Small is beautiful # 65 : Seers catalog – Dnup – expo 1889 – Burst – reporter – mozaik – solstis lucioles – illimat – escape game geo-origin story – star realms academy
Si avril est le mois du poisson, le passage de la ville de Carcassonne au RN est loin d’être une blague. Soudain les boîtes de ce jeu classique ont une autre tête et cela pose certaines questions sur la façon d’appréhender, soutenir le festival qui a lieu chaque année dans la cité.
Plus amusante est cette version surdimensionnée de Warden Keene croisée lors d’un périple dans le Grand Est. Belle initiative !

En attendant…
Dnup

version non définitive mais presque
Pour les amateurs de jeux de plis/défausse, Revolve! fait figure de graal introuvable. Faisait. Car le jeu est à présent traduit sous le nom de Dnup. À l’instar des jeux de cartes actuels, les illustrations sont plaquées, des gros chiffres colorés sans vraiment d’âme. L’intérêt est ailleurs. Dans l’esprit d’un Linko et Scout, si vous y avez goûté, voilà un jeu qui se tourne, se retourne, se récupère ou se défausse, le but étant de vider sa main. À son tour, on peut poser une carte, une paire, un brelan etc. Le suivant peut ajouter une carte à ce que j’ai posé, retourner sa main et ainsi découvrir de nouvelles valeurs, mettre une combinaison identique mais plus forte et ainsi redonner les cartes (en les retournant) à son propriétaire, prendre les cartes posées (et les tourner). Ces quatre possibilités permettent de se vider, se renforcer tout en pourrissant l’adversaire.
Le jeu est rapide, en 3 manches cela peut être plié. Quel bonheur de faire face à un tel challenge, on y retrouve les qualités et les pièges ludiques qu’on apprécie dans les titres cités ou encore Cat in the box, Maskmen… Fans de jeux de cartes tordus, celui-là ne mettra pas longtemps à entrer dans votre ludothèque.
Seers Catalog
![]()
Avec un fond mystique, loup garou et extra-lucides, ce catalogue de défense contre les forces occultes affiche des objets comme la lampe torche qui détecte les loups, le trampoline pour les piéger et des artefacts aux noms puissants : le Sceptre de la Renaissance ou la Pierre d’Altération. Tout ce décor un peu foufou pour en réalité jouer aux cartes. Un jeu de défausse et d’escalade. Il faut être le premier à se défausser de toutes ses cartes, mais attention, seule la plus faible jouée en dernier marquera des points. Il faut donc s’arranger pour finir avec un 12 ou un 13…
Jeu de combinaisons, on pose ce que l’on veut. On n’est jamais obligé de suivre, on peut passer, sauf quand on a moins de 6 cartes en main, là on est obligé de jouer si l’on peut, cela évite de stocker et de dérouler quand les autres n’ont plus grand chose. On peut donc stocker… et se faire avoir car une voyante extra lucide finit plus vite qu’on l’imagine. Pour pimenter le jeu, des artefacts sont distribués avec la main de départ. Ce sont des pouvoirs qui permettent de rejouer, de modifier la valeur + 1 – 1, de gagner un pli automatiquement etc. À ne pas conserver trop longtemps ni terminer avec comme on serait tenté de le faire, ils valent zéro dans le décompte.
Seers Catalog a un univers amusant et une façon décalée de procéder. Un condensé de ruse, gestion, réflexion et une dose de plaisir. En VO mais accessible. Se joue très bien à 2.
Un jeu de Taylor Reiner
Illustré par Ted Alspach, Christine Mitzuk
Edité par Beziers Games
Expo 1889
C’est en 2008 que sort Roll through the ages. Plateau et dés en bois, ce jeu de civilisation a de l’allure et verra plusieurs extensions. L’auteur, on le connaît, il crée la même année un des classiques du jeu de société coopératif, Pandemic. Roll… était réapparu dans une version 3D sous le nom de Era en 2019 et, presque 20 ans plus tard, il revient une fois encore. Le format a été réduit, le matériel n’est pas aussi qualitatif à part les dés, cœur du jeu. Cette fois, c’est l’exposition universelle qu’il faut bâtir au travers de ces monuments emblématiques, dont la tour Eiffel. Gestion de son argent, des contremaîtres, sabotages et constructions sont au programme, aidés par des cartes de développement indispensables.

