► E.D.I.T.O. Zelda Breath of the Wild, recette du jeu de société

Il ne vous aura peut-être pas échappé que le 3 mars dernier, le monde du jeu vidéo a connu une légère onde de choc, avec l’arrivée d’un nouveau Zelda qui, deux mois plus tard continue de squatter le top 3 des ventes (malgré de grosses ruptures de stock un peu partout).

Pour vous faire une idée, Zelda Breath of the Wild (Zelda BotW) se serait écoulé à près d’1, 50 millions d’exemplaires… juste le premier jour. Et ce, sur la Switch, une toute nouvelle console, encore peu installée (oui, ET la Wii U dont il sera le dernier gros jeu). Voilà des chiffres qui ont de quoi donner le vertige aux professionnels ludiques, d’où qu’ils viennent.

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Pis, nombre furent les critiques qualifiant ce nouveau Zelda de « meilleur jeu d’exploration », « meilleur open world », voire meilleur jeu « tout court », le hissant très vite à la place très enviée de « jeu le mieux noté » de l’année (toutes plateformes confondues) sur Metacritic. Un tour de force, qui ne vient pas de nulle part. Imaginez un peu : 300 personnes ont planché sur ce titre durant quatre ans environ, faisant de ce Zelda le projet le plus pharaonique de toute l’histoire de Nintendo. Mais stoppons là les données écrasantes. Qu’est-ce qui fait le succès de Breath of the Wild ? Et surtout : est-ce qu’un tel phénomène pourrait voir le jour dans le jeu de société ? Cherchons les ingrédients pour faire la recette… Et rêvons d’une transposition qui se jouerait à plusieurs autour d’une tablée !

Après tout, d’aucuns se sont déjà essayés à cet exercice et on a pu voir de bons, voire d’excellents, jeux de société directement tirés de jeux vidéo (on peut penser à Sid Meiers’Civilization, StarCraft, Age Of Empires III, Mechs Vs Minions, Gears of War, X COM, Boss Monster, BioSchock Infinite, One deck Dungeon, Bloodborne, Orcs Must Die!, Super Motherload, Portal, ou prochainement Dark Souls ou encore Zombie Tsunami…).

Bien entendu, toute transposition (comme du livre au cinéma) nécessite coupes, compromis, arrangements. Quand bien même, quelques secrets de fabrication peuvent-ils être mises au jour ? 

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1/ Jouer à tout pour ne garder que le meilleur

Breath of the Wild a synthétisé ce qui se faisait de mieux sans devenir une soupe indigeste ni un amas hyper complexe d’éléments à gérer. Les créateurs ont commencé par jouer à tout ce qu’ils pouvaient, des jeux de tous les genres, pour à chaque fois, en retenir l’idée originale et l’intégrer à leur travail.

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Des réactions des boss aux choix musicaux, en passant par les explorations à cheval, la liberté de mouvement, la furtivité de Link, les effets de boost des potions, les ruines antiques et autres énigmes à percer, le monde infini avec des ressources à récolter de partout pour parfaire son inventaire… Comme nous l’explique magistralement bien cette courte vidéo youtube, ce Zelda a pioché dans les idées novatrices de nombreux jeux déjà existants, de Minecraft à Metal Gear, en passant par Dark Souls, The Witcher, Red Dead Redemption, Far Cry, Skyrim, ou encore Tomb Raider, sans oublier les épisodes précédents de la saga Zelda elle-même…

Autant pour le mythe de l’auteur solitaire à l’inspiration divine qui devrait laisser son pouvoir créateur hors de portée de toute impulsion externe ! C’est, comme dans bien des domaines, dans le métissage et dans la pluralité que naissent les bijoux. 

Est-il possible d’imaginer un jeu de société aujourd’hui qui sublimerait tout ce qui a été fait de mieux ? Peut-être un vrai carrefour entre « euro’ » et « ameri’ » piochant ici ou là les meilleures idées de gestion, de prise de risque, de choix décisifs, d’immersion, d’interaction, etc ? Certains noms me viennent en tête… mais continuons !

