Million Club : N’oubliez pas, trop n’est jamais assez

              Vous avez toujours rêvé de jouer Vincent Bolloré un magnat de la finance ? Alors venez par ici mon petit, au sein du Million Club, le seul cercle londonien qui sait titiller hardiment votre fibre d’accro au grand capital !

Direction la révolution industrielle, côté fauteuil en cuir de l’empire british. Prenez garde à votre séant d’ailleurs, en vous installant, le siège est confortable mais il est un peu éjectable aussi. Il faut se méfier des apparences. Vous savez, on dit un steak bleu pour parler d’un steak rouge. Et bien là, c’est tout pareil.

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Vas-y ouvre la boîte

 

L’empire colonial britannique est à cette époque le plus étendu du monde, couvrant 33 millions de km2. Brexit ou pas, on comprend pourquoi Playad a calé son décorum chez les grands bretons : il y a là matière à élargir les horizons. 

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Vas-y donne du flouze

 

Dehors, l’air ambiant est saturé par les exhalaisons (ça veut dire odeur, c’est cadeau) provenant des machines, mais au chaud, à l’intérieur du cercle, il est plutôt chargé par l’effluve des cigares compactes et celle du Whisky grand cru. Une ambiance distillée par les illustrations de Quildault & Kermarrec qui ont trouvé une très jolie façon d’occuper leurs talentueuses plumes mates et dorés.

Dans une partie de Million Club, nous jouons des coudes pour totaliser le plus grand nombre de points de victoire lors de 9 tours qui vont passer relativement vite. En fait. Oui car je dois vous donner mon a priori avant de vous livrer mes impressions. J’ai longtemps cru que Million Club serait une usine à gaz, un jeu complexe joué en 80 minutes par joueur (sans compter l’analysis paralysis) avec une grosse salad-points en dessert, mais j’étais totalement à côté de ma machine à vapeur. La bête est nerveuse, condensée, limpide en terme de règles. Voilà, vous avez déjà une bonne idée de mon opinion : est-ce que ma première partie m’a plu ? Spoiler alert : un peu comme un cognac, je ne pensais pas aimer, mais après avoir trempé mes lèvres, j’ai terminé le verre sans même m’en rendre compte.

Après, je ne sais pas si la bête sait se renouveler beaucoup, mais ça sera l’objet d’un futur test. Laissons ici le Just Played et toute sa fraîcheur s’exprimer et vous éclater au visage la foudroyante jouvence des mots tel un feu d’artifice estival lors d’une nuit de fête où l’on tombe amoureux pour la première fois d’un ténébreux inconnu aux allures insaisissables.

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Vas-y fais péter les tuiles action

 

Paf (et résonne le bruit de l’éclat)

9 petits tours pour assujettir le monde à gros coup de millions, je sais que vous en avez toujours honteusement rêvé sous vos draps, même si vous votez à gauche. Surtout si vous votez à gauche, sinon vous faites ça bien plus ouvertement. Bande de pervers.   

Il est grand temps de laisser parler ce capitaliste bourgeois et conquérant qui trépigne en votre fin fond.

Il a envie lui aussi de regarder le cours de la bourse la boule au ventre, et de crier « vendez tout vendez tout ! » en desserrant le nœud de sa cravate.

Chaque tour, vous aurez le choix de poser deux meeples parmi 5 tuiles actions. Et oui, on n’a pas 15 actions, 18 phases et 13,8 façons de scorer multipliées par le nombre de joueurs au carré sur la base d’une équation aux dérivées partielles. Le seul truc à retenir c’est qu’on peut gagner en ayant des tas de colonies, mais mieux vaut en avoir une de chaque, qu’on peut gagner aussi en ayant des tas de sociétés mais qu’elles soient prospères c’est mieux, et oui tant qu’à faire ! Et bien sûr, l’argent toujours l’argent, qu’il coule à flot ! Il faut ce qu’il faut pour entretenir le marbre de ma salle de bain (celui dont je parlais hier) ! Donc on joue à la bourse, évidemment, avec les prises de risque que cela incombe, et plus on aura amassé de millions (c’est notre étalon de base), plus on aura de chance d’être gagnant.

