Intrigue : les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent

C‘est manifestement dans les vieux Stefan Dorra que l’on fait les meilleurs nouveautés ! Après Iello (For Sale, Niet) c’est au tour de Igiari – nouvel éditeur distribué par Gigamic -d’aller chercher des anciens titres un peu oubliés et jamais traduits de l’auteur allemand (responsable de l’excellent Medina déjà réapparu l’an dernier au même endroit). Et cette fois-ci, c’est Clément Masson (découvert sur Five Tribes) et Ian Parovel (qu’on ne présente plus) au bistouri, car il s’agit de ripoliner un peu tout ça ! 

Vous avez des amis ? vous y tenez vraiment ? alors réfléchissez bien avant d’entammer une partie de Intrigue.

Le ton est donné, nous sommes en plein jeu de fourbe (pour parler poliment). Tiens, on pourrait aussi dire « jeu de négociation » … Mais non, cela traduirait moins l’aspect fallacieux de la chose. 

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Vous voilà notables à l’époque de la Renaissance. Félicitations.

Vous comptez bien vous remplir les bourses de doux métaux dorés. Pour ce faire, il faudra envoyer vos braves conseillés chez les autres. Malheureusement, au niveau place, c’est un peu le jeu des sièges musicales. À vous de faire preuve d’imagination (autre mot pour pots-de-vin) si vous tenez à vous assurer les meilleurs emplacements. Le principe de base étant que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent… 

Mais c’est quoi ? 

emplacements--titre-1Chaque joueur choisit une couleur, prend le château ainsi que les jetons conseillers correspondants, et les pose devant lui, face visible.

Vous commencez avec deux billets, ça ne vend pas du rêve dit comme ça, mais ça représente déjà 32 000 ducats. Peuchère ! 

Allez, c’est parti.

À son tour, le joueur actif devra réaliser 3 phases :

Récolter les revenus : Selon là où seront vos conseillers vous gagnerez plus ou moins de ducats. 

Accueillir et expulser les conseillers adverses de son château : Chaque château possède 4 emplacements (rapportant des sommes variables) et il ne peut y avoir quʼun conseiller par emplacement. De plus, tous les conseillers dʼun même château doivent être de types différents sous peine d’entrer en « conflit ». Par ailleurs, si jamais un type de conseiller nʼest pas présent dans le château du joueur actif, ce dernier a pour obligation de lʼaccueillir sʼil se présente à lui. Un peu d’hospitalité dans ce monde de brute, que diable ! Quoi qu’il en soit, c’est lors de cette phase-là que les discussions vont aller bon train. On se lancera dans toutes sortes de promesses pour essayer de placer nos personnages aux meilleurs endroits, sans se faire trop entuber soi-même, puis on résoudra les conflits un par un le cas échéant. Là où c’est rude : Tous les conseillers qui nʼont pas été accueillis ce tour-ci sont envoyés sur lʼîle (autrement dit, la boîte) et y resteront jusquʼà la fin de la partie. 

Présenter 2 conseillers : Chacun possède 8 conseillers et doit en placer 2 à chaque tour, chez les adversaires.

Après les 5 tours de jeu, chaque joueur réalise une toute dernière fois la phase de revenus après quoi on comptabilisera nos montagnes de ducats. Le plus riche peut chanter la Marseillaise. Ou pas. 

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Si vous souhaitez aller plus loin, vous trouverez les règles sur la fiche de jeu ! Sachez que Intrigue débarquera sur les étals en février. En janvier nous auront droit à d’autre nouveautés Gigamic, Mombasa (très attendu par les joueurs musclés du bulbe) et Vice & Versa (jeu d’observation rapidité par l’auteur d’Halli Galli – dès 4 ans). 

> Intrigue

Un jeu de Stefan Dorra
Illustré par Clément Masson, Ian Parovel
Edité par Igiari
Distribué par Gigamic
Langue et traductions : Français
Date de sortie : 02-2016
De 3 à 5 joueurs
A partir de 12 ans
Durée moyenne d’une partie : 45 minutes

   

7 Commentaires

  1. Cesare Mainardi 06/01/2016
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    L’un des meilleurs jeux d’enfoirés avec « Sauve Qui Peut » d’Argentum Verlag (ancienement « Seenot im Rettungsboot »)

  2. Photo du profil de Umberling
    Umberling 06/01/2016
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    La première et seule fois où j’ai joué à Intrigue, c’était avec des quasi inconnus. Heureusement, on a été bons joueurs et après les engueulades de partie, on est devenus copains. Mais je vous raconte pas le bordel ! 🙂

  3. Photo du profil de Florian Sirieix
    Florian Sirieix 11/01/2016
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    J’ai fini ma première partie en hurlant « On va bien voir, de toutes façons, qui est le plus gros chacal !!! Sortez votre fric les gars ! Ah…  merde… vous avez que ça vous ? »

    • Photo du profil de Umberling
      Umberling 11/01/2016
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      C’est à peu près ça qui s’est passé. Qui peut encore oser dire que les jeux allemands n’ont pas d’interaction ? Tu as joué à ça, toi, @Sha-man ?

      • Photo du profil de Shanouillette
        Shanouillette 11/01/2016
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        On n’y a jamais joué, ça a l’air bien vicelard.

        L’école allemande à l’origine prône la non interaction directe. Cela n’empêche pas qu’il y a des auteurs allemands qui fassent des jeux qui ne soient pas des jeux « à l’allemande ».

        • Photo du profil de Umberling
          Umberling 11/01/2016
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          Disons que c’est un jeu duquel tu sors en te sentant sale.

          • Photo du profil de Shanouillette
            Shanouillette 11/01/2016

            haha ça aurait pu être for sale mais c’était déjà pris. #auSecours #JeudemotMoisi

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