Participatif, la sélection naturelle du 07/11/2016

C’est parti pour une huitième édition de cette chronique qui, cette semaine, voit beaucoup de fin de campagnes et assez peu de nouvelles (2 en fait).

Comme toujours, les mots susceptibles de poser des problèmes ont été écrits en orange et explicités dans le lexique disponible en toute fin de chronique.

 

 

Ça s’est passé la semaine dernière (et on nous a rien dit…)

Pas vraiment de surprises dans le déroulement des campagnes la semaine passée.

► Mythic Battles : Pantheon a réussi le démarrage en fanfare prévu : financé en quelques minutes et  260.000 $ atteints dès le premier jour. Mais une fois que toute la base des fans français a eu pledgé, le coup de frein a été assez brutal puisque, sur les 2 jours suivants, il n’a été engrangé “que” 120.000 $. Il faut tout de même relativiser ce qui pourrait sembler être, au premier abord, un début de campagne mitigé par rapport aux attentes, surtout comparé à celle de Conan car il n’en est rien.

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Pour comprendre, il faut déjà définir ce qu’est exactement Mythic Battles. C’est à la base un jeu d’affrontement “1 vs 1” auquel à été adjoint un mode “2 vs 2” en équipe. Ce qui en fait quasiment un “2 jeux en 1”, aussi bons l’un que l’autre, tellement les sensations sont différentes dans chacune de ces deux configurations. Dans la première, on a à faire à un jeu très tactique et calculatoire, avec une très grande courbe d’apprentissage, parfait pour les tournois prévus dans le futur. La deuxième configuration propose un jeu beaucoup moins exigeant, plus “brouillon” mais nettement plus fun et accessible à qui n’a pas le temps ou l’envie d’apprendre à optimiser au quart de poil les éléments de son équipe de personnages en fonction de leurs caractéristiques. Nous avons là au final une excellente mécanique qui peut s’adapter à différentes configurations de joueurs.

À noter qu’il existe aussi des modes 3 et 4 joueurs en “chacun pour soi” très (trop ?) opportunistes qui ne sont clairement pas les meilleurs.

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Je le répète donc, à la base il s’agit d’un jeu d’escarmouche en 1 contre 1. C’est d’ailleurs ainsi qu’il est mis en avant sur la page KS de la campagne. Ce type de jeu est un des plus difficiles à vendre car il s’adresse à une niche. CmON, qui est loin d’être un premier venu dans le secteur, a réuni 740.000$ avec Rum & Bones, tout à fait comparable dans son genre à Mythic Battles, et ce malgré sa force de frappe et sa fanbase d’une toute autre ampleur que celle de Monolith (à cet égard, voir également la campagne de The Edge : Downfall, autre jeu d’escarmouche actuellement en financement et dont je parle plus bas. Comparez ses chiffres avec ceux de Mythic Battles et vous comprendrez que Monolith s’en tire plus que honorablement).

Si la campagne de Mythic Battles se termine avec le million de dollars au compteur, voire plus (ce qui semble tout à fait accessible au vu de ses qualités et du bon déroulement de la campagne), on ne pourra que parler de succès car il semble juste impossible d’atteindre les chiffres de Conan, tant en nombre de soutiens qu’en montant récolté.

Au passage, un petit coup de gueule pour regretter que la campagne n’ait pas intégré dès le lancement un site miroir en français, alors qu’une bonne moitié des soutiens est francophone.

Des porteurs de projet avec une structure infiniment plus petite que celle de Monolith arrivent à le faire. Alors, certes, la version française des updates arrive sur Facebook, mais tout le monde ne va pas sur Facebook…

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► Deuxième jeu avec figurines et autre départ canon avec Shadows of Brimstone : Forbidden Fortress.
Les fans de la licence ont déboulé en masse et en un peu plus de 2 jours ce sont plus de 2 800 soutiens qui ont apporté 665.000$, pour 50.000 demandés. La barre du million devrait être explosée très facilement. 

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Shadows of Brimstone: Forbidden Fortress peut être joué en tant que jeu autonome ou peut être utilisé en combinaison avec tous les autres Shadows of Brimstone. Et si vous ne connaissez pas Shadows of Brimstone, Ludovox y a consacré pas mal de vidéos et d’articles, à trouver sur cette page.  

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► Troisième jeu avec figurines, que j’ai brièvement mentionné plus haut : The Edge : Downfall, un pur jeu d’escarmouche d’un auteur reconnu, Michal Oracz, à qui l’on doit Neuroshima Hex et Cry havoc, c’est-à-dire pas vraiment le perdreau de l’année dans le genre.

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Des figurines magnifiques et, pour certaines d’entre elles, énormes (jusqu’à 90 mm) n’ont pas suffi à soutenir la comparaison avec Mythic Battles, même si le résultat est très correct pour ce genre de jeu : à 7 jours de la fin, un peu plus de 260.000£ (pour 40.000 demandées) et près de 1 900 soutiens.

