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L’auteur de Shogun et Alhambra revient avec Neptun !

Personne n’en parle et pourtant Monsieur Dirk Henn himself a lancé une campagne KS avec Queen games pour financer son nouveau jeu nommé Neptun !

Oui, je sais ce que vous allez me dire et vous avez raison… Queen Games détourne l’esprit des plateformes participatives pour financer un jeu alors qu’ils ont les reins suffisamment solides pour se lancer sans cela… C’est vrai, nous avons déjà eu plusieurs fois des coups de gueule sur le Vox (lisez les excellents articles de TSR et Wraith75 pour vous en convaincre, d’ailleurs oui, l’article sur Lost Legends … Tiens tiens…c’était déjà du Queen Games…).

Bref, le fait est que la campagne est lancée et déjà complètement amortie alors qu’il nous reste 12 jours, forcément avec Dirk Henn aux manettes, la prise de risque se minimise comme rosée jour d’été. Dirk Henn, ça ne vous dit rien ? Alors c’est que vous n’avez même pas lu le titre de cette news crénon ! Shogun et Alhambra, en général, ce sont des références qui font sacrément tilt…

Aux Sombres Héros de l’Amer

Ce titre vous propose de devenir un marchand de l’Empire romain et de naviguer sur l’eau salée pour livrer des marchandises aux cités du « lac romain ».

In fine, vous visez les faveurs des Temples qui sont autant de points de victoire.

Le jeu se joue en trois manches de jeu composées de trois phases. Au départ, on révèle les contrats disponibles et on choisit ceux qu’on souhaite honorer – ou on passe – jusqu’à ce que chaque joueur en ait 5. Le truc c’est qu’après, il va falloir remplir nos contrats dans l’ordre précis dans lequel on les a acquis lors de cette première phase. C’est donc important de visualiser un peu son déplacement sur la mer, histoire de pas faire des allers-retours débiles.

Il y a autre chose. Lorsque vous honorez un contrat (dans la phase 2), vous recevez soit une faveur du temple (des points de victoire donc) soit de l’or qui peut être utilisé pour acheter des faveurs mais aussi pour améliorer les capacités de votre navire, pour qu’il aille plus vite et qu’il fende les vagues.

Les distances sont représentées par des petits jetons avec des valeurs que l’on pose aléatoirement sur les routes (cela représente les colères plus ou moins vertes de Neptune – en gros si vous avez un 13 entre Carthage et la Sicile, c’est que la mer est mauvaise ! Et cela va nécessiter un bateau qui assure un mimimum le taff…).

Ho mon bateau ho ho ho hoooooo

En remplissant vos contrats efficacement et en tenant la barre en haute mer et sur le littoral, vous gagnerez des faveurs en phase 3 pour ainsi tenter de remporter la partie.

Le jeu est pour le moment annoncé en allemand et en anglais seulement. Si vous soutenez la campagne depuis la France, faudra compter 15$ de shipping en plus des 45 de base mais vous aurez droit à 3 mini extensions.

Si vous attendez Essen, vous pourrez peut-être réussir à en prendre une boite parmi les quelques copies qui seront présentes… Sinon, le jeu est prévu officiellement pour décembre.

   

7 Commentaires

  1. Photo du profil de Cormyr
    Cormyr 20/08/2014
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    Le jeu m’intéresse mais hors de question que je participe à ce financement. Dans le prix d’un jeu, une des plus grosses parts revient à l’éditeurs qui prend un risque financier en investissant pour la production des jeux, …, la plus petite part revenant aux auteurs.

    Et là, on a un éditeur, un gros éditeur, qui a de la trésorerie (pas un individu qui se lance dans une aventure) qui va se garder la part habituelle, sans augmenter les royalties de l’auteur, sans non plus baisser le prix des jeux, alors qu’ils ne prennent plus aucun risque !

    Bruno Cathala explique très bien, dans une interview d’un podcast proxijeux, que, si jamais un éditeur lui proposait de passer par une plateforme de financement participative, il ne dirait pas non a priori mais négocierait ses droits à la hausse pour la raison sus-évoquée.

    (désolé pas pu m’empêcher de passer moi aussi mon coup de gueule sur la nouvelle politique de Queen Games)

     

    • Photo du profil de rimoan
      rimoan 21/08/2014
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      Mais est-on sûr que ce n’est pas ce qu’a fait Dirk Henn? Négocier son contrat?

    • Photo du profil de zedzed
      zedzed 21/08/2014
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      En même temps, pourquoi demander aux éditeurs de prendre des risques ? Ils auraient tord de se passer d’un outil qui leur facilite autant la vie. Ca leur rajoute de la trésorerie, ils margent davantage sur les ventes via le KS, ça fait de la com’, et en fonction de l’intérêt sucité il peuvent mieux prévoir les futures ventes et donc les commandes auprès du fabricant.

