[Les petits joueurs #5] : Save the dragon, Magic Maze Kids l’extension, Une Nounou en fer, Heroi’cartes, Flash 8, Mia London, Attrape rêves, Cap color, Qui l’a vu ?

Cette rubrique « enfant » vous est présentée grâce au concours de Tim, 10 ans, Clem, 7 ans, Mini-Sha 9 ans et pour la première fois, Maxiloutre, presque 4 ans. Ce sont nos petits cobayes (joyeux et consentants) toujours prêts à essayer de nouveaux jeux ! 

Aujourd’hui nous allons vous parler de jeux (incroyable non ?) plus ou moins récents (y a un peu de tout !) que nos kids ont eu l’occasion d’essayer. Au menu, des Heroi’cartes, Qui l’a vu ? du docteur Knizia, Mia London et l’affaire des 625 fripouilles, Save the Dragon, Attrape rêves le dernier As d’or Enfant, Cap Color, Magic Maze Kids l’extension, mais aussi Flash 8, et Une nounou en fer avec son appli.
Mais avant tout, débutons comme il se doit par les présentations…


- Profil psychologique des petits joueurs -

Tim baigne dans le jeu de société depuis qu’il est tout petit. Il a une nette préférence pour le jeu vidéo, mais ne rechigne pas à jouer à des jeux de plateau, principalement avec sa sœur. En ce moment ils enchaînent les pages de Cap Color. S’il aime jouer avec elle ou d’autres enfants plus jeunes, il apprécie aussi de jouer avec ses parents à des jeux un peu plus costauds, comme L’âge De Pierre, Solenia, Istanbul et d’autres encore plus lourds, la seule barrière étant le temps de jeu. J’avoue, il est parfois mon testeur maison 🙂

Clem en grandissant s’intéresse plus aux jeux, mais elle a toujours de la difficulté dans la gestion de ses émotions et la défaite. Elle apprécie surtout les jeux coopératifs, surtout si le jeu raconte une histoire en filigrane. Kosmopoli:t a un beau petit succès, même si on a réorganisé l’équipe pour éviter de lui mettre trop de stress sur les épaules. Elle aime bien aussi les jeux qui font appel à la mémoire que ça soit Memoarrr qui fonctionne toujours très bien chez nous, ou bien Mountains. Elle aime aussi beaucoup me défier sur Patchwork Express. En ce moment, elle a jeté son dévolu sur Via Magica la réédition d’Augustus dans un univers fantastique qui lui sied bien.

Mini-Sha est totalement immergée dans le jeu depuis son plus jeune âge, il faut dire que sa maison est envahie de jeux, papa-maman étant les fondateurs de Ludovox, ceci explique cela. 😉 Du haut de ses 9 ans, elle commence à avoir une jolie petite culture ludique (pour ce qui est de la section enfant… et un peu plus !). Elle aime bien les coopératifs (elle a dévoré Zombie Kidz Evolution et attend le Teenz avec impatience), apprécie autant les jeux abstraits comme Aquatika (qu’elle emmène partout) qu’un peu de jeu de rôles, ou encore les jeux d’ambiance et de rapidité (dernièrement Taco chat bouc cheese pizza a fait mouche). Mais son dernier coup de cœur s’appelle Hadara, un jeu un peu moins enfant ! 

Maxiloutre a bientôt 4 ans. Nourri aux cubes en bois par son papa voxien & auteur de jeu, Maxiloutre a commencé à baigner dans les jeux de société dès que son âge le permettait, c’est-à-dire 2 ans. Débutant tranquillement avec le Premier verger et la Chasse aux monstres (les classiques !), il découvre petit à petit l’univers incroyable des jeux pour enfants. Jouant principalement à deux avec papa ou maman, il est bon perdant (pour le moment) et refuse rarement une partie.

 

Héroi'cartes

Mini-Sha – by Shan 


Heroi’cartes
des Editions 404 fut ici un vrai coup de cœur. Que ce soit le Labo Déglingo ou Le temple du crépuscule (Ludochrono), Mini-Sha a adoré se plonger totalement dans ces deux univers, seule ou avec sa meilleure amie.
Les histoires sont immersives et bien pensées offrant une superbe initiation aux jeux d’énigmes qui sait y aller progressivement dans la difficulté. Le format de la boîte et celui des cartes est parfait. Même la durée de la session est bien pensée. Entre un Unlock! pour enfant et un livre dont vous êtes le héros mais à base de cartes, votre minouche pourra partir à l’aventure en totale autonomie (il faut que l’enfant sache lire, mais vous pouvez bien sûr l’accompagner dans son périple !).