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► Bilan en demi-teinte en ce qui concerne les deux projets français lancés la semaine dernière. Commençons par du positif avec Goodwill de Pixie Games, dont la campagne a été commencée avec un nombre d’early birds insuffisants, ce qui a été rattrapé en en ajoutant après coup, mais trop. Rappelons que l’utilité des early birds est d’apporter une dynamique aux premières heures d’une campagne, permettant de créer un effet boule de neige (plus de soutiens —> plus de stretch goals débloqués —> plus de soutiens —> etc…).

Ces early birds doivent idéalement couvrir la totalité de la somme demandée pour le financement, mais pas plus. Pour reprendre le cas de Goodwill, il en est proposé 350 là où 200 étaient nécessaires au financement du projet. Et des early birds qui “traînent” donnent une impression de campagne peu dynamique, même si ce n’est pas vraiment le cas pour Goodwill qui, près de 4 jours après son lancement, est à plus de 2 fois la somme demandée et presque 300 souscripteurs. Ce qui, au vu de la relative modestie du projet, est un bon résultat.

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► Venons-en à la campagne de Arcane Master laquelle, lancée 24 heures avant Goodwill, a peiné à réunir à l’heure où j’écris ces lignes à peine plus de 2200€ (pour 12.800 demandés) et 57 soutiens. La faute à des niveaux de pledges mal structurés et une page de présentation peut-être un peu tristounette, trop de  stretch goals dévoilés (ce qui est TOUJOURS mauvais) et des arguments positifs non mis en avant. Quelques modifications ont été apportées mais qui n’ont rien changé au rythme de bulot comateux de la campagne.

Ce n’est pas faire insulte à la sympathique équipe de Forge Studio que d’estimer qu’en l’état, le jeu à peu de chances de financer. Un reboot, avec une restructuration de l’offre et une amélioration du look de la page, serait très certainement bénéfique car le jeu en lui-même mérite qu’on s’y attarde (sauf à être allergique aux dés), et le prix est tout à fait honnête surtout si l’on tient compte du fait que le matériel est fabriqué en Allemagne chez Ludofact, gage de qualité et de livraison rapide.

 

Ils se terminent cette semaine

1750 : Britain Vs France

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Le reboot de ce jeu de prise de territoires à base de cartes, magnifiquement illustré, lui a été bénéfique puisque il a réussi à financer. Pas de quoi sauter au plafond non plus (un peu plus de 18.000$ pour 12.000 demandés avec plus de 3 70 soutiens), mais en ces temps difficiles où nombre de projets ne vont pas jusqu’au bout de leur campagne ou ne financent tout simplement pas, on ne va pas faire la fine bouche.

Fin le 9 novembre à 14h20.

  • Le lien KS

 

 

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La campagne pour l’extension de Valeria Card Kigdoms, Flames & Frost, se sera terminée avec plus de 2 100 soutiens et plus de 95.000$ pour 15.000 demandés. Ce n’est pas trop mal au vu du prix un peu élevé des pledges et de la platitude de la campagne (avec un petit sursaut d’énergie dans les 72 dernières heures), mais cela aurait certainement pu être beaucoup plus si Daily Magic Games n’avait pas cherché à être aussi gourmand.

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Tiny Epic Quest, après un démarrage monstrueux, a marqué le pas dès le second jour de la campagne et le nombre de nouveaux soutiens n’a, depuis, pas cessé de baisser chaque jour.

Une campagne sur 2 semaines aurait peut-être été préférable, car là le ventre mou s’annonce mou de chez mou. Mais dans le participatif tout est relatif et beaucoup de porteurs vendraient père et mère pour obtenir en fin de campagne la moitié de ce que Gamelyn Games a engrangé à 20 jours de la fin de la sienne : 395.000$ (pour 15.000 demandés) et plus de 11.800 soutiens.

Gnomes & Associés

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Ce jeu représente ma plus grosse déception personnelle depuis des mois. Tout d’abord, parce que j’ai mis longtemps à me rendre compte qu’il était tout à fait pour moi et, mieux, qu’il me plaît vraiment. J’aurais même dû en faire un coup-de-cœur si je m’en étais rendu compte plus tôt, mais à scruter des dizaines de projets, on en zappe parfois à tort. Mais l’une des raisons de cet “oubli” est le positionnement de la campagne, bien trop orienté “figurinistes” alors que nous avons là un parfait jeu « Familial+ », comme on les nomment désormais, c’est-à-dire accessible au plus grand nombre mais avec une profondeur un chouïa plus importante que, au hasard, le Monopoly.

