[Les Petits Joueurs #6] : Fish Club, Attrape la noisette !, Combo Color, Tour Du Dragon, Ligretto Kids, Les Légendaires, Roulapik, La Forêt Enchantée

Cette rubrique « enfant » vous est présentée grâce au concours de Tim, 10 ans, Clem, 7 ans, Maxiloutre, 4 ans, et pour la première fois, deux nouvelles petites joueuses, deux frangines : Mel (6 ans) et Sosso (4 ans).

Ce sont nos petits cobayes (joyeux et consentants !) toujours prêts à essayer de nouveaux jeux ! Aujourd’hui ce sera : le jeu de société des Légendaires, le jeu de plateau Combo Color, Tour de Dragon de Haba, le classique de La forêt enchantée, Attrape la noisette (si tu l’oses), l’excellent Roulapik qui continue de rouler, la version Kids de Ligretto et le dernier Blue orange, Fish Club.  


- Profil psychologique des petits joueurs -

Mel, 6 ans, est toujours plus encline que sa sœur à fourrer son nez dans notre placard à jeux de société. C’est elle qui sort une boîte, c’est elle qui propose. Ce qu’elle aime, au-delà du jeu en question, c’est passer un moment convivial avec nous. Ainsi, elle a une préférence pour les jeux coopératifs. Bonne perdante, lors des jeux compétitifs, elle s’arrange pour modifier le résultat afin de dire à sa petite sœur qu’il y a eu égalité. Lors de la mise en place du jeu, elle aide à installer les différents éléments en s’appuyant sur les photos du livret. Durant la première lecture des explications d’un nouveau jeu, elle bouillonne d’impatience, mais respecte scrupuleusement les règles par la suite, quitte à jouer à l’arbitre en cas d’écart !

Sosso, 4 ans, suit le mouvement. La décision de faire un jeu de société ne vient jamais d’elle. Par ailleurs, elle préfère les jeux compétitifs. Pour elle, il faut un gagnant et c’est mieux si la victoire revient à elle-même, allant jusqu’à tricher avec le matériel pour tourner la situation en sa faveur… Mieux vaut donc garder cette petite joueuse fourbe à l’œil, tout en rabâchant sans cesse les points de règle, qu’elle n’a absolument pas écoutés durant la phase de mise en place, et rappeler le concept de base qui est de s’amuser.

– Tim baigne dans le jeu de société depuis qu’il est tout petit. Il a une nette préférence pour le jeu vidéo, mais ne rechigne pas à jouer à des jeux de plateau, principalement avec sa sœur. En ce moment ils enchaînent les pages de Cap Color. S’il aime jouer avec elle ou d’autres enfants plus jeunes, il apprécie aussi de jouer avec ses parents à des jeux un peu plus costauds, comme L’âge De Pierre, Solenia, Istanbul et d’autres encore plus lourds, la seule barrière étant le temps de jeu. J’avoue, il est parfois mon testeur maison 🙂

– Clem en grandissant s’intéresse plus aux jeux, mais elle a toujours de la difficulté dans la gestion de ses émotions et la défaite. Elle apprécie surtout les jeux coopératifs, surtout si le jeu raconte une histoire en filigrane. Kosmopoli:t a un beau petit succès, même si on a réorganisé l’équipe pour éviter de lui mettre trop de stress sur les épaules. Elle aime bien aussi les jeux qui font appel à la mémoire que ça soit Memoarrr qui fonctionne toujours très bien chez nous, ou bien Mountains. Elle aime aussi beaucoup me défier sur Patchwork Express. En ce moment, elle a jeté son dévolu sur Via Magica la réédition d’Augustus dans un univers fantastique qui lui sied bien.

– Maxiloutre a 4 ans. Nourri aux cubes en bois par son papa voxien & auteur de jeu, Maxiloutre a commencé à baigner dans les jeux de société dès que son âge le permettait, c’est-à-dire 2 ans. Débutant tranquillement avec le Premier verger et la Chasse aux monstres (les classiques !), il découvre petit à petit l’univers incroyable des jeux pour enfants. Jouant principalement à deux avec papa ou maman, il est bon perdant (pour le moment) et refuse rarement une partie.

