Iki iki chiki dadada !

(Je tiens à préciser qu’il y a un copyright Shanouillette sur le titre de l’article ! J’suis innocent !).

boiteJe m’étais promis de le garder pour la fin, parce que je sais pas vous, mais quand je mange un truc que j’aime bien, je garde toujours le meilleur pour la fin (vous savez, le syndrome du gars qui mange la petite salade fadasse juste avant d’attaquer l’énorme entrecôte maître-d’hôtel sur laquelle fond doucement un morceau de beurre à l’ail !) – (Notez que je viens de me rendre compte que mes phrases entre parenthèses sont parfois plus longue que les autres !).

Bref, comme d’habitude, c’est avec la patience d’un enfant de 5 ans devant une glace à la vanille en plein soleil, que j’ai fondu sur ma proie, à savoir, le délicieux : Iki !

Iki, je l’avais repéré avant Essen, mais c’est au hasard de nos pérégrinations dans le hall 7 que nous sommes tombés sur le tout petit et tout simple stand de monsieur Koota Yamada. C’était le jeudi soir, nous étions crevés et lui aussi. Il a commencé à nous expliquer le jeu mais entre son accent pas aisé à comprendre et mon oreille qui découpe les mots anglais à la serpe, je lui ai promis de revenir le lendemain pour attaquer la chose sous de meilleurs auspices !

Je n’ai qu’une parole, et nous revoilà le vendredi à moitié frais et dispo ! La chance a voulu qu’une des deux tables se libère à notre arrivée. Monsieur Yamata nous explique les règles, nous faisons uniquement 3 tours afin de laisser la table libre pour d’autres et je repars avec une boite sous le bras, conquis par le jeu et sa mécanique. Je félicite largement monsieur Yamata qui, vêtu de son habit traditionnel, me remercie à la manière japonaise en s’inclinant moult fois, ce que je m’empressais de faire également sans trop en comprendre la portée. Laissez-moi vous dire que ce fût pour le moins une parenthèse japonaise complètement dépaysante en plein coeur du salon !

Alors cette partie s’est réalisée à 3 joueurs avec mon pote Nathan et ma compagne France. Les règles étaient encore assez claires dans ma tête mais j’ai quand même refait une passe complète pour être sûr (merci au passage à khaali khaali sur BGG pour y avoir mis la version française).

Sachez qu’aucune sandale n’a été blessée durant cette partie ! (Psychologiquement heurtée peut-être, il faudra leur demander !).

 

Gens du marché
je vendrai mon chapeau tel un
parapluie couvert de neige

Le jeu a donc été réalisé par Koota Yamada. Ce monsieur n’en est pas à son premier essai vu qu’il avait déjà gagné le « Tokyo Germany Game Awards » pour son Stone garden. En farfouillant un peu, on apprend que Iki est déjà sorti une première fois et qu’il fut sold out au Tokyo game market 2014.

L’auteur peaufine alors son jeu, il créé sa maison d’édition : Utsuroï et lance une campagne KS le 10 juillet 2015 (Shanouillette nous en parlait ). La campagne KS fut un succès avec 78 000$ récoltés pour 827 contributeurs même si tous les stretchgoal n’ont pas été atteint. On notera l’absolument magnifique Makimono Board que quelques privilégiés ont pu avoir avec la version de luxe. J’ai demandé s’il en restait encore à Essen et il a gentiment ri de moi devant ma naïveté éloquente… Snif…

 

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Makimono de la version luxe…re-snif…

 

L’ouvrage a été illustré par un artiste japonais du nom de Dommiy. Le style graphique d’Iki est tout à fait particulier car le jeu a été fait pour nous replonger dans l’époque EDO (1603-1868) et plus précisément dans le quartier de Nihonbashi où se trouvait le marché le plus animé de l’époque. Le plateau est directement inspiré d’une grande fresque de 12 mètres de long « Kidaishouran » qui date de 1805 et sur laquelle sont représentés pas loin de 1 600 personnes et animaux, ainsi que 90 étals de vendeurs ! Voilà pour la petite histoire.

 

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kidai-shoran

 

Rassurez-vous, le plateau de jeu ne mesure pas 12 mètres de long mais on ressent bien la multiplicité des métiers que ce soit sur le plateau ou sur les cartes, sur lesquelles on trouve des artisans allant de l’acteur Kabuki au nettoyeur d’oreilles en passant par le samuraï, le vendeur ambulant de gyozas ou l’attrapeur d’oiseaux !

Du matériel aux illustrations, l’atmosphère qui se dégage d’Iki respecte complètement son esprit.

 

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détails du kidai-shoran

 

Voilà, le décor est planté… Mais on y fait quoi nous dans cette rue ? Le but du jeu est de traverser les 4 saisons d’une année et de devenir le meilleur Edokko (« l’enfant d’Edo »). Pour cela les joueurs vont recruter des artisans et des commerçants. Ils vont les faire progresser avec de l’argent et de la nourriture. Ce faisant, les joueurs récolteront des points d’IKI.