 

2/ Ne pas assommer le joueur de contraintes

Imaginez un monde où vous pourriez aller où vous voulez, sans encombre. Aucune barrière, aucune frontière, pas de temps de chargement, pas de limite à votre regard, pas de « il vous faut la clef pour entrer ici ». Dès que vous commencez dans Zelda, votre petit héros peut courir directement à son objectif final s’il le souhaite : vaincre Ganon, le vilain. Un but du jeu, il y en a bien un. Breath of the Wild n’est donc en ce sens pas un jouet ni un pur objet contemplatif. Oui, sauf qu’avec vos vieux haillons, vos muscles endormis et sans arme à la main, vous ne feriez pas long feu !

À vous de vous préparer. Et pour cela, il y a bien plus d’un chemin… Que le joueur explorera librement. Car c’est là la grande force du titre : L’autonomie du joueur est quasi-totale. Il observe l’horizon et décide lui-même de son premier objectif : « Hey, c’est quoi cette lumière là-bas ? », « On dirait qu’il y a quelqu’un dans cette forêt ! », « Il me faut trouver une solution pour avoir plus d’endurance », etc. Libre au joueur de tenter d’avancer dans son parcours, à sa façon, en fonction de là où il en est, de ses envies, de ses besoins. L’univers d’Hyrule a sa logique, il a son histoire aussi et vous avez une mission. Mais le joueur n’est simplement pas dirigé dans tout ça. S’il a des récompenses en tentant des choses, il n’a jamais aucune obligation.

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Dans le journal du geek, on peut lire au sujet de Breath of the Wild un article dont je vous conseille la lecture, intitulé « J’ai regardé ma copine jouer à Zelda BotW et j’ai appris énormément de choses ». Dans cet article, l’auteur imagine que vous pourriez très bien progresser des heures dans Hyrule et finir le jeu, vaincre Ganon, par hasard.

Dans le jeu de société, les rares jeux où l’on peut se permettre d’oublier un peu l’objectif final, sont somme toute… les jeux d’ambiance. Oui, dans un party game, on n’est rarement là pour compter les points, pour être « efficace », mais plus pour le plaisir d’être là, de profiter. Un peu comme dans Hyrule.

Donc si je résume, on aurait un carrefour d’euro’ et d’ameri’ qui se permettrait d’oublier la recherche d’efficacité pur pour laisser les joueurs un peu plus libres de leur mouvements, ça serait ça, la recette ? 

 

3/ Intégrer les règles du jeu dans le jeu

On le sait bien, ce qui sépare le jeu de société du joueur, c’est le livret de règle. Là où le jeu vidéo est un media qui vous plonge directement dans le vif du sujet, l’amateur de jeu de société doit d’abord s’asseoir avec son petit livret, puis transmettre aux autres ce qu’il a appris, et pour beaucoup, cela représente une double entrave forte. L’idée du tutoriel intégré au jeu a plusieurs fois été testée, du Donjon de Naheulbeuk à Andor en passant par X Com. D’autres jeux complexifient judicieusement leurs règles au fur et à mesure des besoins scénaristiques (jeux à campagne et autres Legacy-like). Dans Zelda BotW, les règles de base sont apprises très vite, par des mini tuto complètement intégrés à la narration, qui n’est jamais trop bavarde.

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La force de ce principe, c’est l’accessibilité au plus grand nombre possible et l’immédiateté ludique, fameux sésame recherché par nombreux auteurs et éditeurs qui consisterait à pouvoir poser un jeu sur la table, dire deux mots, et voir tout le monde s’amuser des heures. 

Dans l’article du journal du geek sus-cité, on peut lire : « Les soi-disant experts de la manette remplis de certitudes voient leurs méthodes marcher sans que cela ne gâche le plaisir des joueurs occasionnels qui expérimentent diverses choses qui marchent tout aussi bien. […] Enseigner des choses par la seule expression de son game design, n’est-ce pas finalement un des idéaux de tout développeur ? ».

