PARTICIPATIF, LA SÉLECTION NATURELLE N° 173 – C’est la rentrée !

Ça y est c’est reparti les zamibes !

Des petits, des gros, des moyens, des indé, des blockbusters, des laids, des beaux, des gros touffus, des p’tits joufflus… La grande ronde de l’actu des projets participatifs est de plus en plus riche. Oui, dans tous les sens du terme. On vous le disait dans un petit Telex dernièrement, les jeux sur table ont encore battu un record en ce début 2021. D’après une étude, plus de 1 800 jeux ont été financés avec succès cette année, un nombre plus important que les deux semestres de l’année dernière. Et le nombre de jeux qui n’ont pas atteint leur objectif de financement a diminué par rapport au second semestre de 2020, ce qui fait que 75 % des campagnes du secteur ont été couronnées de succès. Et là, on ne parle que de Kickstarter… À côté, vous le savez sans doute, Gamefound explose, devenant une concurrence plus que sérieuse pour ce bon vieux KS, avec une approche sensiblement différente.

Un peu de partout, on nous promet des projets de plus en plus ambitieux, qui parfois nous laissent dubitatifs, notamment sur tout ce qui semble “en trop” : sont visés tous les contenus manifestement non playtestés, des modes et des extensions parfois cassés, ajoutés pour ajouter des contenus, et qui souffrent, une fois livrés, du manque de cohérence et de pertinence. Difficile quand on observe les projets en amont, de savoir trier le bon grain de l’ivraie : Certains ont l’air démesuré et sentent le piège mais s’avèrent véritablement géniaux tandis que d’autres devraient être des valeurs sûres et se montrent décevants.

À côté des gros projets portés par des professionnels de plus en plus rodés au développement comme au marketing (ou parfois plus à l’un qu’à l’autre, vice et versa et réciproquement par l’illusoire précarité de nos amours destituées), ici et là, des jeux portés par de véritables amateurs, avec là encore, un peu de tout : des auteurs qui ont réinventé le jeu des 7 familles et d’autres avec une démarche fraîche et originale, qui mériteraient réellement de sortir de l’ombre. 

Nous, là dedans, Ludovox, ne sommes pas payés pour vous vendre du rêve. Nous ne sommes pas payés pour vous convaincre d’aller acheter / pledger quoi que ce soit. Nous sommes là pour délivrer une information, la plus juste possible. Dans ces colonnes, vous sentirez forcément notre regard, notre sensibilité aussi. On choisit ainsi les projets que l’on souhaite présenter dans cette Sélection Naturelle : Parfois parce qu’on craque un peu dessus, parfois simplement parce que l’on pense qu’ils peuvent parler à certains ou certaines d’entre vous, parfois parce qu’ils nous intriguent ou nous questionnent. 

Vous vous en doutez avec le nom de la rubrique (et vous commencez à la connaître), la Sélection Naturelle n’a jamais eu pour vocation de tout traiter mais elle choisit ce dont elle veut parler, et elle en parle avec le cœur. Vous êtes toujours libres de venir discuter de projets non couverts via la section des commentaires pour en informer la communauté (et nous aussi… oui, oui, même nous on arrive pas à tout suivre !). 

Sur ce, belle rentrée, et surtout bonne lecture ! 

 

Les projets en cours qui ont attiré notre regard

► Black Rose Wars était un jeu compétitif intéressant (lire notre article) mais pas toujours très bien fini aux entournures, avec notamment des manques de clarifications dans les règles et une extension vraiment cassée (coucou Crono). Qu’à cela ne tienne, Ludus Magnus Studio et Marco Montanaro, l’éditeur et l’auteur donc, sont revenus avec leur titre dans une version Rebirth, qui n’explicite d’emblée pas très bien ce qu’elle propose par rapport au premier opus. Il s’agit en fait d’une sorte de suite, d’après l’éditeur compatible avec la première parution, qui a reformulé un certain nombre de points de règles et propose de nouveaux contenus. 