Votre plateau personnel sert à accumuler des marchandises, embaucher des contremaîtres (3 au départ) et gérer la monnaie car il faut bien payer les travailleurs (nous sommes en 1899). La fiche de l’expo propose différents bâtiments avec un nombre de cases à cocher pour prendre les points (premier arrivé, premier servi). Après 3 lancers, voyons ce qu’on récolte. Les marchandises avancent (en partant toujours du bois) sur leur piste et permettent ensuite d’acheter les cartes développement. Grâce à la face Levée de fond, on peut réduire la somme à verser. Le salaire/monnaie (un sou par travailleur) est une obligation. Si on ne peut pas payer, on coche une case sabotage (malus en fin de partie). Les symboles éclair sont plus violents et, selon leur nombre, font perdre des points ou marchandises. Les contrats sont multiples et donnent des bonus et des points: + 1 pierre quand vous avancez sur la piste pierre, réduction des coûts plus importants, protection de sabotages, stockage illimité etc.

C’est plutôt une bonne idée d’avoir ressorti ce jeu. Expo 1889 est un roll & write qui propose un défi agréable. Il surprend moins aujourd’hui, car le genre s’est étoffé depuis 2008, Faut-il éviter de cocher les cases sabotages en se limitant sur le nombre de dés ? Faut-il faire la course aux bâtiments ? Les lancers de dés vous donnent une partie de la réponse et on s’adapte. Dans notre partie nous n’avons pas vraiment eu à subir les éclairs mais, surtout, construire des bâtiments, ne nous a pas paru une source de points intéressante. Une carte développement apporte des points et fournit un pouvoir, c’est bien meilleur. Peut-être le souvenir (enchanteur) du jeu originel a-t-il biaisé notre ressenti mais l’engouement n’a pas été au niveau de notre attente. Et même si le lancer de dés ne garantit rien, la voie à suivre sera un peu toujours la même pour arriver à ses fins. Expo 1889 est néanmoins à découvrir si vous n’êtes pas familier avec le genre, il offre adaptation, gestion et casse-tête pour parvenir à se développer. Et ce n’est pas si évident.
Un jeu de Matt Leacock
Illustré par Ronan Pincemin
Edité par Chèvre Edition, Moon Editions.
Mozaik

Petite boîte remplie de superbes illustrations dans des styles variés, on imagine mal le boulot qu’il a fallu aux 33 artistes pour que les détails, les couleurs, collent aux propositions des cartes Mot. Le résultat est là et les détails qui aident à nous diriger sont bien présents. D’ailleurs, et c’est un choix de l’éditeur, la couverture explique l’essence du jeu en un clin d’œil. Autant dire que cela n’est pas venu tout seul.

Mozaik version proto 2025
Si vous vous êtes frotté à Jardins Anglais ou Lost Seas, c’est du même style. Mozaik est un puzzle sous contraintes. Le final est un carré composé de 3 lignes et 3 colonnes, un carré que l’on construit pas à pas en essayant de faire correspondre illustrations et mots qui se placent à côté de chaque ligne, chaque colonne. Par exemple, vous avez posé le dessin d’un chevalier sur son cheval et une proposition demandant « un personnage », à vous de compléter avec des illustrations similaires. Simple au départ, cela se complexifie par la suite en ajoutant des critères. Bien évidemment les dessins vont se croiser et devoir coïncider à deux mots.
Même si cela n’a pas un impact aussi fort qu’on peut le penser, la prise des mots se fait par ordre de valeur figurant sur la tuile dessin que l’on joue. La valeur la plus faible a l’initiative et choisit en premier la carte mot du marché. Petit dilemme par moment, poser une carte moyennement intéressante pour choisir avant les autres ou poser la carte qui va bien au risque de se retrouver avec un mot bancal ? Je vous laisse réfléchir.
Mozaik est un jeu où l’on joue plutôt dans son coin et, même si on regarde ce qui peut intéresser les autres, on prend d’abord pour soi, l’interaction est donc faible. Mais, contrairement à certains titres de type puzzle multijoueur, cela n’est pas pénalisant. La partie est fluide, on réfléchit, on serre les fesses, espérant qu’un adversaire ne prenne pas le mot que l’on désire… Mozaik coince aussi par moments en étant en équilibre sur l’interprétation d’une illustration et sur le contrôle qui s’étiole plus on avance. Le jeu reste néanmoins un bon exercice de style auquel il faut se frotter.
Un jeu de Léo Baynaud
Edité par BLAM !
Distribué par Blackrock Games
Reporter – L’ arnacoeur demo

