Zapotec : Lopiano fait ses gammes

Zapotec est le prochain titre ludique de Fabio Lopiano chez Board and Dice, éditeur à qui l’on doit des jeux comme Teotihuacan La cité des dieux, Tekhenu l’obélisque du soleil, etc.

Nous pourrions dire un petit mot des créations de Lopiano. Nous le (re)découvrons cette année avec deux titres : Ragusa chez Capstone Games, sorti en France chez Atalia et Merv sorti chez Osprey Games en fin d’année dernière et qui devrait arriver incessamment sous peu en France par l’entremise de Atalia là encore. On pourrait aussi citer Calimala qui date de 2017 (qu’on a redécouvert cette année à la Rédac et qui nous fait forte impression malgré un visuel un peu désuet).

Chaque auteur a sa signature, sa caractéristique. Les jeux de Fabio Lopiano sont assez abstraits, mais ont souvent une mécanique élégante avec une interaction qui tient les joueurs en haleine, limitant le downtime. Dans Calimala en plaçant un jeton, un joueur va réaliser ses actions, mais il va aussi activer les jetons précédemment placés, les siens ou ceux des autres joueurs, ce qui nous fait régulièrement jouer en dehors de notre tour. Ragusa a un système un peu identique où le placement profitera aux autres joueurs. Merv a encore un fonctionnement différent, mais il permet lui aussi d’activer les bâtiments des autres joueurs. Une mécanique simple avec une interaction écosystémique.

 

Zapotec, comme son nom l’indique, nous évoque la civilisation zapotèque (des preuves archéologiques montrent que cette culture amérindienne remonte au moins à 2500 ans). Dans le jeu, vous aurez 5 manches pour construire des temples, développer des champs de maïs (pour nourrir votre population) ainsi que des villages, sans oublier de faire quelques sacrifices rituels pour contenter les dieux évidemment.

Le jeu se joue en plusieurs phases : la toute première consiste à jouer une carte de notre main, simultanément. Celles-ci contiennent plusieurs informations : en haut, le type de ressource que l’on va pouvoir activer, au milieu le type de construction que l’on va pouvoir réaliser, et enfin tout en bas une valeur qui indique l’ordre du tour, une sorte d’initiative. Déjà ça semble délicieux, une simple carte jouée donnant trois types de dilemmes. 

 

En phase 2, c’est l’heure des revenus : nous allons pouvoir gagner des ressources en fonction de la carte jouée, mais aussi selon notre grille d’actions. Sans entrer dans les détails, les joueurs vont avoir un plateau avec un système de case de 3 x 3 qui n’est pas sans rappeler le système d’actions que l’on retrouve dans Calimala ou dans Merv. Au début, on activera peu de choses, mais en avançant dans la partie, on aura un moteur de production plus efficient. 

Enfin, nous allons pouvoir réaliser des actions diverses, comme du commerce mais aussi de la construction de pyramide qui vont nous donner des points en fin de partie, ou quelques sacrifices rituels qui nous permettent de gagner des ressources et même de marquer des points de victoire. On peut aussi construire des bâtiments sur le plateau pour gagner de nouvelles tuiles que l’on placera sur sa grille d’actions histoire d’augmenter sa capacité de production. Mais je rappelle que cela dépendra de la carte jouée au début du tour !

Pour terminer, on refait sa main parmi la rivière de cartes, et pour ceux qui aiment les petits twists malins, sachez que la carte restante n’est pas défaussée, cette carte action sera celle qui sera scorée en fin de tour prochain. Eh oui, en toute fin de tour, les joueurs marquent des points en fonction du nombre de bâtiments qu’ils ont construits sur le type de terrain représenté sur la carte. Ce sont donc les joueurs qui déterminent le scoring. Malin, non ?

En fin de partie, on ajoutera les éventuels points des cartes rituels, ainsi que les constructions des pyramides, chaque joueur qui aura contribué pourra marquer des points selon une condition qui aura été choisie au début de la partie.

 

Zapotec le jeu qui Mexique ?

Avec Zapotec, Fabio Lopiano nous propose comme à son habitude, une mécanique simple au premier abord, avec des dilemmes puissants, et surtout une interaction forte où les joueurs décident ensemble du scoring au fur et à mesure de la partie.

Zapotec sort chez Board and Dice en novembre et il sera traduit par Pixie Games. C’est peu dire que nous l’attendons ! 😉

 

   

1 Commentaire

  1. 6gale il y a 11 jours
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    2021 est l’année de Monsieur Lopiano, assurément.

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