 
 
 
ban-fishclub
 
Maxiloutre – By Fred
 
Une simulation d’aquarium, ça vous inspire ? Et bien c’est grosso modo ce que vous propose Fish Club ! Bon j’exagère un peu, car oui ce sont bien des poissons que l’on place dans un aquarium, mais sous ce petit thème plaqué, on trouve une mécanique qui peut être assimilée à une version enfants-chaotique de Puissance 4.
 
fish-club_
En effet le but du jeu sera de connecter 5 poissons de sa couleur dans l’aquarium vertical et transparent. Vous essayerez ainsi de regrouper vos poissons tout en tentant de séparer les groupes du joueur adverse à grand renforts d’éléments neutres de formes improbables.
Je suis souvent épaté par l’effort que parvient à fournir Blue Orange pour nous proposer des objets ludiques étonnants. Ce pseudo aquarium est une réussite totale, tant sur son visuel que sur son fonctionnement. On a envie de le prendre et de jouer avec. Lorsque l’on voit les gens jouer, on comprend tout de suite ce qu’il faut faire, pas de règles à expliquer. Parfait pour sortir avec des enfants. En l’occurrence, j’ai joué avec mon fils de tout juste 4 ans, malgré les 5 ans indiqués sur la boite, et cela passe parfaitement.
Le principe du jeu est vite assimilé, et très rapidement, il va faire ses coups, et savoir apprendre à jouer aux autres. 
Le jeu est plutôt malin et efficace. Il y a certes un grand écart stratégique entre l’adulte et l’enfant à cet âge là, mais la forme de l’aquarium est propice à des rebondissements improbables qui mettront à mal les coups que vous voudrez faire. Ainsi le chaos (ou bien la « chance » si vous préférez l’appeler ainsi) pourra vite retourner des parties. De ce fait, il est agréable de jouer avec les plus petits sans avoir à trop se forcer à équilibrer les victoires. Entre enfants, j’imagine que ça fonctionne très très bien. Il faudra juste peut-être parfois arbitrer si certains poissons se touchent ou non; car ce point pourra être litigieux par moments – même si c’est rare.
Il est tout de même à noter que comme un Puissance 4 classique, le joueur qui commence est tout de même très avantagé. Il faudra donc faire attention à ce facteur en jouant avec un enfant.
Cependant, les parties étant tellement courtes (environ 3 minutes), qu’une défaite s’oublie très vite, et on se retrouve facilement à en enchaîner 5 ou 6 parties de suite. Le parent ne refuse pas une partie de plus, justement car c’est très court, et  d’autant qu’il peut s’amuser à gêner son enfant pour le faire gentiment rager. D’ailleurs on est souvent tentés, enfant comme parent, de secouer l’aquarium pour que certains poissons se déplacent d’un petit millimètre, mais ceci est autant interdit qu’on à envie de le faire ^^.
Fish Club-Couv-Jeu de société-Ludovox
Ce que mon petit appréciera le plus, ce n’est pas forcément de former son banc de poissons pour atteindre la victoire, mais d’essayer de déranger son adversaire en lui mettant des bâtons dans les roues, ce qui provoque une satisfaction intense chez lui.
Le petit plus du jeu étant qu’il est tellement simple et ludique, que mon petit s’en sert régulièrement comme « jouet », en autonomie totale, et s’entraîne à placer ses poissons tout en se racontant des histoires.
Rapide à sortir, instantané à expliquer, rapide et fun à jouer, ce petit jeu à deux est une belle réussite ! Bravo. 
 
 
Un jeu de David Wexler
Edité par Blue Orange Games

 

 
 
 
ban-Ligretto
Maxiloutre – By Fred
 

Ligretto Kids, c’est la déclinaison pour les enfants à partir de 5 ans, du grand classique Ligretto. Ce jeu de rapidité et d’observation qui est un grand succès.

