Tout savoir sur Lutèce, le futur Superlude

Iello a organisé hier une « journée pro » au Ludopole de Lyon, et comme nous étions invités, forcément, en gens polis que nous sommes, nous avions fait le déplacement. C’était l’occasion pour le grand éditeur jaune de présenter, principalement aux boutiques, les jeux sur lesquelles ils travaillent actuellement avec leurs divers partenaires, dont Superlude qui, le saviez-vous, est en train de fusionner avec les fameux studios Origames (Le roi des nains, Crôa… et beaucoup d’autres choses côté site web, packaging ou plaquettes institutionnelles).

C’est donc en cette douce occasion que votre humble serviteuseresse a eu l’occasion d’expérimenter Lutèce, un jeu de cartes de Nicolas Sato, joliment illustré par Biboun, et initialement annoncé pour juin mais qui sortira finalement pour août. Superlude, Sato, Biboun ? Tiens, mais ça me rappelle un autre petit jeu de cartes. Ha mais oui. C’est ça. Kenjin. Pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Visitons Lutetia Parisiorum

Voici donc un jeu de majorité dans la veille Lutèce où vous tentez d’avoir le plus de gloire possible via l’érection de la capitale de la Gaule. Il faut dire les choses telles qu’elles sont.

Le but du jeu est ici d’avoir à la fin la majorité de cartes des 4 ressources du jeu (à savoir : cervoise, pain, glaive, vin). En effet, celui qui aura la majorité d’une ressource gagnera 10 points en fin de partie, le(s) deuxième(s) 4 points et le dernier 0. Il faut donc éviter d’oublier complètement une ressource !

► Oui mais comment avoir de la ressource ?!

Vous achèterez des cartes Personnages et des cartes Bâtiments depuis un marché central pour réaliser vos collections de ressources. Certaines cartes Personnages / Bâtiments vous couteront 0, et vous apporteront 1 ressource, par exemple, au hasard, disons, 1 cervoise. D’autres cartes vous couteront 1 pièces, ou 2, voire 3, et vous apporteront par exemple 2 glaives ou un point de victoire par pain en fin de partie. Vous les poserez devant vous, et ce qui est acquis est acquis, à la 7 wonders.

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D’autres cartes génèreront des pièces au moment de l’achat en fonction de ce que vous possédez déjà. Par exemple une pièce pour chaque cervoise que vous avez en votre possession. C’est comme qui dirait intéressant pour commencer à faire tourner sa trésorerie en milieu de partie.

Vous débutez tous avec une série de cartes (des lettres et des chiffres) qui permettra de sélectionner, à chaque tour, une carte Personnage et une carte Bâtiment parmi l’éventail proposé (voir ci-dessous). 

Comme vous le voyez, face visible devant tout le monde sont disposées 5  cartes Personnages et 5 cartes Bâtiments. À chaque Personnage correspond une lettre (de A à E), à chaque Bâtiment correspond un chiffre romain (de I à V). Pour choisir le Personnage et le Bâtiment que l’on souhaite obtenir, on posera face cachées simultanément nos deux cartes qui coïncident (le chiffre/la lettre) aux Personnage/Bâtiment désirés.

Hep minute papillon !

Mais c’est pas si simple. Une petite pincée d’enchères va venir s’immiscer dans la recette. Avant de révéler vos choix, vous pourrez enchérir en posant des piécettes sur vos cartes. Car si deux joueurs souhaitent la même carte, cette dernière sera simplement défaussée et personne ne l’aura ! Enchérir permet de tenter d’assurer son achat… Mais attirera aussi l’attention des autres joueurs sur vous, et leur donnera sûrement envie d’enchérir également… Haaa dilemme…

Et si deux joueurs ont souhaité la même carte et ont enchéri d’autant, malheur encore ! la carte tant souhaitée sera également défaussée et personne ne l’emportera… Sans autre forme de procès. Il faut donc bien surveiller le jeu des voisins afin soit de les bloquer, soit de viser autre chose qu’eux ou bien poser une enchère qui saura les décourager !

Bon et si vous n’avez rien réussi à gagner à votre tour, ne pleurez pas, vous gagnez deux piécettes en compensation 😉 On a beau être en -53, on a du savoir vivre.

► Et si vous n’avez pas assez d’argent, pas de panique ! Vous possédez aussi deux cartes dans votre main qui vous rapporteront 3 pièces chacune en les jouant. Et sachez qu’en fin de partie 3 pièces vaudront 1 point.

Que le monde est petit

À la fin du tour, quand tout le monde a récupéré une ou deux cartes du marché, on recomplète ce dernier avec des nouvelles cartes Personnage / Bâtiment. Et les cartes qui n’ont pas trouvé preneur se verront lestées d’une piécette (à la Smallworld). Elles deviennent ainsi plus intéressantes : si vous en achetez une munie de la sorte, la piécette sera pour vous ! Certaines cartes un peu délaissées finiront donc par devenir très rentables : plus elles resteront en jeu et plus elles auront de la valeur, engrangeant une pièce par tour.

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Attention, pièces non définitives

Veni vidi vici

Voici un petit jeu de cartes assez familial où l’on va donc tenter de bloquer les autres en surveillant leur collection, tâcher de bien compléter nos 4 familles tout en visant certains bâtiments qui permettent de rentabiliser au mieux nos ressources. Mini combos, petits blocages, collections, enchères, actions simultanées… Le tout pour une mécanique fluide et accessible estampillée à partir de 10 ans. Rendez-vous cet été pour le trouver dans vos boutiques autour des 20-25€…

>> La fiche de jeu

Un jeu de Nicolas Sato
Illustré par Biboun
Edité par Superlude
Distribué par iello
Pays d’origine : France
Langue et traductions : Français
Date de sortie : 08/2015
De 2 à 5 joueurs
A partir de 10 ans
Durée moyenne d’une partie : 50 minutes

   

5 Commentaires

  1. Umberling 02/06/2015
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    c’était pas mal du tout, de mon point de vue, même s’il reste un brin d’équilibrage à assurer. Et je ne dis pas ça parce que j’ai pris une raclée !

  2. Jobe314 02/06/2015
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    J’aime beaucoup ce que fait Superlude: Maître Renard, Kobayakawa, Kenjin et maintenant Lutèce. En souhaitant que la fusion avec Origames lui permette d’accroître son ascension.

  3. morlockbob 02/06/2015
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    Apres Kenjin (dont le proto avait déjà de la classe), il est clair que Biboun embellit tout ce qu il touche

  4. Max Riock 02/06/2015
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    J’aime bien les jeux de cartes, encore plus quand elles sont superbement illustrées. Encore plus quand on peut y jouer à 5 et si en plus, on pouvait avoir des pièces en métal … Youhou !

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