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Le concept est simple et sait vous prendre par la main. Vous commencez par choisir votre avatar, puis vous révélez la première carte qui vous donne des instructions. Vous aurez un objectif clair à atteindre. Plus vous avancerez dans l’histoire, plus il y aura de cartes posées devant vous, s’étalant pour former un panorama, un peu à la façon d’un TIME Stories. On vous demande de faire des choix impactants, comme choisir votre chemin (vous préférez grimper aux arbres ou passer par le canyon ?), après quoi vous révélerez la carte numérotée qui correspond.

Sur votre route, vous trouverez parfois des objets qu’il faudra garder précieusement, ou croiserez le chemin de petits animaux rigolos (plus vous en voyez, mieux c’est, comme un sorte d’objectif secondaire). À l’instar d’Unlock!, vous irez parfois chercher une carte après avoir déniché son numéro dans l’image ou après avoir donné la bonne réponse à une énigme.

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Si vous faites de mauvais choix, vous serez sanctionné par des cartes « temps perdu » (ci-dessus) qui peuvent, à terme, vous faire perdre.

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Contrairement à Unlock!, le jeu a le même mérite d’être un peu rejouable : comptez deux ou trois parties avant que votre kid en fasse le tour complet. 
Le temple du crépuscule (8-10 ans) est joliment narratif, Le labo déglingo (10-12 ans) propose des énigmes un peu plus poussées. Dans tous les cas, la boîte coûte même pas 10€. Il serait bien dommage de passer à côté ! On attend les prochaines de pied ferme. 

Un jeu de Charles SolandSteven Bertal
Illustré par Marcel Pixel
Edité par 404 Editions

 

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Mini-Sha – By Shan


Qui l’a vu ?
n’est pas une dernière nouveauté toute fraîche, c’est le moins qu’on puisse dire, les illustrations ont pris une sérieuse ride d’ailleurs (n’était-il pas déjà rétro au moment de sa sortie ?), néanmoins, le cœur du jeu s’avère encore étonnamment moderne. Kinderspiel 2008, ce Ravensburger fait partie de bon nombre de ludothèques depuis. Nous l’avons vu dans une boutique, Mini-Sha a craqué et j’ai suivi. Voyons voir cela…

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Je l’avoue, je fus très surprise de découvrir une sorte de jeu hybride pour enfant. Une boîte électronique en forme de coffret va en effet gérer l’IA du jeu et rythmer la partie. Sachez que l’éditeur propose une version digitale sur iOs et Android (contre environ 3€), avec un mode “coffre” pour associer votre smartphone / tablette avec le jeu physique. Vous vous passez ainsi du coffret. Mais ça serait dommage, on aime appuyer sur les boutons du coffre magique ! 

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De quoi s’agit-il ? Un méchant voleur a piqué la bagouse du roi et vous êtes tous ensemble sur le coup. Il va falloir questionner les animaux du château pièce par pièce, et vous avez un temps limité pour mener l’enquête.
Et oui, les enfants le savent bien, les animaux sont doués de parole ! Mais ils ne sont pas du genre désintéressé comme vous allez vite vous en rendre compte… À votre tour, c’est enfantin, vous lancez le dé pour savoir de combien de pièces vous avancez. Le coffret est là pour vous aider, si vous vous trompez, il vous le dira. Indiquez-lui dans quelle pièce vous êtes en appuyant sur la touche de l’animal qui est à vos côtés, et vous pourrez ensuite interroger ce dernier, ou fouiller la pièce. Dernière option : se frotter à la magie présente en ces lieux… pour le meilleur et pour le pire !

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L’animal vous réclame généralement un petit truc à grailler avant de vous dire ce qu’il sait. Il s’agit d’un jeton “aliment” à récupérer sur un autre lieu du plateau (parfois fermé à clef…) via l’action « fouille ». Puis, vous pourrez revenir lui donner son petit pot-de-vin et il passera à table. Tantôt il donne un indice précis sur le voleur, tantôt il vous conseille sur les coins à fouiller en priorité. Petit à petit, on pourra éliminer les suspects potentiels façon qui-est-ce? (auquel le nom du jeu semble faire un clin d’oeil).