L’IKI est un concept philosophique de cette époque qui prône la maîtrise des subtilités de la nature humaine ainsi que la courtoisie et le raffinement. Le joueur avec le plus de point d’IKI à la fin de l’année sera le gagnant de la partie.

 

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Détails du plateau d’IKI

 

Le jeu est annoncé de 60 à 90 minutes, à partir de 13 ans et pour 2 à 4 joueurs. Alors sachez que Iki c’est du lourd, dans la catégorie des gros porteurs quand même. 13 ans me parait effectivement un minimum. Quant à la durée, ce ne sera pas celle de votre première partie. La nôtre a pris 3 heures à 3 joueurs (explications des règles comprises).

 

Ce sentier, personne
Ne s’y aventure, sinon
Le couchant d’automne.

Alors, il faut bien avouer que le jeu n’est pas donné (50 euros). Cependant, on en a pour notre argent. Tous les jetons et tuiles sont bien épais et très agréables à manipuler. Les cartes sont également de bonnes qualité et légèrement tissées. Il y a 4 meeple kobun hommes et 4 meeple femmes en kimono par joueurs. Sachant que vous jouez avec 4 uniquement, c’est à vous de choisir ceux que vous voulez. Et il y a également une mention spéciale pour le meeple Geisha qui est de toute beauté. Par contre, les jetons pipes et tabacs ne sont pas assez clairs, on les confond facilement.

 

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Le point fort et le point faible du matériel reste néanmoins son plateau de jeu qui de prime abord peut sembler un peu bordélique mais se révèle plutôt ergonomique à l’usage. Chaque chose est à sa place et on s’y meut plutôt facilement. Par contre, lorsque la partie est avancée, il y a une réelle difficulté à lire le jeu des autres et parfois même le sien. Sur une première partie c’est un peu gênant et on a un peu de mal à s’y retrouver et surtout à avoir une vue d’ensemble. Je vous dirai ce qu’il en est après ma deuxième partie. 😉

 

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L’autre petite faiblesse selon moi se situe au niveau des règles et de leur compréhension. Il n’y a pas de difficulté majeure, mais j’ai trouvé que l’architecture de la règle n’était pas claire et si toutes les informations y étaient facilement assimilables, j’ai parfois galéré pour trouver la bonne page lorsque j’y suis revenu. Ce qu’il faut saisir dès le début c’est qu’il y a : le matos, la description des différents composants, l’exécution d’un tour, et enfin la fin de tour et la fin de partie. Ça va mieux une fois qu’on a cette vue d’ensemble.

À noter qu’il n’y a pas de thermoformage dans la boite, mais honnêtement ça ne pose aucun problème, bien au contraire. Je préfère qu’il n’y en ait pas plutôt qu’un thermoformage pas pratique qu’on finira finalement par enlever de toute façon !

 

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Première version d’IKI, ça se voit à la piste ikizima en haut à droite qui a changé depuis.

 

Vous l’aurez compris, Iki a été réalisé avec goût et qualité. Sa charte graphique, si elle ne vous parle pas, a néanmoins été complètement respectée. Dans le genre, ça me fait penser un peu à Bruxelles qui avait complètement assumé son parti pris.

 

 

Tous les mouvements
du cœur
dans un seul frisson

La première chose que m’a dit monsieur Yamada sur son jeu, c’est qu’il reprenait en quelque sorte la fameuse roue de Mac Gerdts. Si ça c’est pas fait pour vous mettre l’eau à la bouche !! Une fois assis à sa table, j’ai compris ce qu’il voulait dire. Mais ce serait réducteur de réduire Iki à cette roue.

Le but des joueurs est donc de récupérer des points d’IKI. Ces points se récupèrent de plusieurs façons pendant la partie et lors du décompte final.

Le jeu se joue en 13 tours. Cela représente les 12 mois de l’année (avec 4 saisons de 3 mois) et le nouvel an. Le jeu commence donc au premier mois du printemps.

Chaque tour est composé de 2 phases.

 

► Phase 1 : Placement sur la piste Ikizama (le mode de vie)

L’ordre du tour est représenté par la piste de lutte contre les incendies (ceux-ci ravageait régulièrement la ville d’Edo). Le plus haut sur cette piste sera le premier joueur à choisir son emplacement sur la piste Ikizama et ainsi de suite.

Mentionnons que cette piste est très importante et pas uniquement pour l’ordre du tour, mais également parce qu’à 3 reprises lors de la parties (aux mois 5, 8 et 11) un incendie se déclarera au hasard dans l’un des 4 quartiers de la ville. Vous ne pourrez le combattre que si vous avez la force adéquat sur la piste de lutte contre les incendies. Nous y reviendrons.

