mais puisque certains sont capables de faire la queue pour payer un I Phone plus de 1000 $, je vois pas pourquoi  on retrouverait pas les mêmes dans le ludique. Perso, je fais du slow gaming, je teste et, comme les disques, je n ‘achète que le coup de coeur. (2 cette année, ça va )…Super article en tous cas

  2. Photo du profil de rotabla
    rotabla 08/11/2017
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    N’en déplaise aux trop jeunes et/ou naïfs, l’Euro nous l’a mis bien profond question prix, et les jeux ne font pas donc pas exception. Plus l’avidité des grosses boîtes qui enfument les joueurs avec des jeux fumistes dissimulés derrière des tonnes de figs, jolies et bien réalisées, mais souvent pas indispensables et surtout chères à produire, voilà où nous en sommes arrivés.

    Le point positif, rejoignez un club, une asso de jeux, seul ce genre de structure sera de plus en plus uniquement à même de vous faire découvrir/jouer à des jeux hors de prix pour un simple particulier ou une petite bande de joueurs.

    • Photo du profil de fouilloux
      fouilloux 08/11/2017
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      Je ne pense pas que l’Euro, mis en circulation il y a maintenant 15 ans, soit responsable de l’augmentation (si augmentation il y a) actuelle, c’est à dire depuis quelques années, des prix.

  3. coludik 08/11/2017
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    Oh oui bien sûr que je l’ai sentie cette inflation, depuis un moment déjà. Je fais partie de ces joueurs, passionnés d’une part, mais qui ne peuvent se payer le luxe de remplir des étagères avec des jeux d’autre part, juste parce que les figurines sont belles ou le graphiste a fait un travail incroyable. Je partais dans une voie de déraison mais il a bien fallu que je m’arrête. Au lieu de m’apitoyer sur mon sort, j’ai décidé de créer le projet Coludik (https://coludik.com), un mot facile à analyser puisqu’il s’agira de faire du ludique en commun.

    En commun oui, mais pas juste pour les bières et les chips. Il s’agira de réellement payer à plusieurs le coût d’une boite de jeu à 80€, d’un kickstarter à 150€, d’une envie à 45€. Et au-delà de ça, il s’agira d’apprendre à ne pas chérir cette boite comme un objet de collection mais bien à la partager entre cofinanceurs (coludeurs on dit sur le site) d’un même quartier ou ville. Le jeu sera d’ailleurs bien plus utilisé que s’il était resté sur une étagère après quelques parties et l’arrivée d’un autre tout nouveau tout beau.

  4. Photo du profil de Djinn42
    Djinn42 08/11/2017
    Répondre

    J’ai beaucoup de mal avec les affirmations de plus en plus fréquentes du type « bon buzz bien mené ». Comme si l’acte d’achat pouvait être imposé. Alors que de l’autre côté on a le refrain du « trop de jeu pour suivre toutes les sorties ». Je comprend l’idée mais on parle de tendances globales qui n’impliquent pas le joueur même joueur dans tout achat mais une masse mouvante de joueurs qui se répartissent l’ensemble des achats. Prêter une intention faussée par le buzz n’a pas de sens face à un public d’ensemble dont une partie seulement fera l’achat. Une communication Scythe attire à elle un public, une communication Great Western un autre, etc. Je comprend bien qu’ils se chevauchent mais de là à sans arrêt donner du buzz, je trouve pas ça pertinent. Surtout dans le sens péjoratif du terme qui voudrait que « le joueur » soit un mouton. Ça a un côté rassurant et pratique, c’est accrocheur mais c’est plus complexe que ça j’ai l’impression.

    Pour le reste, c’est effectivement plus qu’un ressenti. Les prix grimpent. La qualité aussi. L’explication de gens comme Flatlined Games ou Fred Henry sont très intéressantes pour comprendre la situation actuelle et ce que ça peut devenir.

    • Photo du profil de Shanouillette
      Shanouillette 08/11/2017
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      J’avoue ne pas être sure de saisir ton propos. ?  Le « buzz » c’est le bouche à oreille : la meilleure com’ qui existe pour n’importe quelle entreprise (et ce bien au delà du jds). Quand un jeu buzze bien, c’est que le public se retrouve dans ce projet et fait parler de lui à sa place, signe d’actes d’achat futurs. C’est assez factuel de dire qu’un jeu sans com’ n’aura pas beaucoup de vie en boutique aujourd’hui. (Les boutiques prennent globalement moins en moins de jeux dont personne n’a entendu parler, et c’est compréhensible devant la masse de sorties, il y a déjà trop à faire avec ceux dont « on parle »…). C’est vrai aussi sur Ks, peut-être plus encore. Mais je ne suis pas sure de répondre à ce que tu voulais soulever.

      • Photo du profil de Djinn42
        Djinn42 09/11/2017
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        Si, tu réponds très bien.

        Je tombe de plus en plus souvent sur des jugements de valeurs à propos de jeux qui emploient un raccourcis pénible : buzz = troupeau bêlant qui achète parce qu’on lui dit = mauvais jeu.

        Le fait de ne pas aimer par principe si la majorité aime. Le fait d’aimer en partie parce que peu connaissent. Ce genre de réflexe idiot existe toujours. Je l’ai connu au summum de sa connerie dans la musique quand plein de gens se mettaient à cracher sur un artiste parce qu’il devenait connu alors qu’ils l’adoraient quand il ne l’était pas. Ça montre que le jeu de société entre bien d’une certaine manière dans le domaine culturel. Et que les cons jouent aussi.

        Alors je lis trop souvent buzz comme un terme péjoratif. Certainement parce que je traîne mes guêtres dans des internets peu fréquentables. Je vais réapprendre à le lire autrement. Merci.