Le jeu de base a beau être très simple et accessible (Ludochrono), il n’en est pas moins trop compliqué pour jouer avec des petits puisqu’il est basé sur des chiffres.
Dans cette version Kids, on garde les couleurs, mais adieu donc les chiffres, et bonjour les animaux ! Le but sera donc juste de révéler une carte, et de la placer sur l’une des piles communes du centre de la table, si elle correspond à l’un des deux prérequis, à savoir partager la même couleur ou le même animal.
 
J’ai joué avec Maxiloutre de tout juste 4 ans, et la règle ne lui a pas posé de problèmes. Il a compris dès la première partie le principe, et s’est rapidement pris au jeu. Il hésite toujours un peu à savoir quoi faire de la carte s’il ne peut pas la placer et que son tas n’est pas encore formé, mais cela vient petit à petit.
 
Ligretto Kids_jeux_de_societe_ludovox
Maxiloutre apprécie plutôt les graphismes du jeu, qui à défaut d’être très évolués sont efficaces et très clairs. Après je regrette tout de même ce graphisme pompe celui du UNO avec son rond incliné. C’est surprenant et peu pertinent. Mais bref, ça fonctionne.
 
En jeu, le petit oublie complètement la présence des autres et se concentre sur son tas et ses animaux. Il réfléchit bien pour essayer de ne pas se tromper, et d’être rapide. Le problème le plus important rencontré par les plus petits (de mon observation bien sûr), est celui de tenir son paquet et de révéler les cartes face visible. Il faut bien avouer que leurs petites mains manquent un peu d’agilité pour réaliser cet exercice sans accroc, surtout avec la contrainte de la rapidité. En jouant avec lui, j’ai donc dû beaucoup ajuster ma vitesse de découverte des cartes. Nous évoluons donc à un rythme un peu lent, mais néanmoins efficace, et mon kid apprécie grandement d’arriver à placer les animaux sur les piles. Je pense que cela fonctionne très bien entre enfants du même âge.
À la fin de la partie, la frustration de perdre n’est pas très grande (même si cela dépendra des enfants), car les parties courtes n’entraînent pas une trop grande implication dans le jeu. Ainsi, on peut facilement proposer une revanche.
ligretto-kidsCe que j’apprécie en tant que parent, c’est justement le fait que les parties soient courtes et rapides à mettre en place. On en fait une ou deux, et on passe au jeu suivant. En tout cas, Maxiloutre demande régulièrement ce Ligretto, il a d’ailleurs appris à jouer à sa grand-mère tout seul.
Au final un jeu léger très sympathique, rapide à jouer et à apprendre, qui ne prend pas beaucoup de place donc qui s’emmène facilement en vacances.
 
 
Un jeu de Michael Michaels
Edité par Schmidt, Tactic
Distribué par Pixie Games
 
 

 

ban-roulapik

Mel et Sosso By Antony

Avec son plateau modulable et, surtout, sa balle en velcro, ce jeu peut être soit coopératif (contre le renard), soit compétitif, en proposant une course de hérissons, dont les déplacements font appel à la dextérité de l’enfant.

Une fois le tracé du chemin choisi et mis en place à l’aide de tuiles (le matériel permet plus de 100 combinaisons différentes), chaque hérisson doit avancer, pour rentrer chez lui. Pour cela, lors de son tour, chaque joueur va faire rouler une balle sur un parterre de jetons aux formes de friandises de la forêt (des pommes, des champignons et des feuilles), pour en capturer le plus grand nombre possible. Enfin, après avoir détaché ces jetons qui se collent au contact de la balle velcro, le joueur choisit son chemin, en tentant d’opter pour celui qui lui permet d’aller le plus loin possible, en sachant qu’il ne peut avancer que sur les friandises collectées.