Ne pas s’enfermer dans un jeu qui ne gratifiera que les plus assidus tout en demeurant captivant pour ceux-là tout de même, voilà un challenge pour le jeu de société, medium où le partage est simultané et souvent concurrentiel. Qui n’a jamais entendu « Tu vas gagner de toute façon, c’est ton jeu, t’as lu les règles, etc » ? Difficile mais pas impossible – un jeu comme Bubblee Pop y parvient très bien par exemple ! – de donner tout de suite et à chacun sa chance de s’amuser, quelque soit le niveau des participants

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Oui, dans Zelda, le joueur doit bien apprendre comment se battre, comment escalader les coins difficiles, comment gérer tous ses objets (armes, ingrédients, tablette Sheika…), la maîtrise du jeu nécessite même beaucoup de boutons. Mais on aura fait le tour des capacités de Link assez vite, contrairement à beaucoup de jeux du genre, où le héros continue de progresser, de passer des barres d’XP et de gagner du nouveau matériel qui s’accumule à foison. Ici, on aura les bases très tôt et peu de choses évolueront ensuite. Le plaisir se situera dans d’autres enjeux. Le fait que le joueur doive s’adapter à de nouvelles armes, car elles se brisent toutes, par exemple. Le joueur devra faire preuve d’imagination. Ce qui nous amène à un autre point.

 

4/ Mettre l’esprit d’initiative au cœur du gameplay  

Mon épée reçoit la foudre quand il y a de l’orage ? Ok, mieux vaut la rentrer quand la pluie pointe… À moins que cela puisse me servir pour électrifier un ennemi en la projetant au bon moment ? Rien ne vous empêche d’essayer. Vous ne serez jamais puni pour ça. On pense par exemple à certaines combo de deck-building qui se déploient parfois à la surprise même du joueur, qui se dit en même temps qu’elles se déroulent « Ouh punaise ! [avec la voix d’Homer Simpson oui] je pourrais peut-être faire ça aussi… ».

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Mais rarement dans le jeu de société l’essai infructueux reste impuni par le jeu ou les adversaires. L’absolution est rare, car une trop grande permissivité sacrifierait le challenge ! Certains joueurs aiment malgré tout tenter des stratégies all in, pour le plaisir de voir jusqu’où elles peuvent les emmener, même s’ils comprennent vite qu’ils devront faire une croix sur une éventuelle victoire, tant le sacro-saint équilibrage du jeu et des façons de scorer pousse le joueur à être bon partout et à balancer ses curseurs. Cette exigence-là est difficilement conciliable avec l’esprit d’initiative pur et dur, qui laisserait les joueurs tâtonner autant qu’ils le voudraient sans se sentir jamais réprimés ensuite sur la piste de la victoire. Potentiellement, avoir un jeu coopératif permettrait de lisser cet état de fait. Si on essaie tous ensemble, et qu’on perd tous ensemble, la peine est partagée en quelque sorte ! Maigre consolation, mais consolation tout de même..?

 

5/ Immersion mon amour

Breath of the Wild, c’est un monde à serpenter mais aussi une histoire à raconter. Le titre jouit d’une direction artistique forte et touchante, avec son héros dévoué, muet et solitaire, hanté par ses souvenirs après lesquels il court, et sans cesse confronté à toutes ses faiblesses passées qu’il tente de radouber. Hyrule est tout entier baigné d’une lumière inespérée et d’une humeur légèrement asthénique, se faisant tour à tour menaçant ou ravissant. Ses habitants sont souvent généreux mais impuissants, ressassant les drames du passé.

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Sous ce mélange de cel et soft shading, c’est un véritable cœur miyazakesque qui bat, avec ces interventions aériennes de piano pianissimo dignes d’un Joe Hisaishi, ces designs de personnages extravagants (Impa, les fées…), ces machines corruptibles abîmées par le temps, et la toute-puissance de mère nature qui a partout repris ses droits. D’ailleurs le studio Ghibli en avait même fait son poisson d’avril avec l’annonce d’un film Zelda et certains fans fusionnent les deux univers avec succès dans des vidéo youtube !