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Toutes ces interactions se jouent via le coffret, qui nous parle et nous répond. Il peut aussi nous mettre un petit coup de pression, en déclenchant des événements embêtants qui nous retardent dans notre enquête ! Tout peut arriver : rejouer un tour grâce à l’intervention de la petite fée guillerette, ou se retrouver enfermé dans les oubliettes du château… Ce côté vivant est vraiment bien rendu, même si les voix et les effets sonores semblent tout droit sortis des années 80 (avouerais-je que cela lui donne un certain charme désuet ?).

quil 'a vu

Le tout est coopératif, il faudra donc se coordonner pour passer le château au peigne fin avant que le temps ne soit écoulé. Ce temps qui passe inexorablement vous sera aussi bien sûr rappelé par la cloche qui sonne chaque heure… Bref, le jeu mélange avec bonheur course aux indices et déduction, mini gestion de ses ressources (on ne peut garder que deux aliments) et mémoire (qui voulait une poire déjà ?), ainsi qu’une certaine optimisation des déplacements malgré les mille et un aléas qui peuvent advenir. Les enfants adorent et on comprend pourquoi !

Un jeu de Reiner Knizia
Illustré par Graham Howells
Edité par Ravensburger

 

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Mini-Sha – By Shan

 

Petit jeu d’observation et de mémoire frais comme une pastille mentholée, Mia London s’adresse aux petits à partir de 5 ans et repose sur le principe connu du cadavre exquis. Le dessin du coupable recherché est composé de 4 rabats qu’il faut retrouver correctement, après avoir fait défiler 4 séries de cartes dont il faudra se souvenir.

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Concrètement, on fait défiler à bonne vitesse (mais pas trop vite non plus !) les cartes qui représentent les différents éléments de notre fripouille. On a tout d’abord différents chapeaux, puis les lunettes, ensuite les diverses moustaches et enfin les nœuds papillons. Lequel parmi ces divers éléments, qui vont toujours par paire, n’a été vu qu’une seule fois ? Avez-vous bien regardé ? Bien retenu ? Ok ! Vous avez identifié le chapeau melon, les lunettes carrées, la moustache tombante et le nœud à gros pois, alors vous pouvez constituer votre bonhomme sur votre carnet à rabais. Ensuite vous pouvez vérifier votre réponse…   

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Un jeu avec au final très peu d’interaction où chacun est concentré sur le défilement des cartes, et qui nécessitera, vous l’avez compris, une bonne mémorisation. On trouve vite des petites astuces mnémotechniques pour se faciliter la tâche et à partir de là, l’enjeu s’amoindrit, surtout quand tout le monde trouve la bonne solution à chaque fois et que les égalités s’accumulent.

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L’avantage ? Une partie se lance en moins de deux. Faut dire aussi que l’édition est soignée et le tout donne envie.
L’inconvénient ? La rejouabilité n’est pas folle. Ici, si on a enchaîné pas mal de parties au début, la pastille mentholée a fini par fondre et la boîte est restée collée dans un coin de la ludo.

Mia London et l’affaire des 625 fripouilles-Couv-Jeu de société-Ludovox

Un jeu de Antoine BauzaCorentin Lebrat
Illustré par Nikao
Edité par Le scorpion masqué

 

 

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Maxiloutre – By Fred

Save the Dragon, c’est un jeu de course interactif, dans lequel vous incarnerez une princesse, ou un prince, qui doit libérer un dragon prisonnier de dangereux mages. Pour cela, vous devrez grimper les marches de la tour, en évitant les attaques des mages, symbolisées par des boulets qui débaroulent le long des escaliers par 3 portes. Il vous faudra donc astucieusement avancer en vous protégeant derrière un bouclier, ou à l’abri d’une porte fermée, pour arriver le premier tout en haut de la tour, pendant que vos adversaires se font catapulter tout en bas.

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Pour ce qui est du matériel et de l’édition en général, c’est de très bonne facture. Le jeu est beau, bien conçu, et dès que l’enfant voit le matériel, il a instantanément envie de jouer. La boîte indique à partir de 5 ans, mais cela fonctionne sans soucis avec Maxiloutre qui n’en a pas encore 4.

