Glen More II : Dix ans d’âge

En 2010 sortait Glen More, premier du nom et premier jeu du jeune Matthias Cramer, destiné à un plutôt brillant avenir d’auteur (voir sa ludographie en fin d’article). L’alliance de la simplicité à une certaine profondeur stratégico-tactique sur une durée remarquablement courte allait laisser des traces dans les cœurs de nombreux observateurs internationaux.
Malgré l’absence de localisation officielle, nonobstant de courts textes sur quelques tuiles, la francophonie ludique n’est pas en reste dans l’affaire. Le jeu s’y fait suffisamment remarquer pour être encore cité régulièrement en référence à l’approche de la fin de la décennie.

 

Dix ans plus tard

Glen More est donc devenu quasiment un classique, mais du genre difficilement trouvable. Par ailleurs, depuis l’édition Alea, les standards matériels ont explosé et le financement participatif fait tourner les têtes. Le désormais expérimenté Matthias Cramer (ci-contre) et Funtails, nouvel éditeur allemand créé pour l’occasion, ont bien compris que la période était propice à une remise à jour ambitieuse à tous points de vue.

Le jeu nous revient ainsi avec un contenu pour le moins boosté. Les mensurations du plateau et des tuiles ont été revues à la hausse. Elles peuvent ainsi accueillir les meeples « écossais » et les ressources qui s’affichent désormais sous forme de pièces en bois customisées plus imposantes. Le cube n’a clairement plus la cote. L’ensemble, ré-illustré de manière probablement moins frustre qu’à l’origine, inocule une atmosphère des highlands plutôt engageante.

KS c’est bon pour la croissance

Avant vs Après

Exit les jetons PV hexagonaux Alea

Le jeu a pris en épaisseur

 

En dépit de la nouvelle carrosserie, la plupart de ce qu’il y a sous le capot a été reconduit à l’identique.

Ouf ! C’est encore Glen More.

Bien sûr, l’emblématique « rondelle » est toujours là. C’est à la fois une rivière de tuiles et une piste d’ordre du tour. Préempter une tuile particulièrement convoitée, mais lointaine sur la rondelle, a pour conséquence probable de ne pas rejouer de sitôt. D’un autre côté, un arrêt intermédiaire augmente très fortement le risque qu’un adversaire plus entreprenant s’empare de cette tuile avant moi. Ce principe déjà finaud est en outre cadré par un intelligent décompte de fin de partie récompensant les fiefs les moins étendus. Une tuile insuffisamment fructueuse peut s’avérer contre-productive en termes de PV finaux ; rafler tout ce qui traîne est voué à l’échec et chaque coup doit être mûrement pesé.

Autre grand plaisir de Glen More perpétué dans cette nouvelle mouture : l’activation des effets de chacune des tuiles adjacentes à la nouvelle arrivante. Combiné aux quelques contraintes de placement, ce mécanisme distille un rythme syncopé. Les tours de préparation alternent avec des poses plus exaltantes procurant quantité d’effets, que l’on peut combiner dans l’ordre de son choix. Malgré le plaisir régulier d’un bel enchaînement, le sentiment de frustration est très présent. On voudrait pouvoir jouer sur tous les tableaux, mais ça ne sera bien évidemment pas possible. Alors quelle tuile choisir ? Où la placer ? Comment répartir ses meeples écossais ? L’anticipation est de mise et toutes les décisions sont draconiennes. Les décomptes qui ponctuent la partie arrivent très vite. Le nombre restreint d’exemplaires de chaque type de tuile fait qu’une occasion manquée se présentera rarement une seconde fois.

