La Radio des Jeux – Saison 06 – Episode 04 – Asmodée

La Radio des Jeux, c’est un podcast consacré aux jeux de société et aux acteurs du monde ludique.

Dans cet épisode, la RDJ rencontre Nicolas Benoist représentant la société Asmodée

 

Vous pouvez retrouver la Radio des Jeux sur leur site de La Radio Des Jeux , ou sur Twitter.

Retrouvez également tous les Podcast de La Radio des Jeux relayés sur ludovox via son profil Ludovox.

   

17 Commentaires

  1. ReiXou 30/08/2017
    Répondre

    Merci Ludovox pour le relais rapide

  2. Fredovox 30/08/2017
    Répondre

    Faut dire que vous nous habituez à de supers épisodes, donc on a envie de vite relayer !

    Pour le coup j’ai fait entorse à ma planification habituelle du vendredi aprem vu que vous avez publié tôt dans la semaine.

    Et hésites pas à passer ici pour préciser les prochains invités pour qu’on apporte des questions de notre coté. J’avoue que je ne passe pas sur le sujet sur TT, et que je zappe souvent twitter. (sans ouvrir un sujet sur le forum, juste en commentaire dans l’épisode précédent ça peut être cool).

     

    • ReiXou 31/08/2017
      Répondre

      Les prochains invités (7 octobre) seront Alain Balay (pour l’Union des Editeurs), Bruno Desch (pour l’union des boutiques) et Romaric Galonnier (pour l’union des Auteurs). Un numéro très syndical, donc.

      • Fredovox 31/08/2017
        Répondre

        Fiouuu, ça sent encore l’épisode super interessant ! J’essaye de voir si j’ai des questions, mais pour le coup ça va être plus limité, vu que j’étais à la dernière réunion des auteurs (et que je suis membre), et que j’avais préparé l’article sur l’UEJ.
        Pas d’auteurs de JDS encore pour cette saison je remarque. Une volonté ou une circonstance ? Ou plus d’Internet à discuter des autours du jeux ?

        • ReiXou 31/08/2017
          Répondre

          Circonstances. Apres il faut pas croire mais on fait aussi un peu ça à l’arrache, c’est vrai que l’année dernière on avait eu beaucoup d’auteurs galonnés (les Bruno, Ludo Maublanc) ou pas (Christian Martinez, Corentin Lebras).

          Je pense qu’on aura des auteurs / éditeurs dans les prochaines (mais c’est pas encore calé)

          • Fredovox 01/09/2017

            Si vous avez l’occasion, j’adorerai entendre Laurent Escoffier pour ma part. Ses créations ludiques sont détonantes et j’aimerai connaitre son parcours.

  3. Damien Andre 30/08/2017
    Répondre

    Je l’ai écouté, distraitement, parce que j’étais pas disponible, mais j’avais envie d’écouter. Ça semble approfondi et plaisant à écouter, surprenant parfois.  Je reviendrai commenter plus longuement, après réécoute, car cela prête à discussion.

    Une petite remarque cependant: les nouveaux jingles sont cools, par contre il me semble que le « Nous ne parlerons pas… » est un emprunt, inconscient ?, à une émission de France Inter de cet été, Le débat de midi je crois. Ou alors vous avez eu la même idée au même moment. Mais bon vous devez écouter la radio je pense.

    Je trouve qu’il aurait été intéressant aussi, de travailler à partir de retours des petites boutiques. On se plaint de manquer de données, mais un sondage anonyme aurait pu être intéressant sur les rapports bout de chaîne / milieu de chaîne. Il y a une problématique : il est dans l’intérêt du distributeur, on l’a bien compris, d’avoir ses jeux dans toutes les boutiques; mais il n’est pas toujours dans l’intérêt de la boutique d’avoir tous les jeux du distributeur, car il y a des locomotives et des poids morts. Couplé à une production en hausse, à une multiplication des acteurs, et des cycles de vie assez courts, il y aurait là la base mécanique d’un possible jeu de gestion tout à fait tendu. Dans la réalité, comment se passent les rapports commerciaux ? Une délicieuse harmonie ? Un « Je vous mets trois navets avec ces belles carottes, non ce n’est pas une question, c’est comme ça si vous voulez des carottes »  ? Un entre deux subtil ? Une partie de Boursicocotte ? Bon si ça se trouve vous l’avez fait, je vais réécouter.

