Voyage au coeur du Mordor : Vous ne passerez pas !

Le seigneur des anneaux, Voyage au Mordor est un petit jeu de dés de Michael Rieneck. Il est illustré par Jon Hodgson et Suzanne Helmigh. Michael Rieneck est le créateur de Cuba (Cuba, Cuba El president ou Santiago de Cuba) ou encore Fortuna, mais là, nous quittons les mécaniques de jeux allemandes pour la conquête du Mordor, contrée imaginaire de Tolkien…

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Dans Le seigneur des anneaux : Voyage au Mordor, 4 hobbits partent en voyage avec chacun son anneau unique à jeter dans le Mordor. Alors, ne vous y méprenez pas comme moi au départ, ce n’est pas du tout coopératif. L’anneau nous a rendu tous mauvais et on joue chacun pour soi ! Il peut également y avoir 2, 3 ou 4 anneaux en fonction du nombre de joueur (déjà un c’était la guerre, alors quatre…) puisqu’on a chacun le sien, entorse au thème qui fera frémir les plus attachés à l’histoire originelle.

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Pour réaliser votre objectif, vous aurez besoin d’une petite fiche parcours, d’un crayon, et des 5 dés mis à votre disposition.

À la conquête du Mordor

Hobbits

Une fois que chacun des joueurs aura choisi son personnage, Frodon, Sam, Merry ou Pippin, c’est parti. À son tour de jeu, chaque joueur lance les dés. Ensuite, c’est un peu comme le principe du Yam’s : Il nous faut réussir à obtenir la meilleure combinaison de dés possible pour progresser sur votre chemin (et tant qu’à faire, retarder les autres, car n’oubliez pas que l’anneau nous rend très mauvais !). On relance et on garde le(s) dé(s) souhaité(s) (minimum un), mais attention si on en garde plusieurs, ils doivent forcément être différents. 

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Gare à la piste des Nazgûls (le chemin avec les cases carrées), ils vous suivent, ils vous épient, ils peuvent avancer plus vite que vous. S’ils arrivent avant vous au Mordor, vous êtes éliminé.

Vous pouvez tomber sur différents symboles :

dé rouge : L’anneau, il vous permet d’avancer sur la piste du Mordor, vous cochez votre prochaine case ronde, vous rapprochant de votre objectif.

dé vert : Gandalf, vous coupez une de vos cases Nazgûl en deux d’un coup de crayon, allongeant leur piste afin qu’ils avancent moins vite que vous.

dé jane : Nazgûl, le Nazgûl avance sur sa piste.

dé noir orque : Orque, il annule tous vos anneaux.

dé bleu : Communauté, chaque dé communauté annule un orque.

dé noir arbre : L’arbre blanc, il autorise à ne plus relancer les dés (on ne trouve que sur le dé noir)

 

À chaque tour, le joueur actif doit garder obligatoirement (minimum) 1 dé sur les 5. S’il y a des Nazgûls, il doit forcément en garder un ; il peut choisir un dé de la couleur de ses adversaires pour que les méchants avancent chez eux, niark niark niark, c’est ça qui est drôle et qui apporte de l’interaction. Sans cela, on jouerait chacun dans son coin. Là quand le joueur actif tombe sur plusieurs Nazgûls, on se laisse aller à un peu de role play ou de négociation pour éviter que ça tombe sur notre piste. Donc oui, forcément, le jeu est plus vivant à trois ou quatre qu’à deux.

Le joueur peut également garder d’autres dés, mais ils doivent être tous différents. Par exemple, si j’ai deux anneaux dans mon lancé, je n’ai le droit d’en garder qu’un. Je pourrais retrouver un anneau mais au prochain lancé, si j’ai de la chance. Et franchement, quand à votre 1er lancé vous avez 3 anneaux et 2 Gandalf, je ne vous donne pas la suite, vous pouvez imaginer…Grrr…

Cette première version est sympathique à l’apéro mais un peu limitée pour des joueurs. On a envie de plus, c’est un peu trop simple. Et puis tout ce hasaaaaard, pour un auteur allemand, was passiert ?!

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Un voyage plus épique

C’est vrai qu’après avoir testé cela une fois, on s’est dit tout de suite « et son essayait la variante avec effets spéciaux ? ». Parce-que là, certes on a des orques des Nazgûls et Gandalf, mais l’immersion dans le thème n’est pas franchement à son apogée. On retourne donc notre fiche et on découvre les lieux et leurs effets. 

