Pierre Rosenthal, le premier rôliste nous a quitté
C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Pierre Rosenthal, pionnier du JDR en France.
C’est notamment ce Monsieur qui a déposé le mot « rôliste » auprès de l’INPI, pour que chacun puisse l’utiliser librement. Un terme non genré, donc inclusif, qui entre dans le dictionnaire en 2017. Pour plus de détails sur ce terme et son histoire, une page à lire sur Geek Powa.
Petit retour sur le parcours de cet acteur majeur.
Il avait découvert le Jeu De Rôles via un article de Métal Hurlant (en 1980), pour lequel il était chroniqueur de SF, et a proposé un scénario au magazine Casus Belli (en 1984), avant de rejoindre l’équipe. Il y deviendra plus tard rédacteur-en-chef des Hors Séries.
Entre 1987 et 1988, il est l’auteur de plusieurs livres-jeux dans la collection Histoires à Jouer (et notamment Le Prisonnier, ou encore Empire : une entreprise impitoyable dont vous êtes le p.-d.-g. ) pour Presses Pocket, mais aussi d’aventures interactives (comme L’Invention du professeur Béranger) pour Bob Morane Magazine. Le Prisonnier a par exemple la particularité de ne pas être linéaire, et joue avec une mécanique de temps originale.

Source image : Rencontre avec Pierre Rosenthal : Les années Casus Belli
Son premier JDR, SimulacreS, est publié à compte d’auteur en 1986, avant de connaître d’autres éditions. Il s’agit d’un système très simple et accessible, qui peut se jouer avec n’importe quel univers. Ce jeu de rôle en particulier « a été conçu avec trois objectifs : permettre l’initiation au jeu de rôles, jouer rapidement, et découvrir de nouveaux univers. »
(GROG : https://www.legrog.org/jeux/

Athanor, son JDR SF, sort en 1989. Il propose un cadre peuplé de micro-sociétés, où des pouvoirs psy sont apparus. Les règles sont plus complexes. (GROG ; https://www.legrog.org/jeux/
Le Monsieur a aussi traduit des cartes de Magic pour Wizards of the Coast, a corrigé en partie sur la traduction française de World of Warcraft pour sa sortie et a travaillé sur de nombreux autres projets.
Un grand merci à ce Monsieur pour avoir tant donné, jusqu’au bout, avec humilité et humour. Pour avoir inventé ce mot qui nous réunit.
Nous adressons nos pensées à ses proches, et à ceux qui ont eu la chance de le croiser sur le chemin de leur vie.