    • Grovast 30/08/2017
      Répondre

      Je ne suis pas encore au bout mais concernant les navets forcés, la question a été posée en première moitié. Et la réponse de l’invité est catégorique : selon lui – et il semble sincère – non, ils ne font pas ça.

  4. Fredovox 31/08/2017
    Répondre

    Ah oui par contre, les jingles je suis pas fan des nouveaux.

    Mais faut dire que je suis plutôt du genre vieux bougon « c’était mieux avant » pour un peu tout. Mais là elles font un peu standardisées. La virgule de Roronoa Zorro me manque deja.

  5. Frédérick 31/08/2017
    Répondre

    @Damien :
    Pour le « nous ne parlerons pas… », j’écoute pas mal France Inter… mais jamais le midi. Plutôt aux horaires de voiture pour aller/rentrer du travail. #ilestouPatCohen #situecoutesjedeviensjupiter
    Du coup, je ne connais absolument pas l’émission dont tu parles. Il s’agit donc d’une simple coïncidence. Mais ça me donne envie d’écouter pour comparer du coup, merci du tuyau !
    Pour les navets et les carottes, la question a été effectivement posée aux alentours de 1h15 d’émission, explicitement, je confirme la réponse de Grovast.
    Pour les jingles, là, ce sont les goûts et les couleurs. Moi, par exemple, je le dis d’autant plus que j’ai rien foutu dessus 🙂  j’adore le générique par exemple. 

  6. Damien Andre 01/09/2017
    Répondre

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-23-aout-2017

    Vous avez raison sur les carottes et les navets. Il se trouve que, et je vous jure que c’est véridique, j’avais été interrompu à ce moment-là par un commercial qui m’appelait pour me vendre du référencement internet et ma présence dans un annuaire (chose qui fut autrefois un service de l’Etat mais bon….). Selon lui son entreprise était leader sur le marché, des gens qui lui avaient fait confiance ont 3 mois de file d’attente devant leur boîte, et il voulait faire un travail qualitatif et ciblé, blah, blah, blah. Sauf que je connaissais un peu le secteur, la concurrence féroce qu’ils se livre, la manière dont la concurrence détruit, et que je voyais bien toute la vacuité de son discours. Pourtant, sur la forme, il était tout aussi sincère et convivial que Nicolas Benoist. Mais cela ne l’empêchait pas de communiquer dans le sens de me vendre un truc qui, éventuellement aurait pu converger avec mes intérêts.

    En réécoutant, je me posais la question suivante.  Pourquoi est-ce que pour le premier j’ai d’emblée un regard critique et je vois bien qu’il distord les faits, ne cite pas ses sources pour les chiffres qu’il avance, et que son but est de me vendre un truc, alors que dans le cas du second, je le crois sur Parole ? Pourquoi est-ce que dans un cas, nous avons un rapport de force et d’interdépendance marchand / client et dans l’autre une peinture cool. Est-ce parce qu’ils ne font pas le même métier, le même exercice de communication – commerce ? Est-ce parce que nous sommes dans le monde cool du jeu, avec comme il le rappelle des entreprises de passionnés, et une espèce d’écosystème coupé des lois économiques  ? Ou est-ce parce que le contexte est différent (relation commerciale vs podcast d’information avec des animateurs qui ont dix fois la culture ludique et la connaissance du milieu que j’ai, et qui visiblement dans ton cas connaissent quelques arcanes des entreprises commerciales) ?

    Alors, oui la question est posée, et il y répond, et l’on pourrait penser que l’exercice s’arrête là. Sauf que non de mon point de vue. Enfin, tout dépend quelle est votre intention, mais une part d’investigation / contradiction fait partie du job. Sinon, cela peut donner l’impression que vous n’évitez pas les sujets qui fâchent, mais c’est de la rhétorique, si vous cédez aussi vite devant l’interlocuteur. Il dit quand même des énormités parfois, comme cette opposition vieux sages qui visent une rentabilité à long terme vs jeunes loups qui veulent du profit rapide. Et il dit parfois des choses discutables, comme son scepticisme vis à vis de KS et de la vente directe. Il y avait là des os à ronger, qui ne le sont pas, et qui me semblent plus intéressant qu’un balayage de questions plus superficielles et anecdotiques. Ce serait moins plaisant il est vrai, plus austère.

    D’ailleurs, ma question n’était pas là, elle était plus dans la méthode. je me disais qu’ un petit sondage terrain,  une vérification des faits, pourrait aider à avoir une réalité plus contrastée.