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Vas-y passe les règles

 

100% des gagnants ont réussi des coups bas

Notez qu’à chaque tour, une tuile action sera tournée face grisée et donc pas dispo. Punie. Il faudra ainsi veiller à ne pas vous auto-bloquer en pensant réaliser une action qui aura disparue momentanément. Un peu de planification, c’est la base de la conquête du monde, comme disait Napoléon (à moins que ce ne fusse un pote un peu aviné un soir d’anniversaire). BraIiïff.

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Vas-y on coupe les téléphones sinon j’arrête de jouer

 

On va envoyer nos deux petits meeples (vos émissaires en costard, mais nous dirons meeples, car nous avons su rester simples malgré le succès) conquérir des sièges sur les diverses tuiles action.

On en pose d’abord un, tout seul, comme un grand, puis on regarde où se placent les autres joueurs avec un œil injecté de sang (signe d’une hémorragie sous-conjonctivale, rien de grave, mais faudra peut-être consulter quand même) et on pose notre deuxième. Enfin, on résout les actions, dans l’ordre et la discipline. Sachant que chaque tuile donne une action simple, et un petit privilège si vous êtes majoritaire sur place. C’est pas compliqué.

Si vous envoyez un meeple sur la tuile colonie, vous prendrez une carte colonie. Le monde est bien fait. Et à portée de main. 2 millions le continent, c’est pas cher ! Sachant que plus vous aurez de meeples sur la tuile, plus vous pourrez vous acheter de cartes. En fin de partie, les majorités dans une colonie donneront des points de victoire, mais les séries complètes rapportent aussi.

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Vas-y « au temps béni des colonies »

 

La tuile industrie permet de la même façon de se porter acquéreur d’une carte société. Sachez que votre monde se divise en trois catégories : les ressources, les transports et les industries. Les cotations de ces trois mondes vont régler votre rythme cardiaque comme une horloge à horaires aménagés. Vous êtes responsable du développement économique de vos sociétés, avec l’action Lobby vous pourrez pivoter vos cartes sociétés précédemment acquises, dans un sens pour augmenter leur valeur, ce qui permet d’être refait pour la fin de partie et de déboutonner un peu sa chemise façon repu, et dans l’autre sens pour diminuer, ce qui permet de récupérer quelques liquidités tout de suite. Quand on est bien élevé, et qu’on a lu les règles, on appelle ça des mouvements de société. Autre chose à savoir, dès qu’on achète une société, ce type de société-là va tout de suite être boosté du côté de la tuile bourse. Justement retrouvons tout de suite Jean-Marc Sylvestres en direct du CAC 40 !       

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Vas-y ma start up elle vaut rien mais c’est le début tu vois

 

Oui, sur la tuile bourse puisqu’on en parle, on va suivre les valeurs de cotations des trois secteurs qui nous intéressent : les ressources, les transports et les industries. Leur valeur dépendra directement de ce qu’auront acquis tous les joueurs. Quand on vient se mettre sur la tuile bourse, on va pouvoir toucher autant de millions que l’écart séparant deux secteurs. Du coup on a toujours intérêt à voir certains d’entre eux se développer, mais pas les trois, pas à la même vitesse. Ce qui peut être furieusement antinomique avec nos besoins de développements par ailleurs. Et créer des dilemmes, source de bonheur sado-masochiste, ressort de l’apothéose ludique selon certains. 

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Vas-y tu vas pas me faire ça !