Roulapik_jeux_de_societe_ludovox

 

Parmi tous les jeux que nous possédons, Roulapik est celui qui a le plus de succès auprès de Mel et Sosso. Même si le but du jeu n’est pas des plus originaux, ses illustrations sont claires, mignonnes, et son gameplay fait toute la différence. Il sort de l’ordinaire avec la présence de cette balle marron, censée représentée un hérisson se mettant en boule, avec ses piques. Je soupçonne d’ailleurs que le fait de capturer les friandises en les chipant avec la balle amuse bien plus ces deux enfants que le parcours lui-même… au point que je suis moi-même obligé de déplacer le pion Hérisson de la plus jeune des deux sœurs.
En tout cas, ce jeu leur plait beaucoup et ressort très souvent chez nous.

Roulapik-Couv-Jeu de société-Ludovox

Un jeu de Urtis Sulinskas
Illustré par Irina Pechenkina
Edité par Lifestyle Boardgames Ltd
Distribué par Gigamic

 

 

 

ban_noisette

Mel et Sosso By Antony

Poursuivons avec les jeux de parcours, avec ce titre de course de petits écureuils. Ces petits sacripants s’amusent à sauter d’arbre en arbre pour récolter des noisettes, alors qu’il est l’heure d’aller se coucher depuis un déjà bon moment… Leur maman se lance alors à leur poursuite. À la fin, tout le monde compte le nombre de noisettes gagnées avant d’avoir été rattrapé par la maman ou d’avoir réussi à atteindre la case du foyer.

Ce qui est amusant, et respectueux du thème, est le fait qu’étant donné que l’on a faire à des écureuils, ils se déplacent vite dans la forêt, en se projetant d’une case à l’autre, en fonction de la couleur indiqué par le dé. La maman écureuil, elle, n’est incarnée par aucun joueur. Étant plus grande, elle se déplace beaucoup plus rapidement, par le biais d’un dé qui lui est dédié. Donc, là où les enfants écureuils réalisent plusieurs petits sauts, leur maman en fait des grands. Afin d’équilibrer ce point, le jeu est conçu pour que la maman écureuil démarre de plus loin, au niveau de la case de départ. Pour pimenter le tout, il y a aussi la présence de ponts qui s’écroulent, ainsi que des cachettes à noisettes.

Attrape la noisette jeux_de_societe_ludovox

Ce jeu compétitif, aux graphismes assez basiques mais suffisamment soignés pour être clairs et attractifs à l’œil, propose donc un univers tout à fait adapté aux enfants de cet âge (la boîte indique dès 5 ans – Ndlr). Il est simple, même accessible par la plus jeune, de 4 ans, qui parvient à suivre les règles sans problèmes, tout en étant assez amusant pour la plus grande de 6 ans.
J’ai constaté que le principe d’être poursuivi fonctionnait très bien auprès d’elles deux, car il faut réussir à fuir au plus loin. Excitant. Cependant, j’ai remarqué une petite lassitude, à la longue, sur plusieurs parties. Le gameplay proposé est clairement répétitif.

attrape-la-noisette

Un jeu de Anna Oppolzer, Stefan Kloß
Edité par Schmidt
Distribué par Pixie Games
 

 

Ban_foret

Mel et Sosso By Antony

Ce jeu compétitif de Michel Matschoss & Alex Randolph (initialement publié en 1981 sous le nom de Sagalandpropose une chasse aux trésors enchantés, enchantés car issus des célèbres contes pour enfants.
On doit rapidement trouver, par exemple, la pantoufle de verre de Cendrillon, les haricots magiques de Jacques, la capuche du petit chaperon rouge… Les joueurs devront pour cela faire appel à leur mémoire sur un parcours à travers une forêt, pour ensuite être le premier à avoir ramené trois des trésors recherchés au château.

la foret enchantée eux_de_societe_ludovox

Ce qui est rend ce jeu de mémoire assez ludique (et magique !) est l’utilisation de sapins en 3D comportant des encoches dessous dans lesquelles on place, pour chacun des arbres, un trésor. On mélange ensuite tous les sapins, de sorte à qu’une fois placés sur le plateau, on ne sache plus où se trouve chacun des butins.
On retourne ensuite la première carte Trésor de la pile, c’est celui à trouver. Tous les joueurs, à tour de rôle, vont lancer leurs dés et se déplacer de case en case pour atteindre un sapin et le soulever pour regarder discrètement dessous.