La méthode utilisée par Happy Games Factory pour sa campagne est une des plus risquées qui soit et, même lorsque cela fonctionne, tout indique que cela aurait mieux marché avec une approche plus « traditionnelle ». Le jeu a été proposé en 2 pledges type bundle : la boîte de base, celle qui se retrouvera en boutique, additionnée de suppléments qui se débloqueront au fur-et-à-mesure que la cagnotte monte. On peut penser a priori que le visiteur, voyant tout ce qu’il va obtenir si les paliers sont tous atteints, va automatiquement pledger pour ne pas laisser passer une si bonne affaire.

Seulement voilà, cette saleté de cerveau ne fonctionne pas comme la logique le voudrait et c’est en fait le résultat inverse que l’on obtient : le visiteur voit tout ce qu’il n’aura pas si les paliers ne sont pas atteints et donc passe son chemin, au mieux après avoir placé un rappel des 48 heures, histoire de revenir voir éventuellement si les autres n’ont pas fait monter la somme nécessaire. C’est également ce biais de fonctionnement du cerveau, en plus d’autres raisons, qui nous fait toujours dire qu’il ne faut JAMAIS dévoiler des stretch goals en avance (pas plus de 2 en avance, 1 étant l’idéal). Alors tout balancer d’un coup, c’est en général juste mettre soi-même un grand coup de frein à sa campagne.

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Nous avons avec ce jeu la parfaite illustration de ce que j’ai cherché à démontrer plus haut. La campagne a été atone, le jeu a peiné à financer et l’a été uniquement grâce à des bricolages au cours de la campagne.

Dimanche matin, on était un peu au-dessus du seuil de financement avec environ 485 soutiens. Est-ce la promotion du jeu que Guillotine Games (studio français créateur des Zombicide) a fait la veille qui a joué ? En tous cas, le dimanche matin a vu tomber le stretch goal des 41.000€ et le soir la nouvelle guilde « Halloween », donnée dès les 500 soutiens acquis. Le pledge de base (dit « Compagnon »), déjà sympathique, s’en est retrouvé d’autant plus intéressant, et le plus cher (le pledge « Guild Master », la totale de ce qui est débloqué) à commencé à le devenir vraiment.

À une soixantaine d’heures de la fin de la campagne, ce petit boost du week-end a été fort bienvenu et il est aujourd’hui indéniable qu’il a participé à créer un cercle vertueux qui a enfin permis à la campagne de décoller. En effet, au matin du lundi 7 novembre, un nouveau strech goal est tombé, les 45.000€ du prochain sont à portée de main des presque 530 soutiens. L’effet boule de neige est enfin là, idéalement arrivé juste avant le rappel des 48 heures, qui devrait en amener de nouveaux, et que ceux-ci ayant désormais sous les yeux une offre incitative réfléchirons cette fois à l’ouverture porte-monnaie. Gageons que les 550 soutiens et les 50.000€ synonymes de déblocage de tous les stretch goals prévus seront atteints avant la fin de la campagne. C’est tout le mal que nous souhaitons à Happy Games Factory.

En tous cas, si vous cherchez un jeu pour toute la famille avec de l’interaction entre les joueurs, jetez donc un œil à Gnomes & Associés !!

Fin le 9 novembre à 14h00.

 

 

C.O.G.

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Grosse désillusion pour Dr Finn’s Games, son Scrabble sauce steampunk n’a toujours pas financé à 2 jours de la fin.

Fin le 9 novembre à 15h00.

  • Le lien KS

 

 

The Warriors : Turf War

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Ce reboot d’un jeu d’affrontement entre gangs dans les rues de New-York vient tout juste de financer au moment où j’écris ces lignes (Edit : Ha ben non, ça vient de repasser en-dessous du seuil de financement !). Financera ? Financera pas ? 

L’idée la plus intéressante du jeu semble être les boîtes prévues pour le rangement des factions qui paraissent devoir grandement faciliter la manipulation des éléments au cours du jeu.

Fin le 11 novembre à 13h00.

  • Le lien KS

 

 

Dracula’s Feast

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Peut-être aidé par Halloween, ce petit jeu de cartes à rôle caché dans un univers “Draculesque” a trouvé son public puisque près de 2 900 soutiens ont amené plus de 65.000$ pour 8 000 demandés. La majorité d’entre eux ne vient clairement pas d’outre-US, puisque les frais de port y sont plus élevés que le jeu lui-même.

Fin le 11 novembre à 01h00.

  • Le lien KS

 

 

Deep Madness

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Dans le style gros jeu avec figurines, Deep Madness a bien résisté au choc des autres poids lourds lancés après lui et fait mieux que bien se porter.

Avec, à 4 jours de la fin, 900.000$ pour 6 800 soutiens, la campagne a largement confirmé que les porteurs du projet n’étaient pas venus sur KS pour enfiler des perles et qu’elle se posait définitivement comme l’une des plus remarquables de 2016.