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Donc, le premier joueur prend le cylindre à sa couleur et le place sur le 1, le 2, le 3, le 4 ou la croix. Ces chiffres correspondent au nombre de déplacements qu’effectuera votre Oyakata (ou votre meeple geisha, au choix) dans la grande rue. C’est également l’ordre dans lequel les joueurs vont jouer. Exemple : Je suis premier sur la piste de lutte contre les incendies, je me place en premier sur la piste Ikizima et je décide de me mettre sur le 2. Cela signifie que mon Oyakata fera 2 et exactement 2 déplacements dans la rue. Mais si mon amie France se place sur le 1, alors elle ne fera qu’un déplacement dans la rue, mais elle jouera avant moi. Si Nathan se place sur le 3, il fera 3 déplacements et jouera après moi.

La case avec la croix ne se joue qu’à 4 joueurs. Elle permet de jouer en premier et d’avancer de 1 à 4 cases au choix, mais alors vous passer l’action A de la phase 2 ! À faire uniquement en cas d’absolue nécessité !

Lorsque tout le monde a placé son cylindre, on passe à la phase 2.

►Phase 2 : La phase d’action

Il y a deux actions A et B. Chaque joueur, dans l’ordre de la piste Ikizima, va réaliser l’action A, puis l’action B, puis ce sera au joueur suivant et ainsi de suite.

=> Action A : Revenu OU Recruter un Artisan

Durant cette action, soit vous prenez 4 mons dans le stock (revenu), soit vous allez recruter un artisan. D’où cette question fondamentale : Qu’est-ce qu’un artisan ?

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Et bien, c’est clairement le coeur du jeu. Vous allez recruter des artisans, les placer dans les quartiers, les faire progresser en expérience, les nourrir, les protéger du feu (ou pas !), percevoir leur salaire et les accueillir chez vous quand ils partiront à la retraire. Dit comme ça on pourrait penser aux Tamagotchi, mais c’est la véritable originalité du jeu, son gros point fort.

À chaque saison est associé 15 cartes artisans. On en sort 4 au début de la saison, puis 4 autres à chaque mois de la saison. Quand un mois (pour rappel un mois = un tour de jeu) se termine, on met un mon sur les artisans non choisis pour les rendre plus attrayants (avec un maximum de 2 mons). Lorsque la saison se termine, on enlève tous les artisans de cette saison et on en place 4 autres de la nouvelle saison. Cela signifie qu’on ne jouera qu’avec 12 des 15 artisans de chaque saisons. Ça laisse une part d’aléatoire et augmente la rejouabilité.

Les artisans sont de 5 catégories : maître = rouge, artisan = marron, marchand = vert, colporteur = jaune et spécial = violet. Vous verrez plus tard que la couleur a de l’importance.

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Sur chaque carte artisan il y a un coût de 1 à 7 mons situé en haut à droite. En règle générale, plus on avance dans l’année et plus les cartes valent cher et sont puissantes.

Chaque artisan a une compétence et possède également entre 2 et 3 cases salaire qui correspondent à son niveau d’expérience.

Lorsque vous recrutez un artisan, vous payez son coût, puis vous placez la carte sur l’un des 4 emplacements libres de l’un des 4 quartiers de la rue (il y a donc 16 emplacements d’artisans si vous avez bien suivi :p).

Puis, une fois que vous avez placé votre artisan, vous prenez l’un de vos 4 kobun (meeple) et vous aller le placer sur la case à gauche juste en dessous de la carte artisan. Ces emplacements correspondent à l’expérience de votre artisan. À chaque fois que vous ferez un tour complet de rue ou qu’un autre joueur utilisera votre artisan, alors celui-ci gagnera de l’expérience et vous avancerez votre kobun sur la case suivante. Au niveau de la carte, cela se traduit par un salaire différent. Lorsque le kobun est au niveau 3 (maximum) et que vous gagnez à nouveau de l’expérience, alors vous récupérez la carte et votre kobun. Désormais cet artisan est à la retraite, il est protégé, vous n’avez plus besoin de le nourrir et produira son maximum de salaire à chaque fin de saison.

 

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attention, les pions en bois en bas de l’image étaient aussi pour la version de luxe

 

La majorité de la mécanique d’Iki tourne autour des artisans et de leur progression. L’interaction est également fortement présente parce qu’on est souvent tenté d’aller utiliser les artisans des autres mais alors on leur fait gagner de l’expérience !

En fonction de leur type, les artisans donnent des ressources, échangent des ressources, donnent des points d’IKI, octroient des avancées sur la piste de lutte contre les incendies, donnent de l’expérience à d’autres artisans, etc. Certains ont même des capacités spéciales actives lorsqu’ils sont à la retraite.

Voilà, donc pour rappel, l’action A vous permet soit de prendre 4 mons, soit de recruter un artisan. Puis vous passez à l’action B.

=> Action B : Déplacement de l’Oyakata (ou de la Geisha) et Transaction.

C’est typiquement ici qu’on en revient à la roue de Gerdts. La rue est composée de 8 emplacements, on voyage de 1 à 4 emplacements dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (en fonction de la piste Ikizima). À chaque emplacement correspond une échoppe fixe et éventuellement 1 ou 2 artisans.