  5. Mathieu Doublet 08/11/2017
    Répondre

    Ce qui m’a le plus surpris ces derniers temps, c’est le prix de l’extension de Splendor: aussi cher que le jeu de base mais avec du cartons et les bastions en plastique. Si ces bastions coûtent aussi cher à fabriquer que les jolis jetons de poker, c’est ahurissant (et un mauvais choix me concernant, j’aurais préféré d’autres jetons).

    • Photo du profil de Djinn42
      Djinn42 09/11/2017
      Répondre

      Je me posais la question à l’envers. Comment ils ont sorti le jeu d’origine à ce tarif et avec ces jetons.

      • Photo du profil de edrick
        edrick il y a 21 jours
        Répondre

        Mon idée est qu’ils ont fait l’effort d’être sous le prix psychologique de la taille de la boite en sachant qu’il se rattraperaient sur le volume. Une extension doit être à un prix inférieure que celui de la boite de base… psychologiquement.

  6. Photo du profil de Bidou
    Bidou 08/11/2017
    Répondre

    Merci pour ce très bon article!
    Pour ma part, je deviens de plus en plus ludovore mais le prix des jeux commencent à se faire sentir (pourtant, j’ai la chance de ne pas être interessé par les gros jeux de gestion, kukenbois et figurines)!
    Du coup, j’achète de plus en plus d’occasion car il ne faut généralement pas attendre bien longtemps avant de trouver des prix en forte baisse sur certains sites.
    Ca a de bons et de mauvaises côtés.
    Les mauvais: – L’état du jeu qui n’est pas « neuf ».
    -Le fait de ne pas faire marcher la boutique locale.

    Les bons: – Le coùt du jeu réduit.
    – Un côté écologique (quoique) puisque cela évite de produire un nouveau jeu (mais le transport pollue…).

    En revanche, je me demande vraiment si les auteurs bénéficient de cette inflation. Hélas j’en doute.

  7. Photo du profil de Ryleh
    Ryleh 09/11/2017
    Répondre

    Article très intéressant. Toutefois je pense que nous sommes largement responsable de cet état de fait.

    Nous sommes prêt en effet (pour certains !) à mettre des sommes ahurissantes dans des jeux, pour peu qu’il ait des belles figurines ou des jetons sympas. J’ai rejoué à l’année du dragon et c’est vrai que l’édition Ravensburger est juste ignoble, avec des pions en carton. Mais le jeu reste lui excellent et suscite toujours autant d’intérêt, ou de débat.

    Je trouve aussi que les professionnels du milieu ont aussi leurs responsabilités. Je ne comprends toujours pas qu’Unlock est reçu l’as d’or. On parle d’un jeu jetable. A usage unique. C’est la même chose avec Time Stories. Je ne remets pas en question la qualité des deux produits, je dis simplement que les éditeurs sont partis dans la logique de la société de consommation. Un jeu tu l’achètes, t’y joues quelque fois, tu le revends et tu passes à un autre. Comme de la série TV.

    Bah non je ne marche pas la dedans. Un jeu, s’il est bien, je le garde et j’y rejoue.

    Et je refuse de mettre 100, 170€ dans un jeu. C’est pour cela que je kickstarte peu. L’avalanche de matériel cache souvent pour moi la pauvreté des règles et la rejouabilité de la chose ludique. Je n’aime pas Zombicide, je le trouve répétitif. Je n’aime pas Scythe, je le trouve déséquilibré. Je fonctionne beaucoup à l’occasion, en achat comme en revente. C’est comme ça que j’ai eu Unlock, et je l’ai donné à mon association. D’ailleurs, je pense aussi que ces jeux à usage unique ou trop cher doivent rester des jeux de ludothèque ou associatif.

    Alors oui, heureusement, il y a des exceptions. Pandémie legacy a été ma claque ludique de l’année 2017. Pour faire simple, on a partagé le coût à 4, puisqu’on a « sauvé » le monde à 4. Cela m’a rappelé les années 90 quand on achetait des jeux à plusieurs, et qu’on s’est partagé la ludothèque à la fin des années d’étudiants. Moi j’en ai gardé Civilization. Un autre Dune ou Res Publica Romana. Et Pandémie 2,  on va l’acheter, à 20€ par tête de pipe ça reste raisonnable, surtout si le frisson ludique est encore là.

    Et puis, je suis comme tous les joueurs un passionné, et il m’arrive de me faire avoir. Dernièrement, c’était l’extension de Splendor, à l’intérêt très inégal et au prix assez prohibitif. D’ailleurs, je partage l’avis de Mathieur Doublet la dessus. Les extensions ont pris un coup sur la cafetière. Pour l’instant, je n’arrive pas à passer le pas pour German railroads, Feu & Glace ou les fermiers par exemple. J’ai quand même craqué pour the crew, kraken ou chibi.

    Soyons responsable.

    Ne nous jetons pas sur tout et n’importe quoi.

    Franchement, vous avez vu un jeu réellement novateur cette année 2017 ?

    Un truc qui nécessite plus de 45€ l’achat ?

    Pas moi en tout cas.

    • Chni 09/11/2017
      Répondre

      Pandémie legacy ?

      • Photo du profil de Ryleh
        Ryleh 09/11/2017
        Répondre

        Pas faux, j’en parle en plus lol !

        Mais bon, pour moi le prix a été divisé par 4, donc par snobisme et mauvaise foi, je persiste et je signe : aucun jeux de plus de 45€ indispensable est sorti cette année.