L’astuce, avec ce jeu, est que même si le trésor situé sous un sapin ne correspond pas à celui que l’on doit trouver, il peut très bien être celui que l’on doit découvrir par la suite, avec la carte Trésor suivante. Il faut donc s’en souvenir. Il faut aussi se rappeler de l’emplacement de tous les trésors qui ne correspondent pas, afin de ne pas se rendre au pied du même sapin inutilement plusieurs fois.

Lorsque l’on trouve la position du trésor demandé par la carte, on doit être le premier à se rendre au château. Une course sur le plateau peut donc, parfois, s’enclencher entre les joueurs. Une fois au château, le joueur indique l’arbre sous lequel se situe le trésor en question. Si l’information est correcte, il gagne la carte Trésor. La victoire est remportée par le joueur étant le premier à remporter 3 cartes Trésor.

Ce jeu est l’un des préférés de Mel, alors que sa petite sœur s’y désintéresse complètement (pour l’instant). Mel s’implique dans la partie, elle joue sérieusement. Sa sœur, Sosso, certainement encore trop jeune pour ce jeu, fait n’importe quoi, en soulevant chaque arbre un par un pour regarder ce qu’il y a dessous…

la foret enchantée02_jeux_de_societe_ludovox

En définitive, un jeu de chasse aux trésors intéressant, astucieux, dont les graphismes et le matériel sont à la fois soignés et adaptés, pour peu que l’enfant apprécie les jeux de mémoire.

la foret enchantée (2)

Un jeu de Alex Randolph, Michel Matschoss
Edité par Ravensburger
Distribué par iello

 

ban-tour-du-dragon

Mel et Sosso By Antony

Ce jeu coopératif de Carlo A. Rossi propose de s’allier, en faisant appel à la mémoire et à l’adresse de chacun, pour délivrer une gentille princesse enfermée par un vilain dragon en haut d’une tour. Voilà un pitch qui semble un peu passé de mode aujourd’hui mais le jeu date seulement de 2016. 

Après avoir assemblé la tour, en 3D, et placé le pion Princesse en haut de celle-ci, les joueurs doivent faire appel à des compagnons pour construire un échafaudage (lui aussi en 3D), qu’empruntera ensuite la princesse pour s’échapper de la tour. La base de cet échafaudage repose sur un rocher. Le dragon, lui, est un petit jouet disposant d’une ficelle (représentant une corde) accrochée à ce rocher, et doté d’un système mécanique, sans pile, rembobinant le fil de sorte à raccourcir celui-ci.

dragon tour de dragon

Si le fil se rembobine trop vite, alors tout le monde a perdu, car le dragon a tiré et déplacé le rocher faisant écrouler l’échaudage que les joueurs viennent de construire, empêchant ainsi la fuite de la princesse. La phase de sauvetage de la princesse fait aussi appel à notre adresse, car l’ensemble des joueurs doivent se coordonner pour déplacer ensemble le pion Princesse, à l’aide de petites spatules en carton, jusqu’en bas de l’échafaudage, sans faire tomber eux-mêmes celui-ci. Étape périlleuse.

TOUR_DU_DRAGON_jeu_ludovox

Même si le thème de base de ce jeu n’est pas particulièrement original, les façons d’atteindre l’objectif demandé vont mettre votre adresse à rude épreuve. Le matériel proposé est d’une belle qualité et participe grandement à l’immersion et l’amusement des enfants, surtout avec ce petit dragon-jouet, que mes petites joueuses ont rapidement adopté, jusqu’à l’intégrer dans plein d’autres jeux de société, même d’univers différents (voir photo ci-dessous), développant ainsi leur esprit de créativité.

jeu-libre

Mais que fait le dragon ?