L’infatigable Stéphane Anquetil (aidé ici de Ludo Achraf), revient, après Crime Zoom et Pixel Aventures avec un nouveau concept d’enquête. Nouveau, c’est peut-être un bien grand mot, on y retrouve l’esprit de Crime Zoom et de Suspects (Guillaume Montiage). Des enquêtes plutôt narratives, même si, dans cette démo, nous ne sommes pas noyés par le verbe. Nous voilà journaliste, pas de base de données policière, d’insigne, tout se fait au bon sens. Cartes allongées, on y trouve à la fois des photos, des articles, des extraits de compte internet, de la publicité, mais aussi des réponses quand on se penche plus précisément sur un détail et que son numéro nous renvoie piocher une carte explicative.
Dans cette démo, pas de fausses pistes, il n’y a que 18 cartes, le récit sera clair à suivre. Pas d’appli non plus. Si on utilise internet ou le téléphone, ce sera symbolique et la réponse en papier. L’histoire, inspirée d’un triste fait divers, est bien construite et la solution se tient. Cette démo ne surprend pas vraiment dans sa façon de faire si vous avez déjà tâté des titres cités en introduction, mais on reconnaît la patte de l’auteur et cela suffit pour que l’on aille regarder la boîte officielle de plus près, qui est beaucoup plus étoffée.
Un jeu de Ludo Achraf, Stephane Anquetil
Illustré par Folko Streese, Ewelina Proczko
Edité par Helvetiq
Illimat
Dans la liste des Objets Ludiques Non Identifiés, celui-ci figure en bonne place : le jeu existait depuis 2009 mais on ne pouvait pas y jouer car il n’y avait pas de règles ! Hein ? À la base, il servait de décor pour les photos promo du nouvel album du groupe « The Decemberists ». Il ne s’agissait alors que d’un cube en bois symbolisant un jeu mystique auquel s’adonnent les membres d’une société secrète. Les membres du groupe sont joueurs. Alors peu à peu germe l’idée de transformer l’accessoire en un véritable jeu. Pour réussir, ils feront appel à Keith Baker, l’auteur de Gloom (le jeu aux cartes transparentes).
Je vous en parlais déjà dans le Small is beautiful #9 en 2018.

