Carthago, et le retour de Bernd Eisenstein

Carthago est un jeu signé Ralph Bienert dont c’est le premier travail publié, et Bernd Eisenstein dont le nom vous rappelle peut-être vos vacances au nord de la péninsule grecque (avec Peloponnes), votre séjour dans les provinces italiennes (Alea Iacta Est) ou les cartons de votre dernier déménagement (Zack & Pack).

Nous voici donc dans la superbe Carthage au moment de la civilisation punique, quand la cité était un puissant centre d’échanges fondé par les phéniciens.
En deux mots, vous allez ici tenter de marquer des points en jouant sur le commerce et l’influence, le tout étant très drivé par les cartes. Carthago est en fait une autre version de Porto Carthago sorti lui en 2010, mais vraiment plus axé sur la gestion de main et bien épuré au passage (ce qui ne lui fait pas de mal).  

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Le jeu à Essen 2017 – crédits Marlon Kruis

Plus en détail 

Les joueurs placent à leur tour un de leurs disques sur la roue d’actions et exécutent directement l’action du champ associé. Dans de nombreux cas, réaliser une action vous demandera de défausser une carte, ou plus, si le champ d’action était déjà occupé. 
Oui mais quelles actions ? Récupérer des bateaux, ajouter des disques d’influence à l’hôtel de ville ou sur des tuiles Réussite, faire du commerce avec le marché pour récupérer des cartes… 

 

carthago jeu

Photo Marlon Kruis

 

Aller au Marché permet de récupérer des nouvelles cartes et d’en échanger une (ou plus) avec celles de sa main. Ces cartes, multi-usages, sont très importantes pour réaliser d’autres actions dans le jeu. Par exemple, réaliser l’action Résidence nécessite de payer en cartes spécifiques. Cette action Résidence permet quant à elle de retirer des disques d’influence de notre résidence, sur une des trois colonnes disponibles de notre petit plateau. En fin de partie, plus ces colonnes auront été vidées et plus vous marquerez des points.

Les disques d’influence rendus disponibles vont permettre quant à eux de réaliser d’autres actions importantes. L’action de Guilde nécessitera par exemple des disques d’influence : ceux-ci iront se placer sur un siège vide de la guilde pour augmenter votre influence, ou pourront remplir les tuiles Réussite qui donneront également des points en fin de partie.

De plus, les disques d’influence servent du côté des quais (commerciaux ou militaires). Ils permettront ici d’acquérir des bateaux (si vous avez les bonnes cartes en main aussi), qui sont le vrai nerf de la guerre puisqu’en fin de partie, vous multiplierez votre total d’influence (emplacements vidés dans les colonnes de votre résidence + sièges occupés dans la guilde) par votre nombre de bateaux achetés.
Acheter des navires permet en plus de piocher de nouvelles cartes, et d’accéder aux pouvoirs des bateaux eux-mêmes. Les bateaux sont tous différents du fait de la combinaison des marchandises demandées, de leur valeur en pièces (de 5 à 9), de leurs effets…

On soulignera une fois de plus l’importance des cartes, qui une fois jouées, sont mises de côté pour être récupérées à la fin de la manche (avec un petit faux-air de deck-building). 

carthago


Un tout plus grand que la somme de ses parties ? 

De ce que l’on peut en dire à la lecture des règles, c’est qu’il n’offre rien de vraiment nouveau, mais les différentes parties semblent bien s’imbriquer entre elles et donner des sensations qui sortent un peu des chantiers rabattus des jeux de transformations de ressources classiques. À essayer !

Le jeu arrive ce mois-ci chez Atalia (environ 30€), avec des règles réécrites par rapport à la VO, des cartes de meilleure qualité, des nouveaux pions actions plus grands (cylindres) pour mieux les distinguer des disques d’influence, sans compter l’ajout d’un bloc de feuilles pour compter les points. On appréciera ces petites attentions !

Pour info, sachez que l’on retrouvera monsieur Eisenstein sur un autre titre cette année, une nouveauté conçue avec Jeffrey D. Allers, nommée Pandoria (chez Irongames) :

 

pandoria jeu de societe

 

 

   

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