Quant aux gamers de la première heure de Zelda, ils retrouveront de nombreux clins d’œil aux anciens épisodes, que ce soit au niveau des lieux ou des personnages, et même des figures marquantes de l’entreprise Nintendo elle-même. Bref, là aussi, Breath of the Wild ne révolutionne rien, mais récupère, intègre, syncrétise à la fois sa propre histoire, vieille de 30 ans, avec la crème de l’animation actuelle.

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Le secret d’une immersion réussie réside-t-il dans cette alchimie-là ? Un mélange de vieux et de neuf ? Ou plus précisément d’une licence ancienne, ancrée dans les esprits, pleine de références, avec une histoire nouvellement écrite (belle et simple), un univers riche, mis en lumière par une direction artistique inspirée par ce qui se fait de mieux ? 

 

Ha ! Ma recette a donné un “plat douteux” !

Est-il possible (souhaitable ?) d’imaginer une transposition ou un équivalent d’un Zelda BotW dans le jeu de société ? Se pourrait-il être un jeu de société où le but serait clairement défini mais les moyens d’y parvenir si nombreux qu’on laisserait les joueurs les découvrir par eux-mêmes et à leur rythme ? Un jeu de société où la curiosité serait toujours récompensée, où l’esprit d’initiative serait au cœur du gameplay sans retour de manivelle pour avoir tenté des choses (peut-être en coop’) ? Le tout structuré par des règles, les plus accessibles possibles, qui seraient apprises via le jeu, par l’histoire (peut-être grâce à une app ou un système évolutif à la Legacy) ? Couronnée par une direction artistique aboutie, pleine d’expériences et d’inspirations ?

En écrivant ces mots, j’ai tantôt pensé à Scythe, Mage Knight, Gloomhaven, les jeux typés Legacy, la série Andor, Les Demeures de l’épouvante v2, Runebound 3 et quelques autres…! Mais malgré tout, il me semble qu’il reste un chaînon manquant. Se peut-il être comblée par la future version définitive de 7th Continent ? Le prochain Batman ? Ou est-ce que tout reste à faire ?

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Dans un article du journal Le Monde, on peut lire les propos rapportés de Tommy François, directeur de franchise chez Ubisoft : “Pour tous les créatifs, Breath of the Wild est une leçon. Le jeu semble nous dire : remets-toi en question. On s’aperçoit qu’on est loin de l’excellence”.

Impossible de dire aujourd’hui quelle peut être la portée d’un Zelda BotW dans le jeu de société, mais en tout cas, Eric Lang a récemment lâché un tweet qui laisse un peu rêveur :

 

twitter

 

 

 

Sources :

 

 

14 Commentaires

  1. KUROFUNE 24/05/2017
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    Et moi qui croyais découvrir un jeu de plateau sur le dernier ZELDA… J’ai arrêté de lire juste avant le chapitre 1, c’est vraiment affligeant là, bref il faut arrêter de s’astiquer le kiki comme ça les mecs. Vous devriez peut-être même songer à en parler à votre médecin.

    • Sha-Man 24/05/2017
      Répondre

      Les problèmes d’agressivité aussi on peut en parler a son médecin il parait.

      En tout cas, belle prose et argumentaire dans ton commentaire, c’est bien constructif.

      • KUROFUNE 25/05/2017
        Répondre

        Et sur quoi argumenter ???

        • Sha-Man 25/05/2017
          Répondre

          Euh bah si tu sais pas toi-même sur quoi argumenter, ça va être compliqué la discussion.

          Pour info c’est toi qui nous a indiqué que « c’était affligeant », qu’il fallait « arrêter de s’astiquer le kiki » (Ce qui est assez amusant vu que la rédac chef est une femme) et qui nous conseille « d’aller en parler au médecin ».

          Ça fait beaucoup de jugements et de conseils de vie qu’il est assez difficile de prendre en compte sans explications.