À noter qu’on a la possibilité d’utiliser des petits jetons « sandales » pour augmenter la valeur du déplacement (jamais pour le réduire). Il n’y a pas de limite au nombre de sandales qu’on peut utiliser. N’oubliez pas que lorsque vous avez effectué un tour complet de rue, alors tous vos artisans gagnent de l’expérience.

Lorsque l’on s’arrête sur un emplacement de la rue, on a la possibilité d’utiliser l’échoppe ET l’une des compétences de l’un des deux artisans éventuellement présents (on ne peut pas utiliser les 2 artisans en même temps). N’oubliez pas que lorsque vous utilisez les artisans des autres, vous les faites progresser en expérience…

Les 8 échoppes vous permettent de :
1. Echanger 3 mons contre 2 sandales
2. Echanger 3 mons contre 2 riz
3. Gagner +1 en luttre contre le feu
4. Acheter une pipe ou un jeton de tabac
5. Echanger 1 riz ou 1 sandale contre 4 mons
6. Donner 1 mon pour avoir un riz ou pour construire un bâtiment*
7. Acheter 1 des deux jetons poisson de la saison en cours
8. Echanger 6 mons contre 1 or (koban)

* : Dans le jeu vous allez récupérer un peu d’or et de bois. Ces ressources (rares !) permettent de construire l’un des 6 bâtiments du jeu disponible. Ces bâtiments ajoutent des points d’IKI en fin de partie selon certaines conditions ou non. Cela peut représenter beaucoup de point d’IKI, mais un bâtiment occupe un emplacement de quartier et un de vos kobuns de manière permanente jusqu’à la fin de la partie ou jusqu’à ce que le bâtiment soit détruit par un incendie. Ne vous jetez donc pas dessus en début de partie !

 

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Les jetons tabac sont des points d’IKI en fin de partie. Si vous avez une pipe, alors elle double la valeur des points de vos jetons tabac.

Les jetons poissons vous donneront des points suivant le nombre de poisson par saison différente que vous avez (si vous avez un poisson d’été, un d’automne et un d’hiver, alors ça vous fera 10 points d’IKI en fin de partie, si vous avez en plus un des poissons du printemps, ça vous fera 15 points). Un joueur ne peut avoir d’un poisson d’une saison.

Bien, une fois que chaque joueur a fait toutes ses actions alors c’est la fin de tour. Dans ce cas, il y a 4 cas de figures possibles :

1) soit il n’y a rien de spécial et on passe au mois suivant. Il s’agit des mois 1, 2, 4, 7 et 10
2) soit c’est de la fin d’une saison et on fait un bilan des comptes. Il s’agit des mois 3,6,9 et 12
3) soit c’est un mois avec un incendie. Il s’agit des mois 5, 8 et 11.
4) soit c’est le dernier mois de l’année (le 12 donc).

 

calendrier

→ Bilan des comptes :
– D’abord chaque joueur reçoit les revenus de chacun de ses artisans sur le plateau en fonction de son expérience plus le revenu maximum de tous ses artisans à la retraite.
– Ensuite il y a une prime de regroupement en point d’IKI. S’il y a au moins 2, 3 ou 4 cartes artisans de la même couleur dans un quartier, alors vous recevrez des points d’IKI pour chacun de ces artisans que vous possédez. Exemple, s’il y a 3 maîtres (cartes rouges) dans le quartier, si j’en possède 2, alors je marquerai 2×3=6 points d’IKI. Si Nathan possède le 3ème, il marquera 1×3=3 points d’IKI. On répète ce processus pour chacun des quartiers.
– Enfin, et c’est là que ça fait mal, vous devez payez 1 riz pour chacun de vos kobuns sur le plateau (y compris pour ceux sur les bâtiments). Vous ne payez rien pour les artisans à la retraite. Pour chaque kobun que vous ne pouvez pas payer, celui-ci revient chez vous et vous perdez la carte artisan !

 

 Incendie :
Le premier joueur sur la piste de lutte contre les incendies tire au hasard l’une des 4 tuiles incendie qui indique dans quel quartier celui-ci se déclare. Le feu prend naissance dans l’emplacement le plus éloigné du centre du quartier concerné (près du bord du plateau). Le feu a la force du tour où il se déclenche excepté pour le dernier. Au tour 5 il a une force de 5, 8 au tour 8 mais seulement 10 au tour 11 (la piste incendie ne va pas au-dessus de 10).
On regarde alors qui est le propriétaire de l’artisan concerné par le feu. Si celui-ci a la force suffisante pour le combattre (>=), alors le feu s’arrête pour tout le monde et personne n’en souffrira ! Le joueur a éteint le feu. Si, par contre, l’emplacement est vide ou le joueur n’avait pas la force nécessaire pour combattre le feu, alors le feu ravage l’emplacement, l’artisan retourne à la réserve, puis le feu se propage à l’emplacement suivant, en direction du centre. Il perd cependant 1 en force. Et ainsi de suite. Un feu ne sort jamais d’un quartier néanmoins.
L’emplacement d’artisan proche du centre est mécaniquement plus protégé du feu que les autres. C’est pourquoi lorsque vous déciderez de placer un artisan dessus, il vous en coûtera 2 mons supplémentaires ! Et oui, on a rien sans rien !
Enfin, la tuile incendie repart face cachée avec les autres, donc le prochain feu pourra se déclarer dans le même quartier !

