► E.D.I.T.O. Petit guide des indices BGG

À l’ère du Big Data, nous sommes chaque jour submergés d’informations. La donnée est partout, et « tout » peut facilement devenir source de données exploitables. Pour y voir plus clair dans ce raz-de-marée, un moyen courant de synthétiser ces données dans une information simple est de créer des indices. C’est ce que l’on fait dans différents domaines (économie, navigation, etc). Le monde du jeu de société, à l’instar du jeu vidéo, n’y échappe évidemment pas, bien au contraire.

Mais que faire de ces indices ? Et qu’en penser ? Sont-ils une valeur sûre pour guider nos choix ? Et d’abord de quoi sont-ils faits ? Cette article servira je l’espère de petite lanterne, pour ceux qui aimeraient y voir plus clair dans certains indices figurant sur un site bien connu des joueurs : j’ai nommé BoardGameGeek.

 

Le classement BGG (BGG Rank)

Le classement BGG ou « BGG Rank » est certainement l’indice le plus connu du public. Il est devenu un argument de choc auprès des joueurs, par exemple lorsqu’il s’agit d’argumenter en faveur de, je cite : « ce jeu qu’il est trop bien ». Mais ce classement peut parfois porter à confusion : si vous avez déjà discuté avec votre entourage de cet indice, il est probable que vous ayez déjà posé, ou entendu la fameuse question : Pourquoi « mon jeu qu’il est trop bien » ne s’y trouve pas ? Pourtant, il le mériterait…! L’interrogation est également partagée par certains youtubeurs (comme le montre par exemple sur cette vidéo par J.P. de l’École du Jeu).

 

Le haut du classement BGG (fin février 2021) :

Mais pour comprendre le classement BGG, il faut d’abord s’intéresser à… la formule magique qui le constitue :

Le classement BGG est comme son nom l’indique un classement, basé sur la Note Moyenne BGG (Average Rating, que l’on détaille dans le chapitre suivant) à laquelle sont artificiellement ajoutés 100 votes neutres fixés à 5,5/10. Eh oui. Ceci permet d’éviter que de nombreux jeux ayant peu de votes, en l’occurrence beaucoup de 10/10, se retrouvent subitement et artificiellement projetés en haut du classement. On obtient ainsi une note modifiée appelée Geek Rating. C’est sur cette note que le classement BGG est fait. Le nombre de votes devra donc être conséquent afin de « diluer » les 100 votes neutres ajoutés, et s’assurer ainsi que le classement est bien associé à un nombre de votes important.

Le classement BGG vaut ce qu’il vaut, mais il permet de donner une idée à la fois de la « note moyenne » et de la « popularité » d’un jeu, en un seul et même chiffre, ce qui est assez remarquable.

Mais si on interprète un peu tout cela, on comprendra que le haut du classement BGG va donc difficilement inclure :

  • Les jeux peu diffusés, peu connus
  • Les jeux non traduits en anglais
  • Les jeux très récents (avec quelques exceptions telles que Gloomhaven: Jaws of the Lion)

 

C’est donc potentiellement ce qui peut expliquer le drame de l’absence du jeu tant aimé dans ce classement.

 

Autre indice BGG qui a son utilité : en cliquant sur la recommandation du nombre de joueurs, on obtient le détail des votes. Intéressant lorsque l’on sait à l’avance dans quelle configuration on va jouer.

La note moyenne (Average Rating)

C’est la véritable moyenne des notes données par les utilisateurs BGG, mise en évidence dans un hexagone de couleur. C’est donc l’équivalent de la note du classement BGG mais sans l’ajout de votes neutres. C’est pour cela qu’elle sera en général supérieure au BGG Rank. La note BGG est un indice très informatif, mais elle présente quatre principaux biais dont il faut tenir compte en la consultant :

