[LUGEEK NEWS #61] CETTE SEMAINE EN 5 MINUTES (18/12/2017)

Aloa bande de geeks, vous avez bien une minute ?

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2 Commentaires

  1. Laurent 18/12/2017
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    Bonjour, bravo toujours aussi intéressant, mais je ne suis pas d’accord avec l’analyse pro. On ne peut pas être à la fois heureux de la démocratisation du « hobby », et en même temps conspuer la professionnalisation de son marché, l’un ne peut pas aller sans l’autre. On s’ennorgueillit de parler du « jeu de société moderne » en dédaignant les classiques (de supermarchés), on parle d’un âge d’or mais aussi d’une bulle de surproduction, on s’émerveille du nombre de bons jeux sortis en 2017 tout en oubliant que 10% de bons jeux quand il en sort 4000 par an, c’est forcément plus que 20% lorsqu’il en sortait 400… Oui le marché du « J2S » évolue à vitesse V, oui il se professionnalise, et oui cela créée chez les joueurs historiques un dualisme entre l’excitation d’un univers ultra-dynamique et le « c’était mieux avant ». De toute façon cette mutation ne stoppera pas, et je préfère le pragmatisme d’un Vasel à la bouderie d’un Phal qui ne va plus à la fête Essen parce que ce n’est plus « comme avant ». Ce ne sera jamais plus comme avant, on parlera de plus en plus marketing, cycle de vie du produit, profits (qui n’est pas un gros mot, mais une somme d’argent à réinvestir dans la majorité des cas), digitalisation, e-commerce… on retrouve l’esprit Gaulois dans toute sa beauté (sans ironie) qui prévaut encore dans une partie du microcosme ludique, le village d’irréductibles qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Aujourd’hui c’est Asmodée le grand méchant César, demain un plus gros que lui qui l’aura mangé… (Disney? 🙂 ). Au final, on parle bien de ce que les joueurs ont à gagner : plus de jeux, des productions de plus en plus belles, des indépendants qui trouvent leur voix par le financement participatif… alors oui, il faudra apprendre à trier de plus en plus, à accepter de ne pas pouvoir jouer à tout, tout comme on ne peut pas voir tous les films qui sortent au cinéma, tous les livres qui sont édités… et donc une importance de plus en plus grande des Ludovox, des cwowd, des BGG, etc… oui il y a des dérapages, oui il y a des abus, non tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes (je pense notamment à nos amis auteurs), mais notre hobby est vivant, dynamique, en expansion, il connaît une nouvelle jeunesse et doit donc mûrir, et en tant que joueur, j’y gagne au final. J’aime l’adrénaline de KS, j’aime le contact de la boutique, j’aime le choix et la compétitivité du e-commerce, j’aime la découverte en association, j’aime la quête au trésor sur Okkazeo, j’aime les jeux « kleenex » comme les jeux rejouables à l’infini, et j’aime les joueurs historiques et gaulois… Alors, elle est pas belle, la vie d’un joueur? 🙂

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      TheGoodTheBadAndTheMeeple 18/12/2017
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      Merci pour ton analyse, belle ode au jeu de société !

      J’apporte un point de vue critique, mais je reste convaincu que cela va dans la bonne direction. Ce que je conspue dans ce podcast c’est cette manie d’annoncer immédiatement, de la part d’un gros éditeur en puissance (CMON pour ne pas le citer), une non distribution en boutique alors que l’éditeur en question en a clairement les moyens. Pour le jeu en lui-même c’est le tuer dans l’oeuf pour une diffusion plus large. Pour le joueur c’est un pousse-au-pledge un peu trop gros à mon gout. J’imagine une boutique avec une grosse communauté de gamers. Pourquoi ne pas prendre quelques boites !? Elles se vendront.

      Les petits éditeurs qui n’ont pas de contrat de distribution eux n’ont pas trop le choix, et leur problématique est clairement différente. Je préfère lire que Oink Games va faire distribuer ses jeux aux US via PSI, et WYG en France via Pixie. Cela va dans la direction d’une gamme de jeu pour la rendre pérenne.

      Ma philosophie est simplement de ne pas être naïf, les ténors du marché sont maintenant là pour faire des bénéfices avant de faire plaisir au client. C’est un constat, et je suis complètement d’accord sur la quantité de bons jeux qui sortent aujourd’hui. Comme dans tout microcosme il faut suivre la vague. La vague est à Essen, et à la Gencon aujourd’hui. C’est pour cela que s’y rendre est essentiel.

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