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La bataille des cinq armées, mais à deux

La Bataille des 5 armées n’est pas que la conclusion d’une trilogie de films de hobbits qui vont chercher le trésor d’un méchant dragon. C’est plus que ça, c’est aussi un jeu ! Édité par les Italiens d’ARES Games, il nous vient en France grâce à Iello.batailledes5armees_mockup-web

Car Monsieur Iello sait importer les jeux qui vont bien.

 

La Bataille des Cinq Armées, c’est quoi donc ?

  • C’est un wargame. (bah oui, bataille + armées, on n’allait pas faire du tricot)
  • C’est une suite spirituelle de La Guerre de l’Anneau (du même éditeur).
  • Ça se joue à deux exclusivement. Un joueur joue les méchants, un les gentils.
  • C’est un chtit peu asymétrique.
  • Y’a de belles figurines. Beaucoup. 125 pour être précis. Wargame, quand tu nous tiens !
  • Ça s’annonce à 90 minutes.

 

Quelle différence avec La Guerre de l’Anneau, vous allez me dire ? Si certains mécanismes sont similaires, ce titre-ci semble plus centré sur cette bataille-là. C’est un scénario de wargame très étudié, avec ses spécificités. Ainsi, on aura les elfes de la Forêt Noire, menés par Thranduil, ou encore Beorn l’ours. Tout semble taillé pour vous rappeler les films du Hobbit,  ou auront un côté spectaculaire. Par exemple, les sorts de Gandalf se mesurent avec un compas-étalon fort séduisant !

 

Le joueur qui incarne les peuples libres gérera donc Elfes, Nains et Humains contre les viles forces du Nécromancien !

Le jeu est gagné par le joueur méchant quand il atteint 10 points de victoire, gagnés en contrôlant des zones, ou encore lorsqu’il contrôle les portes de la ville. Dans ce dernier cas, points de victoire ou non, la partie s’arrête immédiatement. Les peuples libres (les gentils), eux, gagnent au temps. La piste de temps (appelée Destinée) doit avancer à tous les tours, d’un nombre aléatoire déterminé par une pioche de tuile. Le truc, c’est que plus le joueur gentil active de héros, plus il donne de pioches au joueur méchant – ce dernier peut donc ralentir la progression de la partie. Ces objectifs asymétriques semblent plutôt réussis et donnent différentes priorités à chaque joueur.

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Chaque joueur dispose d’un pool de dés d’action, customisés, avec des effets différents. Le joueur humain peut se déplacer, attaquer et jouer ses cartes d’action. Une face de dé spéciale lui permettra de jouer l’action de son choix, lui offrant de la versatilité, alors que le joueur des ténèbres place des gobelins supplémentaires et se déplace, pour un effet marée assez impressionnant.

Notons que les gentils disposent de héros emblématiques : Thranduil, Gandalf, Beorn,… Le méchant, lui, n’a qu’un commandant orc très flippant, Bolg. Plus la partie progresse, plus le joueur gentil débloque de héros… Vous vous rappelez la piste de Destin ? Elle sert à faire rentrer Bilbo et ses potes en lice. Quand le compteur temps atteint une certaine valeur, un héros est débloqué. Chaque héros possède bien entendu des pouvoirs spéciaux, que l’on retrouvera sur une carte associée.

 

L’ordre du tour

  • Le jeu se découpe en quelques phases bien segmentées :
  • La phase de récupération, dans laquelle on récupère dés et cartes,
  • L’activation des généraux (jusqu’à trois),
  • La phase de destinée pendant laquelle le joueur sombre pioche des tuiles, et pendant laquelle le joueur gentil peut gagner,
  • La phase de contrôle de l’ombre, dans laquelle le joueur méchant attribue les chauves-souris géantes et les jetons de commandement servant aux relances,
  • La phase d’action vient conclure tout cela : on jette les dés, et on en résout un à la fois, avec la possibilité d’activer un général avec un jeton d’activation posé en phase d’activation (hmm. ergonomie). Mais attention, on fait ça avant de résoudre son dé !

 

Quand un joueur a moins de dés que l’autre, il peut passer sans pénalité. Si l’on a plus de dés, on peut passer en défaussant un dé. On comprend vite que l’aspect tactique est au rendez-vous dans cette Bataille des Cinq Armées !

On aurait pu s’attendre à quelque chose de simple, mais chaque dé propose une variété d’actions à résoudre. Par exemple, le dé d’attaque permet d’attaquer avec toute une armée, de se déplacer pour attaquer avec une seule unité, de faire une attaque coordonnée, ou encore de jouer une carte dont le coût est un dé d’attaque . On n’est pas dans une configuration ou le hasard détermine tout : s’il s’invite à la partie, il s’agira de le gérer plus ou moins.

La même gestion du hasard semble s’appliquer aux cartes : piochées en début de partie et à chaque tour, les cartes ont un effet coûtant un dé, à appliquer pendant le tour, et un autre, gratuit, à utiliser pendant les combats.

Comme dans tout wargame, on gèrera le terrain (de façon légère ; celui qui a l’avantage piochera simplement une carte à intégrer à sa main de combat). Le maître mot de cette Bataille des 5 armées semble être l’accessibilité, au prix de quelques doubles effets. Les combats semblent assez statiques, puisqu’on jettera des brouettes de dés jusqu’au point de rupture d’une armée.

 

Parlons combat. On pioche une carte correspondant à chaque unité, on en abat une simultanément, qui correspondra à une manœuvre particulière. Chaque unité vaut un certain nombre de dés, et si la manœuvre jouée correspond à une de nos unités, on jettera des dés noirs à la place. Sur une touche, ceux-ci permettront de déclencher un effet critique indiqué sur la carte jouée… Bien entendu, des points de leadership permettront de tempérer le hasard. Les blessures infligées seront placées sur le camp adverse, et ne retireront des figurines que si le nombre de blessures dépasse le nombre de figurines sur la zone…

La Bataille des Cinq Armées promet donc un éventail de tactiques et de bluff assez conséquent, avec une courbe de progression tout à fait louable. Un digne successeur de la Guerre de l’Anneau, qui semble en reprendre les bases pour les transposer dans l’univers de cette bataille-ci… Sur le papier, ça semble réussi. Je crois.

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Le plateau, coloré pour l’explication des règles.

C’est pour quand, vous allez me dire ?

Ben le schmilblick est sorti le 7 novembre, et devrait coûter aux alentours de 70 brouzoufs, rapport à toutes les figurines dedans (pour info, Ares l’estime à 3kg). Parce que la boîte a l’air assez remplie de matos, hein. Ça vous titille le nerf de la guerre, ou bien ?

 

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4 Commentaires

  1. Photo du profil de TSR
    TSR 21/11/2014
    Répondre

    Oui, c’est sur, ça titille. Je ne sais pas si le temps de setup est aussi infernal que la guerre de l’anneau, mais clairement, c’est le truc qui fait que ce jeu (au demeurant très, très bon) ne sort quasiment jamais. Ca, et le fait qu’on est rarement que 2 à jouer.

  2. Photo du profil de Amiral
    Amiral 23/11/2014
    Répondre

    La guerre de l’anneau, je préfère y jouer à 4, c’est bcp plus intéressant de se confronter à la fois au camp adverse mais aussi à son propre partenaire.

    Après, c’est vrai qu’il faut du temps pour mettre en place le jeu mais ensuite le jeu est vraiment très bon et immersif.

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