  • Elle est directement liée à la population votante, à savoir la population inscrite sur le site et désirant noter un jeu. En effet, tous les joueurs ne créent pas de profil sur BGG 😉 Il y aura donc a priori une certaine orientation des votes plutôt axée sur un public geek et anglophone. De plus, la motivation qui poussera chaque utilisateur à donner une note à un jeu sur le site BGG ne sera pas forcément identique. Aura-t-on la même motivation à voter pour un jeu suivant si on l’a particulièrement aimé, détesté, ou qu’il nous ait laissé perplexe ? La question mérite d’être posée ! Sans parler de ceux qui votent par intérêt… 
  • Elle est directement corrélée à la complexité du jeu (ce qui s’explique en partie par le point précédent). Les jeux complexes auront statistiquement une note plus élevée que les autres, c’est un fait. On détaillera l’Indice de Complexité au chapitre suivant.
  • Elle sera d’autant plus approximative que le nombre de votants sera faible. En effet, si la note moyenne brille par sa valeur démocratique, elle aura un intérêt très limité si le nombre de votes associé est faible, car le jeu en question peut facilement atteindre un 10/10 peu justifiable. À quoi correspond ce « faible » ? Difficile à dire précisément. Mais à la louche, l’expérience me fait dire qu’à partir de 1 000 ou 2 000 votes et au-delà, la note semble tendre à se stabiliser, notamment en « diluant » ce que je me permettrais d’appeler les « votes du cœur ».
  • Les « votes du cœur » sont un biais important de la note BGG. Ils ne correspondent pas à une évaluation du jeu à proprement parler, mais à un vote partisan. Ils s’identifient notamment par des votes enthousiastes le plus souvent fixés à 10/10, associés à des 1/10, provenant de la part de joueurs explicitant parfois dans leur commentaire leur volonté de contrebalancer ces 10/10… Lorsque les jeux en question n’ont pas encore été édités, ces votes affectifs ne seront forcément pas représentatifs de la qualité du jeu. On peut se questionner sur la raison pour laquelle BGG continue de valider les votes concernant les jeux qui ne sont pas encore édités (et donc à l’évidence non testés par la population votante).

 

La Note Moyenne BGG des jeux proposés lors des campagnes Kickstarter (ici 7,2) se résume bien souvent à un combat de supporters (essentiellement des 10 et des 1). Dans ce cas de figure, QUID de l’information apportée par la Note Moyenne sur la qualité du jeu ?

Un exemple de vengeur masqué, sur le même titre :

En conclusion, la note moyenne BGG peut constituer un réel indice d’intérêt ludique pour certains cas ou une véritable note « d’amour » pour d’autres, car le critère affectif entre en compte. On peut s’attendre à ce que par exemple les jeux à thème fort, ou les jeux d’auteurs à succès, les jeux esthétiques, ou encore les jeux ayant été massivement envoyés à des influenceurs, soient légèrement surévalués par rapport aux autres. 

Pour ma part, je me sers de la note BGG principalement comme d’un outil de tri, afin d’écarter les jeux aux notes trop basses, plutôt que pour m’orienter vers les jeux aux notes hautes, plus facilement biaisées comme on vient de le voir.

 

L’Indice de Complexité (Weight)

Dans le commerce, la complexité d’un jeu est exprimée par la catégorie (Enfants, Famille, Expert), ou par l’âge inscrits sur la boîte. Cependant, lorsque l’on doit faire son choix dans sa boutique favorite, les critères usuels pour qualifier la complexité d’un jeu sont parfois insuffisants pour pouvoir se faire une idée précise, surtout lorsque des jeux comme Wingspan et Mage Knight sont tous deux catégorisés comme « jeu Expert », alors que nous serons probablement d’accord sur le fait que l’on ne parle pas du même niveau de complexité.

C’est dans ce but que BGG propose un indice nommé « Weight » (« poids » en anglais), allant de 1 (The Mind) à théoriquement 5 (Feudum culmine à 4.6). On pourrait le décrire de façon plus triviale comme une soupe mélangeant des feelings et des humeurs à la louche. Peu convainquant de prime abord, cet indice peut s’avérer étonnamment efficace, ce qui en fait à mon avis un très bon outil de prospection.

Son calcul est simple : c’est une moyenne de votes allant chacun de 1 à 5. Si l’on clique sur le « ? » situé à côté de la note de complexité, le site BGG fournit quelques critères pour aider à estimer la complexité d’un jeu. Les voici :

  • Complexité des règles et leur temps d’assimilation
  • Durée d’une partie
  • Part du temps passé à réfléchir et à planifier
  • Difficulté du jeu
  • Part du hasard dans le succès d’une partie
  • Compétences techniques exigées par le jeu (maths…)
  • Nombre de parties nécessaires avant de se sentir à l’aise avec le jeu

 

Tout cela est très approximatif me direz-vous. Ou très subjectif. Oui. Chacun va noter en fonction de sa perception des choses, suivant l’un ou l’autre des critères précédemment cités. Mais lorsque le nombre de votes devient consistant (disons 100 votes et plus), la magie de la statistique intervient. Plus le nombre de votes augmente, plus l’addition des perceptions subjectives des uns et des autres converge vers un résultat représentatif d’une perception collective. C’est-y pas beau ça ?