 

 Dernier mois de l’année :
Dans ces cas là, tous les joueurs vont jouer le dernier tour, celui du nouvel an. Mais il est un peu différent. Chaque joueur pourra se placer sur la case de son choix et effectuer les actions correspondantes. Ça permet par exemple d’être sûr de pouvoir faire une construction au dernier tour (à condition d’avoir les ressources nécessaires bien sûr).

 

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Voilà, après le nouvel an, on passe au décompte final qui comprend les points d’IKI gagnés en cours de partie auxquels s’ajoutent le tabac, les poissons, les cartes bâtiment, les ressources (le riz et les sandales ne rapportent rien), et il y a également des points en fonction du nombre de couleurs différentes d’artisans que vous possédez, qu’ils soient sur le plateau ou à la retraite. 1 point si une couleur, 4 si deux couleurs différentes, 9, 16 et 25 si vous avez les 5 couleurs.

 

Au festival des étoiles
les cœurs ne peuvent se rencontrer
extase de pluie.

Kiyonaga1783Bien bien bien, que dire de cette machine ? Allez, je ne vais pas vous mentir, j’ai énormément aimé Iki.

Le système des points d’expérience de nos artisans est vraiment excellent. Il nous oblige à faire des choix difficiles tout en ajoutant une bonne dose d’interaction. On peut être tenté d’avancer vite sur la r(o)ue pour leur faire gagner plus de l’expérience plus vite mais on aura peut-être pas toutes les actions qui nous intéressent.

Ou inversement, on peut vouloir ne pas passer le tour de la rue avant d’avoir nos 4 artisans sur le plateau pour rentabiliser le passage. Mais alors on perd peut-être du temps par rapport à ceux qui foncent ! Et les actions disponibles des échoppes ne seront pas les mêmes.

J’aime également la pression que le jeu nous met. Entre toutes les fins de saisons où il va falloir nourrir nos kobuns et les incendies, c’est difficile de parvenir à tout faire ! Je me suis retrouvé plusieurs fois à accélérer ma geisha pour faire partir à la retraite des artisans et ne pas avoir à les nourrir.

La gestion de l’argent est également très tendue. Il part vite et ne se gagne pas toujours facilement. De même, les ressources pour les bâtiments ne sont pas évidentes à récolter (en particulier pour les Koban !). Et les bâtiments, s’ils peuvent amener beaucoup de points, ne doivent pas être mis à la légère sous peine de pleurer quand un incendie le dévastera ou qu’on ne pourra plus nourrir le kobun devenu inutile posé dessus.

Certaines cartes sont vicieuses également et peuvent vous faire perdre des points d’IKI au milieu de leur expérience. Je pense au croupier par exemple qui apporte un salaire de 6 points d’IKI au premier niveau d’expérience, -3 au deuxième et 8 au troisième ! Faut bien le gérer !

Ce n’est pas facile non plus de monter sur la piste de lutte contre le feu. Heureusement, certains artisans vous font augmenter quand vous les recrutez, mais d’une manière générale, on n’y monte pas par défaut et ça résulte d’un vrai choix stratégique.

Enfin, il y a beaucoup de façon de marquer des points de victoire. Entre les poissons, le tabac, les bâtiments, les regroupement par quartier et ceux des artisans, il faut penser à beaucoup de choses et bien réfléchir aux artisans que l’on va prendre !

De tous les jeux auxquels j’ai joué cette année, c’est celui qui me fait le plus penser à un Feld.

Que ce soit dans la mécanique, la tension sur les ressources, la pression mise par le jeu ou encore la multiplicité des endroits où gagner des points, Iki ne vous lâchera pas d’une sandale durant toute la partie. Il vous faudra rester concentré.

Le seul vrai reproche que je lui ferai c’est le manque de lisibilité du plateau en cours de partie. On peut rapidement être perdu si on se déconcentre. Mais c’est une bien faible dîme que je paye volontiers au regard de toutes les qualités de ce jeu !

 

Entendant les grêlons
comme si ce corps était
un vieux chêne

En ce qui concerne notre partie, elle s’est faite à 3 joueurs. Nathan, un vieux routier du jeu de société, et France ma compagne que je pourrai surnommer mort-sifflante parce qu’elle ne dit rien pendant la partie et elle finit par gagner à la fin !

Dès le début du jeu, j’ai senti que je faisais quelques erreurs. Dans le placement de mes artisans d’abord. Je les ai disséminé aux quatre vents, mais surtout je n’ai pas pensé aux points d’IKI des regroupements. Alors que France et Nathan ont maximisé dessus.

