ZOOM SUR IT’S A WONDERFUL KINGDOM, LA VERSION 1 & 2 JOUEURS

It’s a Wonderful Kingdom arrive en boutique en ce moment et c’est une bonne nouvelle pour tous les fans de It’s a Wonderful World, surtout s’ils ont tendance à jouer à deux (ou en solo), car il s’agit d’une version spéciale un/deux joueurs du jeu de Frédéric Guérard paru initialement chez La Boite de Jeu & Origames en 2019.

Fort d’un beau succès critique et d’un bel accueil public, riche d’un nombre impressionnant de nominations à travers le globe (Gagnant du Geeks d’Ouro 2021, du Nederlandse Spellenprijs Best Advanced Game, du Vuoden Peli Strategy Game of the Year, du Japan Boardgame Prize Voters’ Selection, en lice pour l’As d’Or en francophonie, Tric Trac d’Or, etc) It’w a Wonderful World a su se faire sa place auprès des ludistes du monde entier.
Entre temps, la pandémie est passée par là, et la demande pour le jeu à deux et en solo a explosé. Naturel donc de voir l’auteur et La Boite de Jeu & Origames (accompagnés de l’illustrateur, Anthony Wolff) reprendre leurs cartes et chercher une façon d’améliorer l’expérience de leur titre phare dans ces configurations si plébiscitées. 

 

Deux duchés s’affrontent pour accéder au trône… 

Il vous faudra tout d’abord choisir un des modules proposés, chacun venant modifier un peu les règles du jeu, apportant plus ou moins d’interaction directe (on y revient plus bas). Pour le reste, le gameplay ne bouge pas sur un certain nombre de points et c’est tant mieux : les amateurs apprécieront de retrouver les sensations qui les avaient séduits dans l’opus d’origine. 

Ainsi, le palpitant reste le même : on choisit des cartes (nous y reviendrons) qu’il faudra ensuite soit défausser pour gagner une ressource (un cube coloré), soit tenter de « construire » en payant une combinaison de ressources. Une fois construites, ce qui peut parfois prendre plusieurs tours, la carte rejoindra la zone de production de ressources et vous permettra, à chaque phase de production et selon ses icônes, de générer toujours plus de ressources pour construire plus vite d’autres cartes.

Un vrai jeu à moteur donc, dans lequel il est important de prendre en compte l’ordre dans lequel on active les choses lors de la production : d’abord les cubes gris (de type « matériaux »), puis les violets (les « populations »), puis le jaune (l’or), et enfin les cubes bleus (l’exploration). Un cube qui vient d’être produit va directement pouvoir être placé sur une carte en construction, ce qui vous permettra, en anticipant bien, de vous développer plus rapidement.

À chaque étape de la production de ressources, on vérifie qui des deux joueurs en produit le plus. Si c’est le cas, il ou elle remporte un bonus, matérialisé par un jeton soldat.
Entre la version classique et celle-ci, le nombre de ressources a été baissé d’un cran (ainsi que les jetons « peuple », qui est devenu une vraie ressource au passage) pour resserrer le gameplay.   

Ce qui change surtout avec cette nouvelle version, c’est la façon de choisir les cartes. Vous allez proposez des cartes à l’adversaire, réparties entre deux tas, et tentez d’obtenir les meilleures cartes possibles tout en évitant les cartes négatives avec une bonne dose de manipulation. Chaque joueur détient en effet une carte Calamité qui donnera 4 points négatifs. Dans cette phase de sélection et de bluff, on tentera de cacher nos Calamités face cachée pour que l’adversaire les récupère mais la possibilité de cacher une carte est limitée à deux fois par manche. Le reste du temps, on tente de créer des packages de cartes qui nous intéressent mais qui ne doivent pas être pris par l’adversaire… Un défi parfois bien casse-tête ! La création des propositions vous donnera donc de sérieux dilemmes. Le draft du jeu d’origine n’étant pas très tendu à deux joueurs, c’est désormais clairement chose réparée. 

Le module « Menace » ajoute des cartes du même nom qu’il faudra vaincre (sous peine de pénalité en points) en défaussant des jetons soldats. Elles sont diverses et arrivent avec des effets pas très sympathiques. Les cartes Géants de Givre seront placées sous les cartes en construction et gèleront ces dernières, les Ombres forcent la défausse, les Voleurs recouvrent des icônes de Production, etc. De quoi corser les enjeux. 

Le module « Conseillers » sera moins piquant, il permet au contraire de jouer un personnage qui bénéfice d’un pouvoir sympathique unique. D’aucuns permettent de produire plus de certaines ressources, le maître artisan de construire une carte sans la payer (il faut néanmoins payer le personnage avec son prix en jeton soldat), l’éminence permet de révéler une carte face cachée…

Enfin, le module « Quête » ajoute des options annexes avec leur propre coût d’activation. Selon la Quête choisie, plusieurs nouvelles possibilités de jeu sont apportées. En payant telle ou telle quantité de telle ou telle ressource, vous pourrez gagner des soldats, des ressources rares, ou d’autres effets positifs. Attention la dernière des options de la Quête n’est jamais facultative et sera nécessaire à remplir pour espérer l’emporter. 

Le module solo vous propose quant à lui 6 scénarios avec des conditions de défaite particulières (terminer telle étape de telle Quête, construire telles cartes…) et des règles spéciales pour mettre la pression sur le joueur (des cartes négatives qui arrivent à chaque tour et dont le paquet ne doit pas vider…). 

 

Bref, voici une version un/deux joueurs solide, qui a manifestement été le centre de beaucoup d’attention de la part de ses créateurs.
Désormais dispo pour une trentaine d’euros dans vos crémeries ludiques. 

 

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