En effet, si vous comparez deux jeux ayant un même score de complexité (et suffisamment de votes), vous remarquerez que dans l’ensemble, ils auront très probablement une complexité voisine, au regard de votre propre conception de la complexité. Si vous êtes encore sceptiques, je vous propose de faire l’exercice sur quelques jeux de votre connaissance : consultez leur Indice de Complexité BGG et comparez-les entre eux. L’écart ne devrait a priori pas être trop déconnant.

 

Avec un Indice de Complexité moyen de 3.7 (à ce jour), Bora Bora peut être considéré comme un jeu complexe pour une majeure partie des votants, ou comme un jeu plus abordable pour les plus habitués. La moyenne de l’ensemble des votes qualifiera sa complexité :

En définitive, c’est quoi un jeu « expert » ?

On en vient au sujet qui fâche. Pour désamorcer tout attente passionnée : on ne peut pas qualifier objectivement un jeu expert simplement avec l’Indice de Complexité BGG, mais seulement de manière subjective.

Pourquoi cela ? Simplement parce que chaque joueur, selon son âge, son passé culturel et son expérience du jeu, n’aura pas la même définition d’un jeu expert. Et cela est valable également pour l’Indice de Complexité : suivant son expérience, deux joueurs ne situeront pas un jeu expert à la même valeur d’Indice de Complexité.

Si l’Indice de Complexité d’un jeu dit « familial » ne dépassera en général pas 2, c’est plus discutable pour un jeu expert. Pour ma part, je commence à parler d’un jeu expert au-delà de 2,5. Cela n’engage que moi. Certains considèreront que cette borne est située à 3, ou 3,5. Il reviendra donc à chacun de fixer ses propres bornes avec l’usage, pour interpréter facilement l’Indice de Complexité d’un jeu.

Enfin, notons qu’il n’existe pas à ce jour de définition officielle du jeu expert. C’est ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi tant de jeux sont au final classés dans cette catégorie « fourre-tout ».

Nous avons vu que l’Indice de Complexité prenait tout son sens à l’échelle collective. Cela suppose que si la perception collective de la complexité du jeu évoluait dans le temps, au fil des ans et des générations de joueurs, alors l’Indice de Complexité serait également amené à évoluer par induction. Or, ces 20 dernières années, la communauté ludique a grandi et évolué avec ses jeux, c’est indubitable. Elle a acquis des compétences et des connaissances ludiques qui se sont fondues dans la conscience collective. Parallèlement, certains auteurs ont aussi poussé plus loin la limite de complexité des jeux à mesure que celle-ci soit assimilée, et tolérée par le public.

On peut donc raisonnablement penser que la notion de jeu expert soit amenée à évoluer dans le temps, voyant la complexité moyenne des jeux qui y sont associés augmenter progressivement. Corollairement, l’Indice de Complexité associé à un jeu donné, ou plus précisément associé à la notion de « jeu complexe », diminuerait ainsi progressivement.

J’ai tenté de vérifier cela en testant statistiquement l’évolution de l’Indice de Complexité du prix du Spiel des Jahres – Connaisseurs (ou « Jeu Complexe » entre 2006 et 2010) en fonction du temps. On obtient une décroissance assez remarquable et fortement significative (0,3% de risque d’erreur) :

 

 

Alors, est-ce que les jeux ayant remporté ce prix sont de moins en moins complexes, ou bien est-ce la notion même de « jeu complexe » qui tend à se démocratiser ? Difficile de démontrer l’un ou l’autre, il y a sans doute un peu des deux. Cela reste néanmoins un fait intéressant à observer et à surveiller à l’avenir !

Tout cela permet de conclure une chose : pour la communauté des joueurs qui connaissent leurs goûts et leurs limites en matière de jeux, l’Indice de Complexité est un outils pratique car il permet de catégoriser les jeux en un clin d’œil. En dehors de cette communauté, il n’est pas sûr qu’il soit si utile, tant il est subtil à maîtriser.