Tout avenant qu’il soit, l’enrobage gaélique n’est qu’une façade. Alors oui, les lochs et autres lieux nommés existent vraiment, les matériaux de construction demandés sont grosso-modo logiques, et l’imparable enchaînement céréales-whisky-taverne fait plutôt sens. Mais absolument rien qui ne pourrait être aisément transposé en d’autres lieux et d’autres temps.
Glen More, c’est avant tout une mécanique de précision. On oublie vite de se demander en quoi activer un château permettrait de déplacer un écossais, de s’étonner que l’aménagement d’une nouvelle carrière fasse pousser le champ de blé attenant. L’objet est bien uniquement de gérer ses ressources, d’agencer et de calculer au mieux pour optimiser plusieurs sources de PV. Un léger côté salade de points donc, mais pas parmi les plus caricaturales du genre non plus.

 

Maturé en fût de chêne

Si la boite a doublé de volume (au bas mot) entre le I et le II, c’est aussi parce que la revisite matérielle s’accompagne d’ajouts mécaniques majeurs, et donc de composants supplémentaires. Le jeu de base a été retravaillé, et pas qu’à la marge. Plusieurs points chiffonnaient Matthias Cramer qui n’a visiblement eu de cesse, pendant toutes ces années, de réfléchir à des pistes d’améliorations.

Premier sujet traité : l’absence d’une réelle stratégie potentiellement gagnante avec très peu de tuiles. Réponse du créateur : il greffe un nouveau type d’élément, les tuiles personnages, qui ne s’ajoutent pas au domaine et n’activent donc aucun effet. Leur intérêt est la pose d’un jeton à sa couleur sur un plateau additionnel, le plateau des « clans », donnant droit au bonus unique qui y figure.
Ce nouveau pan du jeu est un couteau suisse qui répond à un grand nombre de situations sur le plan tactique comme stratégique. Les ressources immédiates permettent de se fournir dans une denrée non produite par ailleurs, les avantages permanents orientent le jeu, et les mannes de points instantanées ne peuvent être obtenues qu’en répondant à une condition qui ne s’improvise pas.

En complément, une autre nouveauté permet de jouer quelques coups à la marge sans agrandir son domaine : de rares bâtiments avancés se construisent désormais par-dessus une tuile existante d’un certain type. Autant dire que de très jolis coups peuvent être à la clé si cet emplacement se trouve être bien entouré.

« Il ne fallait pas qu’il y ait de stratégie dominante avec juste quelques tuiles, mais je voulais en faire une option viable. Bien sûr, vous devez toujours avoir une approche réfléchie, mais vous pouvez maintenant parfois l’emporter avec seulement quelques tuiles. » – Matthias Cramer

Le nombre de personnages rallié est par ailleurs l’objet d’une rubrique supplémentaire d’évaluation à chaque décompte, portant le total à 4 (anciennement 3). Voilà qui bouleverse pas mal la donne et diversifie les enjeux : il est devenu virtuellement impossible de bien figurer sur quatre fronts en parallèle.

Continuons avec les changements d’importance : la majorité des meeples « écossais » est désormais comptabilisée sur la base de ceux rassemblés au château initial. Il n’est plus question d’avoir à les sortir définitivement du jeu. Cet aménagement est pour le mieux : plus intuitif et plus indulgent avec les débutants, il rehausse l’intérêt des déplacements et pose quelques dilemmes tactiques en rendant possibles des allers-retours dans le bon timing.

Côté contrainte de pose, l’équation a été amputée : au revoir la « route », seule subsiste la « rivière ». Une certaine proportion de lieux (et notamment les lochs) ne peuvent ainsi être placés que sur l’axe horizontal initié par la double-tuile de départ. Jugée trop restrictive, la dimension verticale n’a pas été reconduite. Là encore, une fois qu’on y a goûté, il est difficile de donner tort à cette décision, tant le surcroît de liberté est appréciable. Les situations de quasi-blocage où aucune des premières tuiles n’est constructible s’en trouvent raréfiées, quoiqu’encore suffisamment présentes pour punir le bâtisseur imprévoyant.