 

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la piste ikizima du haut est celle de l’ancienne version.

 

Bon, je décide de prendre rapidement un artisan qui a une capacité spéciale qui éteint un feu quand il est à la retraite. De cette façon, je ne perds pas d’action à augmenter ma piste des incendies et je peux me concentrer sur l’argent, d’ailleurs, mes 2 artisans suivant me ramenait des mons avec leur salaire. J’ai alors placé mes artisans suivants sur les places du centre, plus chères mais mieux protégées du feu.

Nathan, quant à lui, est monté beaucoup sur les incendies et s’est diversifié avec ses artisans sur le riz et les points d’IKI, il va également chercher du poisson. France se diversifie également, elle monte un peu sur l’incendie mais à peine plus que moi. Par contre elle prend de suite deux artisans avec des capacités spéciales qui lui permettront d’avoir les 5 couleurs d’artisans à la fin du jeu. Elle parvient aussi à mettre en jeu un artisan qui a la capacité de faire progresser en expérience un autre de ses artisans quand on l’active. Nathan et moi allons vite aller dessus ce qui lui permettra de le mettre rapidement à la retraite !

Au niveau des déplacements, c’est France qui gère le mieux l’affaire, elle se déplace beaucoup et fait monter rapidement 3 artisans en expérience. Quant à moi j’ai joué à l’inverse, j’ai ralenti pour avoir mes 4 kobuns sur le plateau au moment de passer le bout de la rue. Nathan a fait un mix des deux.

 

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On arrive en milieu de partie au premier incendie et ça tombe direct sur moi. Heureusement je peux l’éteindre avec ma capacité spéciale. Mais si ça retombe chez moi je ne pourrai plus faire grand chose, j’ai trop de retard sur la piste de la lutte contre le feu. À part ça, j’ai changé mon fusil d’épaule et grâce à mes revenus j’engage un ou deux maîtres qui coûtent plus cher mais rapportent des points d’IKI et de l’or. Je suis en retard mais rien d’irrattrapable. Nathan et France quant à eux vont chercher du tabac et des poissons.

Le deuxième incendie se déclare chez Nathan qui était le plus avancé sur la piste et ne blesse donc personne. Nourrir nos artisans n’est pas chose aisée, et France en fera les frais à la fin de l’été. Je reviens un peu en point d’IKI avec mes maîtres (artisans rouges), mais Nathan et France prennent des marrons plus rentables en fin de partie. De plus, ils accumulent doucement les points annexes avec le tabac et les poissons. Je suis clairement en retard.

Je décide alors de mettre à profit mon seul avantage, à savoir, l’argent. Je commence à récupérer les ressources pour construire un bâtiment qui me donnera 24 points d’IKI en fin de partie. Arrive alors le 3ème incendie et là, il me fera mal en me détruisant un maître rouge que je m’apprêtai à mettre à la retraite au prochain tour. Je regrette d’avoir laisser tombé un peu vite cette piste d’incendie surtout que j’ai subi toute la partie sur les déplacements étant le dernier à choisir à chaque fois sur la piste Ikizima. Les sandales ne m’ont pas assez aidé à combler cette lacune.

La fin de partie arrive, je parviens à construire mon bâtiment mais France en construit un également. Au final France remportera la partie, suivie de Nathan à une dizaine de points derrière, et moi je ferme la marche avec une dizaine de points encore derrière lui. J’aurais vraiment joué à contre-courant sur cette partie, mais quel plaisir nous avons pris !

Marchant sur le givre
cela me paralyse
de le voir partir

Iki est vraiment mon second coup de coeur sur cet Essen 2015. J’aime presque tout dans ce jeu. Et un indice qui ne me trompe pas, je suis pressé d’en refaire une !

Il s’agit d’un jeu expert qui exige plusieurs niveaux de réflexion sur nos actions. Il vous faudra avoir une pensée à court, moyen et long terme. Il est indispensable de prendre les artisans qui compléteront au mieux vos besoins immédiats et futurs mais il faudra également sans cesse gérer votre stock de riz et votre argent. Il est aussi nécessaire d’avoir une vision sur le calendrier afin d’anticiper les événements. Le déplacement de votre Oyokata sera la clé. Il faudra tantôt le ralentir, tantôt l’accélérer, mais toujours en allant chercher les besoins essentiels à votre stratégie et aux contraintes imposées par le jeu.

Alors certes, le plateau est un peu nébuleux en milieu de partie et ne nous aide pas à faire le point, mais ce n’est pas bien méchant et je pense que cette gène disparaîtra à la deuxième partie.