Côté mécanisme, c’est assez simple pour que les tout-petits comprennent rapidement. On lance le dé, on se déplace et en option, on peut avoir le dé d’action. Seuls les déplacements prendront un peu de temps à être assimilés, car seul l’orthogonal est autorisé, là où l’enfant aimerait souvent partir en diagonale. L’enfant apprendra doucement l’intérêt stratégique de placer la porte au bon endroit, ainsi que le bouclier pour qu’il nous protège, voire même rebondisse sur un adversaire – et cela sera maîtrisé au bout de 3-4 parties environ.

Mais ce qui est drôle, c’est de lancer le boulet ! Car oui monter, c’est bien sympa, mais ce n’est pas aussi amusant que de lancer le boulet pour faire tomber le pion de papa. Attendez-vous à des petits cris de plaisir vicieux à chaque fois qu’il vous fera retomber tout en bas ! À l’inverse, l’enfant peut avoir un peu de mal à contenir sa frustration quand vous le faites tomber. L’apprentissage difficile de l’échec se fait petit à petit.

Nous n’avons joué qu’à deux, et les parties étaient d’une durée très aléatoire. Soit le dé s’avère très à notre avantage et cela se termine en 2 minutes, soit cela peut durer presque trop longtemps (15 min), à enchaîner les re-descentes, qui peuvent être frustrantes à la longue. Je pense qu’à 4 joueurs cela peut être très chaotique, et durer également assez longtemps tant on est amené à retomber souvent.

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Le jeu a été un coup de cœur instantané pour le petit, qui a redemandé à jouer près de 6 fois en 2 jours ! Un peu moins pour moi, car il est assez difficile de jouer avec son enfant de manière « agressive », ce que nous pousse pourtant le jeu à faire pour gagner. Le jeu se destine aux plus jeunes, mais son intérêt le limite assez rapidement aux enfants n’excédant pas 7 ans.

Au final, un jeu très sympathique, qui plait beaucoup aux petits pour ce côté visuel et action game agressif contre les adultes, et qui risque de ressortir très régulièrement. (A voir aussi : l’itw éditeur qui présente le jeu à Cannes).

Un jeu de Fréderic Moyersoen
Illustré par Stivo
Edité par Blue Orange Games

 

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Maxiloutre – By Fred

Attrape rêves est un jeu qui a été mis en lumière début 2020 grâce à l’obtention de la récompense de l’As d’or 2020 – jeu de l’année – catégorie enfant. Pourtant, autant le confesser tout de suite, sur le papier, et avant d’y avoir joué, je n’ai pas du tout cru à ce jeu. J’ai trouvé le pitch thématique intéressant, mais imaginais impossible qu’un enfant de 3-4 ans soit capable d’estimer correctement les tailles des éléments, et encore moins de pouvoir jouer sérieusement avec un adulte sans qu’il ne fasse exprès de perdre. Et bien autant vous le dire tout de suite, je me suis lourdement trompé sur ce jeu, car c’est une belle petite pépite.

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Pour vous le pitcher rapidement, vous incarnerez des enfants dans votre lit, et le but du jeu sera de vous protéger des monstres qui pourraient troubler votre sommeil en utilisant les bons doudous – plus ou moins gros – afin de contrer leurs effets. Plus vous utiliserez un doudou petit, plus il vous rapportera de “points”, mais si vous êtes trop gourmands et que vous en prenez un trop petit, il ne vous protégera plus, et vous ne gagnerez pas de points.

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Mécaniquement, il s’agit tout simplement d’un jeu d’estimation des tailles, afin de repérer quelle est la taille de doudou idéal à utiliser selon les montres que vous rencontrez.

J’avais pensé donc à tort qu’un enfant de moins de 4 ans serait incapable d’estimer correctement les tailles et s’orienterait systématiquement, soit vers le plus gros doudou pour être sur de gagner, soit vers le plus petit, pour maximiser ses gains, quitte à perdre à chaque fois. Et mon constat s’est avéré correct, mais uniquement sur la première partie, le temps que le petit s’approprie le système de jeu.

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En effet, dès la deuxième partie, l’estimation commence à se faire plus juste. Il est bien sûr assez souvent tenté d’être trop gourmand et d’aller vers le tout petit doudou qui rapporte beaucoup (d’autant que c’est une petite licorne trop cool) mais commence à sécuriser quelques prises avec des doudous plus gros. Et plus les parties s’enchaînent, plus l’enfant maîtrise les proportions et commencera à vraiment challenger vos propres estimations. Car mine de rien, les estimations sont loin d’être évidentes, et cela se joue à quelques millimètres à chaque fois. 

