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Miskatonic, Lycée de Jeunes Filles : des étudiantes et des tentacules ??

Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ? 

Il semble assez tendancieux non ? Bien, alors maintenant chassez les images de vos têtes parce que le jeu dont nous allons parler maintenant n’à rien, mais alors rien à voir avec le bouzin. Bien que dans la boite il y ai effectivement des étudiantes et des tentacules, l’ambiance est plutôt lovecraftienne à tendance humoristique.

LA BOITE !

Comme d’habitude avec Edge et FFG, les boites sont de toute bôôôtée. Constatez par vous même la chatoyance des couleurs, la finesse du tracé. L’inspiration dont à fait preuve l’artiste est… aheum, je m’emballe. Bref, y’a pas à dire, la boite elle déchire (on dit merci Betsy Peterschmidt – tiens c’est le même nom que le créateur du jeu)​.

Intéressons nous à ce qu’il y a dedans si vous le voulez bien. 

 

LE VENTRE DE LA BETE !


 Dans le dedans de l’intérieur de cette sublime boiboite cartonnée, vous trouverez ceci

  • pas loin de 200 cartes (format jeu de cartes standard/magic pour les acharnés de la sleeve – moi y compris).
  • 4 planches de fraternité (en fait c’est sororité va savoir pourquoi z’ont traduit comme ça).
  • 4 jetons / pierres / marqueurs de santé mentale.
  • 1 livret de règles d’un total monstrueux de 8 pages. Dont deux sont de la couverture.
  • 1 insert carton mobilisant la moitié du volume de la boite (comme d’hab avec EDGE).
  •  

Bon, là comme ça tout est en vrac, alors voyons un poil plus en détail.

 

AUTOPSIE D’UN REPAS !

Alors, comme le choc des photos est plus efficace que le poids des mots, je commence par saturer vos rétines. 

 

Ci-dessus mesdames et messieurs, la Plaque de SororitéServant de plateau invididuel et d’aide mémoire. 

               Ci-dessus, un magnifique spécimen d’amas de cartes représentant les étudiantes que vous allez jouer, ci-dessous, le personnel du lycée de barjos qu’est Miskatonic.                                                                                                                                    

Vous le remarquerez, le propriétaire ayant été séduit par l’esthétique sans faille de ces objets, il s’est empressé de les protéger de l’affreuse influence du temps.

 

C’EST BIEN BEAU, MAIS COMMENT C’EST QU’ON JOUE ?

Alors, chers tous, le tour est donc divisé en 5 phases que voici : 

1. Passez à la banque ! Le joueur actif pioche 5 cartes pour constituer sa main de départ. Jusque là, rien de bien compliqué.

2. Refaites les stocks de la Boutique de l’École. Ensuite, le joueur dont c’est le tour veille à ce que l’offre des cartes étudiantes et membre du personnel soit remise à jour. Par un habile truchement de comblage de vides et/ou de décalage puis remplissage, cette phase est des plus rapides. 

3. Payez les frais de scolarité. En fonction des points d’amitié ou de cauchemar produits par les cartes en mains, le joueur peut « recruter » (eux ils disent acheter, mais je trouve pas ça fluff) une étudiante pour lui ET un membre du personnel pour son adversaire de gauche. Notez que si vous ne voulez ou ne pouvez pas recruter l’un deux, vous prenez automatiquement une « nouvelle élève » ou un « remplaçant » que vous attribuez à la pile d’achats correspondante. Ces deux cartes sont des versions moins intéressantes des étudiantes et personnels.

4. Intercours ! Si dans les cartes que vous avez en main, certaines indiquent un pouvoir d’intercours, c’est le moment. Allez-y, faites vous plaisir, c’est gratuit. 

5. Début du Cours ! Là, les choses sérieuses commencent. Si vous avez des membres du personnel en main, ils vont dans la salle de cours. Les étudiantes que vous aviez piochées partent à la défausse. C’est alors, que vous re-piochez des cartes (nommées BFF ou Best Friend Forever soit Meilleure Amie pour la Vie), à raison d’une par membre du personnel dans la salle de cours. Si ce sont des étudiantes, elle vont suivre le cours en salle et appliquer leur pouvoir BFF, si elles en ont un, si ce sont des profs, refilez les à vos adversaires. Mais du coup pas d’étudiantes pour poutrer.