Pour parachever la mue, l’auteur a mis un point d’honneur à revoir un aspect qu’il estimait insatisfaisant : la fin du jeu. Il est vrai qu’en version 2010, il n’était pas rare de se faire surprendre par l’expiration de la pioche. Avoir joué son dernier tour sans s’en apercevoir et sans avoir pris les dispositions nécessaires se révélait pour le moins décevant. Ce ne sera plus possible ici, puisqu’une tuile dédiée (ci-contre) assure de sélectionner son accomplissement final en connaissance de cause.

Avec des modifications de cette envergure, le risque de dénaturer l’expérience de jeu originelle était grand. Force est de constater à l’usage que si ce n’est plus tout à fait le même jeu, on retrouve pourtant des sensations similaires. Il est surprenant de constater combien le feeling Glen More a survécu à l’opération.

 

Toujours plus

Les lecteurs au fait de l’affaire le savent déjà : Matthias Cramer ne s’est pas contenté de réajustements du jeu originel. Il nous livre en sus huit « Chroniques », qui sont ni plus ni moins que huit modules / mini-extensions, totalement inédites.

Chaque chronique vient avec son matériel spécifique, à entreposer dans une boite carton taillée en fonction. Bien que ça ne soit pas du Legacy, ça m’évite quand même de vous spoiler le contenu.
L’ensemble trouve sa place dans ce thermoformage grand format, chapeauté par un énorme couvercle transparent qui maintient les éléments en place. Que de luxe… et que de plastique.

 

Les 8 chroniques étant théoriquement toutes mixables entre elles, cela fait 255 combinaisons possibles. Autant dire bien plus qu’il n’en faut… à condition bien entendu que ces suppléments vaillent la peine d’être incorporés. On en vient ainsi à la question fatidique : alors, qu’est-ce que ça vaut ?

Difficile d’être catégorique sans avoir pratiqué plusieurs fois chacun de ces modules, mais il faut bien rendre compte que les premières impressions sont plutôt tièdes.

Prenons la chronique n°I : Les courses de bateaux-dragons. Elle met en œuvre une idée plutôt séduisante sur le papier : faire naviguer son pion bateau « autour » de la table. Pour remporter ladite course, il faudra remonter non seulement sa propre rivière, mais également et surtout celles des domaines des adversaires. En plus de recycler intelligemment les activations de type déplacement (parfois déclenchées en surnombre), elle induit de l’interaction via l’enjeu global et à travers quelques coups tactiques sympathiques : la pose d’une nouvelle tuile au bon endroit rallonge d’autant le parcours des adversaires qui ne sont pas encore « passés ».
Hélas, elle nous a finalement paru passablement bancale à deux joueurs, tant le couperet du tout ou rien s’y fait sentir.

De façon similaire, la chronique n°V (Ode au Haggis) s’annonçait prometteuse en introduisant la possibilité de cuisiner le Mouton selon une recette locale. Le débouché supplémentaire accroît de manière pertinente l’attractivité d’une ressource qui est rarement la plus courue en temps normal. Mais un gros hic apparaît lors de la mise en pratique : la valorisation finale dudit haggis en PV nous a semblé par trop dépendante des 4 lancers de dé à réaliser lors des décomptes. L’introduction d’un élément aussi hasardeux, dans un jeu qui en contient très peu, s’avère à tout le moins perturbant. C’est un essai non transformé qui ne donne pas tellement envie d’y revenir.

Ajoutons à cela certaines chroniques dont la lecture même des règles ne donne pas plus que ça envie d’être étrennées (peut-être à tort, mais le fait demeure), et vous comprendrez que mes recommandations se concentrent sur le jeu de base version 2.0. Il y a de quoi faire avant de se lasser, et il se trouve qu’il se suffit plus que largement à lui-même.

 

Le mieux est l’ennemi du pur

Finalement, Glen More II consolide de manière convaincante plusieurs points faibles du jeu original, ce qui le bonifie sans nul doute. Il y parvient qui plus est en altérant très peu les sensations initiales : un vrai tour de force.