 

Il paraît que plus c’est complexe mieux c’est

Je le disais en milieu d’article, la note moyenne BGG d’un jeu est corrélée positivement à son Indice de Complexité. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la statistique ! En voici la preuve assez flagrante (tirée de ce Lugeek News, merci à TheGoodTheBadAndTheMeeple) :

 

Plus l’Indice de Complexité (Weight) d’un jeu augmente, plus sa Note Moyenne (BGG Rating) augmente. Y’a pas photo ! La source ici 

Comment traduire cela ?
Plus un jeu est complexe, meilleur il est ?
Ne tombons pas dans l’interprétation facile, car vous vous doutez bien qu’il y a certainement un biais statistique. Plusieurs explications peuvent être avancées, mais la plus fiable à mon sens, c’est de regarder la source des données, à savoir d’où proviennent les notes BGG. On revient au premier biais de la note moyenne BGG, expliqué plus haut. En effet, la population votante est constituée de ludistes inscrits sur BGG qui sont en majorité des joueuses et joueurs amateurs, voire experts, culturellement proches de la culture geek. Le nom du site ne trompe pas. 

On peut donc penser qu’en moyenne et de manière très générale, cette population va naturellement porter une appréciation plus favorable à des jeux plus complexes, plus lourds, généralement fournis en beau matériel, etc. Et pour être plus précis, elle va généralement voter en attribuant une note élevée à ces jeux en question. Il n’y aura pas de preuve formelle à cette hypothèse, mais le bon sens nous permet d’interpréter avec confiance un tel résultat.

 

Les jeux de Vital Lacerda sont connus pour atteindre des sommets de complexité. Qu’en pensez-vous ? Cela apporte-t-il un réel intérêt stratégique et ludique ?

 

Sans aller plus loin dans le raisonnement, le mal est fait. La note moyenne BGG serait visiblement biaisée par la complexité du jeu. Sans trop m’avancer, j’ose penser que nous serons certainement tous d’accord pour affirmer qu’il existe évidemment de très bons jeux parmi les plus simples (oh que oui). Mais alors comment vais-je faire pour défendre « mon jeu qu’il est trop bien », malgré sa faible complexité ?!

Pas de panique, l’auteur de cette petite étude propose également une formule mathématique pour corriger la note moyenne (calculée grâce à une régression linéaire simple, mais on s’en fiche). Pour les matheux, voici la formule de correction :

Note corrigée = Note Moyenne BGG + 0,57 x (4,9 – Complexité)

 

Et pour tout le monde, voici la même reformulée autrement :  

« Chaque fois que l’indice de Complexité augmente de 1, la note moyenne BGG augmente par équivalence de 0,5 points »

Théorème de Geekhagore

CQFD, Nous voila rassurés !

 

En conclusion

Les indices proposés par le site Board Game Geek sont puissants et informatifs car ils sont massivement votés. Cependant, pour qu’ils nous soient utiles, ils doivent être interprétés en prenant tous leurs biais en considération. Il faut donc identifier quelles informations ils donnent et lesquelles ils ne donnent pas.

En résumé, voici quelques idées pour vous équiper lorsque vous irez fureter dans les contrées de BGG :

  • Toujours regarder le nombre de votes associés à une note. On peut considérer que ce nombre est raisonnable au-delà de 1000 ou 2000 votes pour la note moyenne et au-delà de 100 votes pour l’Indice de Complexité.
  • De nombreux biais sont associés à cette note moyenne. Il faut donc la considérer avec du recul, en particulier lorsqu’il s’agit de jeux récents et issus du financement participatif, ou encore de jeux axés sur la beauté et l’abondance du matériel, pour ne citer qu’eux.
  • Il faut prendre en compte la complexité du jeu dans sa note moyenne, les jeux complexes et lourds verront leur note légèrement surévaluée, et inversement. Inutile donc de comparer la note moyenne d’un Kingdomino avec celle de l’extension d’un Twilight Imperium ! (Cela donnerait 7.4 contre 8.6 avec Shattered Empire pour info !)
  • Enfin, l’Indice de Complexité est d’autant plus fiable qu’il comportera de votes. En vous familiarisant avec, vous pourrez facilement catégoriser les jeux en consultant leur fiche.

 

Si certains d’entre vous se sentaient perdus dans ces indices ou peu convaincus par eux car il est vrai qu’ils donnent des résultats parfois surprenants, j’espère que cet article vous aura aidé à un peu mieux les appréhender !

 

Un grand merci à Shanouillette pour ses retours qui m’ont donné du grain à moudre !

 

 

   

23 Commentaires

  1. captncavern 03/03/2021
    Répondre

    Intéressant ! Merci pour l’analyse !

    J’avais lu que la moyenne calculée par BGG utilisait une formule beaucoup plus complexe que le simple ajout de 100 notes de 5,5. Un rapide calcul sur n’importe quel jeu permet d’ailleurs de vérifier que ça ne fonctionne pas.

    • Groule 03/03/2021
      Répondre

      Salut à toi !