  8. Photo du profil de vaniapocket
    vaniapocket 09/11/2017
    Répondre

    Sinon comme il est dit l’occasion fait la part belle….les 3/4 de mes jeux sont achetés sur un site d’occaz très connus des joueurs mais que je ne citerais pas :)….d’une part les jeux sont dans un état très souvent impeccables venant de collectionneur ou de passionné comme moi dont certains doivent même remettre le plastique d’emballage après avoir joué, j’ai très souvent des jeux avec des cartes sleevées et pour un prix généralement divisé par deux. Alors c’est vrai qu’il faut attendre un moment le jeu qui vient de sortir (et encore)…mais au final cela me permet de prendre le temps de jouer à d’autres jeux….pour l’exemple je viens de toucher un barony à 17€ et le dernier unlock à 16€…Donc oui les jeux sont de plus en plus chers, mais il y a toujours des solutions pour bien s’y retrouver sur le marché de l’occaz’….La seule ombre au tableau c’est que dès qu’un jeu n’est plus édité, où qu’il est en rupture en une heure les prix s’envolent, du coup mes seuls achat en neuf ont été Terraforming mars et les pillards de la mer du nord…. 2 jeux achetés neufs pour 24 d’occasion sur une année ça reste rentable.

    • Photo du profil de Ryleh
      Ryleh 09/11/2017
      Répondre

      C’est clair que comme vous j’attends souvent que les acheteurs compulsifs revendent leurs jeux….pour le réinvestir dans la nouveauté j’imagine !

  9. Photo du profil de eolean
    eolean 09/11/2017
    Répondre

    Cela fait plusieurs années qu’on remarque cette inflation. Là où il y a 5 ans on trouvait des jeux en moyenne à 40 euros, aujourd’hui, on est heureux qu’un jeu soit à 40 ! La norme s’approche de plus en plus de 50 euros. Je parle des eurogame. 

    Pour autant, dans cette course à la hausse, on trouve encore des belles perles qui savent garder un prix raisonnable. Cette année encore Pulsar 2048 chez CGE, ou Raja of the Gange  étaient à 40 euros. Une belle surprise.

    Quand je vois qu’on avait eu chez eggerspiele un mombasa à 35 ou encore great western trail à 35, le tout avec un matériel plus que correct, je me demande pourquoi d’autres jeux sont à 50 euros voir plus.

    Aussi, dans ce chaos né de l’évolution rapide du jeu, il est aussi bon de noté que certains n’en abusent pas et restent correct. J’aime bien pour ma part remarquer les vertueux.

    Alors oui, on aime du beau matos et, en tant que passionné, parfois on ne compte pas. Et Kickstarter joue énormément sur ce plan. Parce que, par essence, les projets vendent d’abord du rêve et les passionnés adorent rêver. Il n’y a qu’à voir le concept même des stretch goal !

    Mais nous ne sommes pas non plus des moutons. Et si nous pouvons faire des erreurs, nous apprenons également. De cette jungle de jeux, d’auteurs et d’éditeurs, nous commençons à nous faire des références : nous nous créons notre carte du monde ludique avec les éditeurs et les auteurs dans lesquels nous avons confiance. Et inversement. Nous échangeons de plus en plus en consommateurs avertis. Pour ma part, j’ai eu un cas de conscience sur dinosaur island à 70 euros où j’ai hésité un bon moment et je me suis finalement dit que c’était trop cher pour prendre le risque. Il aurait été à 35 euros, je l’aurais pris sans hésiter. Pareil, le grand scandale d’Odin l’année dernière était aussi que le jeu était à 100 euros en français et qu’on pouvait en trouver un à 51,40 euros la même année en boutique en allemand…

    Finalement, l’industrialisation du jeux de société n’est qu’une étape. Asmodée ne fait qu’embrasser le mouvement. Pour ma part je n’achète pas leurs jeux qui ne me conviennent pas. Mais même s’ils donnent une impulsion et un forcing sur la communication. Ils ne fagocitent pas non plus pour autant l’ensemble du marché et après cet essen 2017, force est de constater qu’il y a beaucoup de jeux qui sortent sans eux et qui trouvent néanmoins leur public.

    Alors certes, quand on voit le coût prohibitif d’une traduction ou d’une extension aussi cher parfois que le jeu de base, alors ça fait réfléchir. Mais on ne nous oblige pas non plus à acheter ! C’est toujours notre choix qui fait notre force. Et vu le nombre impressionnant de sorties, 1 de perdu, 1000 de retrouvés :p

    • Photo du profil de fouilloux
      fouilloux 09/11/2017
      Répondre

      « Ah oui moi pareil hein, Dinosaur island ça m’a arrêté hein 70€ c’est trop cher c’est sur, surtout pour des dinosaures en rose. »

      Voici la réponse que j’aurais pu faire. Mais je suis faible. Ah faites péter les raptors fushias!

  10. Jtrourke 09/11/2017
    Répondre

    Il m’arrive de renoncer à des jeux parce que je me refuse à payer aussi cher « pour un jeu ». Mais finalement, je suis assez accroc aux extensions, et je m’aperçois que parfois pour un jeu, j’ai dépensé pas mal d’argent, alors c’est pas mieux…

    Oui, le prix des jeux augmente, c’est incontestable, mais je trouve que certains éditeurs font un effort (je pense à Pearl Game ou Gigamic, et d’autres certainement).

    Après j’ai de la chance de ne pas être fan des jeux avec figurines, parce que là on ne parle plus d’augmentation des prix mais d’explosion…

    Mais au final, j’apprécie quand même un beau jeu, et je suis près à payer un peu plus pour du beau matériel.

    Ce qui me surprend le plus, c’est qu’avec le nombre de jeux qui sort, la concurrence ne joue pas plus sur les prix. On pourrait s’attendre à ce que les prix soient tirés vers le bas.. mais non.

     

  11. Photo du profil de Lilian
    Lilian 09/11/2017
    Répondre

    Bon je vois que l’auteure du billet n’a pas pris en remarque les commentaires sur Twitter, un article qui brosse bien dans le sens du poil tout le monde pour ne pas vexer les éditeurs.