 

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L’une des célèbres vagues d’Hokusai

 

Donc, si vous n’aimez pas les jeux qui font fondre vos neurones ou simplement les jeux de gestion, alors passez votre chemin. Dans le cas contraire, si vous aimez les gros jeux à l’allemande de type Feldien, je ne peux que vous conseillez d’essayer d’urgence Iki avec lequel, j’en suis persuadé, vous prendrez beaucoup de plaisir ! 🙂

> La fiche du jeu

Un jeu de Koota Yamada
Illustré par Dommiy , Koota Yamada
Edité par UTSUROI
Langue et traductions : Anglais, Japonais
De 2 à 4 joueurs
À partir de 14 ans

 
[Soulignons que tous les Haikus cités dans cet article sont de la main de Bashō Matsuo, un poète japonais du XVIIème siècle, du début de l’époque d’EDO. Il est considéré comme le père de cette forme de poésie qui permet d’exhaler les émotions, d’exposer les saisons qui passent, de traduire le moment qui émerveille ou étonne.]

18 Commentaires

  1. Photo du profil de Arfie
    Arfie 09/11/2015
    Répondre

    Beau résumé d’un jeu fort agréable.

    J’ai beaucoup aimé cette partie ( le Nathan c’est moi lol )

    Ikki est vraiment un très bon jeu, un de ceux que j’ai préfère ces derniers mois.

    Si vous en avez l’occasion ou si cet article vous en donne l’envie foncez sandales à la main.

    • Photo du profil de eolean
      eolean 09/11/2015
      Répondre

      n’est-ce pas !  Faudra qu’on en refasse une à 4 joueurs 🙂

  2. Photo du profil de atom
    atom 09/11/2015
    Répondre

    Merci pour ce moment just Played. Encore un jeu qui me fais bien envie, mais il est difficilement trouvable, des pistes pour une sortie française ? Je sens qu’il doit y avoir des phases maux de tête.

    • Photo du profil de eolean
      eolean 09/11/2015
      Répondre

      c’est vrai qu’il fait parfois mal aux cheveux, mais les règles sont simples et j’ai presque hésité à le mettre dans la catégorie lourd. Mais je considère que vu la pression que le jeu nous met sur le feu ou le riz, il est vraiment fait pour une catégorie expert.

       

      Pour le trouver, je ne me suis pas renseigner. Je crois qu’il va ressortir au japon, mais je ne sais pas si on pourra se le procurer facilement en France.

       

      Je vais écrire à l’auteur pour lui demander, on ne sait jamais ^^

  3. Photo du profil de morlockbob
    morlockbob 09/11/2015
    Répondre

    je l avais remarqué en KS mais comme tu dis, 50 e pour un jeu qui me semblait touffu, voir peu clair, c’était un gros risque. Cet article arrive un peu tard, il aurait peut être fait pencher la balance en sa faveur, car hormis le décor, il y a aussi une âme…

    • Photo du profil de eolean
      eolean 10/11/2015
      Répondre

      Oui tout à fait, après on adhère ou pas au style, mais ce n’est pas un jeu qui laisse indifférent je pense.

  4. Photo du profil de M3th
    M3th 10/11/2015
    Répondre

    Superbe article pour un jeu vraiment tentant. Mais perso le plateau me pique vraiment les yeux, j’espère quand avoir l’occasion de le tester un jour. Par contre c’est moi où 2015 c’est la nippomania?

    • Photo du profil de eolean
      eolean 10/11/2015
      Répondre

      Merci ! Pour le plateau, comme je disais, on adhère ou pas ^^ Et c’est vrai qu’il y a plusieurs sorties en même temps sur le japon, entre iki, nippon, trader of osaka, etc… Une petite vague sympathique.

      • Photo du profil de elniamor
        elniamor 10/11/2015
        Répondre

        C’est pas le tsunami mais on s’en approche.

        Merci pour l’article, il m’a titillé aussi, mais il fallait l’essayer. Maintenant, il faut encore plus l’essayer !

  5. Photo du profil de ZARIN
    ZARIN 15/11/2015
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    Zut, il me faisait de l’oeil, mais sur le stand ils ne s’avaient pas que la règle FR existait. Cela m’a fait hésité hélas et repartir sans. Et maintenant il a l’air introuvable. Tant pis. Mais au final j’estime maintenant qu’il vaut mieux rater un bon jeu plutôt que revenir avec 15 navets dont la plupart font le buzz (mésaventure de 2014)

  6. Photo du profil de eolean
    eolean 15/11/2015
    Répondre

    c’est le problème, vu que c’est la sortie des jeux, il y a peu de retours dessus. On prend donc parfois des risques, parfois ca paye, parfois non…

  7. Photo du profil de Amiral
    Amiral 18/12/2015
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    Perso, j’ai pas trop accroché car ce genre de jeu de gestion n’apporte pas grand chose de nouveau.
    Un plateau assez beau mais peu ergonomique et des illustrations de cartes sympas.
    Jeu difficilement lisible (grosse difficulté à lire son jeu et celui des autres).
    Anticipation délicate de ton tour de jeu car on peut se faire griller son action par le joueur précédent.
    Jeu répétitif et manquant de diversité (on refait les mêmes choses pendant les 12 tours).
    Quelques bonnes idées comme l’évolution des commerçants et artisans.
    Par contre, des façons de gagner des PV de partout et qui n’ont ni queue ni tête, surtout sur les couleurs différentes de cartes au décompte… bref, on dirait du FELD :p
    Et du chaos (incendie) sur un jeu de gestion où il faut se creuser la tête,… bizarre !