L’affrontement à alors lieu. En fonction de vos points de Girl Power (Attaque) vous allez pouvoir les répartir comme bon vous semble sur le personnel déjanté qui tente de vous noyer le cerveau. Si vous le vainquez, c’est très bien. Sinon, il vont devoir appliquer la sanction de la planche à c.. fessée. Selon la valeur de dommages du personnel, et de votre valeur de détermination pour perdez des points de Santé Mentale. 

Une fois le « combat » terminé, les membres du personnel et les étudiantes iront dans la défausse. Non sans avoir appliqué les éventuels pouvoirs du personnel. Ainsi, un effet de « Survie » se déclenchera si vous n’avez pas vaincu le monstre. A son opposé, le pouvoir « Défaite » lui, s’appliquera si vous l’avez mis en déroute. Veillez à prendre en compte ces effets, la survie sera négative pour vous et empirera votre situation, la défaite elle, sera bénéfique. Ou maléfique pour vos adversaires. 

Vengeance, bluff et coups de p. euh traitres deviendront donc les base du jeu. Vous voudrez vous venger de votre adversaire qui vient de vous donner son 10ème membre du personnel alors que vous êtes celui qui s’en sort le moins bien. Le coté bluff est induit par le désespoir que vous feinterez pour convaincre un joueur de ne pas vous donner son monstre, alors que vous vous en tirez très bien. A vous de défendre votre steak ! Et enfin, trahissez les éventuelles alliances car sinon, les autres le feront pour vous.

 

EN CONCLUSION

Miskatonic, Lycée de Jeunes Filles s’avère être un jeu deckbuilding / deckstroying assez original. Cette originalité venant du fait que vous avez la possibilité de bien pourrir le deck des autres joueurs, et en plus de vous marrer en le faisant, tout en essayant de sauver le votre (de deck) du pourrissage des autres.

Ceci étant dit, la partie avançant, vous aurez bien du mal à optimiser votre deck. Votre stratégie deviendra sans nul doute une survie au tour par tour, car votre deck sera de plus en plus gangréné par les cartes crasseuses choisies par vos adversaires. Les cartes membre du personnel étant bien plus bourrines que les étudiantes, vous finirez forcément par perdre votre santé mentale. A vous de contrôler le débit de fuite de neurones.

Lors de votre tour de jeu, vous en viendrez à hésiter entre investir en pourrissage ou en survie, ou même les deux. Peut être verrez-vous votre salut dans les pouvoirs des étudiantes. A vous de choisir. 

Le fonctionnement propre du jeu vous empêche d’avoir un maîtrise complète de votre deck. Il vous est impossible de prévoir le déroulement des tours suivants. Seul votre tour actuel peut être contrôlé grâce à votre pile d’achats que vous allez piocher en priorité au début de votre prochain tour. De même, le prof franchement pas cool que vous avez acheté va aller dans la pile d’achats du joueur à votre gauche qui lui va le piocher aussi au début de son tour. Il vous regardera avec ses yeux de chat Potté et vous lui répondrez avec un rictus démoniaque. Garanti.

Tout étant assez aléatoire, vous aurez la sensation de ne rien maîtriser, de subir le jeu. Sensation qui peut être frustrante, mais, qui devient logique si on se dit que c’est totalement voulu. Eh oui, le but du jeu est d’être le Dernier sur table. De perdre vos points de santé mentale moins vite que les autres. Ce qui, du coup, implique que vous les perdrez inéluctablement. Ceci admis, le plaisir viendra en remplissant le deck de vos adversaires de monstres plus sales les uns que les autres. Des qui rajoutent des monstres, des qui tapent plus fort, des qui reviennent… 

Au final, une bonne ambiance autour de la table. Du fun assurément, de l’interaction de partout (ça colle en plus) mais un jeu qui ne conviendra certainement pas à tous le monde. Si vous êtes un programmateur, un stratège, un amateur du réfléchissage 10 tours à l’avance et qu’il n’y à que ça qui vous fait vibrer, passez votre chemin (enfin, vous avez le droit de tester quand même si l’occas’ se présente hein !). Pour les autres…

Lä Iä Cthulhu Fhtagn !

