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A table pour Le dernier banquet

Une fois n’est pas coutume, Edge va nous publier un jeu d’ambiance, et ce d’ici la fin de l’année alors prévoyez de la place pour caler… un dernier banquet : un jeu de Britta Wolf, Michael Nietzer, Oliver Wolf et illustré par Simon Eckert qui se pratique de 6 à 25 joueurs, ha oui tout de même, ça commence à faire !

Envie d’incarner un membre de la famille royale ? A moins que vous ne préféreriez endosser le rôle d’une sorcière, d’un négociant, d’un serviteur ou pourquoi pas, d’un roturier ? C’est pas le choix qui manque. Quoiqu’il en soit, vous appartiendrez à une des factions en jeu – et vos objectifs changeront selon le scénar’ choisi (assassiner la reine ou le roi, ou sauver la princesse en détresse -tiens ça faisait longtemps- par exemple), vous choisirez en fonction de vos envies et du nombre de joueurs.

Chaque joueur aura une carte Personnage qui lui offrira un ensemble d’actions particulières associées à des répliques plus ou moins cinglantes mais qui respectent toujours l’étiquette. Et oui Margaret, l’étiquette, l’étiquette, comme je dis toujours à ma caissière, c’est primordial. Vous aurez aussi des infos sur votre attitude, votre statut social, votre genre, des actions de réactions possibles, une action Faveur (qui nécessitera l’accord d’un autre joueur pour être jouée), votre initiative… Plein de choses utiles pour survivre en milieu royal inhospitalier. Intrigues et racontars ont la belle vie, j’vous l’dis.

« Avez-vous entendu les dernières rumeurs ? » la duchesse

Si nous prenons par exemple le scénario du « dernier banquet » qui donne son nom au jeu : une équipe choisira secrètement un assassin et chacun agira de façon à le placer à côté du Roi tandis que l’autre équipe tentera d’empêcher le meurtre d’avoir lieu. On va donc utiliser nos actions pour affecter les autres membres, les protéger, leur faire fermer les yeux, ou que sais-je, mais le plus souvent, pour les changer de place à table. Le statut d’un personnage est lié à l’initiative, qui entre en compte lorsqu’un joueur parle et si l’un d’eux doit renoncer à son siège. Certaines actions n’affectent également que les personnages d’un certain statut (le Roi et la Reine sont au-dessus d’un certain nombre de basses considérations, il faudra donc plutôt manipuler leurs proches pour les influencer eux…).

Ainsi, il s’agit d’un « nouveau » (nouveau nouveau, il date en fait de 2012, ha le vieux tromblon, il a deux ans ! Quoi ? Deux ans ! Stabu.) jeu social où le bluff et le role-play sont fortement encouragés. L’expérience peut s’avérer fun à condition d’arriver à maintenir l’attention de 6 à 25 joueurs – au moins au moment de l’explication des règles ! Et je sais pas vous, mais quand j’essaie ça avec ma belle famille j’ai un peu comme l’impression de me retrouver en plein procès au Moyen-Age. Performance oratoire, savoir-faire rhétorique et maîtrise des règles n’ont plus aucun impact, il s’agit juste de s’égosiller plus fort que les autres. Alors si le jeu est vendu avec des pastilles valda, moi j’dis, pourquoi pas.

>> La fiche du jeu

Un jeu de Britta Wolf, Michael Nietzer, Oliver Wolf
Illustré par Simon Eckert
Edité par Edge Entertainment, Fantasy Flight Games, Gameheads, Heidelberger Spieleverlag
Langue et traductions : Allemand, Anglais, Français
Date de sortie : 11/2014
De 6 à 25 joueurs , Optimisé à 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 joueurs
A partir de 14 ans
Durée d’une partie entre 30 et 90 minutes
Prix public conseillé : 39,95 €

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