 

Autre chose, si vous venez vous placez sur la tuile bourse pour récupérer de l’argent et que vos amis développent leur sociétés entre temps, le timing du jeu fait que vous pouvez vous retrouver bien coinché. D’ailleurs, ils le feront probablement exprès, vos « amis ». Oui parce qu’on voit quand même clair dans votre jeu hein. On le sait, que vous voulez des pépètes. Le timing et le guessing sont ici des éléments clefs pour tirer son virage en épingle de la botte de foin. Là où c’est très rigolo, c’est que la toute première action, le Lobby, qui permet de faire des mouvements de société, vous vous en souvenez parce que vous êtes poli alors là vous dites oui, et bien si vous êtes majoritaire sur la tuile Lobby, vous gagnerez un privilège de furieux permettant d’envoyer un de vos meeples sur une autre action, pouf, comme ça, après que tout le monde se soit déjà décidé, gratuitement, en première classe et tout. Le parachute doré de dingue quoi. On appelle ça le privilège du Lobbyiste.

Imaginez un peu comment vous allez pouvoir faire mumuse avec la bourse grâce à ce saut-là. D’autant plus si vous êtes majoritaire sur la tuile bourse en arrivant, alors là c’est pompon, vous pouvez vous permettre une OPA hostile. C’est là qu’on atteint le climax du stress. Pensez aux combos, visualisez les lingots. Action Lobby > privilège Lobbyiste >  Action bourse > privilège OPA, en une seule action s’il vous plait. Emballé, c’est pesé. Les autres ne peuvent décemment pas vous laisser faire. Non, car faire une OPA hostile signifie voler une société possédée par un adversaire. Bim. Si ma mère me lisait en train de jongler avec ces terminologies d’actions en bourse et raconter des histoires d’OPA hostiles, elle croirait que je suis devenue journaliste au Figaro. Mon enfant a enfin un vrai métier, merci mon dieu !

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Vas-y les cartes influence, y en a pas des masses tavu

 

Et pour finir de vous convaincre qu’il ne s’agit pas d’un jeu de gentlemen malgré ses allures bien dignes, il existe la tuile d’action Intrigues, qui comme son nom l’indique, permet de récupérer des cartes qui seront autant de coups fourbes pour les autres – quand il ne s’agit pas juste de vous souffler dans le dos au moment au votre bateau n’avançait plus. On ne sait jamais sur quelle intrigue on va tomber, mais on a toujours hâte de le découvrir car c’est toujours une bonne nouvelle, même si on aurait bien aimé en avoir encore plus. Certaines sont vraiment puissantes, donc on n’a pas envie de bouder cette action, même si comparativement aux autres, elle semble délicieusement secondaire. Vous allez vous tortiller sur votre chaise, je vous le dis.

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Vas-y tu comptes les points

 

Je vous ai expliqué le privilège du Lobbyiste car c’est le plus fun à mon goût, les autres ne sont pas inintéressants pour autant. Votre privilège si vous êtes majoritaire sur la tuile Intrigues vous autorise à acheter une carte supplémentaires en la choisissant directement dans la pioche. Du coup, si l’action peut paraître secondaire, autant peut-être y aller à fond pour la rendre bien juteuse. Le privilège de la tuile Sociétés est identique, sachant qu’une société ça coûte quand même 4 millions (oui oui, c’est plus cher que tout un continent, et pourquoi pas, Apple pèse bien en Bourse l’équivalent du budget de la France ou la somme des PIB roumain, hongrois, slovaque, croate et lituanien, allons faites pas cette tête-là, on joue là). Et dans la même veine, du côté des Colonies, si vous êtes majoritaire vous aurez le privilège de pouvoir choisir une carte supplémentaire à acquérir. Ça devient intéressant pour compléter une série.    

 

Verdict du bilan conclusif

Disclaimer de fin : cela vous étonnera peut-être, mais ce Just Played est joué après une partie à deux joueurs.