          • KUROFUNE 25/05/2017

            Et oui, et t’as bien raison de le rappeler, et c’est justement pourquoi en l’absence du moindre fond digne d’intérêt je vois vraiment pas sur quoi il est possible d’argumenter, désolé.

            Au fait je savais pas qu’il était nécessaire d’avoir des paroles à destination des femmes ou des hommes, curieuse réflexion, c’est le genre de chose qui ne m’avait même pas effleuré l’esprit.

          • Djinn42 25/05/2017

            On tient un champion. Encore un qui a des choses à dire sans être allé au bout de l’édito. Il a pas l’air d’avoir compris le principe d’un édito d’ailleurs.

            Sans rire, c’est quoi cette maladie qui fait s’énerver les gens sur ce qu’ils ne comprennent pas.

          • fouilloux 25/05/2017

            Non mais moi je pense que le mieux c’est de l’ignorer en fait. Un troll est content que si on réagit. Il y a même des sites Internet qui font un truc rigolo et très efficace: ils ont un système qui fait que les commentaires de ce genre ne sont visibles que par celui qui l’a posté. Comme ça les autres ont la paix et lui est content car il écrit ce qu’il veut.

    • atom 24/05/2017
      Répondre

      Un peu violent comme réaction, non ?
      Peut-être qu’il vous a échappé que vous lisiez un édito et vous, vous attendiez une news. Mais le principe de l’édito c’est d’ouvrir vers autre chose. Une autre vue, pour pousser au  débat sur divers sujets, que ça soit le thème, la politique ou un type de jeux.. Mais ce n’est pas une news qui, elle, ne fait que rapporter une information (avec parfois un brin d’analyse). C’est peut-être ça qui a suscité votre virulence.

      Pour ma part, comme Nems, j’ai de suite pensé à Ico et sa suite Shadow of Collosus (mais celui la je n’y ai jamais joué). Ico où l’on fuit des ombres menaçantes, prenant par la main une petit fille diaphane… Parfois on se retrouve séparée d’elle, parfois on doit lui porter secours. On ressent une émotion, on vit quelque chose.
      En Jds j’ai pensé à différents jeux, le premier c’est “7eme continent” (qui arrive bientôt) mais aussi un projet mort né qui s’appelait ZNA, avec une application et de la réalité augmentée.
      Pour ma part ce que je recherche dans le JV est différent de ce que je recherche dans le Jds. Ce Zelda me plait et pourrait me faire plonger (d’abord parce que c’est Zelda) mais si je le fais, je pense que je serais de temps en temps spectateur, de temps en temps acteur, avec mon amie du coup on ne perdra pas le lien social. Lien social et partage que je retrouve plus dans le jeux de société justement. Même si certains jeux de société arrivent à nous transporter, la limitation technique est la, mais qui sait … un jour…

    • Damien Andre 25/05/2017
      Répondre

      Tout à fait le genre de commentaires qui vous ferait désespérer d’écrire sur internet. Ce n’est pas le fond de vos idées qui me pose problème, entendez le bien, mais plutôt le fait que vous balancez des saillies verbales sans aucune argumentation et depuis un point de vue complètement auto-centré. Je ne sais pas si vous mesurez la violence de vos propos ou si l’anonymat de l’écran vous protège façon écran total. C’est bon, ça fait du bien ?
      Bon, très bien, passons à la suite.  Au contraire, je vois dans cet édito une tentative de proposer autre chose sur le net que des billets de blog produits à la chaine ou du publireportage pour le monde du jeu. Une tentative de réflexion, de l’ouverture vers d’autres sources, de la mise en lien, une respiration dans le marché, etc. Tout n’est pas parfait, bien sûr, à commencer par le titre, mais c’est bien écrit et je trouve qu’on a là quand même quelque chose au-dessus de la mêlée, ou à coté. Si vous voulez savoir le prochain JDS à acheter le web ludique regorge de ces formats éculés.