    Le prix des jeux a bien augmenté en vous faisant miroiter le fait qu’il y a de plus en plus de figurines en plastique ou un cout plus cher. C’est faux, ce sont juste les éditeurs qui ont augmenter leur marge. Si vous vous voulez des preuves, en voici :

    Iello qui réédite Les Piliers de la Terre : Le prix est le même qu’il y a dix ans 45€ il n’a pas bougé de celui de 2007 (10 ans!)
    Pandemic Legacy prend 20€ pour un matériel équivalent
    Le prix des jeux a augmenté pour certains jeux en 2 ans (j’ai des chiffres) mais pas pour d’autres, en gros, on augmente le prix des jeux qui se vendent le mieux
    L’inflation ne justifie une hausse de prix de plus de 30% sur les jeux
    L’extension de Splendor qui n’a pas de jetons super premium et qui est au même prix que le jeu de base
    Le chiffre de Gears of Wars cité dans le billet est faux, il vallait 60€ à l’époque

    Quand à la qualité, elle est en baisse. Avant il y avait des plateaux en carton épais, aujourd’hui, on a des feuilles très fini pour remplacer ces plateaux.

    En gros au lieu de faire culpabiliser les joueurs, il faudrait plutôt regarder vers les éditeurs qui augmente grassement leur prix. De plus, une augmentation de la production entraine une baisse des couts (plus on produit, moins cela coute cher). Sans compter les géants de la distributions qui ne font plus aucun cadeau aux boutiques (le treize à la douzaine en est le meilleur exemple). J’aime à répéter qu’on est dans l’age d’argent du JdS et non l’age d’or car tout sert à faire du brouzouf !

    • Photo du profil de atom
      atom 09/11/2017
      Répondre

      La qualité qui baisse ? je ne sais pas si on peut dire ça, on a des plateaux épais, ajourés (Scythe, ou Dice Forge, Otys), des meeples avec des formes spécifiques de plus en plus souvent. Alors oui il y a des cas ou les cartes sont fines, les plateaux des joueurs aussi , mais en règle générale si je regarde mes jeux actuels, j’aurais du mal a trouver des défauts sur le matériel.
      Sur la qualité j’identifie des éditeurs qui font dans le moins disant et d’autres dans un optimal, mais dire ça sur l’ensemble du marché j’ai du mal a être d’accord.
      Sur les prix oui il y a des abus ( coucou l’extension de Splendor) mais la encore dur de dire si ça augmente vraiment, car le cout de la vie augmente aussi et si le secteur se professionnalise, embauche des communicants, des designers, des community managers il faudra payer cela.

      Si les jeux prennent du temps a se développer alors c’est logique que le prix en soit une conséquence. Mais la encore il y a des éditeurs qui travaillent sur un jeu pendant 3 ans, la ou d’autres sortent un jeu au bout de 6 mois.

      Sur les conditions commerciales aux boutiques je te rejoint par contre, en effet une boutique pour avoir un prix correct, doit prendre des quantités ou une gamme entière ( la logique de la grande distri) et quand tu est une petite boutique ça peut vite te plomber.

      Si j’analyse mes achats, je me sens un peu responsable parce que oui j’ai aussi envie d’avoir du beau matos et parfois j’accepte de payer le prix.

      • Photo du profil de Lilian
        Lilian 09/11/2017
        Répondre

        Je ne dis pas que la qualité baisse partout et que tous les éditeurs sont concernés. Dice forge est un exemple parfait Le jeu a un coût « normal » à mes yeux alors qu’il possède tout un tas d’éléments spécifiques. Le jeu comprend, du matos spécifique avec des cartes et des plateaux épais alors que d’autres font des jeux à plus de 50€ sans vraiment de justification.

    • Photo du profil de Shanouillette
      Shanouillette 09/11/2017
      Répondre

      Salut monsieur Patate. 🙂

      Ma vision est nettement plus nuancée, de facto j’ai bien pris en compte tes remarques sur Twitter, mais je ne partage pas du tout ton avis et ton analyse. Voilà rapidement pourquoi.

      Il y a amha des bonnes choses dans l’évolution actuelle (la qualité globale des jeux va en s’améliorant et non en se détériorant dans ce qu’on en constate quotidiennement ici ; par ailleurs le fait que de plus en plus de personnes puissent vivre de leur passion est une belle chose selon moi)
      … et de moins bonnes choses (les jeux copiés-collés, l’inondation du marché, la facture qui devient de plus en plus salée pour le gamer d’où l’écriture même de l’article, etc).

      Quant à la fièvre acheteuse qui s’empare de nous, il ne s’agit pas de culpabiliser les joueurs (je fais partie des pledgeurs de Kindom death et compagnie), mais d’appeler à prendre conscience de certaines évolutions et d’observer comment depuis 5 ans, la consommation a considérablement changé. Après, chacun est libre de s’interroger sur sa façon personnelle de consommer et chacun est également libre de dépenser son argent comme il le souhaite. (Le j2s reste d’ailleurs une passion peu coûteuse comparativement à beaucoup d’autres). Nier que bon nombre de passionnés ne sont pas prêts à dépenser plus pour avoir plus, c’est selon moi, se voiler la face. Il y a de réelles demandes, qui poussent les éditeurs à aller toujours plus loin, il suffit de voir les commentaires dans les projets KS.

      Oui, les éditeurs augmentent aussi leurs marges, certains pour maintenir une croissance, d’autres pour maintenir des emplois… et un certain niveau d’édition. Oui, désolée, je ne mets pas tout le monde dans le même panier en montrant du doigt toute une caste de professionnelle et en les traitant de profiteurs, car une telle généralisation serait complètement inconsidérée, injuste et infamante. 🙂

      Non, l’inflation globale n’explique pas tout, c’est également ce que j’essaie de dire.
      Quant au prix de Gears of War, il m’a été donné par des boutiques qui le vendaient à l’époque. On l’avait acheté à sa sortie. Je suis presque sûre d’y avoir mis 80€ mais je me trompe peut-être.

      Concernant la réédition des Piliers de la terre : je n’ai pas du tout évoqué la question des rééditions par choix dans cet article, comme je te le disais dans nos discussions sur twitter, c’est un sujet dans le sujet (et ce dernier était déjà assez tentaculaire, j’ai volontairement clôturé mon périmètre).