Après la lecture des règles et vu ce qui était annoncé, j’attendais rien de Million Club à deux joueurs. On a fait la partie limite à reculons, juste pour voir comment ça tournait, avant de pouvoir faire une partie avec plus de joueurs (un jeu de pose d’ouvriers se pratiquant à 6, c’est pas si courant), dans une « vraie » configuration où l’on pourrait se faire des promesses et se trahir à volonté. C’est le coeur du jeu parait-il. Autant vous dire qu’on s’est pris une petite claque tant c’était en flux tendu, un peu comme un gone qui pense goûter une fraise tagada et se retrouve avec un fisherman friend’s dans la bouche. Pas de trahison, certes, mais de la tension, oui.    

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Vas-y comme tu te la pètes avec toutes tes sociétés là

 

Merci à Million Club d’avoir rendu le monde de la finance compréhensible, accessible, sans en trahir une once de sa perfidie ; mes cours d’économie m’avaient souvent parus abscons, mais là, c’est clair et vicieux comme de l’eau de roche qui aurait traîné sur des trottoirs niçois d’un après Angleterre-Russie.

Bravo car le corpus des règles, une fois compris, est immédiat et met en branle une véritable tragédie grecque moderne, le meurtre en moins, le suspens en plus. On a trois fois rien de décor, mais juste ce qu’il faut pour aller au casse-pipe ou au panthéon des mythes capitalistes, et ce en une heure de jeu (en moyenne). On sent que l’auteur a misé plus sur la méca que sur le role play, contrairement à New York Kings, il est passé du côté euro de la bordure dans un coming out un peu inattendu, mais a su conserver une pure éthique du vice et de l’interférence entre joueurs. On sort de la banalité des poses d’ouvriers sans interaction, du train-train des tours de jeu à 12 000 règles cherchant par leur démultiplication une sorte d’état d’équilibre compensatoire parfait où rien ne se passe vraiment, et tant pis si au passage la ferveur des joueurs ressemble à l’excitation éteinte d’un mangeur d’endive après la lecture d’un Télé Z un soir de novembre. Là, non. On sent que l’auteur a pris sur ses heures de sommeil pour nous mettre sur la brèche et trouver le chemin le plus court pour nous pousser dans les louvoiements de l’institution boursière. Il va falloir prendre des décisions en conciliant cerveau reptilien et hémisphère Nord, là où les nuits sont plus froides. Et vite s’il vous plait, car tout ça passe vite, et si le jeu se fait sans vous, ça sera de votre faute. Bref, j’en referais bien une moi. Comme le dit un proverbe chinois, un jour d’amusement est un jour d’éternité. 

 

Million Club,

Un jeu de Arnaud Ladagnous
Illustré par Pascal Quidault
Edité par Playad games
Distribué par ATALIA
Pays d’origine : France
Langue et traductions : Français
Date de sortie : 06-2016
De 2 à 6 joueurs
A partir de 10 ans
Durée moyenne d’une partie : 60 minutes

   

12 Commentaires

  1. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 01/07/2016
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    Les jeux capitalistes ont le vent en poupe après Stockpiles et Ponzi Scheme ! Ben je me le note 🙂

  2. Photo du profil de atom
    atom 01/07/2016
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    Un jp aux petits oignons, très agréable a lire. Le jeu est trés bon, je l’avais essayé a 4 joueurs au festival de Toulouse et j’avais bien aimé ce coté manipulation négociation, coup bas, il faut que je le propose a l’asso ça devrait plaire.

  3. Photo du profil de Sha-Man
    Sha-Man 01/07/2016
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    Soyons clairs, le jeu n’avait pas tous les paramètres pour me plaire, pas de figurines, pas de deckbuilding, pas de combo de cartes, pas d’action « ATTAQUER »…

    Et bien au final j’ai beaucoup aimé ce jeu. C’est sa subtilité je crois qui m’a séduit. Et également la manière dont est gérée la frustration dans ce jeu.

    Dans pas mal de jeux de pose d’ouvriers la frustration vient de la fermeture des actions dont on voudrait disposer à son tour car prises par les autres joueurs.