       

      Au final, la seule chose qu’on demande c’est notre part du gâteau. Ils ne baisseront pas le prix du jeu car ça doit rester cohérent avec le futur prix conseillé en boutique. Donc c’est là qu’entre en jeu les exclusivités KS et autres SG, lesquelles demandes d’ailleurs souvent une intervention supplémentaire de l’auteur qui aurait donc tord de ne pas demander davantage.

       

      Bref, à mon sens, quand un gros éditeur passe par le KS, la seule chose qu’on peut lui reprocher serait sa radinerie vis a vis du contenu supplémentaire, pas le simple fait d’utiliser cette plateforme.

      Dans le cas de Neptune, nous n’avons pas de SG ce qui est bien dommage, mais nous avons 3 minis extensions offertes dès le départ. Et comme le dit Rimoan, on ne sait pas comment Dirk Henn a négocié.

      • Photo du profil de Grovast
        Grovast 21/08/2014
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        Tu oublies quand même que les projets lancés en indépendant, par des gens qui ont vraiment besoin de pledgeurs pour sortir leur jeu, se retrouvent noyés dans la masse. Je rejoins donc complètement Cormyr, c’est un détournement du principe initial, que je me refuse à cautionner personnellement.

        D’autre part, si c’est pour sortir davantage de jeux et les bâcler (cf. Lost Legends), je pense ce sont nous les joueurs qui sommes les dindons de la farce.

        Certains éditeurs comme QG innonent le marché en sortant un nombre de jeu inconsidéré, espérant tomber dans le lot sur une ou deux top ventes (voire un Spiel !) qui rentabilisent l’ensemble. Ceux qui ne marchent pas, on les brade l’année suivante à Essen au stand de la foire à 10€. Et ça marche. C’est désolant.

        Moi, je préférerai moins de sorties, moins de KS et moins de paillettes, mais des jeux mieux testés, triés sur le volet, designés aux petits oignons, avec une règle nickel (à minima correctement traduite). Voilà ce que j’attends d’un éditeur. Et que certains font très bien, d’ailleurs. Mais force est de constater que Queen Games n’est pas de ceux là.

        • Photo du profil de zedzed
          zedzed 22/08/2014
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          Bonne question, les gros éditeurs sur KS masquent-ils les plus modestes ? Pour répondre, il faudrait connaître les habitudes des joueurs avec ces plateformes et notammennt si c’est leur point de départ dans la recherche d’un jeu ?

          Si c’est le cas, alors oui, car instinctivement on s’orientera plus rapidement vers des noms d’éditeurs et auteurs connus.

          Mais pour ma part, KS n’est qu’une énième étape. C’est parce que j’en aurai entendu parler quelque part que j’irai voir la campagne d’un jeu, qu’il soit issu d’un gros éditeur ou non. Donc dans mon cas, non, ce n’est pas le fait qu’un gros éditeur soit sur KS qui fera que je ne verrai pas le petit, c’est toute la communication en amont.

          Ce qui m’amène à aborder le sujet de façon plus générale, au délà du crownfunding.

           

          Si l’on prend le marché global du JdS, effectivement il est compliqué pour un indépendant de lutter face aux moyens des gros éditeurs qui investissent de plus en plus dans la communication et les auteurs/illustrateurs connus. Mais pourquoi le font-ils ? Peut-être parce qu’eux-même souffrent de la quantité de jeux qui sortent chaque année. En sont-ils la cause principale ? J’en sais rien, je n’ai aucune idée de la proportion de jeux issus de gros éditeurs versus les plus modestes. Par contre, on sait que les éditeurs reçoivent des tonnes de projets et qu’ils en rejettent évidemment la majorité, et qu’advient-il de ces jeux refusés ? Combien sont mis de côté et combien essaient tout de même de percer ? Combien arrivent sur les plateformes participatives ? Combien décident de créer leur propre société d’édition ? Finalement, combien y’a-t-il de societé d’édition de JdS et notamment qui n’ont que quelques jeux à leur catalogue ?

           

          La technologie et l’intérêt du public grandissant pour le jeu font qu’au final il est beaucoup moins compliqué pour les indépendants d’exister. Ils le font au travers des sites/blogs/forum et des salons dont le nombre croît chaque année. A mon sens, ces amateurs ou « petits » professionnels participent aussi amplement à l’engorgement du marcher justement car on leur donne des moyens de rivaliser avec les gros.

           

          Pour revenir sur le crownfunding, je pense que ce n’est qu’une finalité, un moyen de concrétiser un projet qu’on se doit d’avoir fait connaitre en amont. Si personne ne vient ce n’est pas parce qu’un gros s’est installé à côté, juste parce qu’on n’a pas su suffisemment intéresser le public avant de se lancer et/ou que la campagne a été mal préparée.

          Je ne suis pas choqué de voir des gros éditeurs sur KS, par contre je serai beaucoup plus exigeant sur les contreparties et la qualité du service car, comme vous, je sais qu’ils avaient les moyens de s’en passer et que de toute façon le jeu sortira. Et ils ne m’empecheront pas d’investir ailleurs.

  2. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 21/08/2014
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    J’aime le principe du jeu, je me le note comme facile a essayer a Essen.

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