      En effet, en fonction des effets d’échelles du tirage, du batch multiversions (et d’autres facteurs encore), chaque cas de ré-édition doit être considéré séparément avant d’en tirer des conclusions. (On ne peut pas se contenter de prendre l’exemple des Piliers de la terre comme une preuve absolue de quoi que ce soit.)

      Bref… let’s agree to disagree.  🙂

      • Photo du profil de Lilian
        Lilian 09/11/2017
        Répondre

        Je suis « consommateur » de de JdS depuis 2003, en fait je trouve qu’il y a assez peu d’éléments factuels dans votre article. On par de prix mais sans jamais les nommer. Pour Gear of War, j’ai la facture numérique dans ma boite mail, je confirme, je l’ai payé 60€ chez philibert

        • Photo du profil de atom
          atom 09/11/2017
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          Je ne sais pas si on peut prendre Philibert comme élément de comparaison. C’est un site internet et ils ont des prix liés aux quantités qu’ils commandent. (un peu comme dans la grande distri). Du coup ça ne m’étonnerais pas qu’il y ait un écart de 10 € entre un prix boutique et un prix internet. Perso les prix qui augmente ça ne me gênes pas tant que ça si c’est justifié, un point positif je trouve  c’est que de plus en plus les éditeurs payent leurs animateurs, même si certains payent encore en boite de jeux ou réduction.  Ce qui me navre c’est qu’aujourd’hui encore on préfère utiliser des traductions de fans que de payer des traducteurs. D’un coté le monde du jeu se professionnalise c’est plutôt positif non ?

          • Shoum 10/11/2017

            Tout à fait, il faut prendre le prix conseillé de vente (MSRP je crois ?) pour comparer, car sinon on arrive à rien. A ce compte là, Conan est soldé en ce moment par Asmodée US pour 40$. Est-ce son vrai prix et est-ce utile de le comparer à d’autres jeux vendus 40$ ?
            En tout cas c’est amusant de voir ça comme argument de la part de quelqu’un qui reproche les erreurs factuelles dans l’article.

  12. Sauniere 09/11/2017
    Répondre

    C’est un constat qui revient assez souvent et de plus en plus souvent.

    Le prix des jeux augmentent mais des solutions se développent. Il n’est pas obligé maintenant de tout acheter.

    On peut aller en ludothèque, faire des soirées dans des bars ou les louer sur des sites comme Pelopia pour tester les jeux et seulement ensuite acheter ses coups de coeur. Après chacun choisi en son âme et conscience. Bien sûr, si vous êtes collectionneur, votre portefeuille va vous haïr.

  13. Pierrev 09/11/2017
    Répondre

    Je suis d’accord avec votre analyse mais j’ajouterais quelques facteurs, plus faibles mais important, expliquant cette inflation.

    Tout d’abord il y a eu un changement dans la stratégie des éditeurs. On est passé d’une concurrence davantage orientée prix à une concurrence qualité (ou du moins qualité apparente). Du coup l’inflation que l’on ressent récemment est aussi du au fait que les prix étaient bien écrasés.

    Aussi avec la multiplication des petits tirages, parce qu’il y a toujours plus de jeux et plus de risque, les éditeurs ne profitent pas des économies d’échelle (plus je produit moins chaque unité me coûte cher ).

    Et finalement je crois que il y a un problème de marché captif. Si je sors un jeu avec une meca et un thème fort sur un segment particulier du marché, je vais de toute façon avoir mes consommateurs. C’est finalement l’aspect professionnalisation du secteur: on sait vendre et au prix le plus haut. On pourrait dire que le prix n’est plus cost driven mais consumer driven.

    Et pour finir deux petits phénomènes : la hausse du dollars et les « sauts  » dans les prix des jeux. Entendez par là que si un éditeur ne peut proposer son jeu à 40 il va le passer à 45 et pas à 42 par exemple.

  14. Alex 09/11/2017
    Répondre

    @ Shanouillette : Les j2s une passions peu couteuse ?
    C’est autant que lorsque je jouais aux jeux vidéos.
    Un jeu tourne autour des 40 eur et quand j’essaie de lancer des amis le prix les rebiffe. Oui il y a bien des jeux à 20 eur mais la moyenne se situe aux alentours de 40 (jeux classiques : AVDR, Catane, Smallworld, etc etc).
    Les jeux KS ça coute un bras. J’ai craqué pour V-Commandos et Outlive (même pas encore joué) mais le thème et le jeu m’ont semblé bons.

    La qualité ? Passer de meeple en bois à du plastoc moi je n’appelle pas cela une amélioration de la qualité. Suffit de voir à combien se vend un jeu en bois vs plastique et vous comprendrez que c’est juste une histoire de sou. Et puis écologiquement, le bois c’est mieux que le plastique.

    Et vu tous les supers jeux (mais en y réfléchissant pas si super) et bien j’ai arreté d’acheter.
    J’ai failli acheter ainsi Deus, le jeu de l’année, des Pearl games qui étaient soi disant les jeux de l’année.
    Bref c’est toujours le jeu de l’année et puis bah c’est vite revendu, oublié.

    Et puis lire les commentaires ça devient du n’importe quoi. Lisez les 20 premiers avis sur un jeu et vous verrez que c’est toujours positif même si une seule partie est jouée.
    Bref, la frénésie des Jds est là et c’est effectivement à chacun à poser ses limites qui sont bien plus difficiles à poser vu tout ce qui sort chaque année.

