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C’est frais comme un jeu aux Myrtilles !

Florent Toscano ne bulle pas ! Il nous prépare plein de petites choses ludico-écolo toutes mimi’ dont voici le dernier né, une jolie petite fille nommée Myrtille. Bravo au nouveau papa !

En fait, c’est un jeu édité par La Salamandre (en prolongement de sa revue, la Salamandre est devenue une maison d’édition éthique à but non lucratif qui publie aussi des films et maintenant des jeux). La Salamandre était déjà partenaire des Jeux Opla de Monsieur Florent depuis Migrato, du coup, c’est tout naturellement qu’ils parlent d’une même voix pour vous présenter Myrtille.

Voici donc un petit jeu familialo-coopératif au format court, adapté d’une série de bandes dessinées publiées dans chaque numéro de La Petite Salamandre, que l’on doit au dessinateur Ambroise Héritier.

Mon tout a été mis en forme par Franck Bas, fabriqué « proprement et intégralement » en France comme d’hab’ chez monsieur Florent (lire notre interview) et sera distribué par Pailles courant octobre. Dans un monde ludique où la traçabilité des composants est souvent d’une transparence toute relative, cela fait chaud au coeur de se rappeler que certains éditeurs se donnent du mal pour concevoir de A à Z des jeux à l’empreinte écologique faible. Oui, chaud au coeur. (Et pas la peine de monter la clim’, ouvrez les fenêtres !).

 

A la fois coquine et engagée, Myrtille va sauter de carte en carte avec ses copains, tous bien décidés à prendre l’avenir de la planète en main !

Et plus concrètement, comment ça marche, Monsieur l’auteur ?

« Vous avez des cartes Lieu (rivière, maison, plage, forêt, déchetterie, boutique…) qui ont des bords de 3 couleurs différentes.

Ces cartes sont en tas, avec les 3 premières à côté : ce sera les 3 pioches ouvertes. Au début on en distribue 3 à chaque joueur, elles vont se placer devant eux. Il y a une carte Lieu Début de partie, qu’on pose au milieu de la table : ce sera le début de l’univers à construire.

On a aussi des cartes Objectif, sur lesquelles il y a une destination (rivière, maison…), des personnages de couleurs et un nombre de points. Ces cartes Objectif, comme les cartes Lieu, sont placées en un tas à côté duquel on dispose les 3 premières, ce sera également 3 pioches ouvertes. Chaque joueur en choisit une, qu’il place devant lui. Par exemple, mon objectif sera d’amener les personnages bleu et jaune à la gare pour marquer 2 points.

Le premier joueur reçoit la carte 1er joueur et le tas de cartes Temps, qu’il pose devant lui.

On joue chacun notre tour, et à notre tour, on lance les 2 dés (un dé « couleurs » et un dé « valeurs »), et selon ce qu’ils donnent, on n’en garde qu’un.

  • Si je garde le dé « Couleurs », je peux poser une de mes 3 cartes Lieu qui doit avoir une jonction de la couleur du dé commune avec une carte déjà posée.
  • Si je garde le dé « valeurs » (1, 2 ou 3), je peux faire effectuer le nombre de déplacements obtenus à un ou plusieurs personnages figurant sur ma carte Objectif (1 déplacement = 1 saut d’un personnage sur une carte adjacente).

Dès qu’un joueur a son objectif validé (les bons personnages se sont rendus au bon endroit), il pioche une nouvelle carte Objectif.

Chaque fois que le tour de jeu revient au premier joueur, il enlève la première carte du tas de cartes Temps, et dès que la dernière (« 0 ») apparaît, tout le monde joue encore une fois et c’est terminé ! Et on compte les points ! ».

Vous allez explorer le petit monde de Myrtille et accomplir des missions qui peuvent avoir un impact certain sur l’environnement.

Le temps de jeu n’excède pas 20 minutes pour 2 à 4 joueurs (à partir de 8 ans).

Plus vert que vert

Dans l’esprit des autres créations de l’auteur (Migrato, Il était une forêt, Pom-pom) Myrtille se veut aussi un peu pédagogique. C’est pourquoi les versos des cartes vous offrent toutes une petite info greeny pour sensibiliser petits et grands à la cause environnementale, comme par exemple :

« Y a plus de saison, ma pauvre Myrtille­», me répète souvent ma vieille voisine. Pour manger fruits et légumes de saison, rendez-vous au marché local. Poires et courges sur les étals­ : je suis en automne. Melons et poivrons­ : je suis en été. Fraises et petits pois­ : je suis au printemps­ ! ». J’ajouterais que normalement, en été, il fait beau et chaud, et melons et poivrons ont beau crier leurs couleurs sur le marché, on s’y croit pas du tout là les gars !

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