    Ici, et avec seulement 2 meeples en main, les questions qui se posent ne sont pas si l’action est disponible ou pas mais plutôt si on est prêt à laisser un potentiel avantage de majorité à un autre joueur.

    Et finalement, dans ce monde cruel de la finance, on a une dynamique d’attaque / défense. Je peux stresser mes adversaires en me plaçant direct sur la bourse, et direct ils seront forcé de se demander si j’envisage une OPA hostile et pourront sacrifier la moitié de leurs options (1 meeple sur 2) pour m’empêcher de le faire.

    On peut se retrouver à subir ou a contraindre et au final on a un vrai sentiment d’escarmouche capitaliste.

  4. Photo du profil de Arnolad
    Arnolad 01/07/2016
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    Well well…. Comment exprimer ce que je ressens à la lecture de ce document sans m’attirer le regard noir du compagnon de la rédactrice? … Shanouillette, tu as éclairé ma matinée, ma journée et sûrement un peu plus. Nous passerons donc la nuit prochaine ensemble, que tu le veuilles ou non, où je rêverai encore de ta prose inspirée par un jeu dont je n’attendais pas tant. Bref, joie, respect, gratitude et…. Brandy pour tout le monde!

    • Photo du profil de Shanouillette
      Shanouillette 01/07/2016
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      Lol ! merci ! Je vais de ce pas planquer l’arc et les flèches de Sha -man (un accident est vite arrivé) !

    • Photo du profil de Sha-Man
      Sha-Man 01/07/2016
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      Oui euh, rappelle toi que j’ai ton IP.

      • Photo du profil de Arnolad
        Arnolad 01/07/2016
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        Bigre, il veille l’animal 😉 Pose cette arme, tout ceci est très chaste et littéraire, on parle bien du plaisir des mots… D’ailleurs point de lapdance et autres coquineries au Million Club, ladies and gentlemen only!

  5. Photo du profil de sony69
    sony69 01/07/2016
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    Hou! Que ce jp me donne envie de me le procurer!

    Il faut trouver les bonnes personnes pour jouer a ce jeu. Les memes qui apprécient Intrigues, je pense…Et on peut eliminer tous les electeurs du front de gauche.

    On peut imaginer une extension anachronique intitulée « Taxes et bénéfices ». Où il y aurait l’obligation de payer un impot en fonction de la richesse de chacun. Sauf si l’on fait de l’optimisation fiscale…

    Sponsorisé par Jerome Kerviel et Jerome Cahuzac.

    • Photo du profil de atom
      atom 01/07/2016
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      Pour le coup je ne peux pas jouer a Intrigue, car c’est un jeu ou l’on fait des promesses que l’on ne tiendra pas, et moi ça je ne sais pas faire, d’ailleurs dans la partie que j’avais faite j’ai réussi a jouer et presque gagner en respectant ma parole. j’ai voulu essayer, j’ai vu c’est pas pour moi)

      Dans Million Club, c’est pas prépondérant, ça ne joue que sur les poses de nos pions.  Par contre c’est un gros coup de coeur pour moi car c’est un jeu rapide avec beaucoup d’interaction, c’est super bien pensé.

  6. Photo du profil de 6gale
    6gale 02/07/2016
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    On peut même essayer le jeu sur « Boîte à jeux », pour avoir une idée.

    • Photo du profil de Arnolad
      Arnolad 04/07/2016
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      Un jeu « en ligne » donne évidemment une sensation très différente qu’un jeu, entre amis, sur table. Nous avons pris le temps d’intégrer ces paramètres pour le portage. Ce que le jeu perd en interaction directe (négociation, intimidation, alliance…), il le gagne en « gestion ». Nous avons donc accepté de modifier quelques paramètres des règles pour y jouer sur plusieurs jours sans perdre le fil (montant de la fortune des adversaires, rappel des contrats coloniaux que l’on a vu dans la main d’un adversaire…). Bref, c’est un peu différent mais on en est tout aussi content!

       

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