    Ces dernières années, les pratiques de Asmodee avec les boutiques ont souvent évolué, et parfois c’est pas toujours bien compréhensible et/ou accepté. Novalis (qui aurait pu être creusé un peu plus), la mise en rayon de certains jeux qui pouvaient  être repris s’ils n’étaient pas vendu, contrairement à l’habitude des pratiques; l’énorme commande de boîtes de Conan (les chiffres ont été donnés sur Tric Trac) et le but de cet achat, l’analyse du résultat. Autre exemple,   le dernier Unlock. est ce vrai que les précommandes se faisaient par lot de 36 boîtes ? Autrement dit une pratique commerciale qui favorise plutôt les gros magasins type votre invité de la semaine dernière et une branche d’Asmodee.  Je ne sais pas si c’est vrai, mais si ça l’est c’est déjà un peu plus complexe.

    Dire cela n’est pas les accuser de vouloir être maître du monde, mais  brosser un portrait plus complexe que l’entreprise cool et à part dont le patron a un serpent dans son bureau. Il peut y avoir des entreprises qui marient aisément baby-foot dans la salle de détente, crèche d’entreprise et pratiques d’une grande sauvagerie.

    Cela me fait penser: est-ce qu’il y a un lieu où on peut déposer les questions ou c’est forcément sur Tric Trac ?

     

     

  7. Damien Andre 01/09/2017
    Répondre

    Deux remarques, il est dit quelque chose comme « Eurazeo, c’est le capitalisme tranquille à la française, c »est la banque Lazard ».

    Marrant, parce que l’une des figures publiques importantes de cette banque est Mathieu Pigasse, par ailleurs patron des Nouvelles éditions indépendantes:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouvelles_%C3%89ditions_ind%C3%A9pendantes

    Il fait partie des grands patrons qui ont investi (à perte) dans la presse et les médias, ce qui aboutit à une cartographie assez affolante où il se situe à gauche. Tout en haut à gauche.

    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa

    Du coup la blague de Asmodee qui veut racheter la radio des jeux, elle est encore plus marrante. Cela ouvre sur la question des rapports marchands – médias et comment Asmodee les gère.

    Le capitalisme cool, c’est comme le discours sur l’intérêt d’investir dans ces médias (cf ci dessous). Un peu plus complexe quand même.

    https://www.lesechos.fr/05/04/2017/lesechos.fr/0211947306632_comment-matthieu-pigasse-construit-son-groupe-de-medias.htm

    Par ailleurs, cela fait deux fois que vous utilisez Wikipedia pour présenter des entreprises, en ne ressortant que les trucs cools.

    Societe.com vous offrira un regard sur la composition et les interconnections des sociétés, les chiffres d’affaire, etc. Mais je ne vous apprend rien.

    Bien à vous. 😉

    Un auditeur attentif.

  8. Frédérick 01/09/2017
    Répondre

    Nous pensons, sincèrement, que les auditeurs peuvent se faire une opinion. Que ce n’est pas à nous de dire si c’est bien, ou pas. On interviewe, on pose toutes les questions, y compris celles qui fâchent, l’invité répond. Et chacun se fait son opinion.
    On ne fait pas de discours à charge, on essaie de comprendre.
    Je pense qu’on ne s’est pas du tout limité à une entreprise cool, on a mis en exergue la complexité de la  holding, la complexité de remplacer les équipes dirigeantes etc.
    Enfin, on peut poser les questions sur notre site, sur Facebook, sur Twitter. Au pire, par mail, n’hésite pas. Nous aurions été contents de poser les questions sur Unlock. Merci d’avance !

    En ce qui concerne Wikipedia, nous avions, je peux te l’affirmer, énormément travailler en amont. Nous avons livré les données chiffrées, à périmètre constant et en tenant compte de la croissance externe, en donnant des chiffres d’affaires, des bénéfices avant impôts et amortissements, etc. Je pense qu’une introduction sympa (et taquine ?)  sur le démon (du jeu)  qu’est Asmodee ne reflète pas un manque de travail. En tous cas, on a bossé, tu peux en être certain 😉