Pour ceux qui découvrent, attention à ne pas le prendre pour un gros jeu expert. C’est un excellent jeu de gestion poids moyen. La mécanique est certes ultra-léchée, et des lignes stratégiques se dessinent. Mais il offre aussi et surtout des décisions opportunistes, sans aller jusqu’à laisser une quelconque place au chaos.

« Ce qui est important pour moi, c’est que Glen More n’est pas un jeu où je déroule une stratégie choisie d’avance. C’est un mélange de plusieurs stratégies que l’on doit composer. On cherche des tuiles qui supportent ces stratégies, et non pas l’inverse. Certaines tuiles s’accordent mieux que d’autres avec votre mélange pour cette partie. » – Matthias Cramer

En ajoutant un décompte et une couche mécanique supplémentaire avec le plateau des clans, Glen More II recule cependant d’un cran en termes d’épure, et rallonge la durée de partie (comptez 90 minutes environ). Ce sont clairement les deux points forts qui restent en faveur de l’aîné. Le ratio profondeur / temps de jeu s’est au final presque dégradé.

La configuration 5 joueurs n’est plus supportée, mais ce n’est pas une perte majeure, tant elle s’avérait difficile à contrôler avec très peu de coups à jouer. Idéale à 3 ou 4, l’expérience reste solide en duel : le dé se charge de réguler la disponibilité sur la rondelle, et seuls les décomptes de majorités relatives n’ont pas vraiment la même saveur. Il est plus difficile de creuser l’écart face à un unique adversaire qui n’a que vous à surveiller et qui aurait tout à perdre en vous laissant trop tranquille dans une des rubriques évaluées.

Côté Chroniques, les premiers constats montrent que leur intérêt n’est pas indiscutable. Il se trouvera sûrement des acharnés pour estimer qu’à la longue, les variations apportées deviennent nécessaires. Mais quelle proportion d’acheteurs jouera vraiment assez de parties pour en arriver à ce point ? Peut-être aussi n’ai-je pas encore aligné les meilleures d’entre elles. C’est une possibilité. Mais je persiste à penser qu’elles n’ont pour la plupart rien d’indispensable. Que même si les ajouts de modules foisonnants sont dans l’air du temps, il aurait été largement suffisant d’opter pour un format et une gamme de prix moins éloignés de l’original, à mon sens plus en phase avec le calibre intermédiaire dans lequel Glen More boxe.

Ceci étant dit, et sauf à ce que ces réserves s’avèrent rédhibitoires, même les plus réfractaires au changement et les plus nostalgiques de l’élégance et de la pureté du Glen More de 2010 risquent d’avoir du mal à ignorer les sirènes de cette réédition, mieux achalandée à beaucoup de points de vue.

 

La version 2.0 d’un jeu de Matthias Cramer
Illustrée par Jason Coates
Localisée par Super Meeple pour la VF Pays d’origine : Allemagne
Date de sortie : 2019
Pour 2 à 4 écossais dans l’âme
Durée constatée : 90 à 150 min
Officiellement à partir de : 12 ans
Prix constaté : 70€ mon bon Monsieur

 

CommentairesLudographie Matthias Cramer

Glen More (2010) – Alea Mieses Karma (2011) – Alea
Lancaster (2011) – Queen Games Helvetia (2011) – Kosmos
Der Millionen Coup (2013) – Ravensburger Maîtres Couturiers (2013) – eggertspiele
avec Stefan & Louis Malz
Kraftwagen (2015) – ADC Blackfire Plums (2015) – Pegasus Spiele
Fight for Olympus (2016) – Lookout Games Dynasties (2016) – Hans im Glück
Watergate (2019) – Frosted Games Glen More II Chronicles (2019) – Funtails
Rococo – Deluxe Edition (2020) – Eagle-Gryphon Games
avec Stefan & Louis Malz

 

   

7 Commentaires

  1. Photo du profil de antonynoh
    antonynoh 03/03/2020
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    toujours de très bons articles

    j’aime bien l’ajout de la ludographie

  2. morlockbob 03/03/2020
    Répondre

    Toujours clair, net et précis.