Petite boite au contenu fourni, Illimat a l’allure sobre et surannée des films fantastiques et de l’art déco : un grand carré de tissu noir et blanc sert de plateau, la boite, élément à part entière du jeu, indique les 4 saisons et leur pouvoir sur 4 terrains, des cartes de tarot aux magnifiques illustrations bouleversent le déroulement de la partie et les objets en métal sont des trophées à récupérer. Voilà pour le matériel. Le but du jeu est, comme à la Scopa, de poser une carte sur un des 4 terrains ou de montrer une valeur pour ramasser d’autre cartes de la même valeur. Chaque terrain a une contrainte : on ne peut pas poser de carte (« semer »), on ne peut pas ramasser de cartes (« récolter »), on fait ce qu’on veut (« été »), on ne peut pas contraindre («empêcher d’additionner la valeur d’une carte » avec les autres cartes présentes.). On peut récupérer des cartes Luminaries et poser une tête (12, 13, 14) permet de changer de saison et de bloquer ou libérer un champ en simplement faisant tourner la boite.
Voilà donc un jeu à l’esthétisme soigné, où la prise de risque s’allie à la réflexion. Le hasard est présent (le tirage de la bonne carte au bon moment) mais si l’on temporise (pas trop car la majorité de cartes donne droit à des points) ou si on calcule pour essayer de tout prendre, le jeu devient vite plus malin qu’il n’y parait. Retenir certaines cartes tombées sera également très utile.
En 2026, où en est-on ? J’avoue que d’y avoir beaucoup joué a émoussé le plaisir et je trouve que la chance du tirage, la pose de valeurs a une place plus importante que je l’avais ressenti au départ. Illimat, j’y vais maintenant avec moins d’entrain, mais pour les mains innocentes qui vont découvrir ce titre, voilà un plaisir accessible et dynamique. Surtout que la VF propose les extensions dont nous avons été privés à l’époque au vu de leur prix : Les arcanes de la femme cigogne, les arcanes du faux baron.
Un jeu de Jennifer Ellis. Keith Baker
Illustré par Carson Ellis
Edité par Akileos
Origin Story
Jeu de plis, jeu de super héros à pouvoir, jeu de construction de deck… voilà beaucoup de choses pour cette boîte, ces paquets de cartes et ces livrets de personnage. Vous incarnez donc par exemple Nmandi, un enfant pleurant au milieu de ruines fumantes jusqu’au moment où des fleurs mystérieuses lui confient un super pouvoir. À chaque tour, on reçoit 3 cartes spéciales. Ce sont des super cartes. Elles peuvent être jouées à son tour, à la fin de la manche, si on ouvre en étant premier à poser une carte etc. Leurs effets sont légions : la couleur peut devenir atout, les adversaires n’ont pas le droit de jouer des valeurs plus élevées, les cartes vertes ont une valeur de + 2, si votre pari est réussi gagnez 3 PV…
À son tour on va donc choisir un pouvoir qui constitue un chapitre de notre histoire. Les jetons énergie (stamina) en notre possession sont déposés sur la carte pouvoir ou stockés pour activer un effet ultérieur (une sorte de monnaie). Puis c’est un jeu de plis classique où l’on suit à la couleur, on pisse, on coupe. Sauf que, les pouvoirs en place modifient le déroulement : montrer sa plus forte carte avant le début de la partie, piocher si un 13 est joué, les cartes bleues sont des atouts… En prime, à chaque tour, on va choisir son camp : gentil ou méchant ? Le Super Héros marque des points par plis réalisés, le Super Vilain ne doit pas faire de plis. La manche suivante verra un nouvel pouvoir s’ajouter au premier, on pourra changer de camp etc. Vous étiez un enfant pleurant dans les ruines, vous avez trouvé un casque, puis une combinaison et cinq chapitres plus tard, vous voilà devenu…Vesuvius, le super héros !!