  8. yoann 11/11/2017
    Répondre

    bonjour Atom,

    IKI est ton second coup de coeur de 2015 mais quel était ton premier coup de coeur de cette année.

    De plus pourrais-tu me dire quels sont tes 5-6 jeux préférés depuis 4-5 ans?

     

    merci encore pour tes super just played.

     

    Yoann

  9. yoann 11/11/2017
    Répondre

    message destiné à eolean

    bonjour Eolean,

    IKI est ton second coup de coeur de 2015 mais quel était ton premier coup de coeur de cette année.

    De plus pourrais-tu me dire quels sont tes 5-6 jeux préférés depuis 4-5 ans?

     

    merci encore pour tes super just played.

    • Photo du profil de atom
      atom 11/11/2017
      Répondre

      Je crois que Trickerion en fait partie. ( ce monsieur a très bon gout ^^)

      • Photo du profil de eolean
        eolean 12/11/2017
        Répondre

        Bonjour Yoann, C’est difficile de te répondre, ma mémoire est plutôt défaillante :p A dire vrai, ça fait 10 ans que je joue quasiment à un nouveau jeu toutes les semaines ! Je crois que mon jeu préféré tout confondu doit être steam works (mon top 2015) et j’ai dû y jouer 3 ou 4 fois en tout ^^ Tu l’auras compris, on aura tous des critères différents, par exemple, moi je ne joue pas aux coop et la rejouabilité n’est pas mon critère principal. De même, même sis ce sont des très bons jeux, j’ai plus de mal par exemple avec les rosenberg, alors certains ne jurent que par lui. Le pire c’est que je vais aimer y jouer ! C’est juste que pour l’instant, ils n’ont pas pour moi ce petit plus qui touche ma corde sensible de joueur. J’aime les jeux bac à sable où on peut essayer différentes stratégies. Pour répondre sur le classement, je vais le laisser sur le forum sur le poste d’atom (d’ailleurs merci pour le compliment monsieur ^_^).

        Merci à toi d’avoir lu quelques just played, j’espère pouvoir en réécrire quelques uns sur les jeux de cette année, 2016 avait été assez pauvre sur les gros eurogames (à part 2 ou 3 exceptions quand même ^^) mais 2017 marque un retour en force de la catégorie ! J’ai hâte de jouer à tout ça 🙂

  10. yoann 11/11/2017
    Répondre

    merci Atom.

    Je suis depuis peu tes publications.

    Pourrais-tu me dire quels sont tes 4-5 jeux préférés ou plus depis 4-5 ans?

    Continue avec tes publications.

    yoann

    • Photo du profil de atom
      atom 11/11/2017
      Répondre

      Merci, ça fait toujours plaisir.

      Dans l’absolu c’est pas facile de répondre, car ça dépends des attentes. Il y a des jeux que j’aime beaucoup malgré leurs défauts, par exemple Dynastie est un bon jeu grâce a son interaction, maintenant l’opportunisme peut agacer grandement et je sais avec qui je ne vais pas le sortir ^^.

      En coopératif, je suis ultra fan de Aeon End’s, avec ma femme on y a passé un week end entier a enchainer les parties, alors que l’on n’en attendait pas plus que ça. Toujours en coop Fuse avec ses bombes a désamorcer en 10 mn chrono est bien sympathique aussi.

      Plus en Eurogames, je suis obligé de te citer Concordia qui doit être le jeu le plus sorti de la ludothèque avec 12 parties en prés de 3 ans, mais battu par Terraforming mars avec le même nombre de parties mais en moins d’un an, j’adore voir le plateau a la fin de la partie.  Yokohama réalisation passable (dommage) mais super jeu de placement, contrat objectif super simple a expliquer, mais ça bouillonne pendant la partie, du vrai eurogames.  Beaucoup aimé Lorenzo le magnifique, simple a expliquer, et l’on est vite dans la partie. Failli oublier Anachrony. Et je finis par Trickérion qui doit être le jeu le plus lourd que je dois avoir, je sais que je ne vais pas le sortir souvent, mais j’adore ce jeu, sa mécanique, la tension, le thème, les illustrations.  Je suis fan absolu des illustrations de Villo Farkas, qui n’est pas qu’illustratrice, mais directrice artistique, et pour moi c’est la meilleure, il se dégage un je ne sais quoi dans les jeux de cet éditeur et elle n’y est pas pour rien.

      Et toi tu aimes quel type de jeux ?

      Ps : Je vais copier ma réponse sur le forum, ça sera peut être plus facile pour discuter, et peut être que çà donnera envie a d’autres de donner leur top.

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