Une Infiltration a lieu en ce moment même !

Une Infiltration a lieu en ce moment même !

Here we are.
Dominion, ça vous dit quelque chose ? Kingdom Builder, aussi ? Hmm ? Et bien Monsieur Donald X. Vaccarino, le papa de ces deux jeux de société -qui ont fait beaucoup de grands heureux chez les joueurs- n'en est pas resté là.

Vous le saviez peut-être déjà. Peut-être faites-vous partie des nombreux Vaccarino's fans et alors ça fait des mois que vous attendez tant bien que mal la traduction d'Infiltration parce que vous n'êtes pas très à l'aise avec l'anglais, vous, ou vos amis joueurs. Oui parce que là, y a du texte sur la carte. Mais j'vous ai pas dit, Infiltration est un jeu de cartes, où les cartes font tout. Le décor, les personnages, les actions. Tout. Et bien ça y est. Tout est en langue de Beigbeder‎.

Pour ceux qui tombent des nues, sachez qu'Infiltration n'est pas un jeu sur les hernies discales, ni sur les problèmes de plomberie. Rien à voir. On est en plein futur. C'est de la pure SF, basé sur l'univers d'Android -si vous connaissez l'auteur cyberpunk William Gibson-.


2 à 6 personnes consentantes de 14 ans ou plus vont donc endosser des rôles de voleurs et s'affronter pour chiper les secrets d'une grosse vilaine corporation pendant quoi allez, 30-45 minutes.

Vous allez avancer comme ça, de pièces en pièces, (représentées par 12 cartes tirées au hasard parmi 32) et peut-être des fois vous reculerez aussi, oui, c'est vous qui voyez. Ou alors vous téléchargerez des données. Parce que les datas servent de points de victoire ici. Donc ça peut être intéressant. Forcément. Et parfois vous aurez envie de vous servir des capacités spéciales liées à votre environnement. Et bien, vous pourrez le faire. C'est comme ça que ça se joue.
Voilà vous savez tout. A part quelques détails. Oui rho, à une règle du jeu près quoi.

L'information la plus importante repose au plus profond du complexe sécurisé, mais chaque étape de votre infiltration vous éloigne un peu plus de la sortie. Pire encore, des mercenaires engagés par la corporation sont à votre recherche ! Arriverez-vous à éviter les patrouilles de sécurité, affronter les autres cambrioleurs tout en essayant de télécharger le plus de données possible avant que l'immeuble ne soit verrouillé ?

Grâce à sa rejouabilité quasi infinie et un système d'action vous poussant à tenter le diable, Infiltration conviendra parfaitement aux fans de jeux de cartes nerveux et rapides.

Voilà, sinon niveau moteur, sachez qu'il s'agit plutôt d'un jeu de programmation mixé avec un peu de "stop ou encore" façon The Adventurers + une touche de dungeon crawling en mode g33k inside. Un hybride diesel-électrique quoi.

Vous voulez en savoir plus sur comment ça tourne?
Bon.
Alors apprenez qu'une manche est composée de 4 phases :

1 : Vous choisissez une carte de votre main (au début vous avez 4 actions et 4 objets) et vous la posez devant vous, face cachée. Quand tout le monde est prêt, on révèle les cartes sélectionnées simultanément.

2 : C'est la phase de résolution. Chacun résout sa carte (en gros : mouvement, téléchargement ou utilisation d'objet). Quand on entre dans une pièce, on révèle la carte et on peut interagir avec.

3 : C'est le tour des personnages non-joueurs. Ils sont dans la pièce et peuvent interférer avec les joueurs.

4 : On fait progresser le niveau d'alarme et l'arrivée des forces de sécurité se fait de plus en plus imminente. Histoire de se stresser un peu.
Pour figurer tout ça, on a un compteur qui avance (avec un dé), et puis dès que le chiffre de 99 est atteint, la partie est finie. Et si vous êtes encore là, à errer dans les couloirs de la corpo, game over.

Plus on perd du temps à s'équiper, plus on est à même de s'attaquer au 2e étage, qui est plus raide, mais plus le temps passe aussi… et plus le niveau d'alarme augmente…

Alors ?
Vous êtes tenté ? Y a du thème et les illustrations sont cholies en plus.
Bon. Il ne vous reste plus qu'à vérifier si vous avez environ 30 euros sur votre compte courant, demander à votre femme le cas échéant, et puis GO ! j'ai envie de dire.

   

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