Dans Black Rose Wars, chaque joueur est l’un des puissants mages de l’Ordre de la Rose Noire qui aspire à devenir le nouveau Magister Suprême afin d’acquérir le puissant pouvoir de l’artefact de la Rose Noire qui brille dans le noir. À chaque tour, après avoir choisi de nouvelles cartes Sorts parmi les six écoles de magie, les joueurs planifient leur stratégie à l’avance, en plaçant des cartes face cachée. Plus tard, ils révèlent les cartes jouées pour s’entretuer, résoudre des missions, invoquer des créatures ou détruire les salles, les uns contre les autres et contre la Rose noire (le système de jeu). On parle plus de planification que de deck-builder, mais quoi qu’il en soit on parle de bien s’en mettre plein la binette toute une soirée (les 90 minutes annoncées laissent plus que perplexes).  

Malgré ses défauts, le parti pris fort de cet Eurotrash à la direction artistique léchée lui avait permis de bien trouver son public à sa sortie en 2019, d’ailleurs une localisation en France avait même eu lieu du côté de Légion Distribution. Les fans se retrouvent aujourd’hui en masse derrière le projet, déjà soutenu par 8 000 personnes, rien que ça. “Pour remercier tous les backers qui nous feront confiance et nous aideront à donner vie à ce jeu, nous avons prévu une série de stretch goals exclusifs qui augmenteront la valeur et la variabilité des éléments du jeu : nouveaux mages, nouvelles évocations, nouveaux avatars, nouvelles écoles de magie et bien plus encore.” peut-on lire sur la page qui, en effet, liste une série impressionnante de contenus supplémentaires (61 stretch goals déjà débloqués !).
Sans doute que parmi les 8 000 contributeurs se trouvent aussi pas mal d’amateurs de belles figurines (mais pas que, les nouveautés sont nombreuses et pourront séduire les fans de la V1).

Le pledge est à 129€ sans les frais de port, et comprend la core box de Rebirth avec tous les stretch goals pour une livraison prévue en septembre 2022. Fin de la campagne le 9 septembre. 

 

 

► Plus que 8 jours pour regarder la campagne de The Gardens, titre proposé par Matt. Dunstan et Brett J. Gilbert (et Kerri Aitken aux illustrations bien fraîches, type clipart) signé chez les australiens de Grail Games avec une VF proposé par Matagot.
2 à 4 joueurs sont invités à drafter de manière ouverte des cartes dans ce jeu casual à l’ambiance verte et bucolique. 

Concrètement, les joueurs choisissent une carte parmi celles disponibles sur la table, et ils la placent dans un espace sur leur jardin personnel après quoi ils déplacent le Meeple visiteur sur la rangée en question.

Vous marquez des points selon ce que le visiteur peut voir et ce qu’il a passé comme cartes sur son chemin. Les façons de marquer dépendent des tuiles éponymes du plateau de score. Le livret des règles est dispo sur la page, ce qui est toujours rassurant. La campagne propose aussi A walk in the park, un petit roll and write qui vient compléter l’offre.  

Des stretch goals débloqués, il y en a ici aussi. Bon, pas 61 comme avec le projet ci-dessus, mais tout de même quelques-uns dont des plateaux double-couche et un mode solo. Déjà plus de 641 contributeurs ont répondu à l’appel et près de 30 000€ ont été levés. Si ça vous intéresse sérieusement, on vous conseillera plutôt le premier pledge à 36$ avec tous les stretch goals débloqués, la version à 59$ ne semble pas vraiment mérité son tarif sauf si vraiment vous êtes super fan de roll and write.
Clôture du projet le 14 septembre. 

 

 

► On continue de se promener en nature, avec la belle découverte de Wild : Serengeti par l’auteur / éditeur Gunho Kim à la tête de Bad Comet qui avait déjà publié Shaolia un opus qui nous avait donné l’occasion de découvrir le talent de l’illustratrice Sophia Kang (derechef sur ce projet). 

 

 

Ici, on mélange puzzle, collection et construction de moteur pour un jeu familial + au matériel qui sort véritablement de la table. Vous allez tous déplacer des animaux sur un plateau central quadrillé afin de tenter de rematérialiser des schémas (par exemple une girafe à droite d’un zèbre, et une hyène juste sur la case en-dessous du zèbre), ce faisant vous réalisez des cartes objectifs de patterns, appelées les Scene cards. Ces cartes fournissent des icônes et des récompenses lorsqu’elles sont complétées. “À vous de mettre au point votre propre stratégie et de trouver votre combinaison gagnante” peut-on lire.