  2. -Nem- 24/05/2017
    Répondre

    Ce jeu (et ce super article, liens compris) me donne particulièrement envie de me remettre aux jeux vidéo. Shadow of the colossus avait été une vrai claque pour moi à l’époque, et en voyant les images et vidéos de ce Zelda je ressens un peu ce que j’avais pu ressentir à l’époque, à savoir un sentiment de liberté immense avec une vrai part d’imagination laissé aux joueurs.

    C’est difficile d’imaginer un jeu de société proposant ce genre d’expérience tant les deux médias me semble différents…Mais qui sait…

    Par contre je crois qu’on est très loin d’être arrivé aux limites que proposent le JDS (et le jeu vidéo), que ce soit dans les thèmes proposés, les graphismes, le matériel, les histoires, les mécanismes… J’en attends encore beaucoup et j’espère qu’on a de belles années ludiques à venir !

     

     

    • Shanouillette 24/05/2017
      Répondre

      Merci Nem 🙂 je pense aussi que le j2s en a encore dans le ventre, oh que oui. 🙂 Notamment, la professionnalisation du milieu, les progrès côté DA et les recherches sur l’hybride ou des systèmes de campagne de plus en plus originaux, etc … tout ça me laisse espérer qu’on a encore de belles choses à découvrir dans les années à venir.

      Avec le JV, les médias sont très différents c’est sur, et ne permettent pas les mêmes choses, mais des passerelles existent, comme elles existent d’ailleurs avec les autres domaines culturels, BD, littérature, musique, cinéma, parfois de façon plus tenue.. nous aimons mettre cela en valeur dans nos Editos, par passion mais aussi par engagement. Le j2s fait partie du paysage culturel et il est important de le montrer.

      Shadow of the colossus j’en ai entendu parlé en me penchant sur les inspirations de Zelda BotW ^^ mais oui ça avait l’air bien en avance sur certains aspects, en tout cas les critiques sont élogieuses et l’univers a l’air vraiment chouette.

  3. fouilloux 25/05/2017
    Répondre

    Arggg Shan, c’est malin j’ai envie d’une switch maintenant.

  4. Djinn42 25/05/2017
    Répondre

    Dans une autre mesure je me faisais la réflexion des convergences entre Jeu de société et Jeu vidéo avec Endless Space 2, un 4X à tomber pour qui aime le genre.

    Le studio Amplitude (Français) y a intégré un système de quêtes qu’ils avaient déjà développé dans Endless Legend. Ce jeu là était clairement inspiré des jeux de figurines. Les fameuses quêtes viennent personnaliser une expérience de joueur selon ses propres choix, actions, rencontres. Et les règles évoluent avec elles à la manière d’un Legacy le temps d’une partie. J’ai adoré.

    Avec Endless Space 2 ils franchissent un cap vers le meilleur du jeu de plateau et le meilleur du jeu vidéo 4x.

    Un jeu de plateau qui s’approcherai du contemplatif avec une plus grande liberté, c’est le rêve de beaucoup de joueurs. Et peut-être même d’auteur. Voir Eric M. Lang s’intéresser à ce type de jeu, et d’autres auteurs d’ailleurs, parler jeu vidéo en général, ne peut être que bon pour le secteur.

    Le dernier jeu qui m’a semblé me donner cette liberté de jouer comme je l’entend et, surtout, très différemment de mes adversaires, c’était Deus. Moi militaire, je ne jouais pas du tout la même partie que mon voisin plutôt commerçant et cet autre plutôt dans les grosses villes concentrées.

     

    Très bon édito, écoute pas les imbéciles qui prennent même pas le temps de tout lire et qui pleurent sur leur bêtise.

    • Shanouillette 25/05/2017
      Répondre

      Merci Djinn 🙂 alors Endless Space2, je connaissais pas, mais tu m’as bien intriguée là !! oui tu as cerné ce que je voulais dire sur un jeu plus contemplatif sans devenir pointless, et je suis convaincue que tout ce qui se passe dans le JV peut être source d’inspiration pour nos game designers. C’est d’ailleurs ce que j’ai dit à Eric Lang 😉

       

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