  9. Damien Andre 01/09/2017
    Répondre

    Je vais resituer mon intervention. Je connais un peu votre réalité, je connais aussi un peu la difficulté de produire un discours sur le jeu. Je sais très bien que vous bossez, ce n’est pas en doute, et d’ailleurs le résultat est de qualité voire largement au dessus de la mêlée. Et bien sûr que cette émission est intéressante et fouillée à un certain point de vue. Je suis d’accord avec toi là dessus. Je vous aime bien, et vous publiez sur Ludovox, ce qui rend difficile de traiter cela dans une revue de presse classique. Par contre, je suis intéressé par les questions médias, et l’interdépendance médias – secteur marchand et politique, et j’aimerai bien en dire quelque chose. Tout ça fait un commentaire qui est plus une invitation à la discussion qu’une critique. Par contre, je suis en désaccord sur cette idée, déjà lue sur d’autres sites, de faire confiance à l’intelligence de l’auditeur. C’est faire fi d’une position de responsabilité que donne le fait de tenir un média, amateur ou non. Si tu relis mon commentaire, il n’est pas question d’avoir une opinion sur Asmodee, mais d’avoir une information précise et réaliste, information dont je suis à peu près sûr que vous en avez une partie. Je pense que la neutralité apparente, l’abord taquin et convivial, la place laissée aux questions des auditeurs et la manière dont vous vous les appropriez ou vous vous en défaussez, comme la manière dont vous avez annoncé ce programme dans le précédent, la manière dont créateurs, communicants, et marchands sont fondus dans un même terme (les acteurs) et sont traités quasiment de la même manière est une opinion.

  10. Damien Andre 01/09/2017
    Répondre

    J’écoute votre émission, et d’autres, de la même manière que l’article des Echos cité plus haut, en essayant de comprendre les mécanismes qui mettent certains sujets au centre et en évitent d’autres :

    Regardez l’article:

      » On pourrait avoir l’impression que Matthieu Pigasse place son argent de banquier à succès dans des médias prestigieux ou branchés, mais éparpillés. »

    1) Cela donne l’impression d’une opposition de point de vue. Or, en fait elle est complètement factice: d’une part, il abandonne complètement une partie pour épouser la parole de son interlocuteur. D’autre part, il ne traite pas le vrai sujet: qu’un patron des fusions – acquisitions investisse à fond perdu dans un secteur qui notoirement perd de l’argent. Un secteur qui en plus, dans le cas du Monde, pourrait avoir un regard critique sur les fusions – acquisitions. La non-rationalité économique apparente — qui en fait cache une autre rationalité en termes d’avoir la main sur l’information — et les enjeux déontologiques sont absents.

    « Ce n’est pas comme ça que celui qui est aussi le patron monde des fusions acquisitions et DG France de Lazard veut aujourd’hui présenter les choses. »

    Le journal s’en fait joyeusement le porte parole:

    « Si on l’en croit, Les Nouvelles Editions Indépendantes (LNEI), son groupe, se construit selon une vraie logique. »

    2) Aucune critique de cette logique.
    « Nous sommes un groupe reposant sur trois piliers, l’information _ avec Le Monde, L’Obs, le Huffington Post, Télérama etc. _, la production audiovisuelle avec Mediawan qui vient de racheter AB Groupe, et enfin la culture autour des Inrocks et Radio Nova et Cheek, explique-t-il aux « Echos « . Nous pensons que la valeur des contenus, notamment européens et ce même dans l’info, explose grâce au Web, et singulièrement celle des contenus indépendants et culturels dans un monde en perte de repères . Nous voulons devenir un leader européen de contenus premium « . »
    3) Aucune contradiction sur le fait que le web pourrait être producteur de richesse. Le huff, Vice, par exemple, ça produit de l’argent ?
    4) Se reporter à la carte plus haut pour voir qui est le propriétaire des Echos. Et, au delà des liens capitalistiques, les convergences d’intérêt, de milieu socio-culturel, la publicité, etc.

    Cela peut vous sembler bien loin de votre activité, et sur le fond de ce qui est traité, et sur la forme. Mais en fait, pas forcément. C’est un mode de lecture.

  11. Fredovox 01/09/2017
    Répondre

    J’ai fini l’épisode donc je rajoute mes 2 cents :

    – « This war of mine » dont Nicolas par, si ça vous titille, nous l’avons couvert lors de Essen 2016. La vidéo a traîné dans les cartons elle arrivera dans les jours qui viennent en sous titrées FR.

    – Vous avez bien fait de ne pas couper la partie sur les declinaisons de la francaise des jeux, c’est vraiment un bon moment de rigolade

  12. barbier paris 08/09/2017
    Répondre

    J’ai beaucoup aimé cet épisode. Vivement le prochain.

Laisser un commentaire