Le Québec joue !

Continuer à jouer

L’humain s’adapte, c’est sa nature. Il semble loin le temps des festivals de jeux de société après plus de deux mois de confinement, l’annulation de tous les salons de jeux, des plus petits à la Gencon & Essen. C’est avec un goût nostalgique que je vous écris ces quelques mots…!

Quand reverrons-nous nos salons, ces grands moments ludiques entre belles rencontres et superbes découvertes ?

Je vais donc vous présenter un florilège de jeux & rencontres au pays des caribous qui ont eu lieu juste avant la pandémie, l’hiver dernier lors des deux plus gros salons de Montréal, à savoir :

  • Le Salon du jeu de société Montréal 2019
  • Montréal Joue 2020

 

Au passage, je vous donnerai mon ressenti sur Assassin’s creed: Brotherhood of Venice, Dinoblivion, La vallée des vikings et Roulapik

 


Lieu atypique, acteurs habituels

Loin des grands hangars qui accueillent Essen ou Gencon, le salon du jeu de Montréal se déroulait dans un marché couvert en plein centre ville, Downtown comme on dit ici !

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Encore plus exotique, le salon du jeu de société ponctuant le mois de « Montréal Joue » (1 mois de jeu partout dans la ville, bibliothèques, universités, conférences, grandeur nature, jeux d’évasion, enquêtes…) ce salon donc se déroulait dans une église, transformée en théâtre ! Oui au Québec, de nombreuses églises ont été privatisées. Cela vous donne un beau cachet…

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Les acteurs ludiques

Les acteurs ludiques de la scène québécoise sont pour le moins toujours les mêmes. Ils représentent les acteurs ludiques français, de façon plus condensée. Chaque distributeur ayant à son catalogue un bon paquet d’éditeurs français.

 

Manquent à l’appel en photo, ILO307 et Asmodee Canada !

Place aux jeux !

Ces rendez-vous ont une particularité : ils permettent de jouer gratuitement en abondance, loin des salons bondés, les places sont rapidement disponibles pour les toutes dernières nouveautés.

Assassin’s creed: Brotherhood of Venice

Triton Noir est la compagnie locale internationale par excellence. Il était donc logique de trouver une belle démo de leur nouveauté lors du salon Montréal Joue. J’ai eu l’occasion de m’y frotter avec 3 autres compères dans le but faire nos premières armes.

Pitch

Vous jouez en coopération complète avec d’autres assassins de haute volée dans des missions prenant part à une campagne complète. Les buts sont variés, la coordination des mouvements est essentielle, autant que la discrétion qui sera la clé du succès.

Parenté

Il faut savoir que j’avais déjà acquis V-Commandos, dont la paternité avec Assassin’s creed est évidente et totalement assumée. Il faut savoir aussi que le jeu a finalement quitté ma ludothèque malgré d’excellents atouts.

En jeu !

Fort de cette expérience, je m’attendais à jouer à une version re-thématisée de V-Commandos. Que nenni !

Voilà une bonne surprise, je m’attendais pas à plus que V-Commandos que j’ai trouvé au final trop solo, trop abstrait.

Les premiers pas sont beaucoup plus immersifs : déjà, les tuiles sont très colorées, riches et moins classiques que V-Commandos. Nos commandos ont maintenant un plateau personnel et chacun plein de petites spécificités bienvenues pour se mettre dans leur peau. Les jetons de soldats sont avantageusement remplacés par de nombreuses figurines.

Il y a donc matière à rassembler 4 joueurs autour d’une table, chacun ayant suffisamment à penser pour ne pas trop empiéter sur les actions des autres – on va plutôt tenter de se coordonner.

Second point fort, la narration est beaucoup plus poussée, elle propose des missions à objectifs multiples et optionnels dont les conséquences se ressentent d’un scénario sur l’autre.

La mécanique de base est conservée, avec les points d’action à combiner dans n’importe quel ordre pour tirer le meilleur de notre équipe. La pression monte rapidement, le gameplay devient très vite nerveux.

Enfin, les événements auxquels j’ai été confronté ont été très variés et ont fortement impacté la mission. Un plus pour la variété du gameplay, qui devrait apporter un brin de chaos bienvenu à mes yeux dans un jeu plutôt abstrait au départ. L’adaptation aux opportunités permet de sortir des schémas de pensées fixes.

