Flotilla : L’humanité s’organise après le choc nucléaire…

Nous sommes en 1954, en pleine guerre froide, mais une guerre froide qui s’est vraiment mal passée. Dans cette escalade sans fin, les dirigeants d’une grande puissance ont testé les effets d’un nouveau carburant via des essais nucléaires. Cela a fonctionné bien mieux que prévu puisque l’atoll de Bikini a littéralement explosé sous le choc, mais la déflagration fut si importante qu’elle a généré des ondes de choc, des tremblements de terre, des tsunamis qui ont ravagé la terre et annihilé une bonne partie de l’humanité. Celle-ci, suite à la montée des eaux, quitte les terres et commence à s’organiser sur une flotilla, sorte de plateforme marine.

 

 

Voici Flotilla, avec son thème bien ancré et son gameplay qui n’hésite pas à mélanger plusieurs mécaniques. Il risque de cliver un peu, car nous sommes dans un eurogame avec une composante ameritrash.

Nous allons donc incarner une équipe de dirigeants (j’espère que ce ne sont pas les mêmes qui ont fait la petite bévue…) et nous allons voguer sur les mers, puis plonger pour récupérer des ressources qui seront utilisées pour agrandir la flotilla. 

La mécanique est “simple” : à notre tour, nous jouons une carte et nous appliquons tous les effets. D’abord nous avons une valeur de déplacement et l’on peut déplacer nos bateaux. Ensuite, selon la carte jouée nous réalisons son effet. C’est strictement la même mécanique que Concordia (le déplacement en moins), d’ailleurs la carte du Capitaine nous permet de récupérer nos cartes comme le Tribun dans Concordia et le Savant nous permet de copier une carte comme le Diplomate. 

 

Twist and Shout

La particularité de Flotilla c’est que nous commençons tous la partie en « Sinkside », en tant que navigateurs, et quand l’opportunité se fera sentir vous pourrez choisir de passer en mode « Skyside » (attention, c’est sans retour arrière) et changer pour ainsi dire de mode de jeu.

En deux mots (ou presque – Ndlr) nous sommes au début tous des navigateurs (« Sinkside ») et nous allons déplacer nos bateaux pour explorer les mers, afin de récupérer des ressources, puis comme dans un pick and delivery classique, ramener nos ressources pour les rapporter au dock et les vendre dans l’idée de gagner de l’argent qui va nous permettre d’investir dans des avant-postes. Ces derniers nous rapportent des points de victoire ou des bateaux pour récupérer plus de ressources. Nous pourrons aussi engager de nouveaux coéquipiers pour nous aider dans nos affaires.

Mais à tout instant on peut passer en « Skyside » et abandonner nos bateaux (que l’on revend immédiatement) pour se consacrer à la flotilla et l’on va alors construire et agrandir la plate-forme. À ce moment-là, on retourne notre plateau, nos cartes aussi et l’on va jouer un nouveau rôle. Alléchant, non ?

 

Les deux rôles se nourrissent l’un et l’autre. Tout d’abord via le marché qui va être alimenté par les plongeurs, et vidé par les joueurs-skysides qui ont besoin des ressources qu’ils ne peuvent plus aller chercher. Mais cela va aussi influer sur la radioactivité. En effet, à chaque plongée vous risquez de revenir avec de la radioactivité que vous matérialisez sur votre plateau et qui vous faire perdre des points de victoire. Ce sont les joueurs Skyside (ceux sur les plateformes, c’est bien vous suivez) qui peuvent réduire cet impact en construisant des sonars, pas pour faire plaisir aux autres joueurs, mais parce que cela leur apporte des points de victoire bien sûr ! Le bonheur des uns fait aussi parfois le bonheur des autres ^^

 

 

Le jeu se termine quand un certain nombre de points de victoire ont été acquis par les joueurs. On les remporte principalement en réalisant des objectifs communs aux joueurs. Tous le monde peut les réaliser, mais bien évidemment le premier remportera plus de points que les suivants. Un petit aspect course qui nous oblige à lever le nez.

On retiendra surtout un petit côté clivant sur l’aléatoire du jeu (qui personnellement ne m’a pas dérangé). Le vrai twist intéressant étant ce changement d’orientation avec deux rôles asymétriques vraiment différents un peu à l’instar de De Vulgari Eloquentia pour ceux qui connaissent ! 

Flotilla de J.B Howeel et Michael Mihealsick sort ce mois de janvier en VF chez Intrafin, il vous en coutera 65€ prix public.

 

   

1 Commentaire

  1. ocelau il y a 11 jours
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    belle synthèse pour un jeu que j’attends (joué 1 fois) 🙂 . Effectivement, outre le twist de changer de côté il y a tout cet aspect avec deux rôles qui interagisse (il y a aussi le marché : le seaside ont les ressources mais pas l’argent et les skyside c’est l’inverse 🙂 )

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