On peut rapprocher ce titre de Happy Dayz, jeu de plis avec des modificateurs et le rapprocher d’une ambiance du solo Butterfly Effect- Alter Ego. La création de chapitres crée une très légère narration (à vous de développer si vous êtes en verve) et ce sont surtout les ajouts perpétuels de pouvoirs qui vont modifier le jeu. Trop. Au point de semer le chaos. Tout se modifie à chaque manche et si c’est assez jouissif, la contrepartie est qu’on s’y perd. À un moment, nous voilà avec 12 effets par manche, on a alors vite fait d’oublier ce que fait X ou ce que l’on peut faire soi-même. Difficile de penser à tout, de gérer, il y a trop d’informations pour qu’on puisse tout retenir. La pioche peut aussi vous servir ou desservir et vers la fin, il n’est pas toujours évident de choisir entre réaliser un maximum ou minimum de plis. Ce jeu qu’on croyait accessible au départ ne l’est pas tant que cela au final. Il faut observer, se souvenir et laisser de côté une stratégie. Néanmoins, il n’est pas désagréable et, si l’on accepte ce manque de contrôle, on passe un bon moment.
Un jeu de Jamey Stegmaier, Pete Wissinger
Illustré par Clementine Campardou
Edité par Stonemaier games
On aurait pu aussi vous parler de…
Burst (Lost Boy)
Burst est un jeu de cartes avec une base de Black Jack. À son tour on pioche une carte ou on en pose une (obligatoire si on en a 3 en main). On pose sur une rangée que l’on crée peu à peu, la somme des valeurs ne doit pas dépasser 21. Certains effets peuvent éliminer des cartes en place, certaines valeurs se soustraient. Quand quelqu’un explose (il dépasse 21), les autres comptabilisent leurs cartes en main. On est tenté de conserver les grosses valeurs (11, 10,15…), mais elles empêchent aussi de jouer et compter sur le hasard pour piocher la bonne carte est risqué. Si l’on joue à 3, le tirage des cartes est trop impactant. À 6 on peut effectivement prendre le risque de stocker une grosse valeur en espérant que ça capote avant de revenir à vous, mais la partie est alors un peu trop longue (100 points à atteindre).
Burst navigue en terrain léger et si le principe n’est pas mauvais en soi, le jeu est bien trop sage, il manque clairement un point dynamique. On cherche le bluff annoncé, les retournements… Dommage, mais en l’état c’est un goût d’inachevé qui domine.
Solstis – extension Lucioles (Lumberjack Studio)
Quelques tuiles et jetons supplémentaires à glisser dans la boîte, le tout livré dans un booster. De nouveaux esprits, des jetons lucioles qui permettent une victoire instantanée et un vrai rôle de méchant pour l’esprit maléfique qui va bloquer un emplacement chez le voisin.
Une petite couche pas forcément nécessaire sur un jeu qui se suffit parfaitement à lui même. On peut jouer avec, on peut jouer sans, tout dépend votre amour de jeu ou la profondeur de votre porte-monnaie.
Escape game Geo – Prisons Maudites (Geo)
Voilà une gamme dont on parle peu, alors que ses titres sont légions. On les trouve peu en boutique spécialisée et la gamme s’adresse de préférence à la grande distribution. Si au départ, le patrimoine, les grands sites et monuments de ce monde servaient de ligne directrice (Kheops, Le Japon, Notre dame, Léonard de Vinci…), les thèmes se sont élargis allant des vampires aux contes. Avec une bonne présentation, même si les boîtes sont branlantes, et un matériel correct, ces escapes proposent 3 aventures dans l’univers lié à… Une contrainte, pas forcément bienvenue, car le rôle n’est pas le plus passionnant, est la nécessité d’un guide, Maître de Jeu qui va introduire le sujet et aiguiller les joueurs en difficulté. Pour le reste, il s’agit surtout de coller des énigmes tant bien que mal en s’approchant au mieux du thème. Un exemple qui donne une idée avec ce titre .
La couverture donne envie et, cette fois, les trois chapitres tournent autour des bagnes, prisons célèbres. On s’évadera d’Alcatraz, du Château d’If et de l’Île du Diable… un beau programme. Cette gamme d’Escape demandant un MJ, il est donc difficile d’y jouer à 2. Le premier chapitre avec le Comte de Monte Cristo est le plus simple, on y joue au démineur, on cherche des anagrammes, on résout une petite équation, un Où est Charlie ? au sein d’une grille touffue, on recrée une ligne temporelle, on joue à Qui est-ce, et on fait des additions. Ensuite c’est tout aussi dense et chaotique avec du puzzle, Sudoku, des titres de films d’évasion à retrouver, des suites logiques, un tangram, des phrases à remettre en ordre, jeu d’ombre et même un rébus… Si un moment se glisse une vérité historique sur les ouvrages à propos des bagnes (Albert Londres, Blair Niles) la globalité est un fourre-tout (une poubelle ?) qui se préoccupe à peine de son thème, n’hésitant pas à coller des illustrations à la Walt Disney dans un univers carcéral impitoyable.
On saute du coq à l’âne avec des énigmes floues et une logique qu’il est difficile à suivre, même avec la solution. Les Escape de Geo ne volent pas très haut d’habitude mais celui des prisons mérite perpète.
Star Realms Academy (Iello)
Aller à l’Academy n’élèvera pas votre niveau si vous êtes déjà adeptes du jeu de base (et de ses multiples extensions). Ici nous sommes plutôt dans Mon premier Deckbuilding de l’espace ou Star Realms kids. Le but est, comme chez son aîné, de réduire à zéro l’influence de l’adversaire, symbolisée cette fois par des jetons boucliers. La main de départ permet d’acheter de nouvelles cartes et de réaliser une attaque. Le paquet va s’étoffer et s’améliorer. On activera des petits combos de symboles permettant des dégâts plus importants, piocher des cartes supplémentaires ou acquérir une protection via les bases. Dans cette version, on peut stocker de l’argent jusqu’à 8 pièces, mais on ne peut pas se défausser des cartes devenues moins intéressantes. Les pouvoirs liés aux couleurs sont toujours présents, se partageant les points de vie, la pioche et les attaques. Voilà un bon deckbuilding pour les nuls ou pour initier les plus jeunes à partir de 7 ans. Le plaisir en prime.
LUDOVOX est un site indépendant !
Vous pouvez nous soutenir en faisant un don sur :
Et également en cliquant sur le lien de nos partenaires pour faire vos achats :

Burst (Lost Boy)

Star Realms Academy (Iello)