    • Photo du profil de Shanouillette
      Shanouillette 09/11/2017
      Répondre

      Peu coûteuse au regard d’un certain nombre d’autres passions, oui. Après tout est question de comment vous le vivez derrière 🙂 mais un jeu à 40/60€, c’est pas ce qu’il y a de plus cher… sauf si vous en achetez 40 à la douzaine bien sûr. Mais c’est bien là, la question, quand il s’agit de passion, on a du mal à s’arrêter. Mais les passionnés de tunning auto, de golf, de gastronomie, de peinture ou de musique paient potentiellement plus cher pour leur passion (j’ai acheté plusieurs piano, je peux en témoigner ^^).
      Un jeu vidéo peut monter dans les 40/60€ facilement, donc c’est pareil que du j2s, oui sauf qu’on a besoin d’investir dans une machine au départ (plusieurs centaines d’euros) à laquelle s’ajoute souvent du matos (manettes supplémentaires, etc) ou des abonnements.
      Donc, oui, en soi, le j2s n’est pas ce qu’il y a de plus cher je pense. (D’autant que j’aurais tendance à dire qu’un bon JV a une durée de vie plus faible qu’un bon j2s.)
      Un bon j2s peut durer longtemps et ne représente pas un investissement totalement délirant en soi au départ.

      • Jtrourke 09/11/2017
        Répondre

        Comparer le prix des loisirs, c’est toujours dangereux. C’est déculpabilisant mais pas forcément réaliste.

        L’important est d’avoir des loisirs selon ses moyens… les J2S n’est pas un loisir de « riche » mais quand même… quand ma femme me demande pour combien j’ai de jeux dans le bureau, j’hésite toujours à répondre… et là on se réfugie toujours derrière « c’est bon cher que celui qui fait de la voile, qui va au ciné toutes les semaines, etc…

        La barrière est certainement la différence entre ceux pour qui le J2S est un loisir et ceux pour qui c’est une passion. Perso, j’essaie d’être raisonnable et de m’efforcer à le considérer comme un simple loisir.

        Et puis le vrai problème c’est pas le coût des jeux, c’est la place que ça prend !

         

         

        • Photo du profil de Shanouillette
          Shanouillette 09/11/2017
          Répondre

          Entièrement d’accord. C’est carrément casse gueule de comparer les hobbies car c’est une expérience complètement subjective, personnelle, voire intime 🙂 c’est pour ça que je pars pas sur ce terrain dans l’article d’ailleurs. Mais de façon plus cool, ici dans les commentaires, je me permets de dire qu’il existe des passions qui me semblent de base, plus coûteuses. Encore une fois, tout dépendra de comment on vit sa passion. D’accord aussi sur la place que ça prend 🙂

      • Shep 09/11/2017
        Répondre

        Cela dit, le jeu vidéo a vu ses prix globalement diminuer. Je me souviens avoir acheté, à l’époque de la super Nintendo, dans le courant des années 1990, des jeux dont le prix en équivalent euros était de 80, voir parfois 90€! Plus jamais un jeu vidéo n’osera atteindre ces prix un jour sans susciter un tollé général chez les joueurs.

        Tant que le public ne se plaint pas, les prix montent. Quand la demande diminuera, les prix se stabiliseront, voire passeront à la baisse. Mais comme le JdS a le vent en poupe, il est logique de voir une augmentation des prix avec la demande, en dépit d’une offre qui est de plus en plus grande, car beaucoup de joueurs sont aussi des collectionneurs, et un collectionneur, il est prêt à dépenser plus !

        • Photo du profil de Djinn42
          Djinn42 09/11/2017
          Répondre

          Le jeu vidéo est envahi d’un paquet de bouses ignobles et vendues sans filtre sur Steam. A côté de véritables perles indés, et de gros jeux à budget clinquants. Il y a vraiment de tout et pour toutes les bourses.

          Le pire du jeu vidéo vient des prix qui tirent vers le bas, des free to play et des soldes. Ca laisse à penser que le jeu ne coûte rien et enlève toute notion du coût d’un vrai jeu. Je parle même pas des DLC.

          Je trouve que le jeu de société est de ce point de vue plus vertueux.

  15. Photo du profil de MeepleGaut
    MeepleGaut 09/11/2017
    Répondre

    Allez! A mon tour!

    Pour résumer mon sentiment: inflation, professionnalisation, bourgeoisisation! Autant dire que je suis bien en phase avec ton analyse Shanouillette. J’entends par bourgeoisisation le fait que l’âge moyen des acheteurs a migré,  me semble-t-il, vers le vieux, un peu comme moi. Et que nous les vieux, c’est plus facile de nous faire casquer!

    Ce que je voulais surtout dire, c’est que ces dernières années ont réellement changé mon mode de consommation ludique: avant j’achetais plein de trucs, mais je revendais aussi facilement mes jeux, pour que le budget annuel ne soit pas trop salé. Grosse ludothèque, gros turn-over.

    Maintenant (et ça se voit dans la taille de ma ludothèque), si j’achète des jeux avec des prix plus musclés, je suis aussi bien plus sélectif sur qui va rejoindre mon étagère, quitte à détourner le regard de pas mal de projets qui me font de l’œil mais qui, je le sais, auront peu l’occasion d’être pratiqués. Décroissance? Pas vraiment parce que je pense que je dépense toujours autant, mais j’ai l’impression d’être dans un mode de consommation plus raisonné.

  16. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 09/11/2017
    Répondre

    A mon tour 🙂 Sur ce superbe article, un des meilleurs jamais lu ici qui ouvre un débat passionné.

    Je m’en reviens d’Essen, mais je n’ai pas senti une folle inflation. Cependant, l’avenement de KS et la découverte de cette niche qui est la niche avec une tonne matos produisant des jeux surproduits a un gros prix, peut donner cette impression.

    Cependant, si on regarde bien Essen, on a le pouls du monde ludique.

    D’un coté Asmo qui en plein les mirettes (et monte ses prix tout doucement), de l’autre CGE, ou Lookout, ou Quined Games (regardez les deluxe de Royal Turf !) ou Alea, des éditeurs qui n’ont pas monté d’un centimes leurs prix depuis 5 ans au moins. Avec les KS qui fleurissent partout pour faire la promo de leur matos dément.