Si vous aimez les jeux coopératifs, les belles figurines et les tentacules, Deep Madness est un incontournable, avec de plus une offre des plus généreuses et des add-ons à prix mesuré.

À noter, l’effort particulièrement méritoire de l’éditeur : le jeu est disponible intégralement en français (et allemand, espagnol et italien) pour 10$ supplémentaires, chaque add-on également pour 5$.

Fin le 11 novembre à 17h00.

 

 

À venir cette semaine

Isaribi

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Le clown de KS est de retour !! Cinquième édition de l’annonce du lancement de la campagne (si si !! 5 !) , vous comprendrez aisément que je ne vais pas me risquer à me mouiller en vous disant que ce coup-ci, c’est la bonne. On va plutôt se donner rendez-vous la semaine prochaine, pour la sixième annonce du lancement 😉

Lancement le mardi 8 novembre (Inch’Allah, comme on dit par chez nous !).

 

Feudum

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Voilà un jeu qui fait frétiller certains d’impatience chez nous, en tous cas, chez les amateurs de kubenbois et de jeux qui-font-mal-à-la-tête. Feudum est donc un jeu de gestion dans un univers médiéval fantastique, mais pas vraiment medfan au sens américain du terme.
Les illustrations sont somptueuses pour peu qu’on aime le style, le jeu semble être adoubé par
Jamey Stegmaier himself et les porteurs du projet n’hésitent pas à le comparer (le jeu, pas Jamey) à Caylus, Dominant Species ou Terra Mystica. Si ces noms font monter en vous une douce sensation de chaleur dans le dessous de la ceinture, je vous engage à visiter la page de preview de la campagne dont j’ai eu l’obligeance de vous mettre le lien juste là en-dessous.

Ha, et vous saviez qu’une version française est prévue ? 😉

Lancement le jeudi 10 novembre.

 

Avant de nous quitter…

Le monde ludique francophone est une grande famille, avec ses histoires d’amour, ses scènes de ménage mais aussi l’entraide de ses membres. C’est au nom de cette entraide que je vous signale la naissance d’un tout nouveau blog, Jeudéclick, lancé par Léo (AKA Alloleo), Suisse de son état (nobody’s perfect, toussa… 🙂 ). Ce blog n’a d’autre prétention que de vous faire partager les coups de cœur ludiques du gars Léo, pas nécessairement dans le monde du participatif d’ailleurs. Jeudéclick a été lancé hier, autant dire qu’il n’est pour l’heure pas très fourni mais Léo est très motivé par son bébé et je suis persuadé que le tout ne saurait tarder à s’enrichir. Bonne chance et longue vie à 

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Je termine cette rubrique en vous rappelant que les “Twophées” Cwowd sont toujours en cours. Plus il y aura de votants et plus il y aura de jeux à gagner ! (oui, c’est racoleur, mais j’assume ! 😉 ).

  • Ça se passe par ici.

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Le lexique du participatif :

À l’attention du lecteur : Un peu d’humour rigolo à visée amusatoire à été discrètement et subtilement ajouté aux définitions. Le lecteur avisé trouvera de lui-même le sérieux caché derrière le drôlatique et saura en tirer la substantifique moelle. Quant aux autres…

  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.

  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.

  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.

  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.

  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.

  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.

  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »

  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.

  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».

  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.

  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.

  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.

  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».

  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.

  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…

  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.

  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.

  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).

  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».

  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

eu-friendly

4 Commentaires

  1. Antoine Vianey 07/11/2016
    Répondre

    Bonjour,

    Je me permet d’ajouter mon premier projet Kickstarter qui pourrait intérresser les amateurs de jeux cérébrales :

    Si vous aimez vous remuer les méninges seul, en famille ou lancer des défis à vos amis à l’apéro, SudoKount va vous en faire voir de toutes les couleurs. Un peu de Sudoku, une pincé de Mastermind, une cuillère à soupe de Rush Hour et vous obtenez SudoKount, un jeu mêlant chiffres et couleurs dans lequel il faut résoudre des puzzles plus ou moins difficiles.

    Fin le 24 novembre sur Kickstarer : Kickstarter SudoKount, le jeu qui va vous en faire voir de toutes les couleurs

    Ludiquement!

  2. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 07/11/2016
    Répondre

    COG en meme temps est une vrai jeu de niche. Deja que Dr Finn fait de base dans la semi niche…

    Tres jolie la pres de Feudum, faut voir.

  3. Baptiste Lopes 08/11/2016
    Répondre

    Feudum risque d’être mon 2ème Ks

  4. Photo du profil de Jeffyciacos
    Jeffyciacos 14/11/2016
    Répondre

    Hello,

    C’est quoi cette histoire de Feudum en français? Tout le monde en parle, mais je trouve aucune info…

    Edit: Ok, j’ai compris… 3 langues sont incluses dans le jeu!

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