10 Commentaires

  1. Photo du profil de Shanouillette
    Shanouillette 13/08/2014
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    Merci Tarto pour cette belle présentation – pour info le jeu sort en septembre (pour la rentrée des classes ^^) !

  2. Photo du profil de Fred la loutre
    Fred la loutre 13/08/2014
    Répondre

    Testé le jeu avec Sir Tarto, et je n’ai pas été emballé.
    Le jeu se veut deckbulding, mais le deck se remplit sans désemplir, et donc ne s’optimise pas.
    C’est un jeu d’opportunisme.
    Il n’y a donc pas vraiment ne strategie possible à mettre en place.
    Le theme est un peu plaqué, et ne colle pas tellement à mon gout à la mecanique.

    Cependant, si l’on considere le jeu uniquement comme du pourrissage des concurents, on peut y trouver son compte. On prend plus de plaisir à ce moquer des autres, que d’essayer de jouer son jeu.

  3. Photo du profil de Sha-Man
    Sha-Man 13/08/2014
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    Pareillement mais pour moi le système, qui peut paraitre manquant de contrôle, de défausser sa main pour repiocher des BFF pour fighter est conçu dans le fait de limiter le contrôle.

    Je vois pas comment ça peut être autrement en fait parce que ça rajoute clairement un mode de défense contre les crasses complètement aléatoire.

    Je vois vraiment le jeu comme une expérience fun de déconstructivisme deckbuildien à plusieurs qu’autre chose.

    Tu achètes comme tu peux pour survivre, par contre tu as quand même un contrôle étonnant dans le crassage des autres, c’est donc pour moi le vrai objectif ultime de ce jeu, crasser ses potes jusqu’à la folie en espérant qu’ils deviennent fous avant soi.

  4. Photo du profil de tartopom
    tartopom 14/08/2014
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    C’est sur que s’ils avaient visé le pur deckbuilding, ils se sont foirés en beauté. Du coup, je penche aussi pour le volontairement incontrôlable.

    Et puis, je dois avouer, un jeu doit d’abord me séduire visuellement. Et là, c’est gagné. 

  5. Photo du profil de zedzed
    zedzed 14/08/2014
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    Merci de mettre en avant le contenu et notamment les illustrations qui sont magnifiques. Je viens de parcourir rapidement le site de Besty, ce qu’elle fait me plait beaucoup.

  6. Photo du profil de tartopom
    tartopom 14/08/2014
    Répondre

    Un plaisir. Je ne connaissait pas et j’avoue avoir été vraiment accroché par l’identité visuelle du jeu. 

  7. Photo du profil de PG
    PG 14/08/2014
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    Tres sympa cette open the box ! J’ai la version du Kickstarter, trouvé dans une boutique en californie ‘ors d’un business trip. La boite est noire, plus « glauque » comme style, mais le contnu est le même. J’avoue ne pas encore y avoir joué 🙂

  8. Photo du profil de tartopom
    tartopom 04/12/2015
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    Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ? 

    Il semble assez tendancieux non ? Bien, alors maintenant chassez les images de vos têtes parce que le jeu dont nous allons parler maintenant n’à rien, mais alors rien à voir avec le bouzin. Bien que dans la boite il y ai effectivement des étudiantes et des tentacules, l’ambiance est plutôt lovecraftienne à tendance humoristique.

    LA BOITE !

    Image Enlarger

    Comme d’habitude avec Edge et FFG, les boites sont de toute bôôôtée. Constatez par vous même la chatoyance des couleurs, la finesse du tracé. L’inspiration dont à fait preuve l’artiste est… aheum, je m’emballe. Bref, y’a pas à dire, la boite elle déchire (on dit merci Betsy Peterschmidt – tiens c’est le…

  9. anth09 21/01/2019
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    bonjour

    une petite question sur se jeux Miscatonic lycée de jeunes filles juste au départ du jeux il dissent de piochées Le joueur actif pioche 5 cartes pour constituer sa main de départ. mais ou ???????????

    pourtant j’ai l’habitude de joué pouvez vous m’éclairé ??

    • Photo du profil de Umberling
      Umberling 22/01/2019
      Répondre

      A priori dans ta pioche personnelle : chaque joueur devrait en avoir une, non ? C’est comme cela que fonctionnent la plupart des jeux de deckbuilding 🙂

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