Les backers devraient apprécier, s’ils ont bien compris le style de jeux proposé !

 

Dinoblivion

L’équipe Goblivion est aussi locale de l’étape et présente logiquement son dernier jeu Dinoblivion.

Après le relatif succès de Goblivion, un jeu solo à la mécanique proche de Vendredi, avec plus de viande autour, de choix et un vrai système de deck-building, l’auteur est revenu avec Dinoblivion.

Pitch

Vous jouez une tribu d’hommes des cavernes qui chassent des dinosaures au temps de la préhistoire ! Simple, fun (et anachronique !).

Parenté

En fan de Vendredi, j’ai acquis une copie de Goblivion. Si j’ai aimé l’expérience, je l’ai trouvée limitée et peu rejouable. La boite est donc repartie. J’étais curieux de la nouvelle itération à venir. 

Si Goblivion se jouait en solo principalement et possiblement à deux, Dinoblivion lui, est un jeu à deux uniquement. Il confronte les deux tribus pour survivre aux dinosaures et aux volcans de cette préhistoire revisitée ! En voila un changement majeur qui fait de Dinoblivion un jeu bien différent de GoblivionLe graphisme naïf et agréable est quant à lui toujours de mise et fonctionne aussi bien qu’avant.

Comme dans Goblivion, la mécanique de deck-building est plus que jamais au centre du jeu. Il va falloir construire son deck pour monter ses combos plus vite que son adversaire. Cette fois-ci, chaque carte peut être utilisée de multiple façons. On peut partir en chasse, utiliser les habiletés de la carte, en rassembler deux pour s’accoupler. Et enfin, utiliser une carte pour en activer une autre.

Cela donne plus de latitude sans ralentir le jeu en proposant un duel nerveux et riche en rebondissements.

Les tours s’enchaînent vite, les choix sont nombreux. Les cartes disponibles à l’achat bougent (un peu trop ?) vite, ôtant du contrôle au profit du chaos. C’est un premier ressenti certainement amélioré en remettant le couvert régulièrement.

Mon ressenti sur la partie

Au final, ça tourne bien mieux que Goblivion, rapide incisif, on build dans son coin mais on essaie d’aller plus vite en empêchant l’adversaire comme on peut. Une belle réussite. J’ai seulement peur que ce soit trop fouillis pour pouvoir empêcher quoi que ce soit chez l’adversaire. Il faudra y rejouer pour se faire une idée !

dino

Côté kids

La vallée des vikings

Le Spiel 2019 pour les enfants signe Wilfried et Marie Fort est finalement étonnant de simplicité. Estampille 6 ans, sa mécanique est suffisamment attrayante et simple pour y jouer avec un enfant de 4 ou 5 ans sans qu’il saisisse forcément toute la stratégie.

Pitch

Vous êtes au commande d’un navire viking et allez tenter de rafler le plus de pièces d’or. Le thème fonctionne bien avec les petits qui entrent d’emblée dans la partie.

Le jeu est simple, une part de dextérité légèrement maîtrisable entraîne le déplacement de pions sur une piste. Le déplacement des pions est la partie la plus subtile, avec le déclenchement des décomptes uniquement lorsqu’un pion est tombé du quai, il faut être vif d’esprit pour élaborer une stratégie alors qu’on peut facilement jouer au hasard et y prendre du plaisir.

Verdict

Surpris par la simplicité du jeu, et pourtant une jolie profondeur pour tenter de contrôler les jetons. Le jeu tourne très bien à deux autant qu’à quatre et ma petite de 4 ans l’a assimilé simplement sans entrevoir toutes ses subtilités.

Une vraie réussite !

 

vikings

Roulapik

Roulapik c’est un jeu de parcours qui remplace le traditionnel meeple par une balle de tennis et des jetons de velcro que l’on doit accrocher à la balle pour avancer.

Le jeu fonctionne bien, il est superbement illustré et permet un peu de stratégie pour avancer. Malgré tout, lancer au hasard marche presque aussi bien et les petits apprécieront d’être au niveau des grands !

La gestion des jeton à remettre en place pourra empêcher les enfants de jouer seuls correctement au jeu. Dommage, car le jeu s’y prête tellement il est simple. À la maison, le jeu est passé comme trop simple, sans emporter ma petite de 4 ans.

roulapik

 

Et plein d’autres jeux…

 

À bientôt, très chers salons ludiques !

 

   

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