Fliptoons : les toons passent à la trempette

 

Petite boîte, univers cartoon, des cartes, du deckbuilding qui cherche l’épure maximale, voilà ce qu’on crée les deux auteurs brésiliens Jordy Adan (Cartographers, Stonespine architects) et Renato Simoes, Fliptoons, localisé en France par Sylex.

Le thème : recruter des toons stars pour la prochaine production de Flip Valley. Faire une belle équipe qui combote bien sait travailler ensemble.

On l’a mis dans notre Top du mois, il est temps d’expliquer pourquoi.

 

5 ou 6 ?

Mise en place des plus aisées, on commence tous avec le même deck de six cartes : un escargot, deux chenilles, la fameuse mouflette, la libellule, et une abeille. Si vous voulez remporter la partie, il vaudrait mieux que ces toons de départ ne soient plus dans votre main lors du dernier tour.

Le tour de jeu : en simultané, chacun mélange son deck puis aligne trois cartes sur sa première rangée, puis trois autres cartes sur sa deuxième. Et on compte les points de gloire apportés par chaquecarte. Lors du premier tour, tout le monde fait 5 ou 6 points, le démarrage est quasi le même, reste à construire la suite.

Ces points on va les dépenser à notre tour, durant lequel on pourra recruter un nouveau toon au marché, ou épurer, ce qui a également un coût.

 

Un premier tour qui rapporte 5 points de gloire.

 

Le marché est un élément intelligent du jeu, si le coût est fixe, il sera possible de se payer de belles créatures de façon opportune. Les cartes toons du marché sont classées en fonction de leur rang, les plus faibles ayant un petit chiffre, cela sous les coûts fixes (3, 4, 7, 10, 15). À chaque achat une nouvelle star apparaît, classée selon son rang. Comme on effectue deux actions durant son tour, on pourra prétendre à un deuxième achat avec une nouvelle carte qui pourrait se glisser dans nos coûts accessibles.

Plus les tours passent et plus notre capacité d’achat augmente. La phase d’achat est importante dans le choix du toon que l’on va recruter plus que dans la capacité d’achat.

Car la finalité est de faire un deck harmonieux, le vrai plaisir de la combo que l’on construit, des toons qui vont être symbiotiques.

 

Le marché : avec12 points de gloire je peux recruter le Singe (7), et épurer une carte de mon deck (5).

 

Epurez, épurez !

Et l’épure, on sait comme c’est important dans un deckbuilding, mais rarement autant que dans celui-là. Car le but du jeu est de faire le meilleur score de gloire lors du dernier tour, dernier tour déclenché quand une personne atteint 30 points de gloire, bénéficiant au passage d’un bonus non négligeable de 3 points (“choix de la critique”).

À ce dernier tour, il vous faut être sûre de n’avoir gardées que des cartes essentielles, et qu’elles sortent, autrement dit qu’il y en ait peu, juste ce qu’il faut, pas nécessairement 6, ça peut être plus si vos toons vous permettent d’empiler d’autres cartes, ou de valoriser les cartes de la défausse.

Les règles sont simples, mais plus complètes en Ludochrono.

 

Il y a plusieurs choses agréables dans Fliptoons et qui le rendent attachant. La première est l’univers, mais à égalité avec le coup de chance du tirage. Chaque tour, nous sommes profondément concentrés sur ce que va nous réserver la chance. L’ordre dans lequel vont sortir les cartes est très important, certains toons permettront d’ajouter une septième carte, d’autres valoriseront un rang pas trop élevé, ou auront un impact sur la prochaine ou précédente carte. Le tirage va nous offrir une suite optimale et nous faire grimper la jauge de dopamine, tandis que d’autres fois on aura bien envie de pester contre le sort.

Et justement, la petite extension de 4 cartes (dans la boîte) propose le bouton Reset qui permettra une fois durant la partie de refaire sa phase de révélation, retenter sa chance pour une meilleure séquence d’apparition des toons.

 

Dernier tour optimal : 35 points + 3 points de la critique !

 

C’est pas si souvent que j’apprécie cette part de chance dans un jeu, ici elle est composante du plaisir de jouer, mais elle peut aussi être source d’agacement, et peut déterminer le vainqueur.

Et enfin le plaisir de construire son deck, de le mettre à l’épreuve en aussi peu de temps, disons que quand vous n’en êtes plus à la partie découverte, vous intégrez facilement les toons méconnus dans ce qu’ils peuvent apporter à votre deck, et on peut se faire une petite partie en 15 minutes.

J’ajoute le micro plaisir de compter mes points de gloire, mais ce ne sera pas délectable pour tout un chacun, les 6, ou parfois 9 cartes à comptabiliser de façon séquentielle demande de rester concentrée.

Un Fliptoons saison 2 est disponible en anglais pour le moment, il semble proposer une des toons moins faciles à contrôler, et perdre l’esprit de simplicité et de plaisir accessible à tous qu’est cette petite boîte que je vous recommande d’essayer. Il pourra vous faire passer quelques bonnes parties, à tenter d’optimiser votre jeu, tout en étant soumis à une dosette de hasard, un jeu qu’on aime aussi faire découvrir.

 

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Depuis sa création en juin 2014, Ludovox a à cœur la pertinence et l’intégrité des contenus proposés par une rédaction indépendante et l’établissement d’une charte que vous pouvez retrouver ici. Cet article a été écrit avec une copie presse du jeu. Si vous aimez notre travail, n’oubliez pas de nous soutenir sur Tipeee. 

 

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