      Pour être précis, la doc BGG parle bien de 100 votes ajoutés, mais ajoute que l’algorithme complet n’est pas précisé :

      « These votes are currently thought to be 100 votes equal to the mid range of the voting scale: 5.5, but the actual algorithm is kept secret to avoid manipulation »

      Cela suppose en effet d’autres ajustements (certainement moins puissants que les 100 votes en question), ce qui explique pourquoi on ne retrouve pas exactement le résultat par soi-même. Par contre, rien n’indique si c’est une usine à gaz ou un simple petit facteur placé devant ^^

    • TheGoodTheBadAndTheMeeple 03/03/2021
      Répondre

      oui tu as raison ! Faudrait creuser.

  2. TheGoodTheBadAndTheMeeple 03/03/2021
    Répondre

    Bel article pour decortiquer le site numero 1 et ses arcanes 🙂

    J’aurais evoque personnellement les differents types de classements, car il y en a d autres que le general.

    D’ailleurs je ne sais plus si c’est encore le cas mais une petite categorie de joueurs tries sur le volet de BGG avait des votes qui avaient plus de poids.

    • Groule 03/03/2021
      Répondre

      Hello, merci ! Oui en effet il y a d’autres classements (Family, Strategy…) sur le même principe. J’ai préféré ne pas en mettre trop sur la patate pour une première entrée en la matière 🙂

      Je n’ai pas l’info au sujet des joueurs en mode Scrabble (« Vote compte double »). Intéressant. Il y a beaucoup d’élus ?

  3. Knightbob 03/03/2021
    Répondre

    Super edito !!! Rempli de stats et analyses argumentées et donc irréfutables!

    Bravo pour le boulot !

    Autant BGG est super moche et pas pratique, autant il reste le prisme de la communauté ludique internationale ^^

    • Groule 03/03/2021
      Répondre

      Merci à toi ! Oui c’est tout à fait ça.

      Un jour viendra où je me rendrai compte que je passe plus de temps sur BGG que de temps à jouer XD

    • Quinarbre 04/03/2021
      Répondre

      Merci pour l’article !

      Si tu prévois une suite, ça serait intéressant aussi d’aborder la répartition des notes (à l’échelle du site, pas d’un jeu). Il m’a fallu un peu de temps (et je ne suis pas encore sûr d’avoir bien intégré) qu’un 7 était une très bonne note alors qu’un 6 n’est pas terrible.

      • Groule 06/03/2021
        Répondre

        Salut Quinarbre, merci.

        Interpréter la note moyenne, c’est encore plus compliqué qu’interpréter l’Indice de Complexité. Non seulement chacun devra se constituer sa propre échelle avec l’habitude, mais en plus il y a des biais, comme je le décris dans l’article. Pour ma part à titre d’exemple, je ne regarde même pas la fiche d’un jeu dont la note est inférieure à 6 – 6.5, surtout si son indice de complexité est supérieur ou égal à 3. Mais pour d’autres personnes plus « tolérantes », ce même jeu sera jugé correct. On ne peut donc pas proposer de barème généralisé.

        .

        En plus de cela, il y a tous les biais associés aux votes du coeur dont j’ai parlé dans l’article. Rien de dit qu’un jeu à 7, 8 ou 10 sera bon pour toi. C’est un simple indice, mais il faudra aller plus loin pour se faire une bonne idée du jeu.

  4. Djinn42 03/03/2021
    Répondre

    Très intéressant, merci.

  5. Stéphane GANDAR 03/03/2021
    Répondre

    Excellent article bien éclairant !!

  6. Natosaurus 03/03/2021
    Répondre

    Intéressant sujet, merci à toi de l’avoir traité !

    Je rajouterai bien un paramètre de subjectivité à la notion de complexité d’un jeu : si on a lues les règles et fait d’incessants aller retour au livret, ou si une personne nous l’a expliqué et le maîtrise bien pour répondre aux points douteux. Le ressenti n’est pas le même.

    • Groule 04/03/2021
      Répondre

      Salut Natosaurus,

      Le point essentiel à retenir de mon message c’est que plus il y aura de contributions, plus l’estimation globale de l’indice correspondra au reflet d’une vision commune. A l’échelle d’une personne, on pourrait toujours définir une multitude de petits paramètres d’ajustement plus ou moins importants pour soi, et qui font que notre vision sera légèrement distante de cette moyenne. Par exemple  pour un jeu affiché à 3,2, on estimera personnellement plutôt 3, ou 3,5. C’est pour moi ce que tu décris dans ton commentaire. Mais dans l’ensemble, on chacun un avis qui se rapprochera relativement de cette moyenne.