En définitive, je dirais qu’elles ont été plus fans du dragon que de la princesse… Je pense aussi que même si ce jeu leur a beaucoup plu, ses règles fonctionneront mieux auprès d’elles dans quelques années, lorsqu’elles auront acquis davantage de patience. Dans tous les cas, c’est typiquement le type de jeu coopératif où, lorsqu’on perd, on rigole bien tout de même grâce à l’effet de surprise de l’échaudage qui s’écroule !

Tour du Dragon_jeux_de_societe_ludovox02

Un jeu de Carlo A. Rossi
Illustré par Christine Faust
Edité par Haba

 

 

ban-combo-colorTimothée et Clementine By Atom

Laurent Escoffier et Charles Chevallier ont un beau jour eu une idée novatrice : et si on coloriait des cases sur un cahier ? Dans Combo color, les cases coloriées offrent des points de victoire et celui qui a le plus de points de victoire remporte la partie. Cette idée a d’abord pris vie dans le magazine Cap Color chez Ilinx édition (nous avions parlé de cette maison d’édition dans cette news). Malheureusement l’aventure a tourné court et désormais le livre-jeu est déstocké et soldé. Mais vous l’avez compris, les deux auteurs ne se sont pas arrêtés là et un le concept est arrivé dans nos boutiques de jeux via Asmodee avecCombo Color.

 

combo color ludovox materiel jeu

 

La boîte colorée nous invite à mener la bagarre des couleurs. Point de livret, mais des plateaux en plastique avec des feutres de couleurs effaçables. Pas moins de 18 plateaux double face avec 3 niveaux de jeux. De quoi faire. 

On doit commencer par colorier une case sur une zone adjacente à une flèche, ou bien à côté d’une zone déjà coloriée. Le but étant de marquer le plus de points que l’on décomptera quand toutes les zones seront gribouillées.

Attention, ces points peuvent être obtenus de manières différentes : soit en collectionnant des symboles, et cela de façon exponentiel, soit en reliant deux zones entres elles. Nous avons des multiplicateurs, par exemple dans les premiers niveaux, nous avons deux types de cases : des appareils photos et des photos, avoir les photos sans les appareils ne donnent pas de points. Quelques niveaux proposent des zones qui nous font perdre des points. Nous avons aussi un peu de majorités. 

Choisir et renoncer sera votre mantra, car il faudra arbitrer entre ce que vous allez colorier et l’ouverture que vous laissez aux autres joueurs.

On avait essayé le principe avec la version papier et épatés par le système assez simple qui finalement demande peu de place (les enfants y jouaient dans leur chambre ou dans la voiture pendant les trajets en se passant le magazine), nous avons voulu tester cette version plateau.

combo-color_ludovox-image

Cette nouvelle itération aura le mérite d’être très rejouable car tout est effaçable. Mais si le matériel est effaçable, le résultat est assez étrange car le blanc des cases va garder une teinte colorée en fonction des feutres utilisés. À noter que les feutres ne seront pas éternels. Ils auraient mérité d’être un peu plus fins. On a regretté les couleurs choisies pour certains, le vert tire vers le vert caca d’oie, le bleu est un peu trop foncé, le rouge et l’orange sont assez proches, étonnant de ne pas avoir de jaune alors que cette couleur est représentée sur la boite…

Les règles sont bien présentées. On nous propose des univers bariolés différents qui sont introduits par un petit texte de contexte présentant les lieux, absolument pas indispensables, mais agréables néanmoins.

Si l’on a apprécié l’expérience, j’ai profité d’une promotion pour acheter le jeu. En effet, là où le bât blesse, c’est que la boîte est vendue en boutique autour des 40€ ce qui le met dans une situation de concurrence ardue avec d’autres titres. Je ne pense pas que j’aurais mis la main à la poche pour ce tarif, néanmoins l’expérience est vraiment plaisante.

combo color ludovox

Un jeu de Charles Chevallier et Laurent Escoffier
Distribué par Asmodee

ban-legendaire

Timothée et Clémentine By Atom

Un jour, mes enfants sont tombés par hasard sur le jeu de société des Légendaires. Ils adorent la série TV et la bande dessinée mais ce n’est pas tout à fait le genre de jeux que l’on sort d’habitude. En effet, cette boîte est parue chez Delcourt, la maison d’édition des BD, et non un éditeur de jeux de société (nous le verrons, cela se voit sur certains aspects).   