    Cela confirme que les distributeurs cherchent a mener la danse et prendre le pactole. Les éditeurs sont en sandwich, mais ne gagnent pas plus, et les auteurs sont encore plus sous pression du coup.

    Le probleme c’est surtout que tu vois des HORDES, et le mot est faible de joueurs attendant d’acheter les dernieres sorties Asmodees. Alors pourquoi Asmo s’en priverait ?

    Apres leur politique d’obligation des boutiques a ne jamais descendre a dessous du prix indiqué…, ils vont devenir les rois du pétrole.

    Ma consommation perso est faible. J’achète peu, et peu de figurine en général. Je peux citer Anachrony que je trouve finalement surproduit et trop gros a disposer pour jouer.

    Bref, pour moi, les marges augmentent doucement cote distributeurs, et le nouveau segment du deluxe avec figouze et compagnie fausse un peu le débat.

  17. Photo du profil de Shanouillette
    Shanouillette 10/11/2017
    Répondre

    Djinn42 a déclaré :
    « Si, tu réponds très bien.

    Je tombe de plus en plus souvent sur des jugements de valeurs à propos de jeux qui emploient un raccourcis pénible : buzz = troupeau bêlant qui achète parce qu’on lui dit = mauvais jeu.

    Le fait de ne pas aimer par principe si la majorité aime. Le fait d’aimer en partie parce que peu connaissent. Ce genre de réflexe idiot existe toujours. Je l’ai connu au summum de sa connerie dans la musique quand plein de gens se mettaient à cracher sur un artiste parce qu’il devenait connu alors qu’ils l’adoraient quand il ne l’était pas. » 

     

    Ha… Le fait qu’il existe une sorte d’élite (les « vieux briscards » & les « ceux-qui-savent » …) est un sujet à part entière (et intéressant oui). 🙂

    Plus le j2s touche un large public (et c’est le cas) plus les fins connoisseurs vont se détacher et créer une caste dans la niche. 

    Il est certes de bon ton de juger a priori un jeu parce qu’il est trop mainstream, pas assez difficile ou pas assez indé, ou encore avec une licence trop racoleuse. Dès qu’un jeu a du succès, il devient aussi une cible privilégiée. (Les feux de la rampe, l’unanimité, ça agace, et ça crée aussi des jalousies.) 

    Comme en politique, je pense que c’est tout de même parfaitement sain et nécessaire d’avoir des voix d’opposition. Encore faut-il qu’elles soient argumentées et intelligentes car la contradiction pour la contradiction est aussi vaine que le suivisme béa, amha.  
    Mais bon, une passion, c’est pour certains aussi une façon d’exister en société … donc faut bien se sortir du lot en contredisant la majo… 😉    

    C’est vrai que dans la musique en effet on a l’habitude des raccourcis « succès = buzz => gros moyens pour séduire le plus grand nombre => daube inqualifiable et sans saveur ». Sauf que la réalité est pas toujours aussi monolithique. Heureusement. C’est parfois vrai, cela dit ! des produits 100% commerciaux, calibrés uniquement pour toucher un coeur de cible précis avec un buzz + ou – finement orchestré tout autour, il en existe, c’est indéniable, et ça a de quoi excéder nos libres arbitres – surtout quand le buzz devient vraiment trop assourdissant. Mais rentrer dans le déni systématique [com’=>daube] est tout aussi bêtifiant.

    Pour en revenir à lui, Zombicide a cartonné à l’époque et son succès ne se dément pas, des années après. On aura beau critiquer le système de jeu ou la DA autant qu’on veut, il a non seulement trouvé son public mais a su aussi toucher des joueurs largement au-delà du geek auquel il était promis au départ. Il est arrivé avec un concept accrocheur qui faisait écho aux envies du moment et a su s’installer sur la longueur en modifiant la perception qu’on avait des plateformes participatives au passage (rien que ça). C’est, selon moi, un jeu qui a marqué l’histoire ludique. Et oui, il était porté par un buzz totalement démentiel, avant même le début de la première campagne ! Bien la preuve qu’un buzz n’est pas toujours juste un feu de paille insignifiant allumé par quelques décérébrés. Il y a bien souvent quelque chose de plus derrière, à chacun de se faire son idée.

    Le problème, c’est souvent de tenir la longueur. On s’enflamme sur un jeu parce qu’il correspond à une attente à un instant T mais 6 mois plus tard, c’est le désamour, ou l’oubli. L’avalanche permanente de sorties a tendance aussi à pousser les jeux déjà existants très vite vers la sortie. C’est cela qui finit par décrédibiliser le buzz, à la longue.

    Or, même si certains jeux se révèlent répétitifs et fades (voire broken) à la longue, leur qualité intrinsèque n’est cependant pas systématiquement à remettre en question dans ce phénomène, c’est aussi une question de consommation, de fièvre acheteuse. On a vu des joueurs en venir aux mains dans les files d’attente à Essen. Des joueurs acheter des dizaines et des dizaines de boîtes et revenir en écrivant « tain, je suis deg’, j’ai pas acheté ça et ça et ça… ». A un moment, faut peut-être aussi simplement se poser un peu, et profiter de ce qu’on a entre les mains, et pas systématiquement courir après un bonheur qui, comme chacun sait, a cette fâcheuse manie de toujours squatter le près d’à côté.

    My3cents 😉

  18. Photo du profil de Djinn42
    Djinn42 10/11/2017
    Répondre

    Monolithique, c’est une référence subliminale ou un mot désuet que tu aimes placer ?

    Je suis complètement passé à côté de Zombicide, c’est sûrement ce qui me fait mal interpréter pas mal d’arguments dans les débats autour du sujet. Et malgré tout je suis moins embêté par les fans indécrottables qui voudraient me convertir que par les détestateurs (c’est mon mot mais je le prête) qui vomissent du contre-buzz. Pareil pour Scythe, Conan et autres.

    La grande force du jeu de société c’est qu’on peut laisser les débats de côté et régler nos comptes à coup de jeux.

