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New Salem : le nouveau jeu de bluff

Overworld Games avait publié l’an dernier Good Cop Bad Cop (je vous en causais ici) un jeu social de bluff et de déduction, et comme ils virent que cela était bon, ils remirent le couvert plus tard, via un KS qui s’est joliment conclu d’ailleurs. C’était le projet New Salem.

Le jeu a un look terrible, très burtonien. Du coup, forcément, il attire l’oeil. Mais en plus, il a l’air de tourner au poil, mêlant avec sobriété rôles cachés, bluff, draft, déduction… Voyons cela !

Vous habitez New Salem et vous aimez votre ville, vous voulez la voir grandir et s’épanouir. Mais il y a potentiellement chez vos concitoyens une (ou plusieurs, ça dépendra de combien vous êtes à table) vilaine sorcière qui ne pense qu’à répandre le malheur et la peste partout. Les sorcières, c’est sale. En plus elles mettent du rouge à lèvre noire, ce qui est complètement démodé depuis Marilyn Manson

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Au départ, chacun aura une carte avec un objectif précis, qu’il conservera secrètement. Mais ce n’est pas tout, si vous êtes une sorcière, vous devrez faire en sorte qu’il y ait un certain niveau de malheur et de pestilence dans la cité. Si vous êtes un brave puritain, vous souhaiterez que ce niveau soit au contraire le plus bas possible, sous un palier précis. Ce palier est en fait fixé en fonction du nombre de joueurs.

Du coup, il y aura possiblement deux camps avec chacun un objectif global et des joueurs avec pour chacun des rôles secrets, qui auront tous des objectifs spécifiques. Bref, on est presque dans du Dead of winter. Mais en beaucoup plus simple.

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Où est passé Massachusetts

On distribue les rôles pour commencer. Si on joue à 4, on prend 4 cartes Puritains et 1 carte Sorcière : donc il se peut qu’il n’y ait même pas de sorcière. Mais peut-être bien que si… Suspicion mon amour.

Chaque tour, on distribue un nombre particulier de cartes Bâtiment, puis, on draft : c’est-à-dire qu’on en choisit une et on passe le reste au voisin. Le sens du draft et le nombre (toujours croissant) de cartes change à chaque tour. Quand on a plus que deux cartes en main, à la fin du draft, on peut les défausser et en piocher 1 au hasard depuis la pile. C’est une option. Sinon on en choisit une, comme d’habitude.

Par exemple, au 1er tour, on distribue 3 cartes à chacun et on en jouera 2, qu’on révèlera ensuite toutes simultanément, ce qui favorise un gameplay rapide. On les pose devant soit, elles représentent des bâtiments que l’on construit, avec des actions associées. Certaines cartes amènent (ou détruisent) de la Peste ou au contraire, de l’Espoir, symbolisés par des cubes en bois (noir et blanc). Dans votre objectif personnel vous aurez surement tel ou tel bâtiment à devoir construire.

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Du coup, les puritains essaient de se mettre ensemble pour découvrir qui est la ou les sorcières…Sachant que lorsqu’on a un certain nombre de ressources de dispo (Peste ou Espoir) on peut décider, conjointement ou non, de déclencher des événements. Il y a par exemple l’événement Tribunal qui permet d’embêter un joueur si on croit que c’est une sorcière ! Vous pouvez donc demander de l’aide puis trahir (ou pas) pour déclencher des événements…

pic2298501_mdVous avez compris, quand on arrive à la fin du dernier tour, on regarde le niveau de pestilence et cela nous dira qui est le camp gagnant, des Sorcières ou des Puritains.

Après, on décomptera les points de victoire de chacun pour savoir qui est le véritable winner. Pour sortir du lot, on tentera donc de poser des collections de cartes (des séries de même type) car en plus de faire des tas de PV, mises côte à côte, les cartes créeront un joli « paysage », conçu par Hide Art (image ci-dessus)…

New Salem devrait arriver en juin, espérons qu’une VF se profile !

>> The fiche

Un jeu de Brian Henk, Clayton Skancke
Illustré par Hide Art
Edité par Overworld Games
Langue et traductions : Anglais
Date de sortie : 06/2015
De 3 à 8 joueurs
A partir de 12 ans
Durée moyenne d’une partie : 30 minutes  

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