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Au bout d’une dizaine de parties, vous vous retrouverez donc à vraiment lutter équitablement avec l’enfant, ce qui est très agréable en tant qu’adulte pour le plaisir de jeu et l’envie d’y revenir avec l’enfant !

Alors, bien sûr, vous n’introduirez peut-être pas tout de suite la règle de rapidité, qui pourra avoir des conséquences assez dures sur l’enfant (on me vole le doudou sous mes yeux !). Ça bien sûr, cela pourra vous occasionner quelques larmes de frustration. Si c’est le cas, vous pourrez être tenté d’utiliser la variante coopérative, où vous jouerez contre le jeu plutôt que contre l’enfant. Une alternative bienvenue pour les enfants qui ont du mal à canaliser leur frustration et leur déception sur le mode normal. Pour ma part j’ai préféré jouer en mode compétitif, mais en laissant mon petit prendre le doudou de son choix en premier. Cela permet de garder l’aspect compétition sans pour autant le frustrer.

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Mais une fois la course aux points achevée, le jeu ne s’arrête pas là. En effet, les points de victoire que l’on récupère représentant des petits illustrations de fragment de rêves, vous, et votre môme, êtes invités à reconstituer votre rêve et à le raconter. Une partie du jeu qui me semblait difficile pour un tout petit (et pas motivante du tout pour moi !), et j’ai été estomaqué de voir l’aisance avec laquelle Maxiloutre a imaginé son rêve en connectant les différents éléments qu’il avait devant lui. Il prenait vraiment plaisir à le raconter, et c’est un rituel qui est devenu obligatoire à la fin de chaque partie.

Au final, ce jeu est une vraie belle surprise, qui a beaucoup séduit le petit qui le sort régulièrement, mais moi-même aussi puisque je joue avec plaisir d’autant que je ne suis pas obligé de trop me limiter dans mes choix pour maintenir de l’intérêt.
Même la grand-mère a été conquise et joue régulièrement avec lui. Un vrai bon jeu pour les petits, dont l’As d’or est amplement mérité.
(À voir aussi : newsTest du jeu ; Ludochrono)

Un jeu de David FranckLaurent Escoffier
Illustré par Maud Chalmel
Edité par Space Cow

 

Cap-Color

Clem & Tim – By Atom

Cap Color se présente comme un livret jeu à colorier. Chaque page se présente comme un défi où celui qui aura à la fin le plus de points de victoire remportera la partie. Le principe est simple : le premier joueur colorie une case près du bateau pirate (les cases avec les flèches) et les suivants devront colorier une case soit près du bateau pirate, soit adjacent à une case déjà coloriée par un joueur. Bien sûr certaines cases font gagner des points, tandis que d’autres non. 

Plus simple, on ne peut pas. J’ai acheté le livret pour mes enfants et parfois je suis invité à jouer avec eux, mais souvent ils se réfugient dans leur chambre et jouent plusieurs niveaux à la suite.

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On se laisse prendre au jeu assez facilement, on essaie de marquer sans trop laisser de points aux adversaires, plus on avance dans les niveaux et plus le jeu se complexifie légèrement. On intègre des temples à relier, des clés qui servent de multiplicateurs, ou bien encore des points pour le plus grand de vos territoires, colorier des épées nous fait perdre des points, etc. Le livret-jeu de 50 pages a le mérite d’être facile à transporter en voyage. Sympathique !

Cap Color

 

 

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Clem & Tim – By Atom

 

Plus qu’un jeu, Flash 8 est un casse-tête inspiré directement du Taquin de notre enfance (c’est la même chose en mode course à l’objectif) : nous avons notre plateau où nous pouvons faire glisser des jetons avec des symboles colorés, le but étant de recomposer des patterns imposés par cartes objectifs et d’en réaliser le plus possible (certaines sont plus difficiles que d’autres et valent donc plus de points). 

Ici, il y a une composante rapidité et que voulez-vous j’ai des enfants qui aiment prendre leur temps et qui n’apprécient pas qu’on les stresse ! Du coup à plusieurs ça tombe à l’eau, par contre ils y jouent de temps en temps en solo. Un bon passe-temps quand ils entonnent leur petit gimmick quotidien « je m’ennuiiie … ».

