51e Etat is back dans les bacs

Il y avait eu une première édition de 51e Etat (il y a 6 ans) qui avait connu ensuite deux extensions (Winter et Ruins), puis tout ça avait très largement inspiré Imperial Settlers (Settlers Naissance d’un empire pour gens francophones), et désormais l’incontournable Ignacy Trzewiczek revient à ses premiers amours avec 51st State: Master Set qui repense 51e Etat + Winter et Ruins. Vous suivez ? 

Le monde que vous connaissez n’existe plus. Il n’y a plus de gouvernement. Aucune armée. Aucune civilisation. Les États-Unis se sont effondrés, et maintenant, trente ans après que la guerre ait commencé, de nouveaux pouvoirs essayent de prendre le contrôle du pays ruiné, d’établir un nouvel ordre. Ils tentent de contrôler les autres et de créer un nouveau pays, un nouvel état : 51e Etat.

Alors évidemment, 51 Etat est très proche d’Imperial Settlers, cependant, ici on n’a pas de deck de faction individuel, ce qui fait déjà une grosse différence. Dans ce 51e Etat, chacun possède un plateau pour sa faction, avec ses propres capacités de production de ressources et son taux d’échange spécifique. 

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Chaque carte peut être utilisée de trois façons (ça c’est une constante).

Vous pourrez faire un deal, construire ou raser un bâtiment :

  • Raser un emplacement pour gagner beaucoup de ressources une fois.
  • Faire un deal pour obtenir une ressource à chaque tour.
  • Construire un bâtiment de façon à utiliser son savoir-faire à chaque tour.

 

Chaque carte montre une valeur, allant de 1 à 3 : c’est le coût en jetons que vous aurez à payer pour réaliser l’action souhaitée, quelle qu’elle soit. Chaque faction va obtenir des jetons avec un taux de conversion qui lui est propre. Par exemple, si vous jouez la confédération des Appalaches, il vous faudra débourser 1 ressource « brique » et vous défausser d’une carte pour obtenir deux jetons gris. On a 5 ressources principales dans le jeu : l’argent, le pétrole, les briques, et le gaz, ainsi que les munitions, toutes servent à récupérer des jetons ou à gagner des Points de Victoire via la construction de cartes. La fin du jeu se déclenche à 25 points, sachant que vous obtenez un point bonus pour chaque bâtiment construit. Il va donc falloir convertir vos ressources avant de pouvoir vous en servir, ce qui signifie plus de planification (comparativement à Settlers) pour éviter de vous retrouver avec des ressources que vous ne pouvez pas convertir ni stocker.  

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Remake réussi ? 

Comme chez son frère Settlers, vous aurez trois types de bâtiments. Les lieux de production donnent des ressources de manière permanente. Les lieux de production ouverts autorisent vos adversaires à venir en tirer partie (en payant un travailleur). Les lieux d’action servent généralement à produire des PV

Ceux qui aimaient l’ancien 51e Etat devraient se frotter les mains, cette nouvelle édition semble propre et s’annonce comme totalement ré-équilibrée. Ceux qui n’avaient pas accroché à Settlers pourraient aussi s’y retrouver, car ce titre-là est quand même bien différent, visuellement c’est sûr, et dans le gameplay on est pas si loin d’un Race for The Galaxy selon certains. 

La version anglaise est arrivée mais nous ne savons pas si Edge va assurer la traduction française. Si c’est le cas, peu de chance que cela débarque avant la fin de l’année, voire 2017. Mais on reste ouverts aux bonnes surprises ! 

 

51st State: Master Set,

Un jeu de Ignacy Trzewiczek
Edité par Portal
Langue et traductions : Anglais, Autre
Date de sortie : 06-2016
De 1 à 4 joueurs
A partir de 14 ans
Durée d’une partie entre 60 et 90 minutes

   

5 Commentaires

  1. reveur81 03/06/2016
    Répondre

    Je peux me tromper, mais j’ai le fort sentiment que :

    – ça sera traduit en français

    – ça ne sera pas chez Edge

    Wait and see. J’ai déjà Imperial Settlers que j’adore, mais, je lui trouve quelques défauts : les civilisations scriptent trop la stratégie que l’on peut suivre, et ça manque d’interaction. Du coup, je suis très intéressé par 51st State !

    • Shanouillette 03/06/2016
      Répondre

      ha tu dois avoir des bruits de couloir que je n’ai pas 😉

      • reveur81 03/06/2016
        Répondre

        Pas vraiment de bruits de couloirs.

        J’ai interpellé Ignacy sur Twitter pour savoir quand la traduction fr était prévue, il m’a répondu  « details to be announced soon »

        Donc on peut supposer que ça sera traduit.

        Quant à  l’éditeur, j’extrapole. Mais à moins que je l’ai raté, Edge n’a toujours pas annoncé la vf de Stronghold en 4 mois.  Et Ignacy a fait un aller-retour en France en février pour rencontrer Matagot. Oui, c’est tiré par les cheveux.

        • Shanouillette 03/06/2016
          Répondre

          Haha ! ha, mais si on commence à suivre les allers et venus d’Ignacy pour avoir nos infos  ;p  La première édition de Stronghold c’était Iello, mais ils ont pas été convaincus par le succès de ce dernier pour rempiler avec la 2e ed. Après Matagot commence à faire pas mal de localisations ces derniers temps, donc ça se peut bien !

           

  2. thonywood 03/06/2016
    Répondre

    La 1ère version the new era+winter+ruins est juste une tuerie ludique. Je reste surpris que les 2 extensions ne puissent pas être jouées ensemble. Alors que l’on pouvait le faire avant…
    Les illustrations ont été retouchées et sont agréables, même si je craque pour le côté sombre de la 1ère version. J’ai aussi imperial settlers, c’est beaucoup plus « gentil ». 51st est beaucoup plus agressif et immersif. Il ne faut pas oublier que c’est très calculatoire mais oh combien jubilatoire. « Fuyez pauvres fous », un nouveau monde se lève…

     

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