 

Des cartes « Specialist » viennent aussi vous offrir des capacités bonus toutes uniques qui permettront de renouveler les situations. Les animaux sont constamment en mouvement, puisque le plateau sert à tout le monde, il faudra donc s’adapter aux changements qui surviennent dans les derniers tours et garder un œil ouvert sur les mouvements des adversaires (le jeu se fera donc plus chaotique à plus nombreux et est surtout conseillé à deux joueurs). Les règles offrent aussi un mode solo où tous les animaux seront désormais sous votre contrôle.

Le pledge est fixé à 52$ avec tous les stretch goals, sans les frais de port. Pas loin de 2800 contributeurs soutiennent déjà cette campagne qui prendra fin le 17 septembre prochain pour une livraison l’été prochain. 

 

 

► On reste toujours dans le vert mais on change un peu les lumières. Voici un jeu de campagne, de survie, entièrement coopératif, pour 1 à 4 joueurs, inspiré d’un jeu vidéo qui prenait pour décor la forêt amazonienne : Green Hell (“enfer vert”, voyez l’ambiance).
Si vous ne connaissez pas, il s’agissait d’un monde ouvert jouable à la première personne (ou multijoueur coop)
dans laquelle il fallait s’assurer de sa survie en collectant des matières premières et de la nourriture ainsi qu’en fabriquant des objets spécifiques. Le titre initial a été bien accueilli par les critiques, nous ne sommes donc pas trop surpris de voir une adaptation sur table. Celle-ci est menée par un jeune auteur-éditeur polonais à savoir Mateusz ‘Vik’ Sochon et Galaktus Games, une société d’abord connue pour être spécialisée dans le marketing pour les secteurs de la haute technologie et du matériel informatique, ainsi que le jeu vidéo. Autant dire qu’il est difficile de savoir si la qualité ludique sera au rendez-vous. En tout cas, cela n’effraie pas la communauté, puisque le projet a été financé en 7 heures, et a déjà rassemblé plus de 74 000€. La puissance des licences. 

Voici donc un jeu de survie, qui sans surprise, suit la recette du succès mise en œuvre par son homologue de pixels, en introduisant un ensemble de mécanismes de survie optimisables, opposant les joueurs (avec l’expert en survie, le guide, le médecin, et le scientifique) à un environnement de jungle qui se veut changeant et imprévisible. Les mécanismes de base du jeu sont tout d’abord l’exploration avec une intrigue inspirée par le jeu vidéo (mais différente).

Chaque scénario permettra aux joueurs de découvrir une partie d’une vaste région de façon semi-aléatoire, et parfois les joueurs devront revenir en arrière vers un endroit déjà connu. Bien entendu le jeu repose aussi sur une mécanique de crafting et de collection de ressources, afin de fabriquer des armes et d’autres types d’objets nécessaires à la réalisation des scénarios, sachant qu’il faudra optimiser l’espace de son sac à dos (le jeu aborde cette question en représentant les ressources sous forme de polyominos qui doivent être insérés dans une grille).

Il faudra aussi se nourrir, car trop affaiblis vous deviendrez « un fardeau » pour l’équipe. Rien ne vaudra le retour au bon vieux camp pour se reposer et préparer la boustifaille tranquillement. Les joueurs devront décider des bâtiments dont ils ont le plus besoin et sur quoi dépenser leurs ressources limitées. 

Le jeu encourage l’aspect planification mais présente une part de (mal)chance symbolisant les aléas de la vie en milieu hostile. “Nous essayons d’éviter les éléments aléatoires partout où nous pensons que les joueurs doivent être capables de planifier et de réussir, mais la chance est également un facteur.” lit-on sur la description du jeu. Ainsi, chaque nuit, une fois que tous les joueurs ont épuisé leurs actions, les cubes de chance sont jetés dans l’Arbre Effrayant (qui se présente un peu comme une tour à dés), qui indiquera le niveau de malchance qu’ils ont accumulé. Les événements de chaque nuit peuvent varier d’une situation totalement sûre à une situation assez désespérante selon ce niveau. Bref, sur le papier, tout cela a plutôt l’air de tenir la route, reste à le voir porté.  

Le pledge de base est fixé à 62€ et propose une version sans plastique du jeu, vous aurez des silhouettes en carton plutôt que des figurines, on apprécie la démarche qui attire l’attention sur l’utilisation souvent superflu de plastique. On trouve tout de même un pledge à 82€ (sans les frais de port) qui propose des figurines. Vous avez aussi une version luxe à 123€ avec la tour à dés modélisée qui représente vraiment un arbre effrayant en plastique. 
Fin de la campagne le 19 septembre. Livraison prévue pour la rentrée 2022. 