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Une édition bien pensée

Un jeu de Joan Dufour
Illustré par Sabrina Miramon
Edité par Le scorpion masqué

 

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Clem & Tim – By Atom


Nous avons déjà parlé de Magic Maze Kids (notre
article), cette itération de Magic Maze mais pour les enfants. Surement pour éviter de culpabiliser pour les nombreuses boîtes que nous achetions pour nous, nous avons ajouté à notre commande une boite de ce jeu coopératif qui devait tous nous tenir en haleine et souder notre belle famille. Quelques cris plus tard et quelques niveaux plus loin, nous avons eu envie de pousser encore le bouchon, et ni une ni deux, j’ai commandé l’extension tapis de jeux XXL. Il faut dire que la durée de vie du jeu est assez courte quand on enchaîne les sessions, et on est finalement arrivés rapidement au bout, en restant un peu sur notre faim. 

Magic-maze-Kids-image-ludovox

Cette « extension » n’est finalement qu’un playmat néoprène avec une grande carte du monde du jeu (70×70). Quelques mécaniques supplémentaires aussi, par exemple dans certaines zones on ne peut pas revenir en arrière (on doit suivre le sens des flèches et il faut en tenir compte). Quel plaisir de laisser glisser les pièces sur le tapis !

Du coup, en ce moment, Magic Maze Kids ressort de sa boîte. Mais c’est plus un objet de luxe qu’une réelle extension. Néanmoins si vous avez fait le tour du jeu de base et que vous souhaitez remettre le couvert, il pourrait bien faire le job !

Un jeu de Kasper Lapp
Illustré par Gyom
Edité par Sit Down

 

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Clem & Tim – By Atom


Dans une Nounou en fer nous sommes des bébés et nous tentons de traverser une chambre dans le noir pour nous jeter sur les bonbons. Mais attention la nounou robot nous surveille et nous renvoie vers nos landaus si elle nous attrape. Celui qui arrive de l’autre côté du plateau remporte la partie.

Nous allons découvrir les tuiles et les retourner, les tourner dans le sens que l’on souhaite pour créer un chemin vers l’eldorado sucré. À la fin de notre tour, nous lançons le dé pour activer la nounou métallique, soit pour l’éloigner de notre bambin, soit pour aller embêter les autres bébés. Pour embêter les autres bébés, on peut aussi déposer des couches sales qui leur boucheront le passage.

NOUNOU-EN-FER-JEU

Petit twist technologique, parfois le dé nous propose de lancer l’application smartphone attenante qui va nous proposer quelques petits mini-jeux : ça peut être un bon vieux chifoumi des familles pour avancer d’une case, par exemple. Certains sont de vrais petits jeux vidéo de type arcade !

nounou-en-fer-ludovox

Une Nounou en fer est un jeu plutôt agréable. Dans l’idée, il me fait penser un peu à The Island ; bien sûr ici c’est la nounou et non des requins que l’on envoie chez les autres. L’application est plutôt bien implémentée, c’est drôle et original. Mais revers de la médaille, elle nous sort du jeu. Finalement les enfants se détournent rapidement du jeu de société pour jouer avec l’application seulement. Dommage car la Nounou En Fer était une proposition intéressante !
(Pour aller plus loin : Ludochrono, itw Cédric d’Hibvious à Cannes).

Capture

Un jeu de Catherine MollicaJean-Francois Rochas
Illustré par Adelaïde Camp
Edité par Hubvious

 

   

4 Commentaires

  1. Photo du profil de fouilloux
    fouilloux 09/06/2020
    Répondre

    Ah! Je t’avais dit Fred que ça valait le coup attrape-rêve!

  2. Anko 10/06/2020
    Répondre

    Mes grands de 8 et 12 ans ressortent régulièrement « Qui l’a vu ? ». Ça fait donc environ 7 ans que le jeu tourne chez nous, et on le ressort avec plaisir, c’est donc une valeur sûre 😉

    Nous avons également vécu l’aventure du Temple du Crépuscule pendant le confinement, j’ai testé 2/3 chemins différents, mon grand aussi, ma puce également, ça fait donc presque une dizaine de parties pour ce petit jeu, beaucoup plus rentable qu’Unlock (mais pas le même public ^^).

    Profitez, on passe son temps à se dire « on jouera à tel ou tel jeu quand il sera plus grand », et puis après on râle de ne plus avoir personne pour tester Attrape-rêve, Le Monstre des couleurs ou les livres première aventure dont vous êtes le héros 😛

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