Pollen: le jeu qui bzz…

Dans un pays de tous les temps

vit la plus belle des abeilles

Que l’on ait vu depuis longtemps

S’envoler à travers le ciel…

Vous vous souvenez du générique?  Le générique de Maya l’abeille ! En ce qui me concerne, la fille chantait tellement aigu que j’ai jamais rien compris à ce qu’elle disait. Ah! Que de souvenirs malgré tout: la belle époque des dessins animés à 4 images par seconde, avec leurs génériques chantés par Dorothée ou Framboisier des Musclés…

Trêve de balivernes, pourquoi je vous parle de Maya ? Eh bien parce que j’ai bien évidemment trouvé le meilleur ambassadeur au monde pour vous présenter Pollen !

IMG_20150821_192911-picsay

Gaut : Ouaaaaahhh ! Salut Maya, comme ça fait plaisir de te voir ! Tu permets que je te tutoie ?

Maya : Youhou! la classe de la folaille, il y a même des jeux sur les abeilles maintenant !

Gaut : Comme t’as trop raison : moi qui suis entomologiste à mes heures, je te raconte pas comme je suis content de trouver un jeu qui nous en apprend un peu plus sur les insectes. Bon enfin, c’est pas le jeu en soi qui nous apprend des trucs, c’est plus le livret, mais devant toutes ces palanquées de zombies, de sabres laser, de dieux vengeurs ou de gestion de ressources qu’on nous déballe, Opla se démarque une fois de plus avec un thème rafraîchissant et original.

Maya: ouaiiiis trop la folaille quoi !

 

Donc Pollen, concocté par Alexandre Droit et illustré par David Boniffacy, c’est un jeu exclusivement pour deux joueurs (les abeilles et les bourdons !), à partir de  8 ans, et durant environ un quart d’heure.

Opla, c’est l’éditeur malin et éco-responsable qui a également commis Pom-Pom, Migrato et Il était une forêt.

Égal à lui-même, il propose un petit jeu aussi malin que lui (l’éditeur) mais aussi pédagogique, puisque le livret ne se contente pas de nous donner les règles, mais prend le temps de nous parler de ces petites bêtes. Alors, bzz bzz ?

 

BZZ BZZ…

Maya: carrément bzz bzz, même, je vous présente le matériel ?

collage_20150825081720742

 

Gaut : Dis-donc Maya, c’est quoi ce tic verbal ? tu va mettre la folaille dans chacune de tes phrases ?

Maya: Youhou ! Trop contente. Ouais je sais pas, ça sort tout seul. Bon, je continue ?

Gaut: Carrément, c’est quoi le titre du prochain chapitre ?

 

BZZ BZZ…

 Maya: Ben oui, bzz bzz, on est roleplay ou bien ?

IMG_20150905_192148-picsay 

 

Or donc chacun prend trois cartes de son paquet ainsi qu’une carte du paquet « objectifs secrets », qui lui dira, parmi les 5 cartes du centres lesquelles seront susceptibles de lui rapporter des points supplémentaires s’il les contrôle en fin de manche.

 

IMG_20150823_202058-picsay

 

Or donc une fois de plus, on joue à tour de rôle : on peut dépenser deux points d’action (PA) puis on doit compléter sa main à trois cartes.

Les points d’action se dépensent en faisant diverse actions :

  • poser une carte face visible de son côté (1PA)
  • ou du côté de l’adversaire (2PA)
  • poser une carte face cachée de son côté (2PA)
  • ou bien révéler une carte adverse qui est  face cachée (2PA)
  • effectuer un déplacement d’une de ses cartes chez soi (en défaussant une carte déplacement, bien sûr !) (1PA)
  • ou effectuer un déplacement d’une de ses cartes chez l’adversaire (2PA)
  • se défausser d’une carte (1PA).

 

Comme vous pouvez le voir sur l’image du dessus, les fleurs vont donc voir s’épanouir sur chacun de leurs côtés une colonne de cartes, qui face cachée, qui face visible, dans son propre camp ou bien celui de l’adversaire. Les joueurs vont ainsi batailler pour tenter d’asseoir une majorité sur ces différentes fleurs.

Les contraintes :

  • chaque fleur peut accueillir un maximum de trois cartes sur chacun de ses côtés
  • on ne laisse jamais de trou dans une colonne (il faut toujours placer ses cartes au plus près de la fleur)
  • on ne peut que déplacer ses propres cartes, jamais celles de l’adversaire

 

Quand un des joueurs n’a plus de carte en main, on termine le tour (pour que les deux joueurs aient joué le même nombre de tours) et la manche s’arrête. On révèle les cartes cachées et on fait le compte des valeurs de chaque joueur, quel que soit le côté où il a posé ses cartes (c’est là  l’intérêt de se placer chez l’adversaire : lorsqu’on n’a plus de place chez soi ou lorsqu’on veut bloquer les dernières places disponibles). Le joueur ayant la plus forte valeur remporte la fleur et gagne ainsi un point de victoire. Si elle correspond à une des trois fleurs de son objectif secret, elle lui rapporte un point supplémentaire. On résout cette étape pour chaque fleur et on détermine ainsi le vainqueur de la manche, en fonction du nombre de points de victoire acquis.

 

ALORS, BZZ BZZ ?

Gaut: tu veux savoir ce que j’en pense ?

Maya: ben oui ! bzz bzz, quoi…

Gaut: C’est du nectar ! Oui, Pollen c’est du nectar : simple et malin. Une petite boite, des cartes qui ne payent pas de mine, la lecture des règles te fait dire ouais, bof, c’est un genre de bataille améliorée quoi. Mais après une partie, tu te rends bien compte que oui, c’est un genre de bataille améliorée, mais qu’il y a aussi de la subtilité derrière cette simplicité : comment dépenser tes PA ? Mettre moins de cartes face cachée ou plus face visible? Un peu de bluff, un peu de déduction, du blocage, comment s’ajuster intelligemment au jeu de l’adversaire, etc… Plein de bonnes petites choses, qui ne révolutionnent rien, mais qui sont très plaisantes. Vite sorti, vite expliqué, un petit côté Jaipur dans le format et la durée, et qui passe très bien avec les enfants aussi.

Reste à voir si on ne s’en lasse pas trop vite, mais jusqu’à maintenant, je lui trouve un certain charme.

IMG_20150906_190745-picsay (1)

 

Pollen

Un jeu de Alexandre Droit
Illustré par David Boniffacy
Edité par Opla
Distribué par Blackrock Editions, Paille
Langue et traductions : Francais
Date de sortie : 02/02/2015
De 2 à 2 joueurs
A partir de 8 ans
Durée moyenne d’une partie : 15 minutes 

 

   

Laisser un commentaire