    Qui pour un petit Bruxelles 1893 sur Boite à jeu ou un Race for the Galaxy + Batisseurs sur Board Game Arena ?

    • Photo du profil de Shanouillette
      Shanouillette 11/11/2017
      Répondre

      Pas de référence subliminale, c’est un mot que j’utilise depuis une quinzaine d’années sans payer de royalties  🙂    (Depuis que j’ai vu 2001 l’odyssée de l’espace en fait ^^).

  19. f noiyhmlbv il y a 24 jours
    Répondre

    Salut amis lecteurs de Ludovox, et merci pour cet excellent article. C’est exactement la question que je me posais voici quelques jours en déambulant parmis le méandre de ruelles de la cité Toulousaine. Le constat est le même dans la région et sur la France pour les villes que j’ai eu l’occasion de visiter ces derniers temps. La face du monde du jeu a mutée, évoluée, pour prendre sa place avec les grands éditeurs/distributeurs/capitaliste de la survalorisation, etc. Il ne faut pas se plaindre de l’augmentation des tarifs, c’est le prix à payer de la démocratisation, la rançon de la gloire du tous publiques. Bientôt un temps futur où les éditeurs ne prendront plus de risques et ne proposeront à leurs catalogues que des jeux rentables, reboot de mécanismes, changement de peau, etc. Aujourd’hui, de mon avis, c’est encore entre deux, les boutiques ne se cachent plus dans les recoins de la ville, ou se croisent passionnés, érudits obscures du monde ludique. Profitons de la période bénie ou création et production de masse se cotoie en bonne équation. Bon sinon pour revenir sur le sujet, j’achète généralement des Jeux de guerre (wargames) et je ne suis pas effrayé par les tarifs.

    C’est bien beau qu’ils tirent à 30000 exemplaires plutôt que 1000. Le plus ennuyant c’est qu’ils margent bien plus qu’avant.

  20. Photo du profil de FX
    FX il y a 23 jours
    Répondre

    C’est bien de parler de nos goûts de luxe qui sont toujours plus exigeants sur le matériel, mais il faudrait le mettre en corrélation avec les extensions proposées par les éditeurs, qui comme dans le jeu vidéo (DLC) sont souvent pas très honnêtes sur le prix. Et comme les joueurs sont souvent collectionneurs, quand on a aimé un jeu, c’est très rare qu’on ne se rue pas sur l’extension… sans trop regarder le prix la plupart du temps. Là encore, quand l’extension apporte une nouvelle façon de jouer, une variante pour rendre les règles plus fluides, on ne regrette pas trop l’achat, mais sur les jeux du moment, y’a vraiment des extensions bidon, voire pire qui alourdissent le jeu jusqu’à le dénaturer. Je pense que comme pour les DLC, y’a aussi des vrais coups de gueule à donner et surtout un boycott à faire sur les extensions prétexte, non pas pour qu’on les supprime, mais pour que celles qui soient proposées valent leur prix.

    • Photo du profil de atom
      atom il y a 23 jours
      Répondre

      Je suis tout a fait d’accord avec toi, et je dis ça alors que je suis un gros client des extensions. Maintenant c’est du cas par cas, certaines ajoutent de la rejouabilité, je pense a celles de « Seasons ». D’autres ou le jeu a été découpé avant sa sortie, parfois avec de bonnes raisons, mais parfois aussi pour pouvoir vendre une extension. Je n’ai pas d’exemple qui me viennent en tête la maintenant tout de suite, si ce n’est « Alien Artifacts » qui vient juste de sortir et qui va déjà avoir une extension. Je me souviens en y jouant que l’on s’était fait la remarque qu’il y avait peu d’aliens puisque l’on avait du retourner le paquet.

      Elles (les extensions) arrivent vite, en général si je suis client c’est parce que justement j’ai pas mal poncé le jeu de base et que j’ai envie d’y rejouer mais que je ne veux pas avoir la sensation  de jouer les mêmes parties. J’aime beaucoup Dice City, mais sans extension on tourne très vite en rond, le problème n’étant pas l’extension, mais plus que le jeu qui manque de qqchose, j’ai aussi ressenti cela dans Mystic Vales.

  21. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple il y a 22 jours
    Répondre

    A titre de comparaison, j’ai ouvert mon WYG Loot Island qui contient 1 board, 15 jetons de bonne taille, un bateau bois taillé, 2×80 cartes grandes et petites, 3 regles, 80 cubes

    WYG vendait la boite 20 euros sur le salon.

    En face, Gag vendait l’extension de Not Alone pour 80 cartes a 15 euros.

    Cherchez l’erreur. Il y a encore pour moi 2 vitesses dans la vente des jeux sur salon et en boutique.

    Bravo WYG, meme l’auteur nous avait confié etre impressionné par le prix pratiqué.

    • Photo du profil de fouilloux
      fouilloux il y a 22 jours
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      Alors attention, il manque déjà un détail super important: Combien d’illustrations dans les deux cas? Quelle qualité de matériel?

      • Photo du profil de FX
        FX il y a 22 jours
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        Attention tout de même, TOUS les joueurs ne demandent pas forcément un matériel sorti d’une galerie d’art, c’est aussi le boulot d’un éditeur de savoir faire de rapport qualité / prix pour que le consommateur soit content au final. Que les KS séduisent une clientèle hardcore qui est à l’aise financièrement ne doit pas pousser le reste de la production vers du luxe non justifié, après tout s’il y a autant de sorties c’est aussi parce que la base des joueurs s’est élargie et commence à toucher monsieur tout le monde.

        • Photo du profil de fouilloux
          fouilloux il y a 22 jours
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          Alors oui, mais  ce n’est pas le point que je soulève: une différence de nombres d’illustration peut expliquer une différence de prix, et n’est pas forcément signe qu’un des deux éditeurs augmente beaucoup sa marge.

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