Cornwall, de la jolie tuile anglaise mais en français

C’est chez Schmidt que Cornwall, un jeu de pose de tuiles à la Carcassonne, sort pour moins de 20€. En plus, les règles (présentes dans la section ressources de la fiche de jeu) sont dans plein de langues, dont, ho joie, ho félicité, la notre.

Mais que font nos joueurs en pleine Cornouailles crénon ? Ils prennent petit à petit possession des villages pittoresques, des prairies, forêts, vallons et marais, bref, du pays, oui mais par petit morceaux. C’est notre côté raffiné, notre côté anglais qui sommeille à l’intérieur de nous. Ceci dit, l’objectif est de collecter le plus grand nombre de points possible. Et pour cela, il va falloir agir. Retourner des tuiles, les placer, poser des pions, évaluer nos territoires. Tout ça en moins de 30 minutes.

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How do you do ?

Le joueur dont c’est le tour retourne une tuile de la pioche et doit la juxtaposer à des tuiles déjà posées (au début de la partie, seule la tuile de départ est posée évidemment). La tuile peut être orientée à volonté mais au moins un type de paysage de la nouvelle tuile doit être posé à côté d’un même type déjà en place et ainsi agrandir ce territoire. Attention, un territoire qui comporte déjà un cottage est achevé et ne peut plus être agrandi. Le cottage, c’est un peu la classe ultime.

Après la pose, le joueur vérifie sagement combien de territoires déjà existants ont été agrandis :
● Si, en posant une tuile, un joueur parvient à agrandir 2 territoires de types différents, il reçoit immédiatement 1 pièce de la réserve commune.
● Si seulement 1 territoire existant est agrandi ou si 2 territoires sont reliés entre eux, il ne reçoit pas de pièce, mais il a le droit de se faire couler une tasse de thé.
● Si un joueur parvient avec une tuile à agrandir simultanément 3 territoires différents, il a le droit de se la péter, et il reçoit immédiatement 2 pièces de la réserve.

Puis le joueur dont c’est le tour peut ensuite placer jusqu’à 3 de ses pions posés devant lui, peu importe la taille (il en existe trois différentes), sur la tuile qu’il vient de poser. On ne peut poser qu’un pion par case.

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S’il place seulement un pion, c’est gratuit, à condition qu’aucun autre pion (peu importe la couleur) ne se trouve encore sur le territoire concerné. C’est un peu une façon de dire « Ceci est à moi, n’ose même pas y penser ». Pour chaque pion qui se trouve déjà sur le territoire concerné, 1 pièce doit être versée dans la réserve. Pour les pions éventuellement déjà placés sur ce territoire, il faut verser des pièces supplémentaires en fonction du nombre.

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On continue de s’étendre, si vous posez une chapelle, pouf ça fait directement 3 points, hop hop hop, on continue comme ça et puis à la fin du tour on évalue tout (si on a fini de s’étaler ou posé un cottage). Quand un territoire est évalué, on détermine d’abord quel joueur y possède la majorité en fonction des pions placés.

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Les marais eux, sont seulement évalués à la fin de la partie. À cause de l’odeur.

Celui qui a le plus grand nombre de points à la fin gagne la partie, comme de bien entendu.

Voici donc un petit jeu de placement/majorité familial, qui a l’air simple et malin, n’est-il pas ?

> La fiche de jeu

Un jeu de Johannes Schmidauer-König
Edité par Schmidt Spiele
Langue et traductions : Allemand, Anglais, Français
Date de sortie : 09/2015

A partir de 8 ans
Durée moyenne d’une partie : 30 minutes

   

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