Nous sommes ici dans un jeu coopératif : on doit accumuler des clés pour aller botter les fesses du méchant et réaliser des défis (un par joueur), non sans d’abord s’équiper avec un peu de matériel. Chacun des perso que l’on incarne a une capacité particulière et des points de vie.

les légendaires_jeux_de_societe_ludovox (1)

Ne nous le cachons pas, il s’agit d’une sorte de jeu de l’oie amélioré avec une petite composante jeu de rôle.
À son tour, un joueur lance deux dés, en choisit un, se déplace dans le sens de son choix, et réalise l’action de la case où il est arrivé, ce qui consiste à perdre ou gagner des points de vie, ou ,surtout, réaliser des cartes événements. Dans ce cas-là, on tire une carte événement liée à la zone où l’on est, et on réalise ce qui est noté : parfois gagner un équipement, parfois combattre des monstres qui nous donneront des bonus. Surtout dans chaque zone se cache le grand vilain qu’il faudra rosser pour gagner une des précieuses clés.

Notons une petit composante « jeu de rôle » agréable car les combats dépendent des personnages et de leurs capacités, de même les équipements nous donnent des dés en plus, des possibilités de relance, l’initiative, etc.

Une fois que l’on a enfin toutes les clés on se retrouve devant la porte du grand boss. Il faut lui faire passer le goût du pain puis réaliser des défis pour enfin l’emporter.

les légendaires_jeux_de_societe_ludovox (2)

Photo non contractuelle ^^

 

Je me suis retrouvé embarqué dans la partie avec mes enfants. Le jeu n’est pas dénué de qualités, mais on ne contrôle pas grand-chose, ce qui ne me dérange pas outre mesure si je sais dans quoi je me suis engagé. Le problème ici c’est que c’est assez long (comptez une heure de jeu). En fait, on doit épuiser les pioches jusqu’à trouver le boss du coin, lui coller une mandale, prendre la clé et faire cela jusqu’à ce que l’on possède assez de clés pour aller voir le Big boss – sans oublier les défis. Si on aime lancer des dés frénétiquement, ça peut passer.

On sourit quant à certains choix éditoriaux. Nos personnages ne sont pas de bêtes pions de couleurs, mais carrément les figurines des héros. Chic ! Mais ils ne tiennent pas debout, ils n’ont pas de base (et même des talons pour certains), donc ils passent la partie à se ramasser la tronche. Au bout d’un moment on finit par les laisser allongés sur le plateau, ce qui est un peu moins épique !

Le ressenti des enfants est plus enthousiaste que le mien, certes on ne maîtrise pas grand chose, mais pour eux on vit tout de même une aventure et ça leur suffit bien. En plus c’est une licence qu’ils adorent, ça suffit à leur bonheur. Néanmoins eux aussi ont eu cette sensation de longueur malgré tout. Si c’était à refaire, je pense que je réduirais les pioches et que l’on s’abstiendrait sur les défis qui n’apportent rien de plus que de la longueur inutile.

Les legendaires

Un jeu de Farid Ben Salem
Illustré par Patrick Sobral
Edité par Delcourt Editions

 


Retrouvez les autres chroniques des Petits Joueurs :

Les petits joueurs #1 : Farmini – Monza – Niwa – Pyramid of Pengqueen – Rinohero – Splash …
Les petits joueurs #2 : Sonar Family – Kikafé – Zombie Kids Evolution – Soupe à la Grenouille …
Les petits joueurs #3 : Draftosaurus – À la découverte de l’Atlantide – Twin It – Brothers …
Les petits joueurs #4 : Little Panic Island – Sherlock Express – La Danse des Vampires – Pandai …
Les petits joueurs #5 : Save The Dragon – Magic Maze kids – Une Nounou en Fer – Heroic’Cartes – FLash 8 – Mia London …

 

   

Laisser un commentaire