 

 


Lanista, un jeu français proposé sur la plateforme Ulule, histoire de varier les plaisirs, vous propose un jeu de société historique où vous devrez entraîner vos gladiateurs.

Vous recrutez des combattants, les entraînez, négociez des contrats et faites participer vos recrues à des combats pour remporter du prestige en masse. Pas de combat frontal attention ici vos gladiateurs font partie d’un groupe et sont des partenaires qui cherchent à produire ensemble un beau spectacle dans l’arène. Néanmoins le jeu n’est pas coopératif du tout, vous aurez la possibilité d’interférer avec le déroulement des plans adverses en jouant des coups bas typiques de la société de l’époque et en vous disputant avec vos collègues sur les contrats.

Le jeu souhaite mettre en lumière la relation particulière qui existait entre un gladiateur et son laniste, et la place spéciale qu’ils occupaient dans la société romaine, le tout avec une approche qui se décrit comme “historico-ludique” c’est-à-dire que chaque concept ludique se fonde sur des faits réels. À titre d’exemple, même les panoplies représentées sont tirées de sources archéologiques.

 



Lanista
est un jeu qui se veut accessible, et également jouable en solo. Le projet est entièrement français, lancé par deux amateurs d’histoire. Vous pouvez facilement en apprendre plus en allant sur la page
dédiée. Déjà pas loin de 20 000€ de levés, sur un objectif fixé à 6000€ on peut parler de joli succès. Encore trois jours avant la fin de la campagne. 

 

 

► Nous avions eu un gros coup de cœur sur ce studio, IV Games, et leur titre Moonrakers, un jeu qui donne un petit coup de cravache au genre du deck-building. Nul doute que nous regardons ce nouveau titre avec curiosité, d’autant que l’on retrouve les mêmes trois auteurs, Austin Harrison, Max Anderson, et Zac Dixon (ainsi que Nick Shaw et Dávid Turczi pour le mode solo).

Dans Mythic Mischief, vous incarnez une faction d’étudiants qui s’efforcent de faire attraper le plus grand nombre possible d’étudiants par le Gardien (sans se faire attraper au passage bien sûr). Chaque faction dispose d’un ensemble unique de capacités pour se déplacer sur le plateau, déplacer les autres factions sur le chemin du Gardien, et même modifier la course du Gardien en déplaçant des étagères.

Les joueurs peuvent améliorer les capacités de leur faction tout au long du jeu en collectant de puissants Tomes dans la bibliothèque.

Le gagnant est la première équipe à marquer 10 points d’espièglerie ou l’équipe qui a le plus de points lorsque le Gardien a fini de rapporter tous ses Tomes après le déjeuner. 

Un jeu tactique avec des factions très asymétriques par des auteurs qui ont su nous convaincre dans le passé avec un thème magique qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de Wiz War, on a envie d’y croire. Quand on regarde tous les modes proposés, 1 VS 2, 2 VS 2, 1 VS 1, tournois, solo, blitz un contre un, blitz en équipe, on commence à s’inquiéter un peu : est-ce que tout cela a bien été dûment playtesté ? 

 

Pas de stretch goals pour des plateaux double couche ou des cartes avec finition linen, tout est inclus.” on retrouve le parti pris de Moonrakers. Du coup, le pledge d’entrée est fixé à 59$ avec quatre factions (les magiciens, les vampires, les zombies et les monstres de Frankenstein) et l’extension offerte. Le pledge suivant atteint les 95$ pour le all-in avec une solution de rangement GameTrayz. 

La campagne se clôturera dans 18 jours et a déjà rassemblé pas loin de 304 800$ avec environ 3 195 personnes motivées par cette magie. Livraison prévue pour juillet 2022.

 

 

 

Limbo: Eternal War 1.5 est un jeu d’escarmouche avec (de très belles) figurines se déroulant dans le monde fantastique d’Avalon. Ici, vous commandez les forces de la lumière ou des ténèbres pour tenter de “faire pencher le destin en votre faveur”. Vous choisissez votre armée, vos améliorations, vos pouvoirs et vos statistiques afin de créer une force suffisante pour l’emporter. L’initiative est un élément majeur du gameplay : vous enchérissez ou bluffez vos cristaux du Destin, mais attention, si le montant de votre enchère peut vous permettre de gagner le premier coup, l’ennemi peut gagner tout le destin que vous avez sacrifié pour l’obtenir. En jeu, vous créez votre deck et placez vos unités de façon à générer les meilleures combo.