  7. Djinn42 04/03/2021
    Répondre

    Je reviens à la charge avec ma marotte depuis quelques années, mais l’étape suivante serait de pouvoir fonctionner un peu comme un réseau social sur la partie note.

    Le principe des bulles de filtre peut devenir quelque chose de positif quand il s’agit de prescription.

    Selon les goûts que je partage avec G33k#666 je le fait entrer dans une catégorie + ou une catégorie – relativement à mon profil. Je partage son avis sur quelques jeux que nous avons en commun, il entre en +. Si au contraire ses dégoûts correspondent à des jeux que j’ai adoré il entre en -.

    Quand j’affiche la note d’un jeu elle est montrée dans sa version de base (BGG, TricTrac Finkel, etc).

    Mais à côté il y a la note « bulle de filtre ». On accorde une pondération à la note que nos  contacts en + ont mis, et on renverse la note que nos contacts en – ont mis. Si Gr0gn0nBet@ a mis 2/10 à un jeu elle devient 8/10 parce qu’on est jamais d’accord.

    On affine ainsi les notes en sélectionnant nos propres prescripteurs (en + mais aussi en -).

    Je dois remercier certains grincheux dépensiers qui achètent sans savoir ce qu’ils prennent et détestent parce que pas leur came du tout. Quand je vois que j’ai adoré les trois quarts des jeux qu’ils détestent je fini par m’intéresser de très près aux jeux qu’ils ont détesté. De la même manière que mes doubles ludiques quand ils ont adoré, peut-être même plus.

    Je ne suis pas certain qu’il faille énormément de contacts traités en prescripteurs + ou – pour que ça devienne intéressant.

    Une forme de LudikRanking©.

     

    • Groule 04/03/2021
      Répondre

      Une idée très intéressante, mais pour la mettre en pratique cela demande un gros travail développement algorithmique, car les relations à établir ne sont pas simples. C’est un peu ce que font déjà les réseaux sociaux et les plateformes vidéo telles que Youtube, qui vont proposer du contenu en fonction de ce que l’on a déjà liké et de notre annuaire de contacts. Si BGG a les moyens, pourquoi pas. Par contre, je ne suis pas sûr que la relation inverse soit robuste. C’est plus hasardeux à mon sens de déduire ce qui va plaire en fonction de ce que d’autres n’ont pas aimé. Il faudrait trouver son miroir parfait 🙂 enfin c’est à étudier. J’en saurai peut être plus dans les mois à venir.

      .

      Cependant, on connaît le risque lié à la « fracturation » sociale apportée par ce genre de solution. A terme, des communautés de joueurs homogènes s’enferment dans une vision toujours plus étroite de leur recherche en matière de jeux. Est ce vraiment le but ?

       

      • Djinn42 04/03/2021
        Répondre

        Il n’y aurai que la note filtrée qui fonctionnerait comme ça, pas les espaces d’échange. Pas de fracturation.

        La prise en compte des contacts + et – serait gérée par l’utilisateur lui-même. Par contre ça nécessite un calcul à l’appel d’une fiche pour chaque utilisateur et pas une valeur mise à jour le soir dans la BDD.

        • alfa 04/03/2021
          Répondre

          Sur le site senscritique, il existe la notion d’éclaireurs ( tu sélectionnes d’autres mêmbres qui ont des goûts similaires aux tiens)  : chaque fiche montre alors une moyenne globale et une moyenne personnalisée de tes éclaireurs

          • Djinn42 04/03/2021

            Je ne connaissais pas. Curieux de voir ce que ça donnerais côté jeu.

  8. Salmanazar 06/03/2021
    Répondre

    Nickel l’explication du geek rating.

    effectivement si on fait un classement simple par note moyenne, les jeux notés 10, avec une note, trustent le haut du classement.

    Vous revenez quand vous voulez avec un article chouette comme celui là

    • Groule 06/03/2021
      Répondre

      Merci à toi. Pourquoi pas, s’il y a des choses intéressantes à vous raconter !

  9. Lud45 07/03/2021
    Répondre

    Personnellement ce que jaimerais voir dans les stats de BGG c’est une modulation selon le joueur qui vote. C’est a dire si quelqu’un met uniquement des 10 aux jeux, ses  votes aillent moins d’importance que quelqu’un qui vote autant de 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 (ou selon une echelle de student)

Laisser un commentaire