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Avec la variante, chaque lieu sur lequel on arrive va entraîner des petites modifications. Mon clin d’œil préféré : « La Moria »… Gandalf n’a plus d’effet « Vous ne passerez paaaaaaas ! »… Et oui notre bon vieux Gandalf est bien trop occupé. Il ne va pas en plus nous découper des cases en deux hein. Chaque lieu apporte son petit lot de suspens, ou permet de retarder ceux qui ont pris de l’avance. Jamais n’est rien gagné. Les orques peuvent compter double, les Nazgûls peuvent ne toucher que le joueur actif… Et cela colle plutôt bien à l’histoire. Le hasard demeure évidemment, mais on a un peu plus de variétés. 

effets speciaux lieux

En bref : Retour des terres du milieu 

C’est un petit filler, et on l’a déjà sorti plusieurs fois en peu de temps. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on peut faire une petite partie en moins de 30 minutes, les règles sont vite expliquées, et le thème attire d’emblée bon nombre de gens. On a pu y jouer avec des joueurs aguerris ou même des joueurs de Monopoly et l’ambiance a toujours été au rendez-vous. Même si n’aime pas trop les Nazgûls, ils apportent beaucoup en termes d’interaction entre les joueurs. En revanche, on a joué une seule fois sans la variante et on ne s’imagine plus jouer sans. Même des enfants de 8/10 ans peuvent y accéder sans problème. Notez que c’est plus vivant à trois ou quatre, qu’à deux. 

Une question qui reste en suspens avec ce Just Played concerne la longévité du jeu. Je pense que ce sera toujours sympa de le sortir de temps à autre, la thématique y est pour beaucoup, de plus c’est une jolie petite boite, et le matériel aussi simple soit-il est pas mal illustré et je trouve que c’est toujours très agréable.

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Le point peut-être plus critique que j’apporterai concerne le traitement du thème. Ça sent un peu le jeu de commande, bon, ça c’est pas forcément un problème en soit. Mais pour moi, des petits Hobbits qui se battent entre eux, c’est moche. À la rigueur, il aurait pu y avoir, un elfe, un hobbit, un nain et un humain. Certes à la fin du livre, ils sont copains, mais bon, au début pas trop quand même. Autre point discutable : un anneau chacun ? Mais nooooon !!! Mon unique, mon précieux ! Alors, pourquoi l’anneau ne nous attendrait pas au haut du Mordor ? Bon, ça ne marche pas top, car si on ne porte pas l’anneau, on n’est pas mauvais, si on n’est pas mauvais, il n’y a aucune raison pour qu’on s’envoie des Nazgûls entre petits Hobbits… Sinon un sort pourrait faire que l’anneau est toujours chez celui qui est le plus devant. Je ne sais pas, on est chez Tolkien, on peut tout imaginer….

En tout cas, cela reste un jeu de dés assez convivial, facile à sortir, un successeur aux Yam’s pour les familles. La question reste posée sur la durée de vie, ça, l’avenir nous le dira…

> La fiche de jeu

Un jeu de Michael Rieneck
Illustré par Jon Hodgson et Suzanne Helmigh
Edité par Edge
A partir de 8 ans
De 2 à 4 joueurs 
Durée : de 20 à 30 minutes

5 Commentaires

  1. Photo du profil de morlockbob
    morlockbob 26/11/2015
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    ca sent le jeu de commande (a quand la version star ouars?) mais pour un petit jeu de dés pas cher, il est plus inventif qu’on le croit. je mets ça dans la case « bonne surprise ». Seul hic, ce carnet qui sera épuisé en quelques parties…. retour à la photocopieuse . mouais ..

  2. Photo du profil de Angie
    Angie 26/11/2015
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    C’est vrai que le carnet peut être vite épuisé. Nous c’est une bonne surprise, mais on ne le sort pas à tous les coups non plus, donc je ne me suis pas fait cette réflexion. Pourtant c’est très juste…

  3. Photo du profil de Shanouillette
    Shanouillette 26/11/2015
    Répondre

    C’est le problème quand y a du consommable…

  4. Photo du profil de Tomfuel
    Tomfuel 30/11/2015
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    j’aimerais bien l’essayer car j’aime jeter des dés (!) mais le matos « plateau de jeu » fait vraiment cheap.

    ça fait jeu jetable …

  5. Photo du profil de Angie
    Angie 30/11/2015
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    En fait ce n’est pas vraiment un plateau. On a juste une petite fiche à cocher. Et je les trouve assez jolies. 🙂

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