    Perso pas convaincu par le rapport prix/intérêt du jeu. Je rachète le un.

  3. Sébastien KLEIN 03/03/2020
    Répondre

    Super article, merci. J’ai regretté l’achat KS vu la taille imposante de la boite et la crainte de voir un jeu rapide devenir trop long, la perte du 5eme joueur, les extensions inutiles, etc… Bref, à essayer, vraiment.

    • Photo du profil de Grovast
      Grovast 03/03/2020
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      Tu sais combien j’étais moi aussi sceptique au départ, mais la réalité des apports m’a fait changer de refrain 🙂

  4. Hyperborée 03/03/2020
    Répondre

    Avis à la rédaction et à l’auteur de cet article : « Supporté » est un anglicisme qui ne veut rien dire en Français dans le contexte où vous l’employez. J’ai déjà remarqué que dans le monde du jeu, qui bouffe de l’Anglais sans aucun recul (les titres des jeux des éditeurs francophones, on en parle ?), les commentateurs employaient ce terme à tort et à travers à la place du verbe « soutenir » (to support). En Français, « supporter » signifie « accepter/endurer ». Dans le cas présent, il faudrait écrire « La configuration 5 joueurs n’est plus proposée ». Bref.

    Bon article, mais très léger sur les Chroniques. Vous en essayez deux sur huit et vous partez sur une conclusion négative généralisante ? Ce n’est pas sérieux. Le module whisky est très bien (les tonneaux ne sont plus un élément passif), les objectifs soumis au vote pour le décompte final aussi (quoi que classiques, ça rajoute une vraie variété et une direction stratégique aux parties, et un peu plus de suspense et de punch à la fin), le module Highlander est simplissime et élégant tout en offrant un petit dilemme supplémentaire… Oui, la course de bateaux n’est pas  adaptée à 2 joueurs, mais cela en fait-il un module raté pour autant (l’erreur de l’éditeur est de ne pas avoir indiqué le compte de joueurs optimal pour chacun des modules, par exemple « Hammer of the Scotts » est meilleur à 2, voire 3 joueurs, mais chiant à 4…) ?
    On aurait aimé plus d’exhaustivité. 🙂

    • Photo du profil de Grovast
      Grovast 03/03/2020
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      On peut toujours être plus exhaustif, mais il s’agit ici – avec mes excuses à l’Académie française – d’un simple Just Played, un ressenti à chaud après les premières parties.

      Je pense avoir été transparent et mis les formes pour ne pas être trop péremptoire. Libre à chacun de contredire/compléter en commentaire comme tu l’as fait.

      La chronique III est bien faite, mais elle m’embête en ce qu’elle rend encore plus attractive la filière whisky, dont je tends à penser qu’elle est déjà assez forte.

      D’une manière générale je persiste à trouver que ce n’est pas forcément une bonne idée de vouloir bidouiller à outrance un jeu dont la force primaire était (et est encore dans une moindre mesure en version de base 2.0) la simplicité. D’autant plus que cela surclasse la boite dans une catégorie de taille/prix qui ne devrait pas être la sienne, selon moi.

       

    • Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
      TheGoodTheBadAndTheMeeple 04/03/2020
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      Le test repondra a l’exhaustivite.

      Le Francais est rempli de mot tires de l’anglais. Tres nombreux sont ceux qui ont rejoint le dictionnaire officiel. (Parking !) Pourquoi encore et toujours faire ce genre de remarque ? Le Francais comme toutes les autres langues est le produit des echanges entre les peuples et leurs differentes langues. Oui supporter est mal employe ici, mais pas besoin d’en ajouter une tartine et faire son epais.

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