Nous commençons cette section comme nous l’avons débuté avec un jeu qui avait bien trouvé son public malgré une édition pas tout à fait aboutie, notamment des règles pas toujours très claires. L’éditeur a donc pris soin d’écouter les retours des joueurs avant de lancer cette nouvelle campagne censée propose une version 1.5 améliorée donc, avec des règles mieux écrites (se trouvant en PDF pour les anciens joueurs) et quelques modifications (désormais le terrain est considéré comme des tuiles qui peuvent être posées sur le plateau, qui sera également beaucoup plus grand).
Voilà qui a déjà convaincu plus de 1 100 contributeurs pour un total d’environ 161 460€ et il reste encore 25 jours avant la fin de la campagne, autant dire que c’est une belle réussite. 

 

 

Dans les projets à suivre …

Eleven: Football Manager Board Game

Un nouveau projet propulsé par la fameuse maison Portal, ça ne passe pas inaperçu. D’autant que… on ne s’attendait pas à ça ! Un jeu sur la gestion d’un club de foot, mais pourquoi pas après tout. À l’heure où la série Ted Lasso fait parler d’elle aux Golden Globes et aux Emmy Awards, c’est plutôt un bon timing !


Vous jouez donc un manager de club de foot, et votre tâche est de gérer et de développer votre propre club et de surpasser les autres équipes au cours d’une saison. Vous embaucherez du personnel, développerez votre stade, signerez des sponsors, transférerez des joueurs et jouerez des matchs contre d’autres clubs.
Il s’agira en réalité de la réédition de
Club Stories (de Thomas Jansen, ici épaulé par Jan Maurycy Święcicki et bien entendu Ignacy Trzewiczek) un jeu auto-édité en 2017 qui avait plutôt belle presse. Eleven: Football Manager Board Game sera donc lancé sur Gamefound d’ici demain avec déjà près de 10 000 personnes qui suivent le projet, on ne s’inquiète pas trop pour lui.
À suivre pour savoir si une VF sera proposée.

Il est à noter que le même éditeur a en ce moment un pledge manager ouvert pour Robinson Crusoe la version collector et du contenu en plus avec de nouveaux scénarios dont la plupart semblent tirés des propositions de la communauté (pas de VF).  

 

► The Elder Scrolls V: Skyrim The Board Game

The Elder Scrolls vous connaissez ? Comment, non ? Il s’agit initialement d’une série de jeux vidéo de rôle en monde ouvert se déroulant dans un univers de fantasy où l’on croise une vingtaine d’espèces d’origine humaine, elfique ou animale ; le tout créé par Bethesda Softworks et publié pour la première fois en 1994. Une vraie success-story en jeu vidéo, alors qu’en est-il en jeu de plateau ? 

Bon, il y avait déjà eu un Risk Elder Scrolls V et un Monopoly aussi, autant dire qu’on est plutôt content de voir Modiphius Entertainment s’emparer du sujet… En réalité, ils l’avaient déjà fait en 2019 avec The Elder Scrolls: Call to Arms, un jeu qui semble avoir eu des retours disons corrects. Ils proposeront un jeu de plateau coopératif “épique” d’aventure à travers Skyrim pour 1 à 4 joueurs. Wait and see sur Gamefound.

 

 

 

 

 

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Légende des symboles parfois utilisés

coeur rouge: Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu: Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr: Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2: Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif pour les Nuls :p
  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

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3 Commentaires

  1. keerka il y a 16 jours
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    Merci pour la chronique 🙂

    Pour Master of the universe si je ne dis pas de bêtise, Archon a la license pour l’europe (c’est pourquoi la campagne sur gamefound était uniquement disponible pour l’europe), et CMON pour le reste du monde. Donc la version CMON ne sera pas pour nous à priori 😉

    • Shanouillette il y a 16 jours
      Répondre

      Ha oui c’est ce qu’on me dit dans l’oreillette en effet, je vais le retirer merci !

  2. frédéric ochsenbein il y a 16 jours
    Répondre

    Dommage que Wild ne soit pas traduit. Il me faisait bien de l’oeil pour jouer avec les enfants.

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